Discours de Marine Le Pen au meeting à Bordeaux

/ 2 avril 2017 / Étiquettes : /

Discours de Marine Le Pen au meeting à Bordeaux (02/04/2017).

Mes chers compatriotes, d’Outre-mer, de métropole et de l’étranger,

Mes chers amis,

Nous voilà arrivés dans la dernière ligne droite, à trois semaines tout juste de la première grande confrontation de cette élection si décisive pour le pays.

Les médias se déchaînent pour tenter de nous atteindre de leurs flèches venimeuses.

Et vous connaissez leurs méthodes.

Dès la fin de la diffusion de ce meeting, certaines chaînes, BFM TV en particulier, le feront commenter par un plateau d’éditorialistes dont ils savent très bien qu’ils sont des militants de longue date contre nos idées, contre les électeurs patriotes.
Le but ne sera pas de commenter avec neutralité et déontologie mais de dénigrer, de caricaturer, parce qu’ils ne savent faire que cela dès que j’ouvre la bouche !

Sûrement auront-ils à peine écouté le discours d’ailleurs. Plus un Français n’est dupe de cela !

Nos adversaires se coalisent même entre eux maintenant, multipliant injures, menaces, diffamations contre nous, amplifiées par la caisse de résonance des « patrons de presse », Drahi, Bergé, Baylet, Urbain, Ernotte (magnifiquement représentée hier par Laurent Ruquier, admettant avec fierté être un militant anti-FN).

Tout ce que l’univers politico-médiatique compte de soi-disant experts, de soi-disant sachants se mobilise pour tenter de cadenasser le débat, de contredire notre projet, de nier la possibilité du changement !

Il n’y a pas d’alternative nous répètent-ils !

Mondialisation, immigration sont les deux mamelles de la France nouvelle nous serinent-ils !

En dehors de Bruxelles, en dehors de Berlin, en dehors du politiquement correct, point de salut, hurlent-ils en chœur !

Les attaques démagogiques, nous en avons l’habitude.

Nous connaissons le sort que réservent les systèmes aux abois aux dissidents opiniâtres.

Nous sommes de ceux qui sous les coups continuent de progresser, sûrs de la justesse de leur combat, à l’image d’un fleuve qui rejoint le large, à l’image de la majestueuse Garonne qui traverse votre belle ville pour partir vers l’estuaire.

Et nous nous souvenons de la phrase du général de Général de Gaulle le 20 avril 1943 sur les ondes de radio Londres lorsqu’il exhortait notre peuple à la veille des grandes batailles « à rebâtir l’édifice de son avenir » :

« C’est en allant vers la mer que le fleuve est fidèle à sa source »

Comme une invitation à avancer inexorablement sans oublier d’où l’on vient !

Ont-ils cru que l’adversité du système nous ferait renoncer ?

Qu’elle nous atteindrait et ruinerait l’énergie qui est la nôtre ?

C’est mal nous connaître !

C’est mal connaître notre détermination sans faille, l’amour immense de la France qui nous habite et nous anime !

C’est mal savoir jusqu’où peut souffler le vent patriote et mener l’ambition qui est celle du peuple de France !

C’est ici à Bordeaux, dans cette région où la nature et ces paysages admirables nous parlent de nos traditions millénaires, où le produit de la terre et de la vigne si fièrement alignée est une œuvre d’art, et mieux, un art de vivre à la Française, que je vous parlerai de la France, de cette vision de l’homme et du monde qui forge notre projet et qui nous sépare si fondamentalement de nos adversaires.

Les brasseurs de contre-vérités sont à l’œuvre. Ils nous abreuvent de leur morale, de leurs sentences et de leurs médisances.

L’accusation de blasphème plutôt que l’argument, l’agitation des peurs plutôt que la raison, la diffamation plutôt que la loyauté, la manipulation plutôt que la démocratie.

Leur pensée fatiguée, leur pensée fragmentée est une pensée de bois.

Leur monde est désenchanté.

Ils n’ont plus rien à présenter que le gémissement piteux des escrocs démasqués, le pathétique de vieux illusionnistes dont on connaît tous les tours, les contorsions d’une classe politique qui ne parvient plus à dissimuler ses connivences fondamentales.

Regardez-les !

Le système est en panique devant ce qu’il sent être le réveil du peuple.

M. Valls, le commandant du Titanic gouvernemental, revient sur la scène.

Il quitte sans gloire le pâle M. Hamon pour établir dès avant le second tour une passerelle entre les candidats interchangeables du Système que sont MM Macron et Fillon.

Il votera pour l’un et aidera l’autre si nécessaire !

Quel aveu.

M. Estrosi, à Marseille, reçoit M. Macron.

Et chacun de déballer le grand jeu de courbettes, de déclarations enamourées, de promesses de travailler ensemble…

Quand ça ? Demain ? Non, aujourd’hui, dès maintenant !

Et pour faire quoi ? Faire reculer le chômage, l’insécurité, mettre à bas le terrorisme, le communautarisme ? Non ! Faire battre le Front National ! Et pour faire battre le Front National, oublions le peuple !

Embrassons-nous folle ville ! La jouissance du pouvoir ne peut attendre !

Vous le voyez, le système s’est ingénié à occuper tous les carrés de jeu, on dirait chez les commerciaux tous les segments du marché :

=> M. Fillon occupe le créneau gauche-droite en se présentant comme le candidat de « l’alternance » !

Lui qui est le triple recordman de la dette (+ 600 milliards) de l’immigration (1 million d’immigrés légaux entrés pendant le quinquennat), de la baisse du nombre de policiers, gendarmes, douaniers, militaires.

=> M. Macron, lui, occupe le créneau système-antisystème en se présentant comme le candidat qui dépasserait les clivages des partis !

Personne ne doit être dupe.

Derrière le sourire marketing de l’un ou le masque défait de l’autre, c’est le plat unique et avarié du mondialisme, de l’union-européisme, et de l’immigrationnisme que l’on nous ressert.

Je dis aux gens de droite, Ne vous laissez pas abuser par M. Fillon. Il n’incarne aucune capacité de rupture, aucun espoir d’alternance.

Il a été Premier ministre pendant cinq ans et à tous les postes de décision pendant quasiment trente ans.

Il n’en est rien sorti. Rien ne le sépare de M. Macron pour qui, la main dans la main avec M. Valls, il appellera à voter au second tour s’il est lui-même disqualifié.

