« Immigration – Les vrais chiffres »

/ 21 février 2011 / Mots-clés : /

Lundi 21 février 2011, Marine LE PEN tenait une Conférence de Presse à Nanterre sur le thème : « Les vrais chiffres de l’immigration en France » :

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse, un peu particulière. Ayant pour thème la politique migratoire de notre pays, cette conférence de presse trouve son actualité dans les événements inquiétants qui se produisent ces jours-ci en Italie, plus précisément sur l’île de Lampedusa et dont les médias français parlent assez peu, en tous cas trop peu.

Vraisemblablement les milliers de clandestins tunisiens –et demain lybiens algériens, égyptiens ou marocains- qui débarquent sur les côtes italiennes, et commencent à s’installer France ne sont que les éclaireurs d’une nouvelle vague migratoire gigantesque fuyant le potentiel chaos politique et économique de l’Afrique et notamment du Maghreb.

Déjà, l’ineffable colonel Kadhafi a promis de rompre le pacte sur la limitation de l’émigration lybienne vers l’Europe exerçant ainsi expressement contre nous un véritable chantage à l’immigration. Nous voilà prévenus.

Cette conférence de presse est également nécessaire au moment où Nicolas Sarkozy, lance son débat sur la laïcité et la place de l’islam en France ; peu importe qu’il montre à cette occasion plus d’arrières- pensées que de pensées, plus d’intentions bassement électoralistes que d’envie de bien faire.

Mais comment parler de ce problème de la laïcité qui a trait à l’installation des immigrés lorsqu’en amont on n’oserait même pas réfléchir aux conditions d’entrée des immigrés dans notre pays et au nombre d’admissions ?

On le sait l’aggravation d’une immigration extra européenne a et aura un impact direct sur la remise en cause de notre principe de laïcité. Ce phénomène a d’autant plus d’impact sur nos valeurs républicaines que Nicolas Sarkozy s’active à promouvoir le multiculturalisme à travers son communautarisme maladif, et sa malsaine fascination pour la discrimination positive à l’anglo-saxonne.

Les chiffres de l’immigration que je vous présente aujourd’hui ne sont pas seulement accablants, ils sont littéralement terrifiants parce qu’ils dessinent une pente irrémediablement ascendante ! A l’heure où tous les pays européens prennent conscience de l’urgence d’un sursaut, ces chiffres montrent que non seulement l’immigration en France n’a pas été freinée mais qu’elle est volontairement accélérée dans un processus fou dont on se demande s’il n’a pas pour objectif le remplacement pur et simple de la population française.

On entend dans certains quartiers que lorsqu’une personne âgée meurt, c’est une famille immigrée qui la remplace dans son appartement HLM.

Entendons nous bien ! Les chiffres que je vais vous révéler ne sont pas les chiffres du Front national mais les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur.
Ce sont des chiffres savamment cachés, érigés en secret d’Etat, des chiffres que des fonctionnaires républicains écoeurés par les mensonges officiels et épouvantés par les éléments d’appréciation objectifs qui passent sous leurs yeux, nous ont transmis pour les faire connaître à l’opinion publique.

Cette conférence de presse a pour objet de dénoncer le « mensonge d’Etat organisé » qui entoure la politique UMPS de l’immigration, elle a pour objet d’appeler les fonctionnaires patriotes qui ont des révélations à faire à nous les transmettre pour que nous les fassions connaître ; elle me donne l’occasion – j’ose le dire- de supplier nos compatriotes d’ouvrir les yeux sur un phénomène dont les conséquences pour eux peuvent être irréversibles.

Il suffit de mettre en évidence le silence de la gauche immigrationniste sur le rythme d’accueil des immigrés pour prendre la mesure du bilan de Nicolas Sarkozy en matière de contrôle de l’immigration. Déferlante migratoire: la gauche l’a rêvée, Sarkozy le fait !

De la même façon, la satisfaction arrogante de Mme Parisot sur l’entrée d’une main d’œuvre à bon marché qui tire les salaires à la baisse et organise dans nos pays développés une véritable délocalisation intérieure en dit long sur la pesante chaîne des connivences.

