11 septembre / Acropolis de Nice – Discours de Marine Le Pen

/ 11 septembre 2011 / Mots-clés : , /
Discours de clôture de Marine Le Pen à Nice, Présidente du Front National et candidate du peuple français à l’élection présidentielle de 2012 (intervention vidéo en 2 parties).
Discours de Marine Le Pen prononcé lors de la clôture des « Journées d’été de Marine Le Pen » :

Merci à tous, mes chers amis, pour ces magnifiques universités d’été. Merci à tous les intervenants pour leurs contributions passionnantes, et merci à vous tous d’être venus les écouter et échanger avec eux.

En cette rentrée politique, je crois mes chers amis que nous pouvons être fiers de nous !

Souvenez-vous ! Ce n’est pas si loin, même si cela semble faire une éternité. C’était en 2007 au lendemain des législatives notre mouvement, le seul dans lequel les Français auraient pourtant dû avoir confiance, s’est retrouvé considérablement affaibli, à tous niveaux.

Nous avons depuis remonté la pente. C’est peu de le dire. Sans faiblir et sans nous laisser impressionner par les rodomontades du système, nous avons patiemment travaillé à faire éclore la vérité. Et aujourd’hui, cette lumière crûment jetée sur le pouvoir sarkozyste le révèle tel qu’il est vraiment : une immense tromperie.

Sans relâche, nous avons parlé aux Français, nous leur avons expliqué que les voies sur lesquelles le pouvoir nous emmène sont celles de la perdition. Les Français ont commencé à le comprendre.

Sans jamais perdre confiance, nous avons travaillé, travaillé, et encore travaillé. Nous avons su dénoncer l’enfumage gouvernemental permanent.

Mais nous avons aussi développé nos analyses, sur la situation de la France et de nos compatriotes, nous avons enrichi notre discours et nos propositions qui sont aujourd’hui au centre des débats. Nous avons eu le courage de faire de la vraie politique, d’aller parler au peuple entier, et de rejeter les petites stratégies électoralistes, qui sont la nourriture quotidienne de nos adversaires.

Les Français ont recommencé à croire en nous. Nous avons progressivement amélioré nos résultats électoraux aux élections régionales d’abord, et plus encore aux dernières élections cantonales. Nos performances ont fait trembler tout le système, et je peux vous le dire, il n’a pas fini de trembler…

En interne, nous avons réglé nos problèmes financiers, nous avons spectaculairement accru le nombre de nos militants et nous avons réorganisé notre mouvement pour en faire une véritable machine de guerre prête aujourd’hui pour l’élection présidentielle.

Bien-sûr, mes chers amis, nous n’avons pas toutes les facilités que s’octroient les partis qui se succèdent au pouvoir depuis tant d’années, nous sommes loin d’avoir leurs considérables moyens financiers, nous ne bénéficions pas des mêmes largesses médiatiques, nous ne sommes pas soutenus par leurs amis, les puissances d’argent… Mais nous avons beaucoup plus ! Nous avons des richesses bien supérieures !

Nous avons la sincérité de notre engagement, la force inébranlable de nos convictions. Nous avons cette foi tenace dans notre capacité à faire bientôt triompher nos idées parce que nous avons l’énergie de ceux qui croient en la justesse de la cause qu’ils défendent.

Et si nous sommes si forts aujourd’hui, c’est que nous avons aussi la liberté de parole de ceux qui ne sont inféodés à personne, c’est que nous avons ce bien le plus précieux, l’indépendance de notre action politique.

C’est pourquoi de partout, anonymes ou connus, malgré les obstacles, l’on nous rejoint, certains à petits pas, certains dans un grand élan comme l’ont fait Gilbert Collard, l’ancien doyen Bruno Lemaire (le bon pas le mauvais) et hier Paul-Marie Couteaux.

De toutes ces forces mes chers amis, chaque jour nous tirons le courage de mener le seul combat qui vaille, le combat pour la liberté de notre grande Nation, le combat pour le bonheur de la France et des Français ! Notre action est guidée par ce seul objectif !

Notre vitalité et notre ferveur contrastent avec ce que sont devenus les « grands » partis, ces vieux mastodontes, archétypes d’un système à bout de souffle, d’un système dépassé, d’un système agonisant, d’un ancien système.
L’UMP, le PS, et leurs satellites, ont trompé les Français. L’UMP a depuis longtemps trahi la Nation, le PS ne cesse de trahir la République. L’UMPS n’a plus qu’une seule obsession. Non pas bien sûr celle de travailler au service des Français, mais celle du pouvoir. Celle du pouvoir pour le pouvoir.

