Discours de Marine Le Pen à l'occasion de la galette présidentielle organisée à Saint-Denis

/ 9 janvier 2012 / Mots-clés : , /

Mes chers compatriotes, de métropole, d’outre-mer et de l’étranger, mes chers amis,

Nous voici donc en 2012, réunis pour ce premier grand rendez-vous de la campagne présidentielle cette année, l’année de tous les possibles !

Quel bonheur mes chers amis de partager cette galette des rois avec vous, qui célèbre l’épiphanie, et nous rappelle à quel point l’héritage chrétien marque la France, même si quelques belles âmes, quelques bobos en déroute voudraient faire oublier cette vérité évidente.

Quel bonheur de célébrer avec vous l’entrée dans un moment décisif de l’histoire de notre pays. Dans les semaines et les mois qui viennent, les Français devront faire un choix, ils devront dessiner l’avenir de notre pays.

Les voila, chers amis, les grands choix qui se posent aux Français à l’aube de cette élection présidentielle : quel est le chemin que vous voulez prendre ?

Je suis candidate à l’élection présidentielle, je parlerai donc directement aux Français, comme je le fais aujourd’hui, pour leur dire ce que je veux pour la France.
Et ce que je lui veux, c’est le meilleur, une France libre, forte, conquérante, digne et fière c’est l’arracher au fatalisme, c’est la mener au plus haut, la place qu’elle mérite !

Alors oui, mes chers amis, cette rencontre avec les Français, qui peut tout changer, qui va tout changer, j’y suis prête.

J’y suis prête et je la vis comme une chance immense et un devoir impérieux.

Ma vie, mon énergie est dévouée exclusivement à être avec vous, à parler aux Français de notre pays, à les convaincre comme le disait Bernanos que « l’espérance est un risque à courir », à les emmener sur le chemin que je dessine pour le retour de la France !

J’y suis prête parce que j’aime le débat, qu’il me passionne, j’y suis prête comme je suis prête à exercer la fonction suprême, consciente de l’immense responsabilité qui pèsera alors sur mes épaules. La responsabilité de redresser la France, de l’arracher au fatalisme, notre France abandonnée, méprisée, heurtée, brutalisée, par des décennies de renoncement et une crise qui n’en fini plus de la ravager.

Oui, la campagne qui s’ouvre mes chers amis sera décisive et enthousiasme ! Elle sera l’occasion de tout changer, de renouer enfin avec l’espoir !

Et cette campagne, vous l’avez remarqué avec moi, a démarré.

En effet, comme c’était prévisible, le grand concerto a commencé, les professionnels des campagnes électorales ont ressorti leur instrument favori, le pipeau !
Pipeau magique dans lequel il suffirait de souffler pour que, d’un coup, la France se réindustrialise, comme par miracle.

Pipeau magique qui permettrait d’acheter et de produire français, comme par enchantement. Comme si l’incantation suffisait, comme si tous les Traités européens qu’ils ont imposés à la France n’existaient pas…

Pipeau magique qu’on nous vend comme un bouclier dans la crise.

Oui, nous sommes incontestablement en campagne, ce pipeau, ils comptent bien s’en servir, en user et en abuser pour murmurer à l’oreille des Français leur petite musique électoraliste…comme tous les cinq ans !
Alors, préparez-vous mes amis, rien ne sera épargné aux Français. Aucun mensonge, aucune manipulation. Leur toupet, vous le savez, est sans limite.

Comme Ulysse et son équipage, le peuple de France devra s’attacher au mat du navire, n’écouter que son cœur et sa raison pour ne pas être envouté par le chant mélodieux des promesses non tenues qui, en réalité n’est que la voix de l’abandon et de la perdition.