Aujourd’hui, à supposer même que M. Fillon soit qualifié puis élu, il serait dans l’incapacité d’appliquer son programme, un programme de sang et de larmes, de privations et de sacrifices que son crédit personnel lui interdit d’exiger des Français.

Pour l’alternance que vous attendez, le vote Fillon n’est pas un vote valable !

Lui qui, non content d’avoir accéléré l’immigration, a porté plus fort encore le communautarisme, n’hésitant pas à être le premier Premier ministre à inaugurer une mosquée, une petit fille de 6 ans voilée à côté de lui.

Un mandat Fillon, ce serait un mandat pour rien.M. Fillon a trahi les Français pendant 5 ans déjà. Avons-nous oublié ces années si proches ? Avons-nous oublié les meetings communs avec Nicolas Sarkozy il y a tout juste 10 ans ?

On battait l’estrade pour promettre de mettre un terme à l’immigration, de passer le kärcher, de rendre leur pouvoir d’achat aux Français, d’assainir les finances publiques.

L’immigration, l’insécurité, le fondamentalisme islamiste, la pauvreté et la dette ont explosé !

Voilà le résultat !

Des promesses jetées aux orties dès l’élection passée, et un quinquennat passé à se vautrer dans les délices du pouvoir !

Alors non, nous n’avons pas oublié !

Et les promesses aujourd’hui sont les mêmes… Les mêmes que celles tenues en 2006, en 2007, en 2010, en 2012…

Ce M. Fillon est un moulin à promesses !

A tous les Français, qui, il y a cinq ans ont élu un président par défaut, je dis ne recommencez pas cette erreur.

Nous avons déjà trop subi. Nous ne pouvons reperdre cinq nouvelles années..

  • Derrière M. Macron, le promoteur christique du « penser printemps », il y a tout simplement le retour de la hollandie ;
  • Derrière le super chouchou des médias, il y a le conseiller pendant 5 ans le plus proche de M. Hollande, et son ministre de l’économie, il y a les 300 milliards de dette du quinquennat et les 1,2 million de chômeurs qui n’avaient rien demandé !
  • Derrière le plan com, il n’y a que la perpétuation d’un pouvoir usé jusqu’au ridicule ;
  • Derrière les phrases alambiquées de l’énarque-banquier, il y a la soumission aux puissances de l’argent ;
  • Derrière l’enfonceur de portes ouvertes, il y a la résignation face au chômage et l’abandon;
  • Derrière le VRP de la mondialisation heureuse, il y a la dilution de notre nation.

Derrière la soi-disant « nouveauté », la soi-disant « bienveillance », il y a déjà les éructations, le mépris, les invectives contre les patriotes que nous avons entendues 1000 fois de la part de la gauche depuis des décennies, plat, vide et sans aucune imagination.

Dans cette élection qui met en jeu un choix de civilisation, d’un côté la France que je représente, de l’autre sa disparition dans un magma post national, la glissade sans fin sur la pente du déclin doit s’arrêter.

Fillon-Macron, c’est le système !

C’est le système qui prétend prendre de nouveaux visages, lobotomiser le peuple français en voulant se faire passer pour une offre nouvelle, quand ils ne sont que les produits du recyclage des deux derniers quinquennats !

Fillon-Macron, le système veut l’un ou l’autre à l’Elysée, les médias leur font la cour, les pseudo instituts indépendants vantent leur programme, comme frappés par « le syndrome des habits de l’empereur » !

Peu importe que l’un ou l’autre arrive à l’Elysée pourvu que ce ne soit pas nous !

Pourvu que ce ne soit pas le peuple qui se réinvite dans la politique de la France !

Mon projet repose sur une vision différente, une grande vision, une belle vision.

Il est le seul réellement alternatif parce que nous portons une autre vision de la France, une autre vision du monde, une autre vision de l’homme.

Contrairement à nos adversaires, MM. Macron et Fillon :

  • Nous ne croyons pas que l’homme doive être asservi à l’économie, à la loi de l’argent roi, aux puissances d’argent même lorsqu’elles se présentent comme d’aimables philanthropes ;
  • Nous ne croyons pas que la dictature de la consommation et du productivisme soit compatible avec l’équilibre de la planète ;
  • Nous ne croyons pas que la mondialisation sauvage puisse être laissée sans régulations ;
  • Nous ne voulons pas d’une France ouverte à tous les flux humains, financiers, commerciaux, sans contrôle, sans protection, sans frontières…

Tout au contraire :

  • Nous croyons en la France et en son génie propre ;
  • Nous croyons que rien n’est écrit, et qu’il dépend de la volonté des hommes, et en l’occurrence du peuple français, de changer le cours de l’histoire.
  • Nous croyons à la primauté du politique sur l’économie ;
  • Nous croyons qu’il ne peut y avoir de vraie rupture politique sans rupture avec les dogmes actuels.

La politique, au sens noble du terme, c’est l’art de définir le but final : exemples : rendre les gens heureux ; leur assurer la sécurité, faire de la France une grande puissance, rendre la parole aux Français ; défendre notre identité nationale.

Les moyens pour y parvenir relèvent de la technique.

Si nous avons l’impression que la campagne est parfois médiocre c’est aussi parce trop de candidats ne regardent pas suffisamment haut et se contentent de technique.

Ils ont dépolitisé la politique.

Les deux champions de ces bricolages technocratiques sont MM. Macron et Fillon.

L’un nous parle de l’ouverture des bibliothèques municipales après 17 h ; l’autre du périmètre moyen des panneaux photovoltaïque.

Et encore, quand ils nous parlent de quelque chose.

L’un est dans un débat d’élections municipales ; l’autre est candidat au secrétariat d’Etat à l’énergie solaire.

Parce que j’aspire à assumer les fonctions de chef de l’Etat,

Je voudrais vous parler de politique, de vraie politique et répondre à ces questions qui sont essentielles, essentielles pour nous bien sûr, mais aussi pour nos enfants.

  • Qu’est ce qui justifie que nous vivons ensemble au sein d’une même nation ?
  • Qu’est ce qui est de nature à tisser des liens entre nous ?
  • Comment affronter les défis de la mondialisation ?
  • Quelle société voulons-nous pour demain ?
  • Quel développement économique, pour quelle planète ?

C’est à ce type de questions que doit répondre le futur président de la République, qui n’est pas un vendeur d’aspirateur avec des phrases creuses, mais un visionnaire, quelqu’un qui imagine la société de demain pour l’organiser.