Les uns par dogmatisme et les autres par lâcheté, tous conscients de la mauvaise action qu’ils commettent, mentent effrontément sur la réalité des chiffres. Or, je le crois, la démocratie commence par la vérité ; le respect du peuple exige de la lui faire connaître.

A des années-lumière de la « Rupture » promise et qui l’a fait élire, force est de constater que Nicolas Sarkozy fait figure de champion d’Europe toutes catégories en matière d’immigration.

Le Front National entend rétablir aujourd’hui la vérité sur les vrais chiffres de l’immigration (1.)

Je ferai dans un deuxième temps rapidement le point sur les avantages légaux auxquels ont droit les immigrés réguliers ou clandestins : c’est effarant, et cela constitue autant de pompes aspirantes de l’immigration (2.)
Enfin, j’avancerai quelques pistes de solution pour renverser radicalement la tendance, en prenant appui sur des exemples étrangers qui marchent (3.)

Les chiffres de l’immigration en France en 2010

A. On peut sans se tromper affirmer qu’en matière d’immigration régulière : Sarkozy c’est Jospin en pire !

En 2010, 198 604 titres de séjour ont été accordés en France, soit 13,2% de plus qu’en 2009, et 75% de plus qu’en Allemagne.
Ce chiffre dépasse de 40 000 la moyenne du même chiffre sous Lionel Jospin.

Parmi ces 198 604, l’immigration professionnelle a progressé de 4,8% à 25 432. Les étudiants issus de pays tiers ont vu leur nombre grimper de 28,8%, à 65 499 (« étudiants », on sait ce que ça veut dire dans de nombreux cas…). Et l’immigration familiale de 7,5% à 81 237.

Enfin, le nombre de demandes d’asile a encore augmenté de 10% l’an dernier, à 52 408.

=> Vous le constatez, d’après ces chiffres, ceux du ministère en charge de l’immigration, tout est nettement orienté à la hausse.
Je vous avais parlé de mensonges de la part du gouvernement et de l’UMP.
Le premier est un mensonge par omission : le ministre a-t-il fait connaître ces chiffres et ces tendances aux Français ? Non !

Le second mensonge est une contre-vérité colportée par l’UMP dans les médias depuis le début de l’année : le 19 janvier 2011, Nadine Morano, ministre du gouvernement Sarkozy, indiquait sur France 2 dans l’émission les 4 vérités que le nombre de titres de séjour avait baissé de 4% en 2010. C’est absolument faux, il a grimpé de plus de 13%. Elle ajoutait que l’immigration familiale baissait de 12%, alors qu’elle progresse de près de 8%.

Autre mensonge : le 23 janvier 2011, le numéro 1 de l’UMP, Jean-François Copé, affirmait dans un débat face à moi sur BFM TV, que l’immigration familiale avait baissé de 14% en 2010. Nouveau mensonge, remarquez avec Monsieur Copé on est habitué. Elle a augmenté de près de 8%.

B. l’immigration clandestine : les reconduites à la frontières baissent

Vous le savez, il n’est pas possible de connaître précisément le nombre de clandestins en France. Pour avoir un ordre d’idée, ayons simplement à l’esprit que la préfecture de Seine-Saint-Denis estime ce nombre dans ce seul département à 150 000…

Pour le reste, le seul chiffre en baisse dans le bilan 2010 de l’immigration concerne le nombre d’éloignements, c’est-à-dire de reconduites à la frontière de clandestins : 28 087, soit 4,5% de moins qu’en 2009…

A ce sujet, il faut noter que les services de police et de gendarmerie ne portent aucune responsabilité dans cette baisse. Leurs effectifs sont sans cesse réduits depuis 2005 (-16 000 postes déjà). Surtout ils sont tributaires des consignes politiques, très molles, et de la faiblesse de nos dirigeants face aux groupes de pression.