Il faut, pour s’en convaincre, regarder Nicolas Sarkozy se jetter sur les 600 ans de la naissance de Jeanne d’Arc, qu’il n’a jamais célébrée, qu’il a laissé tomber comme les autres quand, seul, pendant des décennies, le Front National s’est évertué à ne pas laisser le souvenir de la Sainte de la patrie sombrer dans l’oubli.
Jeanne d’Arc, qu’il essaie sans vergogne de récupérer à des fins purement électoralistes, alors même qu’il en trahit chaque jour le combat patriote, le symbole de résistance et d’indépendance nationale !
Jeanne d’Arc en Lorraine le matin, mais Bruxelles l’après-midi pour se coucher une nouvelle fois devant les injonctions d’un commissaire européen non élu…

Oui, la campagne a bel et bien commencé ! Mais personne ne doit être dupe. Les coups de communication électoralistes sont comme les régimes à répétition, ça marche à chaque fois mais de moins en moins bien.

Les Français en ont soupé des fausses promesses et des discours immédiatement contredits par les faits.

Les Français attendent l’espérance, et il faut admettre qu’en tout domaine ceux-ci sont pitoyables : sécurité, immigration, logement, santé, pouvoir d’achat, chômage, éducation, formation, diplomatie, dépendance, salaires, retraites, croissance, déficit, dette…

Alors je vous le dis : cette campagne sera l’expression de l’espérance et de la colère françaises.

Oui, l’espérance d’un vrai changement, mais aussi la colère, qu’il est inutile de nier, de cacher.
La colère légitime de tout un peuple, oublié, invisible, pour des élites qui lui ont tourné le dos. Pire, qui l’ont trahi.

Colère aussi parce que monte depuis des décennies le terrible sentiment que le pacte social sur lequel notre pays s’est reconstruit après guerre n’existe plus. Ce pacte sacré qui faisait le ciment de la nation, c’est celui d’une promesse ouverte à tous d’une possible ascension sociale.

Abandonnés depuis longtemps par les pouvoirs successifs, les Français des milieux populaires furent les premiers à se sentir exclus de ce contrat social, les premiers oubliés, à comprendre très vite qu’il n’y avait pas d’avenir prévu pour eux et pour leur descendance.

Puis plus largement, ce sont l’ensemble des salariés aux revenus modestes, les retraités à la pension trop faible pour penser au lendemain sans angoisse, les parents gagnant trop pour pouvoir bénéficier des aides sociales mais pas assez pour élever leurs enfants sans faire de gros sacrifices…

En somme, ce sont ceux qu’on appelle les classes moyennes qui comprirent aussi que le chemin que leur dessinaient les politiques de tout bord était en réalité une voie sans issue, une route piégée, les emmenant elles et les générations à venir vers la fin de la croyance autrefois fondée en de possibles lendemains meilleurs. Des classes moyennes à la dérive silencieuses donc oubliées pour finir par être complètement niées.

Ce terrible désespoir social qui touche maintenant une grande partie de notre peuple, sans doute majoritaire, il naît de la confrontation avec ce qu’est devenu le système français, celui d’un implacable descenseur social.

Les oubliés, les invisibles, ceux qui ne font pas la une des journaux, ceux qui n’apparaissent pas dans les courbes du CAC 40, ce sont bien sûr les classes moyennes qui descendent inexorablement.

Cette France qui descend, génération après génération, comment nos dirigeants n’ont-ils pas entendu sa plainte silencieuse pour eux, assourdissante pour nous !

Cette réalité désolante, c’est celle que l’on ressent dans des millions de familles françaises : l’ascenseur social est en train de mourir.
On vit moins bien que ses parents à son âge, et on craint, on redoute, on pressent souvent à juste titre que ses enfants vivront encore plus durement.
Il est plus difficile d’être jeune aujourd’hui qu’hier, plus difficile d’être salariés, plus difficile d’être parents, plus difficile d’être retraités, plus difficile d’être petits patrons, plus difficile d’être retraités.

Beaucoup de signes montrent que cette impression colle à une réalité tenace : le pouvoir d’achat recule pour beaucoup de nos compatriotes, les salaires et les pensions sont aujourd’hui souvent ridiculement faibles face aux dépenses du foyer qui grimpent en flèche, la rémunération du travail, donc de l’effort, a chuté, au profit de celle du capital, de la rente, le chômage bien sûr n’a cessé de progresser jusqu’à concerner aujourd’hui une part démesurée de nos jeunes, y compris diplômés.