Dans un pays rongé par une crise identitaire et sécuritaire profonde, par une crise économique et sociale endémique qui dure depuis trente ans, dans un pays miné par le doute et l’absence de grand projet collectif, le débat présidentiel se situe, on le voit, à un tout autre niveau.

Ce sont ces questions auxquelles je voudrais répondre en m’adressant tout particulièrement ce jour aux jeunes de France.

La modernité, la véritable modernité d’un projet n’est pas forcément dans l’entretien automatique des poncifs du moment.

Il y a dans les fables des autres candidats, qui surfent sur les modes du moment, sans les questionner, sans rien remettre en cause du modèle qui les porte, beaucoup d’illusions, et de grandes déceptions à venir.

La modernité, la voie de l’épanouissement, la voie de la réussite individuelle et collective n’est pas forcément dans la tendance sponsorisée par toutes les puissances du système.

C’est à l’inverse d’ailleurs en général la meilleure voie vers l’exploitation, l’asservissement.

Croit-on qu’en reproduisant sans cesse les mêmes erreurs, en continuant sur une voie qui pourtant nous mène depuis des décennies d’échec en échec, nous pourrions tracer de nouvelles perspectives ?

Il faut se poser les bonnes questions.

Il faut aborder les problèmes fondamentaux sans les contourner.

Il faut chercher de nouvelles pistes, en finir avec le brouillard des habitudes, avec les mesurettes qui sont autant de slogans publicitaires, agréables à lire et à regarder, infiniment décevantes lorsqu’on les a mises en œuvre.

Il faut accepter de se remettre en cause.

Il faut analyser et comprendre le fonctionnement du monde avec honnêteté, avec rigueur.

***

On présente à nos jeunes la mondialisation comme l’alpha et l’oméga, comme un univers indépassable, le seul dans lequel ils pourront s’épanouir, créer, entreprendre.

On leur dit cela, encore aujourd’hui, alors même que le monde entier s’oriente vers moins de mondialisation, alors même que le Royaume-Uni d’abord, les Etats-Unis ensuite, ont choisi l’inverse et veulent corriger les excès de la mondialisation.

On leur dit donc d’aller à contre-courant de l’histoire du monde !

Vous le savez, la mondialisation économique a eu pour effet une dérèglementation généralisée selon le principe du libre échange total.

Ce phénomène a été accentué en France par l’Union européenne, véritable cheval de Troie de cette idéologie mondialiste.

L’entrée de produits fabriqués à bas prix dans les pays à bas niveau de salaire a ruiné nos industries ; cette concurrence déloyale généralisée a entraîné les fermetures d’usines, les délocalisations et donc un chômage de masse.

L’arrivée de travailleurs détachés a porté atteinte à l’artisanat et aux services constituant une sorte de délocalisation de l’intérieur.

La libre circulation de capitaux a établi le règne de la spéculation où certains gagnent de l’argent, beaucoup d’agent, pour reprendre la formule imagée « en dormant », pendant que ceux qui travaillent n’arrivent pas à vivre dignement.

Et comme si cela ne suffisait pas, ceux qui ont amassé beaucoup d’argent profitent de la disparition des frontières pour échapper à l’impôt c’est-à-dire la juste contribution à l’effort collectif.

Les frontières ont été levées ; la libre circulation des personnes a entraîné l’immigration massive.

Avec la disparition de nos frontières, s’est installé chez nous un islamisme qui remet en question jusqu’à nos valeurs de civilisation, bousculant notre identité, nos valeurs, nos codes, nos mœurs, notre mode de vie.

Comme la nuée porte l’orage, le mondialisme induit la marchandisation du monde c’est-à-dire la soumission de notre planète à l’ordre marchand, à la logique productiviste et par voie de conséquence à la perspective d’un épuisement écologique.

Voyez la marchandisation de notre agriculture avec le productivisme agrochimique qui brutalise les sols, les animaux et les hommes.

Constatez l’absurdité qu’il y a à produire sur un continent pour consommer dans un autre et retraiter les déchets générés dans un troisième.

Remarquez la privatisation du vivant par l’empire des « brevets sur le vivant », sur les semences, sur les animaux vendus stériles ?

N’est-ce pas là, par la main mise sur notre indépendance alimentaire au profit exclusif de grands groupes, un danger majeur ?

La mondialisation sauvage est une dépossession en même temps qu’elle est une dangereuse aberration !

La mondialisation sauvage est un processus que plus personne ne maîtrise, qui a échappé à toute raison.

Il détruit les peuples et broie les personnes.

Dans la mondialisation qui place l’intérêt marchand au-dessus de tout, la promesse d’une consommation illimitée, c’est-à-dire irraisonnée et folle, prépare la disparition des espèces, l’épuisement des terres, la destruction des écosystèmes à commencer par les écosystèmes humains que sont les nations.

Je vous invite à renouer avec la réalité du monde.

Chacun en a conscience, il faut un autre modèle économique fondé sur d’autres principes.

Je vous propose ce changement de logiciel.

***

Le projet que je défends dans cette élection est fondé sur ce que j’appelle « la révolution de la proximité ».

Il répond à l’enjeu écologique. Les jeunes qui nous écoutent le savent, eux qui sont, à juste titre, sensibles à cette notion fondamentale d’écologie.

Ils veulent pouvoir s’y investir, et pas subir l’écologie comme une punition !

Nous portons le seul véritable projet écologique qui consiste à tout mettre en œuvre, tant d’un point de vue fiscal, réglementaire, social, pour que nous puissions au maximum produire en France ce que l’on consomme en France.

Nous refusons un monde où l’on s’autorise à produire à 10 000 kms ce que l’on consomme ici et que l’on recyclera 10 000 kms plus loin, en ne sachant même pas si les produits d’importation que nous consommons ne sont pas nuisibles à notre santé.

A l’Etat stratège reviendra aussi la charge de développer massivement les filières françaises des énergies renouvelables, de moderniser et sécuriser la filière nucléaire française.

Et permettez-moi de vous dire que tout cela impose de garder un contrôle absolu de l’Etat sur EDF !

Nous protégerons l’environnement en interdisant l’exploitation du gaz de schiste tant que les conditions satisfaisantes d’exploitation ne seront pas réunies.

Nous interdirons les OGM.

Nous soutiendrons une filière française de l’hydrogène, cette énergie propre, pour réduire notre dépendance au pétrole !

Ces chantiers sont autant d’immenses gisements d’emplois dans lesquels la jeunesse de France aura à cœur de s’investir et de s’épanouir !