Le Parti Socialiste, vous savez, celui qu’a créé Jaurès, est aujourd’hui dirigé par Harlem Désir. Voyez le chemin parcouru !

Le Parti Socialiste, qui n’a rien d’autre à proposer qu’une copie de ce que fait aujourd’hui l’UMP au pouvoir, s’acharne pourtant à se trouver un chef. Il s’agit donc de trouver celui ou celle qui portera ses couleurs à la présidentielle.

Mais pour y dire quoi ?
Pour y porter quel message ?
Quel est aujourd’hui le projet du Parti Socialiste ? Que propose-t-il sinon de faire la même chose que l’UMP ?

Nicolas Sarkozy fait exploser l’immigration ? Le Parti Socialiste s’engage à faire encore plus ! Sans doute mécontent de ce que Lionel Jospin faisait moins d’immigration que Nicolas Sarkozy…et même beaucoup moins.

Nicolas Sarkozy ruine la France pour sauver l’euro ? Le Parti Socialiste lui demande de la ruiner plus vite ! Sans doute jaloux que le champion de la dette soit Nicolas Sarkozy…

Nicolas Sarkozy veut la dissolution de la France dans l’Union européenne, dans la mondialisation ? Le Parti Socialiste applaudit encore des deux mains. Sans doute meurtri que Nicolas Sarkozy soit devenu le meilleur héritier de François Mitterrand !

Mais quel est le sens de cette opposition ? De quelle opposition peut-on parler quand on est d’accord sur l’essentiel ?

La véritable opposition, c’est nous, mes chers amis ! La véritable opposition c’est le modèle de souveraineté, de justice sociale et d’efficacité que nous proposons ! Le reste n’est que poudre aux yeux !

A l’UMP, c’est pire encore. Parce qu’à l’UMP, il n’y a même pas l’excuse des primaires. A l’UMP, c’est une primaire permanente. Ça fait des années que ça dure, et ça risque de durer longtemps encore, puisque l’objectif là-bas, c’est 2017.

Estrosi monte un contre meeting au FN et Fillon un contre meeting au contre meeting d’Estrosi, donnant ainsi du gouvernement une image pitoyable.

On fera monter au créneau la droite populaire qui multiplie les déclarations fracassantes jamais suivies d’effets et défendant des amendements jamais votés.

Les députés de la droite populaire parleront souveraineté alors qu’ils ont voté le Traité de Lisbonne qui en a transféré les derniers pans à Bruxelles.

Ils chanteront l’air de la réduction de l’immigration alors qu’ils ont soutenu la politique d’explosion de l’accueil des étrangers de Nicolas sarkozy.
Ils réclameront fermeté, sévérité, places de prisons, peines plancher alors qu’ils ont voté tous les budgets saignants à blanc les effectifs de policiers et de gendarmes.

Ils exigeront la baisse des déficits après avoir voté des deux mains tous, je dis bien tous, le 1er plan à la Grèce et il y a quelques jours le 2eme plan de 15 milliards d’euros (17 car 22 avaient piscine ou atelier macramé..).

Ils feront sembler de pleurer l’indépendance perdue de la France après avoir voté l’engagement en Libye sous la bannière de l’OTAN.

On reverra Guaino, au placard depuis 2007, qui nous parlera de grandeur de la France, de drapeaux, d’amour de la patrie, il mettra dans la bouche du candidat-imposteur l’évocation des grandes figures de notre histoire, Charlemagne, Napoléon, Clovis, Henri IV, CLemenceau, Jeanne d’Arc. Ce sera beau comme l’antique… Ce matin déjà, il a osé en appeler au Général de Gaulle pour soutenir les fossoyeur de sa vision de la France.

Monsieur Buisson ressortira son circuit de visite des hauts lieux, longue épopée symbolique de la France comme si l’identité française se résumait à un circuit touristique.

Oui mes amis, préparez-vous à revivre tout cela comme un disque rayé, les équipes de campagne de Nicolas Sarkozy s’apprêtent à nous rejouer la même musique. Le petit journal de Canal + qui traque les discours copier-coller du président Sarkozy aura de quoi se régaler.

L’imposteur peut incontestablement et parfois brillamment imiter le discours, il peut même emprunter le costume, mais il ne peut en incarner l’esprit.