Parmi nos jeunes, un sur quatre est au chômage, un record d’Europe. Comment l’accepter ?! Comment le tolérer ?!

Combien de parents de nos jours angoissent en pensant à l’avenir de leurs enfants ? Combien de grands parents tremblent en voyant leurs petits-enfants échouer à intégrer le marché du travail, à accéder au logement, à parvenir à vivre sans les subsides de la solidarité familiale, bien souvent le dernier mais indispensable recours ?

Le descenseur social qui touche ces millions de familles françaises ne se mesure pas qu’à ces réalités bien tangibles.

Il est aussi intensément vécu par les classes moyennes, dans l’industrie, dans la fonction publique, dans les services, dans les bureaux, à la retraite, qui perçoivent très bien que les piliers de l’ascension sociale, les rouages fondamentaux de notre contrat social, ne remplissent plus leur rôle, pire, qu’ils jouent désormais le rôle inverse de celui qu’ils étaient censés jouer.

Classes moyennes trop riches pour être aidées, trop pauvres pour s’en sortir, qui savent ce que je dis, frappées durement en ce début d’année par un nouveau cortège de hausses insupportables : hausse des tarifs du gaz, hausse du prix du train, hausse des mutuelles, hausse de la TVA dans d’innombrables secteurs, et bientôt, cerise empoisonnée sur le gâteau, la TVA patronale !

Et à cette longue liste il faudra ajouter l’alourdissement des amendes contre les automobilistes, l’installation de centaines de nouveaux radars automatiques, comme si le pouvoir n’avait rien de mieux à faire que de traquer les automobilistes vaches à lait du système plutôt que les voyous !

Qu’on laisse un peu tranquille l’automobiliste : vous le savez je suis favorable à la suppression du permis à points et à la fin du tout-radar.
Qu’on s’attache plutôt aux vraies causes de l’insécurité routière, comme la conduite sous l’emprise de la drogue, drogue qu’on a renoncée à combattre, mais aussi le mauvais état des routes. Et surtout, qu’on s’attaque enfin à la délinquance, la vraie, celle qui prospère si facilement depuis tant d’années dans nos banlieues, nos villages, nos villes !

Classes moyennes accablées donc, et victimes du descenseur social, victimes de la lente disparition du mérite républicain, un principe aujourd’hui presque anachronique dans notre société.

Combien croient encore que l’effort qui mène à une bonne qualification, à un bon diplôme, sera récompensé par une entrée relativement facile sur le marché du travail, un salaire décent et une perspective de carrière raisonnable ?

L’école n’est plus ce tremplin qui permettait autrefois de s’élever dans la société, qui récompensait jadis les sacrifices des parents et les efforts de l’enfant par une intégration réussie, par la perspective d’un progrès social de génération en génération.
Voilà pourquoi mon projet insiste tant sur le redressement de l’école républicaine, le relèvement des exigences, l’obligation des méthodes classiques d’enseignement, le respect et l’autorité du maître.

Le travail lui-même n’assure plus l’avenir.
La menace permanente du chômage, le recours exponentiel au travail précaire ou intérimaire, le fléau des délocalisations de production et de services, le règne sans partage de la finance dans la grande entreprise, l’objectif ultime que constitue le profit, l’argent roi, toutes ces évolutions bien réelles et durement vécues par les Français font que c’est un sentiment permanent d’insécurité qui mine les foyers.

Et que dire de cette pression écrasante sans cesse exercée sur les salaires, sur les revenus du travail, alors qu’en haut, parmi les amis du pouvoir, les puissances d’argent, celles qui vivent de leurs rentes, on s’enrichit en permanence ?
Que dire de cette révélation que les actionnaires et les patrons du CAC 40 ont vue leurs dividendes et rémunérations augmenter de 30% durant le mandat de Nicolas Sarkozy alors même que celui-ci explique aux Français qu’ils doivent faire des sacrifices, encore et encore ?

On voit bien que leur petite entreprise ne connaît pas la crise !