Nous vivons également une révolution économique avec la robotisation, l’uberisation qui certes ouvrent de nouvelles perspectives mais aussi font naître de nouvelles dérives notamment par la précarisation qu’elles entraînent.

Nous ne devons plus traiter ces questions dans la crise mais anticiper ce monde nouveau qui pointe pour l’apprivoiser, le canaliser, en tirer le meilleur dans le respect de situations existantes.

Nous mettrons en place les nouvelles régulations qui permettront d’allier l’emploi au pouvoir d’achat, qui réconcilieront l’écologie et la protection de notre art de vivre avec la croissance et le progrès.

Pour que l’Etat réagisse au plus près des évolutions toujours plus nombreuses liées à la Révolution numérique, je créerai un secrétariat d’Etat aux mutations économiques.

Si on prend le cas d’Uber : il sera tout d’abord taxé tant qu’il réalise des montages fiscaux passant par les Pays-Bas et le Delaware.

Cela crée une distorsion de concurrence insupportable pour les acteurs français qui respectent les règles du jeu.

Par ailleurs, dans ce secteur précis, nous imposerons un tarif minimal qui sera calculé hors commission des plateformes : cela ne changera rien pour le client final, mais forcera les plateformes à modérer leur ponction pour que les chauffeurs indépendants puissent vivre décemment.

Et sur ce modèle, mon futur gouvernement agira avec mesure et bon sens, au plus près de la réalité du terrain.

La révolution de proximité répond aussi à un enjeu démocratique.

Nous voulons intégrer dans notre vie démocratique de grandes innovations politiques. Se faire entendre ! Vouloir s’exprimer ! Donner son avis ! Avoir le sentiment de peser sur le destin collectif, et sur son propre destin !

C’est bien ce qu’a toujours voulu la jeunesse, c’est bien même le propre sans doute de la jeunesse que de vouloir accéder à la parole, être entendu.

Doivent-ils uniquement compter sur les réseaux sociaux pour faire entendre leur voix ?

Leur liberté d’expression, de décision, se limite-t-elle à des commentaires sur Facebook ou des posts sur Snapchat ?

Est-ce là la grande voix démocratique de la jeunesse ?

Je n’ai rien contre les réseaux sociaux, au contraire, je les utilise beaucoup, et je compte sur eux pour faire vivre la démocratie.

Mais je veux aller plus loin, beaucoup plus loin. Je veux rendre au peuple sa parole, et par là donner à toutes et à tous, surtout à nos jeunes, le moyen de construire leur avenir !

Nous mettrons en place une démocratie de proximité où la voix de chacun sera prise en compte notamment grâce au referendum, à l’initiative du chef de l’Etat, j’en prévois, et je respecterai leurs résultats, ou à l’initiative des citoyens eux-mêmes, mais aussi grâce à une meilleure représentation de toutes les sensibilités politiques à l’Assemblée nationale via la proportionnelle.

Je supprimerai les échelons inutiles et coûteux pour ne garder que trois niveaux de pouvoir, les plus démocratiques, les mieux connus et les plus proches des citoyens : commune – département – Etat.

En clair, nous vous rendrons le pouvoir pour que vous puissiez décider pour vous.

Ce peuple dont Victor Hugo disait « qu’il déracine un roc et épargne un brin d’herbe », ce peuple si rempli de bons sens, si fondamentalement épris de justice, ce peuple si légitime, nous allons lui rendre le pouvoir.

D’un point de vue institutionnel, nous vivons dans une démocratie confisquée par des commissaires européens qui décident pour nous, sans nous, contre nous :

  • Ils ne sont pas élus : ils ont été nommés ;
  • Ils sont anonymes : nous ne connaissons même pas leur visage, ni même leur nom ; interrogez un passant dans la rue, il est incapable de vous citer le nom de trois commissaires européens, il ne connaît aucune des personnes qui décident de sa vie.
  • Ils sont irresponsables : leur pouvoir est sans contrôle, sans sanction.

Nous sommes soumis à une monnaie qui, de l’avis de tous, est adaptée pour l’Allemagne mais ne convient pas à notre économie.

Nous n’avons pas le droit d’en faire l’analyse et encore moins de le dire !

Et si nous prenons la liberté -pardon si nous avons l’inconvenance- de l’analyser, nous sommes tenus de n’en tirer aucune conclusion, de ne rien faire, de ne rien proposer, de rien changer.

Avec l’euro, nous sommes dans le domaine du dogme religieux, le domaine des grands prêtres du paradis monétaire auquel nous sommes sommés de croire : toute critique relève du blasphème ; toute discussion du sacrilège, toute proposition du crime d’apostasie.

L’euro, c’est aussi et surtout un couteau planté dans nos côtes, pour nous faire aller là où on veut que nous allions…

L’euro, c’est aussi la raison pour laquelle ils ont adopté cette loi inique, la loi Sapin 2, qui prévoit qu’en cas de défaillance bancaire, l’Etat ne pourra renflouer une banque avant qu’elle ne se soit servie dans l’épargne des déposants, comme ils l’ont déjà fait à Chypre !

Voilà la réalité qui devrait faire trembler les épargnants qui seront, demain, victimes d’un véritable hold-up légal.

Acceptez-vous qu’on vous interdise de voir la réalité ?

Acceptez-vous qu’on vous interdise de penser ?

Moi non !

Nous sommes des gens en prise avec le réel !

Nous sommes des gens de réflexion, de décision et d’action !

Lorsque quelque chose ne fonctionne pas c’est de notre devoir de le dire.

C’est notre devoir de responsable politique de proposer des solutions.

On nous accuse d’être anti-européens !

C’est l’inverse, c’est parce que nous sommes profondément européens que nous voulons revivifier l’idée européenne, la ressourcer dans la diversité des nations qui composent la véritable Europe, l’Europe vivante, celle qui puise ses racines dans une histoire riche des coopérations universitaires, technologiques, scientifiques, politiques, humaines entre les nations.

L’Union européenne n’est pas l’Europe, elle va à l’encontre de la diversité que constitue l’ensemble des nations qui composent notre continent, elle va à l’encontre de ses richesses nationales, elle les rapetisse, elle les étouffe, les dilue.

Je l’ai dit. Sur ce sujet, personne ne sera pris de court.

Je ne m’appelle pas Nicolas Sarkozy qui, une fois élu, s’est empressé de faire voter le traité de Lisbonne pour revenir sur le Non français au référendum sur la Constitution européenne de 2005.