Le vrai « chiffre mystère » est celui du nombre de régularisations de clandestins.
Sur ce sujet, c’est l’opacité la plus totale qui règne. J’avais moi-même demandé à M. Besson par courrier ce chiffre en juin 2010, il était alors ministre de l’Immigration. Il n’a pas osé me répondre tant il devait être embarassé par la réalité. Pour 2009, le journal Le Monde avait évalué ce nombre à « au moins 20 000 », je cite l’article du 20 décembre 2009. En débat face à moi sur France2 en janvier 2010, Eric Besson toujours lui, avait osé mentir en direct et me donner le chiffre de 6000 pour cette même année 2009.

D’après nos sources, vérifiées et crédibles, les autorités une nouvelle fois mentent effrontément aux Français. Il y a eu ainsi dans notre pays en 2010 17 000 régularisations d’adultes, auxquelles il faut ajouter 40% au titre du nombre de régularisations de mineurs (qui n’ont pas besoin de papiers). Et surtout il faut bien comprendre qu’une fois régularisé le clandestin a la possibilité de faire venir sa famille : enfants, conjoints, parents, nouvelle épouse s’il se marie. La régularisation d’un clandestin a donc un effet multiplicateur sur l’immigration familiale et sur l’immigration nuptiale.

=> Ainsi, le nombre de régularisations s’est établi aux alentours de 25 000 en 2010, soit 4 fois plus que le chiffre du ministre, et une belle démonstration qu’au lieu de parler de régularisation « au cas par cas » comme le dit le gouvernement, on devrait plutôt parler de régularisations « dans tous les cas »…

C. l’accès à la nationalité française : la grande distribution !

Là aussi, la tendance est franchement à la hausse en 2010. Le nombre d’accès à la nationalité a ainsi grimpé de 7,8% sur un an, pour atteindre 116610.
Notre carte nationale d’identité est distribuée par les préfectures comme des journaux gratuits à l’entrée d’un RER. On se presse devant les guichets de naturalisation et de régularisation des préfectures comme dans le métro aux heures de pointes.

Notons dans ce chiffre la hausse très forte du nombre d’accès à la nationalité par mariage : +34% en un an, à 21865.

Dans le même temps, nous apprenons que le nombre de filières de faux mariages démantelées en 2010 s’est élevé à…7 !

Tableau récapitulatif (sources : chiffres de ministère en charge de l’immigration) :

Catégorie Chiffres 2010 Evolution par rapport à 2009
Titres de séjour 198 604 +13,2% 
Dont immigration professionnelle 25 432 +4,8%
Dont immigration familiale 81 237 +7,5%
Demandeurs d’asile 52 408 +10% 
Reconduites à la frontière 28 087 -4,5% 
Régularisations de clandestins 25 000 (estimation) ?
Naturalisations 116 610 +7,8%

D. Mais il reste quelques chiffres essentiels que nous n’avons pas réussi à avoir

La transparence démocratique exigerait que 3 autres chiffres soient donnés à nos compatriotes.
Malheureusement, nous n’avons pas encore pu nous les procurer. A défaut de compter sur le gouvernement, nous faisons appel aux Jean Moulin de l’administration, aux fonctionnaires patriotes qui veulent organiser ce qu’il faut bien appeler la résistance à cette politique insensée.

Il s’agit :

- du nombre de personnes ayant la binationalité en France, détaillé par nationalité

- de la part des étrangers et personnes d’origine étrangère dans nos prisons, y compris le nombre de ceux ayant obtenu la nationalité.

- de la part des étrangers et personnes d’origine étrangère dans les crimes et délits

Le gouvernement a le devoir de donner ces chiffres ! Le peuple français doit l’exiger !

Les aides sociales dont bénéficient les étrangers en situation régulière et irrégulière sont effarants !

Qu’ils soient légaux ou pas, les étrangers ont droit en France à une multitude d’aides sociales qui sont autant de pompes aspirantes de l’immigration. En matière d’immigration, l’UMPS font comme les shadoks, ils pompent.

Le Front National a mené un travail approfondi sur ce sujet.

A. Les droits sociaux ouverts aux détenteurs d’un titre de séjour :

- L’allocation chômage

Les étrangers en situation régulière et au chômage ont droit aux indemnités de chômage et au service de placement de Pôle emploi.

- Le Revenu de solidarité active (R.S.A.)