De toute évidence, cette injustice flagrante démontre qu’il n’y a plus cette juste rétribution de l’effort fourni, elle contribue aussi à casser toute projection dans l’avenir d’individus qui ne sont plus que des variables d’ajustement d’un système qui méprise l’épanouissement de chacun.

Quand les jeunes ne parviennent plus à s’acheter un logement, quand les parents n’arrivent plus à constituer un patrimoine pour leurs enfants, quand les artisans ou commerçants renoncent à transmettre une affaire devenue trop peu rentable, où est l’ascenseur social ?

Où est cette promesse vitale que l’on peut, pour soi, pour les siens, progresser dans la vie, se construire un avenir, que l’on profitera du juste produit de son propre labeur ?

Le descenseur social ruine l’état d’esprit de générations entières, il plonge les classes moyennes dans une vision négative et angoissante de la société, il nuit à l’esprit de conquête et d’entreprise qui anime une société vivante, capable de s’offrir un futur, de se dessiner un autre horizon que celui, noir, qui se profile aujourd’hui pour la plupart d’entre nous.
Alors je le disais : colère française, mais comment ne pas la comprendre ? Comment ne pas entendre le cri sourd de la France qui descend ?

La classe moyenne française souffre terriblement, elle se contracte.
Or vous le savez, les pays qui voient leurs classes moyennes s’amenuiser sont des pays qui vont mal.

Une classe moyenne inexistante ou réduite c’est même un des marqueurs des pays du tiers monde, sous développés, ou en voie de développement marqués par une ultra-minorité possédante et une ultra-majorité démunie et entre les deux… rien ou presque rien…

Ainsi nous pouvons affirmer qu’à l’aune de cette analyse, notre pays est en voie de sous développement, de tiers-mondisation…

Regardons d’ailleurs la Grèce, pour sauver à tout prix un euro condamné et des banques rapaces celle-ci est en train de voir disparaître sa classe moyenne. Le douloureux renflouement de la monnaie unique l’a très brutalement ramenée à l’état de pays sous-développé.

La France ne doit pas, ne peut pas se laisser aspirer dans cette spirale négative, qui a largement commencé.

Le Maréchal Foch disait « Accepter l’idée d’une défaite, c’est être vaincu ». La caste sans le dire a accepté et signé la défaite. Elle est vaincue par son propre renoncement.

Pas moi, pas nous !

Mon devoir est de proposer un chemin à cette France qui descend. Un chemin positif,
Aux Français les plus pauvres une clé pour sortir du marasme.
Aux classes moyennes une solution pour remplacer le descenseur social par l’ascenseur social.

Je n’ai pour relever ce défi aussi enthousiasmant qu’angoissant qu’un seul instrument, et ce n’est pas le pipeau magique vous le savez bien, mais bel et bien ce projet patriote qui constitue ma seule et unique boussole !

Oui, les classes moyennes qui descendent, la France des oubliés, relèveront la tête si enfin une volonté politique se donne les moyens de les protéger.

C’est bien la question des protections et du protectionnisme qu’il faut poser.

Il ne faut pas s’y tromper en effet : l’ouverture sans contrôle de notre pays et de l’Union européenne à tous les vents de la mondialisation sauvage est un processus qui frappe presque méthodiquement chaque parcelle du peuple français, l’une après l’autre.

Ouvriers, paysans, eux très vite ont été agressés dans leur chair par les ravages de ce système fou, qui laisse une concurrence déloyale se déployer sans aucune contrainte dans tous les secteurs de la vie économique et sociale.

Mais c’est aujourd’hui toute la société française qui paie le prix fort de ce choix du laisser-faire généralisé, ce choix de la gauche et de la droite depuis des décennies.

Je vous le disais, le descenseur social marche à plein, la classe moyenne descend, et seul 1% de la population profite à fond de l’effondrement des protections.

Alors, même si cela doit gêner, je pose le débat du protectionnisme.