Je ferai un référendum.

Et c’est uniquement après avoir négocié âprement avec les autorités bruxelloises que je viendrai demander aux Français ce qu’ils souhaitent faire de cette Union européenne.

Les mêmes qui veulent vous faire croire que cette négociation échouerait ne l’ont même pas tentée, préférant regarder le pays lentement s’affaisser.

***

La mondialisation n’est pas l’alpha et l’oméga.

Je crois en la vertu de la proximité.

Je pense que c’est même la seule manière de permettre à chacun de se construire un destin.

Je veux que chacun en France puisse se construire un destin, avoir la fierté de se dire : je fais quelque chose de ma vie, je n’attends pas que l’on subvienne à mes besoins, à ceux de la famille que je veux fonder, je veux être acteur de ma vie, la prendre en main.

Combien de jeunes nous disent leurs ambitions ?

Combien de talents voyons-nous émerger, rêver, vouloir être utiles ?

Et pourtant, combien de désillusions ?

Combien de jeunes qui se sentent obligés de quitter la France pour des terres plus favorables à leurs objectifs ?

Devons-nous nous résigner à cette immense perte sèche pour la France, à ces rêves brisés, à ces vies cassées avant même d’avoir pu commencer ?

Le drame de notre jeunesse, de ces générations qu’on a découpées en lettres X Y Z – sans doute pour éviter de penser qu’elles sont aussi faites de chair et d’os, de désirs et de craintes – l’angoisse qui nous étreints en tant que parents, grands-parents, c’est le chômage !

Pour lutter contre ce fléau qui vieillit avant l’âge, qui détruit la confiance en soi, et brise les liens sociaux, je développerai massivement l’apprentissage – qui pourra commencer dès 14 ans – ET l’alternance !

Pour chasser ce spectre du chômage, j’encouragerai les entreprises à faire confiance à nos jeunes !

Pour la première embauche d’un jeune de moins de 21 ans, elles seront exonérées de charges pour une durée allant jusqu’à deux ans, alors la mention « expérience exigée » ne sera plus l’angoisse de ceux qui démarrent dans la vie !

Par ailleurs, ce seront les établissements supérieurs qui auront la charge de trouver un stage à leurs étudiants quand ceux-ci n’ont pas eu la chance de bénéficier du carnet d’adresses ou des conseils de leurs parents.

En matière de formation des jeunes, je veux redonner leurs lettres de noblesse aux filières professionnelles celles qui font s’épanouir l’intelligence de la main et conduisent la plupart vers l’emploi et certains à de très haut niveau de qualification.

Rappelez-vous ce débat où la ministre Najat Valaud-Belkacem m’accusait –je cite- de « faire du tri sélectif » parce que je proposais d’ouvrir plus largement les filières professionnelles.

Quel mépris pour ces enfants, quel mépris pour ces filières.

Moi mère de famille, je m’enorgueillis que mon fils ait choisi la voie professionnelle où il s’épanouit.

Nous avons besoin de tous ces jeunes pour réindustrialiser notre pays.

C’est dire ma motivation de responsable politique en la matière.

Enfin, il est nécessaire de repenser l’accès à l’université.

Cet accès qui relève aujourd’hui du hasard de programmes informatiques et pour laquelle la sélection dans les premières années se fait trop souvent par l’échec.

Nos universités ne doivent plus ressembler à des immeubles sordides, impersonnels et bondés.

L’université française du XXI ème siècle doit rester accessible à tous sur le seul critère de l’aptitude personnelle ; elle doit offrir un accueil sur des campus agréables qui seront des lieux d’études, de recherche, de pratiques d’activités sportives et de vie.

Nos formations doivent s’adapter à la réalité du marché du travail d’aujourd’hui mais aussi de demain en anticipant les départs à la retraite dans les branches professionnelles, les créations dans les filières d’avenir et les innombrables métiers qui ne sont pas encore inventés.

Les incubateurs d’entreprise en université seront multipliés.

J’encouragerai nos anciens, cadres ou chefs d’entreprises, à investir personnellement pour soutenir le projet d’un jeune créateur.

Il y a des associations qui font cela, et leur rôle est essentiel.

Car, mes chers amis, je vois gronder un conflit de générations, et je refuse que les Français se regardent en chiens de faïence, sans se comprendre.

Je refuse le découpage artificiel que l’on cherche à nous imposer : il y aurait d’un côté les baby-boomers, ceux qui vivent dans le souvenir de mai 1968 et le fantasme d’une croissance sans limite, de l’autre, des jeunes, individus 2.0, multitâches, qui croiraient davantage au réseau qu’aux vieilles hiérarchies, tout en ayant été déconnectés de leur mémoire.

Eh bien, avec moi, nous serons à nouveau une Nation, avec les solidarités que cela comporte, avec l’expérience des années et la sève de la jeunesse pour retrouver une France puissante.

Nous devons retrouver le cadre serein de la Nation.

Aucun Français de bonne volonté ne doit être laissé sur le bord de la route en entrant dans la vie, c’est notre devoir de parents et de grands-parents de l’empêcher à tout prix !

Mais pour cela, il ne faut pas non plus laisser les parents et grands-parents sur le bord de la route, c’est pourquoi il faut rompre avec l’abandon des plus faibles et le matraquage fiscal des classes moyennes.

Présidente, je prendrai des mesures immédiates :

– augmentation de 20 % du minimum vieillesse et de l’allocation « adulte handicapé »,

– prime de pouvoir d’achat d’environ 1000 euros par an pour tous les salariés et retraités dont les revenus sont inférieurs à 1500 euros par mois,

– défiscalisation et majoration des heures supplémentaires,

– baisse de 10 % des trois premières tranches de l’impôt sur le revenu,

– rétablissement de l’universalité des allocations familiales.

– Et la suppression de la loi El Khomri, grande loi de précarisation, notamment des femmes.

Donner un avenir à nos jeunes ne peut pas passer par la destruction fiscale et sociale des générations précédentes.

Les mondialistes ont fait émerger un monde sans repère dans lequel nos enfants ne sont pas seulement victimes comme nous tous de l’immigration, ils sont eux-mêmes incités à devenir à leur tour migrant.

Dès l’école, à longueur d’antenne, on vous vante « la mobilité » : en réalité, on pousse, on incite, on force les jeunes français à l’expatriation

Je dis qu’il n’est pas normal que nos enfants soient obligés de quitter leur ville pour étudier, de quitter leur région pour travailler, de quitter leur pays pour réussir.