C’est parce qu’il se moque de l’esprit de la France que Nicolas Sarkozy n’est pas capable de le défendre. C’est parce qu’il n’a pas conscience que le patrimoine de France appartient aux Français qu’il l’a vendu massivement, hôpitaux, casernes, bâtiments nationaux, tribunaux.
Parce qu’il se refuse à admettre que l’unité, l’influence et l’esprit de la France passent par la protection scrupuleuse de notre langue qu’il l’a, comme l’a si bien dénoncé Paul-Marie Couteaux hier, laissé s’affaiblir dans nos écoles et dans le monde.

C’est parce qu’il ne perçoit pas la force qui lie une nation et son peuple qu’il retire progressivement à celui-ci la liberté de décider de son avenir, le privant des grandes décisions au bénéfice du monstre à trois têtes technocratiques « FMI-BCE-UE », celui qu’on nomme « la troïka ».
C’est parce qu’il n’est viscéralement pas convaincu par la démocratie qu’il a violé de manière aussi brutale la volonté du peuple en lui imposant la Constitution européenne pourtant rejetée par référendum.

C’est parce qu’il n’a pas compris la réserve des Français à l’égard de l’étalage vulgaire de richesse, qu’il a pris pour un complexe ce qui était juste de la pudeur, qu’il a cru bon de multiplier les séquences bling-bling et d’exposer outrageusement ses liens avec le show-biz et le CAC 40.

C’est parce qu’il croit que président de la République est un « job » comme un autre, qui méritait d’ailleurs une augmentation de salaire de 174 %, qu’il n’a jamais su incarner l’intérêt général et a marqué son mandat du sceau du copinage et de la défense des intérêts particuliers, imité en cela par ses ministres Woerth, Amara, Blanc, Joyandet, Aliot-Marie, etc.

Henri Guaino a eu beau lui expliquer, Nicolas Sarkozy ne comprend pas. Il imite, il répète, il fait de la com’, il joue la comédie mais il n’incarne pas !

Les Français veulent un chef de l’Etat, pas le président d’un parti, pas celui d’une coterie mais le président d’un pays qui à chaque minute se doit de penser d’abord à l’intérêt national, un président qui impose que chaque décision prise le soit à l’aune de cette unique question : où est l’intérêt de la France et des Français !

Faisons donc ensemble cet exercice. Est-ce l’intérêt de la France d’avoir imposé à notre pays une immigration massive ?

A l’évidence Non, surtout lorsque près de 5 millions de nos compatriotes sont au chômage, quel intérêt peut-il y avoir à faire entrer légalement 203 000 immigrés supplémentaires chaque année dont 5% seulement on un contrat de travail, et le reste donc à la charge des contribuables ? C’est 78% de plus que sous Jospin en 2000…

Il n’y a qu’un seul objectif à cela, c’est évidemment de peser à la baisse sur les salaires, de tenter sur le dos des salariés de grappiller quelques points de compétitivité dans une enchère folle à la baisse avec les pays émergents.

Le marché du travail, comme son nom l’indique, est un marché qui évolue en fonction de l’offre et de la demande. Il ne faut pas être polytechnicien pour comprendre qu’en période de chômage massif, plus il y a de demandeurs d’emplois plus les salaires baissent.

Pas plus qu’il ne faut être sorti des grandes écoles pour percevoir que faire entrer chaque année l’équivalent du nombre d’habitants de la ville de Rennes alors qu’1,2 million de ménages sont dans l’attente d’un logement social va entraîner une pénurie de logements et une augmentation terrifiante des loyers (déjà +24% en 10 ans selon une étude récemment publiée).

Le ministère des affaires sociales aura beau commander une étude à l’université de Lille pour expliquer aux naïfs que l’immigration enrichit la France, chacun prend conscience qu’en important des chômeurs à qui l’on accorde l’accès à tous les guichets on ne peut que gravement mettre en péril l’équilibre de nos budgets sociaux. Gravement et même très gravement si l’on en croit Yves-Marie Laulan, ex président du comité économique de l’OTAN, qui a enseigné à l’ENA et à Dauphine, et qui évalue à 70 milliards par an le coût de cette folle politique d’immigration.

Il suffit enfin d’avoir des yeux pour percevoir que cette arrivée massive, en un temps très bref, 20 ou 30 ans, de femmes et d’hommes ayant pour une très grande majorité une culture très différente de la nôtre, rend toute assimilation inopérante voire impossible. La France se voit ainsi confrontée au multiculturalisme qui bouleverse ses lois, ses mœurs, ses traditions, bref ses valeurs de civilisation et son identité. Les sociétés multiculturelles deviennent toujours des sociétés multiconflictuelles.