Protectionnisme économique, à travers des normes plus strictes pour les produits et les services qu’on importe en France, des quotas d’importation et des droits de douane ciblés vis-à-vis de pays qui ne respectent pas la règle du jeu.
L’enjeu est simple mes chers amis : comment réindustrialiser la France si on ne s’en donne pas les moyens, si on ne rompt pas avec la cause première de sa désindustrialisation : l’effacement des frontières et des protections nationales ?

Si l’Argentine et le Brésil le font, pourtant des économies plus petites que la nôtre, pourquoi la France ne pourrait-elle pas protéger ses frontières de la concurrence déloyale, et obliger les usines à venir et à revenir en France ?

Comme dans ces pays d’Amérique du Sud, dynamiques, innovants.
Un signal très clair sera donné : vous vendez en France, alors vous produisez en France !
C’est pourquoi il faudra taxer à hauteur de 35% l’industrie automobile qui ne réalise pas au moins la moitié de sa production sur le sol français.

Il faudra bien sûr remettre à plat leurs Traités européens, les Traités de l’UMPS et du centre, ceux qui nous brident et nous condamnent à l’isolement dans une politique du laisser-passer devenue parfaitement archaïque partout ailleurs dans le monde.

J’ai bien dit archaïque. Le modèle ultralibéral au même titre que le modèle qui fut adoré par les mêmes, le modèle communiste sont des modèles archaïques qui déconstruisent, brutalisent, appauvrissent, aliènent les peuples.
Tous les deux sont d’ailleurs d’inspiration tyrannique et totalitaire.

La réindustrialisation et l’emploi ne sont pas que des mots, il n’y a qu’une volonté clairement affichée et des objectifs précisément définis qui permettront de les atteindre.

Et quand je pose concrètement la question du protectionnisme, du patriotisme économique, je la pose pour l’ensemble des Français.

Les protections aux frontières nationales concerneront également ces innombrables activités de service qu’on délocalise aujourd’hui à l’étranger, jetant au chômage des cohortes de jeunes, d’ingénieurs, de séniors !

Comment l’Etat a-t-il pu laisser la SNCF, entreprise publique, délocaliser une partie de ses services informatiques en Inde ? Mon projet pénalisera financièrement par une taxe de 35% également les délocalisations de prestations de services dont abusent tant de grandes entreprises françaises.

La comptabilité, l’informatique, le conseil, les centres d’appel n’ont aucune raison d’être délocalisés au Maroc, en Tunisie ou en Inde, alors que nous avons tant de talents en France à mettre et à remettre au travail !
Tant de talents qui veulent participer activement à la vie de la nation et à son rayonnement !
Le protectionnisme économique et social que je propose face au consensus de la Caste est la seule solution qui soit, en même temps, adapté à notre temps et donc moderne, mais aussi efficace et juste !

Je pose le débat du protectionnisme, et j’attends que les joueurs de pipeau posent leur instrument pour me répondre.

J’attends des réponses concrètes de leur part, et pas seulement des incantations…
Je leur demande ce qu’ils comptent faire, tous, au centre, à gauche, à droite, avec ce boulet qu’ils nous ont accroché aux pieds : l’Europe de Bruxelles et son idéologie férocement mondialiste.

Ils ont le devoir d’expliquer aux Français pourquoi ils persistent obéir aveuglément à toutes les lubies européistes, qui interdisent de se défendre.

Pourquoi ils s’acharnent à faire payer la crise au peuple, avec la TVA soit disant sociale qui en réalité est une TVA patronale, et n’est rien d’autre que le 3ème plan de rigueur Sarkozy, une nouvelle dose de carburant pour alimenter le descenseur social…

Qu’y a-t-il en effet de social dans le fait d’augmenter de 3 ou 4 points la TVA payée par tous, classe populaire, classe moyenne, retraitée, chômeurs, plombant ainsi un peu plus leur pouvoir d’achat pour baisser les charges patronales ?

Cette TVA patronale est un vieux projet du MEDEF qui ne bénéficiera une fois de plus qu’aux grandes entreprises, car si le coût du travail est en lourd en France c’est parce que le chômage y est énorme, à cause de leur politique et que le système de protection sociale prend en charge toute la misère du monde au lieu d’être réservé aux Français. Ce que demandent les PME/PMI c’est d’être protégées de la concurrence déloyale par des protections aux frontières.