Entendons-nous bien.

Je ne suis pas contre les voyages.

Tout au contraire, je veux pousser les Français à voyager, à voyager au bout du monde et ainsi, par un effet de miroir, mieux comprendre la France, mieux comprendre comment nous sommes regardés et peut-être comment nous sommes attendus.

C’est le regard de l’autre qui contribue à prendre conscience de son identité.

Le voyage permet de s’enrichir au contact des autres, de la diversité des nations, des cultures des peuples.

Aux jeunes qui m’écoutent, je leur dis.

Sortez, profitez de votre jeunesse, allez voir le monde.

Je propose d’instaurer une sorte d’Erasmus pour les étudiants dans les filières techniques ou technologiques pour leur donner la possibilité de voyager, eux aussi, à l’étranger dans le cadre de leurs études.

Je propose de développer un erasmus dans les pays francophones, chez les peuples qui ont avec nous en partage la 3ème langue du monde.

Ces cousinages si bienfaisants et qu’il nous faut entretenir – du Québec à l’Afrique- sont un ressourcement et un enrichissement.

Mais nous souhaitons que le voyage soit une envie de découverte et non une obligation de quitter son pays, un choix et non une fuite, une option et non une obligation.

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Vous l’avez compris mes chers amis, je ferai en sorte que les jeunes français puissent vivre en France, mais aussi travailler dans leur pays !

Il n’est pas normal pour le pays, pour la famille, pour eux-mêmes que tous les talents quittent la France faute d’y trouver les conditions d’un juste épanouissement.

Récemment, un Français dans son garage, Franky Zapata, a inventé une planche équipée d’un système de propulsion qui permet à son pilote de voler debout à 140 kilomètres à l’heure jusqu’à une très haute d’altitude. Cette planche volante, il l’a appelée Flyboard.

Cette invention peut avoir des débouchés sportifs mais aussi militaires ou civils incroyables.

Or cet inventeur génial a annoncé qu’il allait être obligé de quitter la France parce que l’administration le persécute et lui interdit ses expérimentations de vol.

Il lui est aujourd’hui impossible en France de poursuivre ses essais.

C’est pour cela que je souhaite mettre en œuvre l’Etat stratège, un Etat qui accompagne les initiatives et apporte son concours aux créateurs.

Avec moi, chacun saura que l’Etat le protège, l’accompagne, le soutient.

Pour permettre aux jeunes de financer leur projet notamment de start-up je propose de consacrer 2% des 1 600 milliards d’euros de l’assurance vie au capital-risque et au capital développement.

Ainsi nous mettrons à disposition des créateurs, des jeunes créateurs, 32 milliards d’euros soit un niveau équivalent à celui des Etats-Unis, mais nous permettrons aussi la « transparence fiscale des entreprises nouvelles » qui permet aux investisseurs de déduire leurs pertes de leurs revenus imposables à l’impôt sur le revenu, ce booster aura d’énormes répercussions, c’est ce qui a permis à la Silicon Valley de voir le jour.

En matière de création aussi, l’efficacité impose de raviver les logiques non marchandes c’est-à-dire permettre la création en dehors des circuits installés qui n’ont d’autres soucis que de gérer leur rente.

J’ouvrirai les chaînes de la TNT aux télévisions du web les plus regardées pour ouvrir de nouveaux espaces de liberté d’expression pour les créations audiovisuelles populaires.

J’établirai des pépinières d’artistes qui, sur tout le territoire, ouvriront aux créateurs, musiciens, peintres, sculpteurs et même créateurs de jeux vidéo des espaces de créations pour leur permettre de se lancer en dehors de ce que j’appelle pour faire simple « les circuits de marchands de tableau ».

Je reconnaîtrai le principe de la liberté numérique pour empêcher les grands groupes financiers d’y établir la régulation d’internet à leur profit.

J’abrogerai la loi hadopi pour la remplacer par une contribution forfaitaire permettant de concilier la liberté et la juste rémunération des artistes.

C’est un beau projet pour cette génération greffée à son portable, née une tablette au berceau.

Vous le savez, la liberté d’expression sur internet, chaque année qui passe, est attaquée.

C’est très grave : un message litigieux laissé par un tiers sur votre mur facebook peut entraîner votre condamnation en tant qu’éditeur du dit message !

Or, Internet, c’est à la fois un risque permanent de contrôle de l’information et surtout de contrôle de vos informations personnelles, et l’antidote à ce contrôle : en permettant l’enquête, l’analyse, la critique des sources indépendantes et diverses…

Il est donc indispensable de graver dans le marbre la liberté d’expression et les libertés numériques, en l’inscrivant parmi les libertés fondamentales protégées par la Constitution.

De la même façon, je sais l’importance de la question de la protection des données.

Eh bien, je suis la seule à parler de la souveraineté numérique : mon élection sonnera la fin de l’opacité dans le stockage et le traitement de vos données personnelles.

Ces informations qui contiennent toutes nos vies devront être conservées sur des serveurs basés sur le territoire national, et nous permettra aussi la protection de notre vie privée.

Je n’accepte pas que nous perdions la bataille des autoroutes de l’information à cause du désengagement de l’Etat.

Nous avions su gagner celle du nucléaire, de l’aéronautique, du rail !

Si les Etats-Unis ont une telle avancée technologique, c’est qu’ils ont investi massivement dans l’innovation, et dans l’armée, qui est au cœur de cette innovation.

Souvenons-nous qu’internet est d’abord une innovation militaire !

J’imiterai dans cette voie, nos alliés américains, et je redonnerai à la Défense un budget qui lui permettra d’être la matrice de notre innovation.

Nous ne devons pas nous résigner à n’être qu’une colonie numérique de Google, Amazon, Facebook et Apple.

Je serai la présidente d’une France championne industrielle des nouvelles technologies alors que s’annoncent les nouveaux défis de notre temps que sont les robots, l’intelligence artificielle, la révolution des transports autonomes, les biotech, l’internet des objets, l’économie collaborative…

Nous avons les idées et les brevets.

Des entrepreneurs talentueux et les meilleurs ingénieurs.

Nous avons même 94 startups dans le classement Fast 500 de 2016.

Mais nous n’arrivons pas assez à les faire grandir.

Nous leur offrirons un meilleur accès au financement, et j’orienterai l’essentiel des baisses de charges et d’impôts sur les TPE PME, pour qu’elles soient le vivier des grandes entreprises de demain !