Alors je le dis ici solennellement l’intérêt de la France est de cesser toute immigration et même d’en favoriser l’inversion des flux.

Nous avons en effet largement la capacité de former des soudeurs, des ouvriers, des serveurs, des cuisiniers, des médecins ou des ingénieurs.

Nous n’avons pas besoin d’immigration de travail, parce qu’il n’y a pas de travail et que dans cette période difficile le peu qui existe doit d’abord profiter aux nôtres !

Quant à l’argument cynique qui voudrait que nous fassions venir des travailleurs pour occuper des postes que les Français refusent, il faut lui tordre le cou.

Bien sûr il y a sûrement des profiteurs qui, quelle que soit la circonstance, trouve une bonne excuse pour refuser de travailler. Mais l’immense majorité des emplois difficiles ne sont pas pourvus tout simplement parce qu’ils sont mal payés.

Il ne faut pas faire appel à l’immigration mais réhabiliter le travail manuel et s’intéresser à la pénibilité de celui-ci. Ce sont des métiers souvent durs, dans le bâtiment ou la restauration, qui s’ils étaient payés à leur juste valeur et reconnus comme tels, procureraient beaucoup plus d’attrait.

Mais nos politiques en cheville avec certains grands décideurs économiques préfèrent faire venir de la main d’œuvre bon marché pour soumettre ces emplois à des grilles de salaires minimalistes. J’y vois bien l’intérêt du Medef mais je ne vois pas l’intérêt des Français.
Cet écrasement des salaires appauvrit nos travailleurs, notre pays tout entier, au sacrifice de quelques-uns qui en veulent toujours plus.

On arrive aujourd’hui à fabriquer par millions des travailleurs pauvres. Des gens qui ne peuvent pas vivre décemment de leur salaire.

Cette folle dérive doit et peut cesser et pour cela il faut rééquilibrer le marché du travail. Ce rééquilibrage passe, entre autre, par l’arrêt de l’immigration légale couplé à une politique dissuasive d’immigration.

Il s’agit de la suppression de tout ce qui en France représente un appel d’air à une immigration nouvelle : l’acquisition automatique de la nationalité ou droit du sol qui par exemple à Mayotte attire des milliers de clandestins au point que les Mahorais vont finir par être minoritaires sur leur île ! Cette situation avait poussé il y a quelques années monsieur Baroin à réclamer la suppression du droit du sol à Mayotte, il a depuis dû se faire pardonner cette petite audace…

Nous nous souhaitons sa suppression sur l’ensemble du territoire national car c’est l’intérêt supérieur du pays qui le commande aujourd’hui.

La crise rend plus que jamais d’actualité l’exigence qui est la nôtre que les étrangers présents dans notre pays subviennent à leurs propres besoins (comme c’est le cas à peu près partout dans le monde).

La France ne peut, ni ne doit plus les prendre en charge et la solidarité nationale doit être réservée aux nationaux. Que celles et ceux qui donnent des leçons de générosité ne se gênent pas pour ouvrir leurs chéquiers, partager leurs biens et les loger dans leurs résidences secondaires.

Nous nous avons des Français à aider !

Dans ce domaine vous admettrez qu’on a un mal fou à voir la différence entre l’UMP et le PS.
– 114000 entrées légales sous Jospin en 2000, 203 000 sous Sarkozy en 2010 ; 78 % d’immigration en plus que les socialistes, il fallait quand même le faire !
-L’interdiction de renvoyer dans leur pays les étrangers criminels, les socialistes l’avaient rêvé, Sarkozy l’a fait !
– Le recul de la laïcité et l’aboutissement de toutes les revendications communautaristes, la gauche l’espérait, la droite l’a fait !

Le CFCM entre les mains des fondamentalistes, les prières de rue qui se multiplient alors que j’ai levé ce problème depuis des mois, les baux emphytéotiques ou les garanties d’emprunts des collectivités territoriales pour la construction d’édifices religieux, la généralisation du hallal, la finance islamique mise en place par madame Lagarde…

Tout, je dis bien tout, même le concert de SOS racisme le 14 juillet dernier à la concorde comme au bon vieux temps de François Mitterrand !

Les régularisations de clandestins qui s’effectuaient sous les socialistes une fois par an sont devenus des régularisations massives au jour le jour, 20.000 selon le Monde en 2010 !

Une seule question se pose. Les Français ont-ils élu Sarkozy pour cela ? Car avec les socialistes, nous savons ou nous allons, ils ne sont jamais décevants dans le pire. Mais en ce domaine comme dans bien d’autres, il n’est pas trop tard pour agir et remettre un peu d’ordre dans notre pays.