Les entrepreneurs savent très bien que même si on supprimait toutes les charges patronales demain, ils seraient toujours dans l’incapacité d’être compétitif fasse à des entreprises étrangères qui versent des salaires 10 fois supérieurs aux nôtres, qui font travailler les enfants de 5 ans, qui ne respectent aucune règle de sécurité, aucune norme environnementale.
Le seul moyen de retrouver la capacité de lutter économiquement, de se défendre c’est abandonner cette monnaie surévaluée qu’est l’euro et de mettre en place des protections douannières.

Oui, des protections contre le descenseur social, le protectionnisme contre le descenseur social, voilà ce que je propose très concrètement à la France !

Des protections pour faire de la France une nation conquérante, ambitieuse, créative.

Des protections pour remettre la France au travail, dans les usines, dans les bureaux, pour que les cols bleus et les cols blancs retrouvent foi en l’avenir et croient à un chemin possible pour leurs enfants.

Voilà la route que je dessine pour que classes populaires, classes moyennes, ensemble, passent de la colère à l’espérance !

Avoir un travail c’est donc évidemment essentiel, mais on a pas de travail si l’on a pas aussi un toit sur la tête !

Il faut donc aussi poser la question du logement, une autre immense inquiétude de nos concitoyens, l’autre préoccupation essentielle de la France des oubliés.

Là aussi, l’Etat a renoncé à son rôle de protecteur, et là aussi le descenseur social fonctionne à plein.

Là encore il n’y a pas de fatalité ! L’accès au logement, et chaque fois que c’est possible à la propriété, est un droit essentiel du citoyen.

Vivre avec la peur au ventre de ne pas pouvoir payer les mensualités du prêt immobilier que l’on a contracté et de se voir reprendre sa maison et jeté à la rue, vivre avec la trouille de ne pouvoir payé son loyer et de risquer l’expulsion, être dans l’incapacité de louer un bien parce que son salaire est trop bas ou précaire ou partiel n’est pas supportable.

Il faut donc, d’abord avoir le courage de poser la question de l’accès au logement social, et la question de la priorité nationale dans l’habitat social.

Oui, les Français, et quelles que soient leurs origines, doivent avoir un accès prioritaire au logement social !
En jouant la carte hypocrite d’une pseudo-générosité avec la terre entière, qui consiste d’ailleurs trop souvent à donner la priorité à des familles tout juste débarquées sur notre territoire et parfois même illégales car polygames, on asphyxie le logement social.

La France n’hébergera pas le monde entier, dans des conditions souvent déplorables, qu’on se le dise. Et si elle veut continuer à le faire, il y aura toujours 1,2 million de foyers en attente de logement social. Il y aura toujours plus de 120 000 pauvres hères à la rue, les plus oubliés des oubliés. C’est révoltant !

Si on ne construit pas chaque année l’équivalent en logements de la ville de Rennes pourquoi fait-on entrer chaque année en immigration l’équivalent de la ville de Rennes ? 200 000 personnes ! Et encore légalement ! Sans compter les clandestins dont le gouvernement minimise consciencieusement les chiffres.

On asphyxie les classes populaires et moyennes en refusant d’arrêter l’immigration et de réformer la politique de l’habitat.

Oui, je veux redresser le logement social, je veux que les plus pauvres d’entre nous, les accidentés de la vie, puissent y avoir accès, et pour cela il n’y a pas d’autre solution que de poser cette règle de justice qu’est la priorité nationale. La règle qui veut que les Français soit les premiers servis dans leur pays.

Car, mes chers amis, réfléchissons-y : la priorité nationale n’est rien d’autre qu’un protectionnisme social. Un patriotisme social.

Et vous percevez là toute la cohérence de mon projet présidentiel : protectionnisme économique et protectionnisme social, patriotisme économique et patriotisme social, pour inverser le descenseur social.