Les étrangers, âgés de 18 à 25 ans ou de plus de 25 ans, peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) sous réserve d’être en possession de certains titres de séjour :

Peuvent ainsi prétendre au RSA :

les réfugiés et apatrides,
les personnes bénéficiaires de la protection subsidiaire,
les personnes titulaires de la carte de résident,
les personnes, hors Espace économique européen et confédération suisse, titulaires d’un titre de séjour les autorisant à travailler depuis au moins 5 ans

Les prestations familiales

Lorsque la famille réside en France, les conditions d’ouverture du droit aux prestations familiales sont examinées comme pour les allocataires de nationalité française. Seule condition : Les enfants des ressortissants étrangers doivent vivre habituellement en France et être à sa charge effective et permanente.

- L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) (ex « minimum vieillesse »)

L’ASPA a été mise en place dans le but de fournir un appui financier aux seniors aux revenus modestes et qui ne sont pas en mesure de faire face aux frais d’hébergement dans un établissement spécialisé. Les familles, dont les ressources sont assez modiques, et qui doivent accueillir leurs aînés, peuvent également prétendre à cette allocation, d’un montant de 742 euros par mois en 2011

=> Les étrangers qui habitent en France et qui sont en situation régulière peuvent bénéficier de cette prestation.

Ça n’est pas terminé…

- L’allocation financière « Parcours de réussite Professionnelle » (PARP)

Financé sur le budget du Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration, le PARP a pour objet de soutenir financièrement le cursus de formation, au sein de l’enseignement supérieur, de jeunes qui, du fait de leur parcours migratoire, sont arrivés en France en cours de scolarité.

2. Les droits ouverts aux clandestins

– L’Aide médicale d’Etat (AME)

Les clandestins peuvent aujourd’hui se faire soigner sans contreparties, grâce à l’Aide médicale d’Etat (A.M.E.) mise en place par Lionel Jospin. C’est unique au monde.

En principe, les soins de maladie et de maternité sont pris en charge à 100 % pour les bénéficiaires de l’AME, de même que le forfait hospitalier.

Plus de 200 000 personnes ont eu accès à l’aide médicale de l’Etat en 2010. Selon le quotidien Le Figaro, « l’enveloppe de 535 millions d’euros prévue en 2010 devrait être largement dépassée. Le coût pour 2011 est fixé à 588 millions d’euros. »

- L’obligation scolaire

Du fait du principe de l’obligation scolaire, leurs enfants sont systématiquement pris en charge par l’Education nationale, là aussi sans contreparties, ce qui constitue d’ailleurs par la suite un obstacle à l’éloignement des familles concernées ( comme le montrent les actions médiatiques, au plan local comme national, du Réseau Education Sans Frontières (RESF) qui sait parfaitement jouer de ce droit !)

Cette scolarisation ouvrant elle-même droit à l’ensemble des aides délivrées sous conditions de ressources : tarif de cantine, activités extrascolaires…

- Les droits étudiants

Notons enfin que l’inscription à l’université peut se faire sans qu’il soit besoin d’être français, ni même sans titre de séjour ! Nombre de clandestins peuvent ainsi s’inscrire en faculté, ce qui leur ouvre tous les droits liés au statut d’étudiant : sécurité sociale étudiante, services du CROUS, logement étudiant, tarifs préférentiels,…

[Comme je vous le disais : …et les Shadoks pompaient…].

Les solutions du Front National

Cette conférence de presse n’a pas vocation à vous présenter la politique du Front National contre l’immigration dans son exhaustivité.

Je vais simplement ré-endosser mon costume virtuel de ministre de l’Immigration et vous donner quelques grandes pistes d’actions concrètes et crédibles pour régler le problème que nous vivons.