Je serai la présidente d’une France qui attire les talents !

C’est grâce à la jeunesse de France, que notre pays aimantera à nouveau le monde !

Encore faut-il qu’elle ne vive pas en même temps l’insécurité économique, l’insécurité sociale, l’insécurité physique, l’insécurité culturelle.

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Dans notre France sans frontières, ce sont les jeunes Français les premières victimes de l’immigration, cette immigration sans fin qui sature le marché du travail, tire les salaires à la baisse, défait nos systèmes sociaux.

Dans les logiques nomades de la mondialisation, ni l’accueilli, ni l’accueillant n’y trouvent leur compte.

Et j’ai pu mesurer dans mes déplacements à l’étranger, au Tchad notamment, combien était vécue douloureusement cette migration sans fin, tout particulièrement lorsque ces pays émergents voient leurs élites les abandonner.

Rendez-vous compte, il y a plus de médecins béninois en France qu’au Bénin.

Cette situation absurde nous appelle à l’évidence à de nouvelles coopérations, à des programmes de co-développement, à la prise en compte, sans tabou, de la question des migrations planétaires.

La France que je veux construire avec vous sera pragmatique et réaliste, et parce qu’elle sera réaliste elle sera, à l’intérieur comme à l’extérieur, généreuse : chacun sait qu’on ne réussit pas tout seul, qu’on n’est pas heureux tout seul.

Certains candidats comme M. Macron proposent ouvertement de mettre en place la « discrimination positive » en faveur des « quartiers difficiles ».

La discrimination positive pour certains, cela signifie concrètement la discrimination négative pour tous les autres dans leur propre pays.

Cette mesure profondément critiquable a même été abandonnée par les pays anglosaxons qui l’avaient testée.

Cette ineptie née dans la tête de bobos qui savent leurs enfants protégés n’est moralement pas admissible.

Nous la combattrons parce qu’elle est fondamentalement antirépublicaine et injuste.

Entre les avantages des enfants de la Caste qui disposent de réseaux et le privilège de la discrimination positive, les Français moyens que nous sommes, comprennent qu’ils seront les derniers servis dans leur propre pays.

Non seulement je garantirai l’égalité des chances entre tous les Français, mais j’instaurerai la priorité pour les Français.

Je n’ai aucune réserve à le dire : il est normal pour un citoyen de disposer de davantage de droits dans son propre pays.

Je ferai de chaque Français un privilégié dans son propre pays, car être Français n’est pas seulement un honneur, c’est une chance, la chance d’appartenir à une grande nation, une nation solidaire et juste avec les siens.

Etre Français, c’est aussi avoir le droit de vivre comme un Français.

Nos jeunes doivent pouvoir hériter et faire vivre cet incroyable patrimoine immatériel construit par leurs parents, leurs grands-parents, leurs aïeuls au prix de sacrifices parfois inouïs.

Mais nous devons aussi protéger leur patrimoine matériel.

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Tous les étudiants n’ont pas la chance d’avoir 1000 euros par mois pour vivre, et s’en plaindre qui plus est, comme Emmanuel Macron, le banquier caméléon déconnecté de votre réalité !

La réalité, c’est qu’un étudiant vivote en moyenne avec la moitié de cette somme.

Et dans leur maigre budget, le logement écrase tout…

La moindre chambre de bonne, vétuste, matelas au sol et ronflement du voisin en prime, c’est une recherche difficile, un dossier plus complet que pour un entretien d’embauche, et un coup de massue dans le portefeuille.

Les loyers augmentent follement, et cette hausse n’est même pas prise en compte dans les calculs de l’inflation par l’INSEE…

J’ai conscience de cette autre angoisse de la jeunesse, et je vais y remédier avec la « protection logement jeunes », une augmentation de 25% des APL pour les moins de 27 ans, et un vaste plan de construction de logements étudiants : enfin, des logements accessibles pour vous, et la fin de l’inquisition des agences, avec un dossier, je vous le promets, aussi léger que le programme de Monsieur Macron.

A terme, lorsqu’ils entreront dans le monde du travail, ces jeunes savent qu’ils auront vocation à accéder à la propriété dans « la France des propriétaires » que je veux voir émerger.

Aider les jeunes, cela passe aussi par la mise en place de vraies réductions de prix des transports en commun et aussi, parce que c’est un ticket presque obligatoire pour l’emploi, par une aide au permis de conduire et une accélération des dates de passage de l’examen.

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Mais bien vivre en France pour un jeune en 2017, comme pour tout le monde, c’est aussi et surtout vivre en sécurité.

Au moment où certains demandent à la jeunesse de s’habituer à vivre avec le terrorisme islamiste, je leur dis jamais, ne vous habituez jamais !

Nous mettrons tout en œuvre, absolument tout, pour vous en protéger !

Mais, au-delà du terrorisme islamiste, chaque Français, chaque jeune français doit pouvoir vivre chez lui en toute tranquillité pour lui ou pour ses biens.

L’espace public, la rue, l’école, le lycée ne doivent plus être des lieux où l’on se sent potentiellement menacé, pour un regard, une cigarette, un portable ou parfois même sans aucune raison.

L’espace public ne peut pas être, pour nos jeunes, synonyme d’anxiété, de crainte.

Les jeunes filles doivent pouvoir en France se vêtir comme elles veulent ; elles ne doivent pas se voir imposer l’obligation de se cacher, de s’interdire de s’attabler à la terrasse d’un café, d’être contraintes de s’ensevelir sous des vêtements d’un autre âge, de s’asservir à des règles moyenâgeuses.

Elles ne doivent plus subir les outrages des harceleurs de rue qui veulent voir dans leur liberté d’aller et venir des jeunes françaises, dans leur gaieté, dans leurs rires le signe d’une prétendue inconvenance.

Je défendrai la liberté et la dignité des jeunes filles et des femmes de France et lutterai sans concession contre le fondamentalisme islamiste qui cherche à imposer ses règles liberticides dans notre pays.

Alors bien sûr, à l’université comme ailleurs, pas de voile ! Pas de signes religieux ostensibles !

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Aux jeunes françaises et jeunes français, je dis que je veux leur permettre de créer, d’imaginer d’enchanter ce monde nouveau qui naît sous nos yeux.

Je veux qu’ils en soient les acteurs et même les auteurs.

Je veux qu’ils se défassent des identités factices, des identités de substitution qui ont pour objet de leur faire oublier ce qu’ils sont en réalité intimement, c’est-à-dire des Français de cœur.