Pour permettre à la France qui descend, aux classes moyennes qui descendent, aux plus pauvres tout en bas, aux plus âgés délaissés, de se relever, de partir en avant, de donner une chance à leurs enfants !

Dans le même temps que j’instaurerai le protectionnisme social pour le logement social, je ferai réaliser un audit sur les conditions d’occupation actuelles de ces logements. Je refuse les abus, et je les combattrai, parce qu’ils sont l’injustice même, et l’aggravation des inégalités.

Je poserai aussi le principe de responsabilité : en cas de dégradation d’un logement social, les sanctions devront être beaucoup plus lourdes et l’expulsion plus rapide : Parce qu’il est inadmissible qu’on souille le bien public, qu’on dégrade ce que la communauté nationale vous paie. Et le logement social en fait à l’évidence partie !

On aide mieux quand on est plus exigeant. Cette règle fondamentale, je la poserai partout comme principe.

Les aides au logement seront concernées par cette réforme de fond.

Il faut simplifier un système d’aide aujourd’hui très opaque, et le recentrer sur ceux qui doivent naturellement en être les premiers bénéficiaires, dans le cadre du protectionnisme social : je pense aux familles nombreuses, aux femmes élevant seules leurs enfants, aux étudiants et aux jeunes travailleurs, à nos séniors prématurément jetés du marché du travail, aux personnes âgées isolées et aux personnes handicapées.

Je ne supporte pas l’injustice, et dans le logement elle est trop souvent criante. Voilà pourquoi je veux la combattre, et m’en donner les moyens !

Quant à l’accession à la propriété, elle est une question philosophique importante : nous croyons à la propriété, et nous la souhaitons pour chacun d’entre nous, même pour le plus petit, aujourd’hui oublié.

L’accession à la propriété doit être dynamisée, en incitant fiscalement à la création de logements neufs.

En mettant en place un « chèque premier logement » qui sera un crédit d’impôt pour les jeunes accédant pour la première fois à la propriété.

Je crois beaucoup à ce coup de pouce essentiel que représentera le chèque premier logement, et j’en ferai un point central de ma politique du logement.

Nous n’avons pas le droit de baisser les bras : le logement est une priorité assumée de mon projet présidentiel, et je compte bien tout entreprendre pour gagner cette bataille du logement !

Voilà toute une gamme de mesures qui s’inscrivent dans la même dynamique, et qui visent le même résultat : redresser la France qui descend, donner des raisons d’espérer à nos classes moyennes, à nos jeunes, qui auront demain la lourde tâche de mener notre pays vers son glorieux destin.

Mes chers compatriotes, trop de déceptions, trop de souffrances engendrées par des promesses de campagne sans lendemain, des promesses de campagne insincères, et lâches ont éloigné trop de nos compatriotes de la politique avec un grand P.

Je suis la seule candidate à avoir présenté un projet présidentiel détaillé pour la France, à avoir le courage de l’exposer en toute transparence, à avoir un projet qui ne laisse aucun secteur de la vie sociale à l’écart.

Quand les autres se chamaillent à coup d’insultes dignes d’une cour de récréation, « pauvre con » contre « sale mec », j’avance, je trace mon sillon, je vais à la rencontre de ceux que tout en haut on a oubliés, innombrables.

Au plus profond de mon cœur, je sais que la France éternelle nous appelle, nous attend !

Je sais que la France attend son heure, l’heure de sa renaissance !

Je perçois furieusement son désir, son besoin de porter à sa tête des hommes et des femmes qui l’aiment profondément, qui lui seront pleinement dévoués.
Je le sais au plus profond de mon âme, et je mènerai ces hommes et ces femmes au service de leur patrie !

La France a un bel et long avenir devant elle. Il y a de la place pour toutes les filles et tous les fils de France.

Aidez-moi ! Suivez-moi ! Avez Emile Zola crions que « la vérité est en marche, et que rien ne peut plus l’arrêter » !
Laissez parler votre raison, écoutez votre cœur gonflé d’amour pour notre pays, et venez vous battre pour la France avec moi, de toutes vos forces, de toute votre âme !

Vive la République ! Vive la France !