En préalable, j’attire votre attention sur une étude du Conseil d’analyse économique de juin 2009, dont j’ai révélé l’existence lors de mon débat avec Jean-Luc Mélenchon le 14 février, et dont les médias commencent à s’emparer heureusement. Cette étude, conduite par des économistes qu’on ne peut pas soupçonner d’être proches du Front National, reprenant des travaux américains, démontre qu’il y a un lien évident entre montée de l’immigration et baisse des salaires. Ils ont même chiffré ce lien : 1% d’immigration supplémentaire entraîne une baisse des salaires de 1,2%. D’autres disent 0,8%. Retenons un lien très simple, mais très frappant : 1% d’immigration en plus, c’est 1% de salaire en moins. Et chacun voit là pourquoi c’est toujours le grand patronat, et son relais politique actuel l’UMP, qui réclame plus d’immigration, et quel rôle joue la gauche et le PS là-dedans : apporter une caution moraliste à un sordide projet bassement mercantile…

Revenons à notre propos :

A. Nos solutions concernant l’immigration régulière repose une politique humaine, digne et réaliste

Aujourd’hui, on distribue environ 200 000 titres de séjour par an. Surtout dans le contexte actuel de crise économique et de chômage de masse, c’est beaucoup trop, c’est beaucoup plus que dans les pays voisins comparables, et ça ne fait qu’augmenter.

Aux affaires, le Front National s’engagera sur à réduire l’immigration régulière à 10 000 par an.

10 000 par an correspondant au seuil incompressible permettant une immigration très qualifiée, dans des secteurs où nous manquons réellement, je dis bien réellement, de compétences en France, et qui correspond aussi à la formation des élites de pays amis dans lesquels nous aspirons à rayonner culturellement. D’ailleurs, nous nous engagerons en parallèle sur une politique d’immigration visant à prévoir le retour des élites dans leur pays, afin de ne pas vider cyniquement les pays du tiers-monde de leur matière grise, et donc de toute chance de se développer.

Je voudrais d’ailleurs signaler que plusieurs pays européens s’engagent déjà résolument dans cette direction, notamment le Royaume-Uni. Ainsi, là-bas,

=> Les visas correspondant à la 1ère catégorie « travailleurs hautement qualifiés » et à la 2ème catégorie » travailleurs qualifiés » verront leur nombre limité à 21 700 par an à partir d’avril 2011.

Ce chiffre représente une diminution de 6 300 pour ces catégories (-20%) par rapport au nombre de visas délivrés en 2009.

Le nombre de travailleurs hautement qualifiés autorisés à entrer dans le pays sans offre d’emploi sera réduit de 14 000 à 1000 pour l’année 2011, soit une baisse de 93% !

=> Par ailleurs, pour éradiquer l’inflation de faux « étudiants « , le gouvernement britannique pourrait annoncer en 2011 une diminution d’environ 120 000 étudiants sur les 300 000 déjà admis dans le pays et la baisse de 40 % des visas délivrés aux étudiants inscrits dans l’enseignement général et la formation professionnelle.

=> Enfin, le gouvernement britannique va lancer une consultation pour renforcer les règles encadrant le regroupement familial et en durcir les conditions. La réflexion concerne l’augmentation de la durée de séjour nécessaire pour qu’un conjoint puisse déposer une demande d’installation au Royaume Uni est engagée.

=> Autre solution efficace, déjà appliquée avec succès aux Pays-Bas : une plus forte taxation des titres de séjour, que nous proposerons

Voilà qui montre qu’une politique crédible de réduction drastique de l’immigration est possible !

Nos solutions sont les suivantes :

> Immédiatement : un moratoire stoppant toute immigration en cours jusqu’à ce qu’un point soit fait.

> Arrêt immédiat du regroupement familial en France ; nous reconnaissons le droit au regroupement familial dans le pays d’origine.

> Réforme immédiat du droit d’asile

> Application du principe de retour obligatoire des étudiants à l’issue de leur formation ou en cas d’échec

> Reconnaissance d’un statut d’immigration légale pour les scientifiques et travailleurs hautement qualifiés dans des conditions encadrées

> Reconnaissance d’un statut d’immigration légale pour les travailleurs indispensables munis d’un contrat de travail exclusivement à durée déterminée (ne donnant pas automatiquement droit au regroupement famlilial)- Privilégier l’immigration européenne.

> Reconnaissance d’une validité de dix ans aux titres de séjour en cours et invitation à quitter le territoire pour les cartes arrivant à expiration au fur et à mesure de leur péremption

> Mise en place d’un retour au pays des chomeurs étrangers dans les trois mois (l’indemnisation chomage servant à payer le pécule et le billet de retour).