C’est à eux que je veux donner la parole parce que c’est à eux que reviendra la charge après nous, de protéger et de transmettre.

Vous le voyez. Il y a tant à faire.

Nous ne sommes pas nostalgiques du passé. Nous voulons imaginer et construire la France de demain.

Je veux rendre à la jeunesse l’espérance.

J’aimerais démentir Paul Nizan : oui, chers amis, 20 ans est le plus bel âge de la vie !

C’est l’âge des possibles, l’âge où il faut se redire sans cesse : « il ne tient qu’à moi ».

C’est l’âge où l’on commence à exercer sa souveraineté.

Mais, à travers vous, je le dis aux jeunes de France : souvenez-vous que vous ne pourrez réellement connaître l’indépendance que si vous exercez aussi votre souveraineté dans les urnes.

Votez ! Je vous en conjure, ne vous laissez pas dégoûter par ceux qui méprisent les candidats non adoubés par le système, par ceux qui préfèrent parler de costumes plutôt que du chômage, qui rêveraient d’une campagne jouée de manière binaire, manichéenne, sans vision, sans programme.

Cette élection est cruciale.

Nous le sentons tous, nous sommes à l’aube d’un changement de civilisation.

Chaque voix comptera, contrairement à ce que l’on cherche à vous faire croire.

Votre abstention est une victoire pour ceux qui méprisent le suffrage universel, pour ceux qui craignent le peuple !

Votez en toute connaissance de cause.

Vous êtes l’avenir de cette nation, vous devez savoir ce que vous réservent les candidats pour les 5 ans à venir.

Ne vous laissez pas bercer de mots, lisez attentivement tous les programmes !

Ne soyez pas formatés comme certains adversaires qui refusent de serrer nos mains ou de prêter l’oreille à notre discours !

Notre message est terriblement moderne et profondément altruiste,

  • Parce qu’il plaide pour la diversité du monde, il est universel,
  • Parce qu’il propose une haute vision de l’homme, il est humaniste,
  • Parce qu’il postule la proximité, il est écologique,
  • Parce qu’il fait passer la volonté du peuple avant tout, il est démocratique,
  • Parce qu’il défend la France et les Français en toutes circonstances, il est juste et patriote.

Il entre en résonance avec le mouvement du monde qui voit le réveil des consciences et l’affirmation des peuples.

Il s’éclaire du soleil de la liberté qui pointe à l’horizon des nations à nouveau souveraines.

Cette nouvelle révolution appelle tous les citoyens à sortir des pensées vides –le philosophe Gilles Lipovetsky parlerait de l’« ère du vide »-, à se défaire de l’inconstance et de l’inconsistance des opinions, à refuser la dictature du rien.

Nous marchons dans une France en passe de devenir un terrain vague sur lequel errent ou s’installent des migrants venus de partout, un pays égaré dans les décombres des fausses alternances, des promesses non tenues, des ruptures de pacotille.

Nous n’avons plus le temps des échecs et des erreurs de casting.

En parlant des partis politiques à 1’aube de la 4ème République, le général de Gaulle déclarait:

« La République devait être leur propriété et le peuple n’existait, en tant que souverain que pour déléguer ses droits jusqu’à son libre arbitre aux hommes qu’ils lui désignaient ».

Nous revivons le même scénario.

Les grandes manœuvres d’accaparement du pays sont lancées.

A nous de les faire échouer et de rendre le pouvoir au peuple, et à lui seul.

Le premier tour de cette élection présidentielle n’est rien d’autre entre MM. Macron, Fillon que la primaire des candidats du système, ce système européiste, mondialiste, immigrationniste qui nous gouvernent depuis au moins dix ans avec les résultats que l’on sait.

Au second tour, l’éliminé des deux appellera à voter pour l’autre.

Pour cette élection, les électeurs ne doivent pas agir comme les spectateurs frivoles d’un programme de téléréalité, mais comme des citoyens d’une nation millénaire à la croisée de son histoire.

La mobilisation est plus que de rigueur. L’engagement de tous s’impose.

Cette élection présidentielle est le cadre d’une partie où se joue une part du destin français, où se décide, comme en 1958, une refondation face à ceux qui s’enivrent de l’effacement de la France avec le seul objectif de jouir du pouvoir pour eux-mêmes.

Des quinquennats sans repères nous font avancer à tâtons près de l’abîme alors que jamais la situation n’a exigé autant de lucidité et de décisions fortes.

Nous invitons tous les Français et singulièrement les jeunes à renouer avec un bel idéal, celui de ceux qui les ont précédés pour faire d’eux ce qu’ils sont, celui de la nation, celui de leur nation, la nation française.

Elle est à eux, ils doivent en reprendre possession dans toutes ses richesses, toutes ses promesses.

Comme Chateaubriand avant nous, nous chantons l’amour de notre pays qui remplit notre cœur :

« Combien j’ai douce souvenance

Du joli lieu de ma naissance !

Ma soeur, qu’ils étaient beaux les jours

De France !

O mon pays, sois mes amours

Toujours ! »

Cet idéal place l’homme du présent à la rencontre de deux attachements, à la croisée de deux filiations.

Celui qui le rattache au passé et à l’avenir, qui lui donne sa place entre ses parents et ses enfants.

Celui qui, au présent, le rattache à ses compatriotes et le lie par un lien d’affection et donc de solidarité.

La filiation ou le sentiment d’appartenance, la solidarité, le destin partagé voilà des confluences fraternelles qui peuvent réunir tous les Français d’où qu’ils viennent, pour peu qu’ils soient Français dans leur coeur.

Nous ne pouvons pas reculer.

Vainqueurs de cette élection, nous allons affronter la mondialisation, avec vous mes amis, mais aussi avec tous les Français.

Nous ne l’affronterons ni désunis par l’individualisme, ni morcelés par le communautarisme.

Nous l’affronterons unis, unis par notre conscience nationale revivifiée et par ce sentiment irréductible d’appartenance à un même peuple, mais aussi unis par nos valeurs et l’impérieuse nécessité de vaincre.

Ce que nous appelons n’est rien d’autre que le sentiment que chaque Français porte en lui et qui s’appelle l’amour de la patrie.
Je sais que vous serez au rendez-vous de l’histoire qui se joue.

Ici à Bordeaux, vous êtes à l’avant-poste de ce grand mouvement qui se dessine,

Le moment est venu !

En avant pour la victoire !

Vive le peuple français,

Vive la République !

Vive la France !