B. Immigration irrégulière : tolérance zéro

Le problème des clandestins est différent. Notre objectif est clairement : zéro immigration irrégulière en France.
Nous n’y arriverons que d’une seule façon réaliste : en coupant immédiatement toutes les pompes aspirantes de l’immigration, à commencer par l’Aide Médicale d’Etat, et en démantelant toutes les filières, notamment en outre-mer.

Dès que nous arriverons au pouvoir, nous supprimerons donc les aides dont bénéficient les clandestins, mais aussi les étrangers en situation régulière, parce qu’un clandestin sait qu’il a aujourd’hui une bonne chance d’être régularisé, d’avoir un jour des papiers et donc de bénéficier des droits sociaux français.

Ce n’est pas inhumain, bien au contraire. Ce qui est inhumain c’est de pousser ces pauvres personnes à venir en masse chez nous, embrigadés dans des filières, alors qu’ils ne trouveront ici que misère et déception.

Ensuite, nous mettrons en place une vaste politique policière, judiciaire et diplomatique d’identification et de démantèlement des filières d’immigration clandestine. Les patrons qui emploient des étrangers en situation irrégulière seront poursuivis et sanctionnés par des peines de prison fermes. Ils seront condamnés à des lourdes pénalités financières pour fraudes aux cotisations sociales et déchus du droit de gérer une entreprise.

Cette reprise en main supposera de rebâtir une administration d’Etat digne de ce nom, dans le cadre d’un Etat stratège. A ce sujet d’ailleurs, je vous annonce que très prochainement j’adresserai un appel aux fonctionnaires, par lettre et par vidéo.

Enfin, nous annoncerons publiquement que nous ne procéderons à aucune régularisation, ni massive, ni au soi-disant « cas par cas ».

Notre objectif concret est le suivant : pendant le quinquennat, division par 2 la première année des flux d’immigration clandestine. Réduction par 4 la deuxième année. Et arrivées résiduelles les années suivantes, que la République française traitera humainement mais sans faiblesse.

A ce titre, je vous rappelle que l ‘administration démocrate a expulsé 779 000 clandestins d’octobre 2008 à septembre 2010.

C. Au sujet enfin de l’accès à la nationalité française

Aujourd’hui, vous l’avez vu, on distribue notre nationalité comme des petits pains, plus que partout ailleurs en Europe.

Il faut que cela cesse, c’est parfaitement irresponsable, cela crée un déchirement progressif du tissu national, républicain et social dangereux pour la cohésion de notre pays.

Ainsi, nous viendrons à un principe de bon sens : « la nationalité française s’hérite ou se mérite ». L’automaticité de l’accès à la nationalité sera supprimée. Il faudra faire preuve d’un talent, d’une ambition, d’une envie particulière pour devenir français. On cessera de considérer notre nationalité comme un simple attribut administratif. Avec nous, les Français retrouveront la fierté et la dignité de ce qu’ils sont, de leur nationalité et de leur drapeau.

Les conditions d’accès à la nationalité seront donc considérablement durcies, sachant que nous partons d’une situation d’extrême légèreté.

Mesdames et Messieurs, vous comprendrez bien à la lecture de ces chiffres combien la situation que nous vivons est dramatique. Le fantastique attrait que représente pour les populations du monde le système ultra-laxiste français en matière d’immigration va demain rendre la situation totalement intenable. Il ne s’agit pas ici de jouer sur les peurs comme nous l’ont si souvent reproché les incendiaires qui sont les principaux responsables du drame qui se noue sous nos yeux, mais d’en appeler solennellement au sens des responsabilités.

L’UMPS qui encourage par idéologie ou intérêt électoraliste cette déferlante migratoire porteront devant les générations futures la responsabilité de désordres majeurs, de conflits annoncés et d’une politique suicidaire pour la France.

Il nous appartient, au Front National, comme nous l’avons toujours fait, de prévenir les Français et de les appeler à éviter la voie funeste du chaos annoncé, en donnant au FN les moyens de mettre en place d’urgence une véritable politique de salut public.