Appliquer les règles simples mais fermes de la dissuasion migratoire ;
– inscrire dans notre Constitution le refus de tout communautarisme pour stopper net les revendications et préserver notre culture, notre identité et les valeurs de notre République ;
– lancer des signaux clairs et compréhensibles pour tous ;
– la laïcité ne se négocie pas et chacun doit se plier aux lois du pays qui l’a accueilli ;
-la nationalité n’est pas une situation administrative, c’est un privilège, un engagement, une fierté, une volonté et la nation a le droit d’être exigeante dans ses choix ;
– la régularisation des clandestins est une ineptie.

Ceux qui viennent ou se maintiennent sur notre territoire illégalement ne peuvent, ni ne doivent être régularisés. Soit ils sont en situation légale, soit ils ne le sont pas et dans ce cas, ils ne doivent pas pouvoir obtenir de titre de séjour.

A qui viendrait en effet l’idée de laisser un objet à quelqu’un qui l’aurait obtenu frauduleusement ?

A quel chef d’entreprise, laisserait-on l’argent qu’il a détourné de sa société ? Les régularisations de clandestins sont une incitation à violer la loi et même une récompense. Elles sont inadmissibles dans un Etat de droit.

Elles sont de surcroît une incroyable injustice à l’égard de ceux des étrangers qui ont fait l’effort de réclamer les autorisations légales et de remplir les conditions exigées pour les obtenir.

Si je suis élue, je ferai donc voter la suppression de la loi autorisant la régularisation des clandestins.
La régularisation des clandestins disparaîtra purement et simplement de notre droit.

Cette mesure correspond à l’intérêt de la France, au respect de son autorité et ou la justice la plus élémentaire.

Et puisque nous parlons Justice et donc Sécurité là encore on se perd en conjectures sur les raisons qui président à tant de laxisme.

Incompétence ou faiblesse ?

Il n’est plus temps de se poser la question. Le constat est là, clair, simple et redoutable : la criminalité gagne du terrain, sa brutalité devient monnaie courante, elle est devenue pour certains un mode de vie, un loisir, elle ne fait pas qu’empoisonner la vie de nos compatriotes, elle les fait souffrir et avec eux notre économie qui dans certains quartiers est à l’arrêt.

Car l’impact est aussi économique, la valeur des biens dans les quartiers criminogènes s’effondre, les commerces fuient et se bradent, les services publics disparaissent.

Lorsque le maire de New York, Rudolf Giulianni, a imposé la tolérance 0, cette ville était devenue invivable, des quartiers entiers étaient de véritables coupes gorges. En quelques mois, la délinquance a baissé de moitié et la conséquence immédiate, au-delà d’un bien être retrouvé, a été le redressement de l’économie de la ville.

L’insécurité Mesdames et Messieurs est un fléau humain et économique, elle coûte 115 milliards par an selon une récente étude de Jacques Bichot économiste et professeur émérite à Lyon III.

Il est là encore urgent de changer de logiciel. Ce n’est pas aux statistiques de la délinquance qu’il faut faire la guerre, c’est aux délinquants !

Il manque 40.000 places de prison urgemment pour être ne serait-ce qu’au niveau de nos partenaires européens.

Cela fait des décennies que le constat du manque de place est fait sans aucune décision d’y remédier.

5000 leaders sont connus, détectés et sont les auteurs d’une partie majeure de la délinquance dans notre pays, il faut les mettre hors d’état de nuire tout comme il faut démanteler les réseaux de drogue qui gangrènent nos villes et pourrissent notre jeunesse.

Il faut les soumettre à une injonction civile, c’est-à-dire interdire à ces délinquants, à l’issue de leur peine de prison, le territoire sur lequel ils ont sévi et constitué des bandes. Voilà une proposition concrète forte, d’application immédiate si une volonté politique le désire.

Pour lutter contre la criminalité, arrêtons d’écouter les sociologues subventionnés et écoutons plutôt les criminologues.

Rétablissons les effectifs de police et de gendarmerie décimés par Sarkozy, 19 000 en 6 ans, rouvrons des commissariats et de gendarmerie, développons le renseignement criminel dans les quartiers mafieux, appliquons des peines fermes, rapides et incompressibles : appliquons enfin la tolérance !

Et je prends l’engagement concret suivant : plus aucune aide sociale ne sera versée aux récidivistes délinquants ou criminels justiciables d’une peine de 1 an ou plus. Plus aucune. Les récidivistes, qui sont un véritable poison pour notre communauté nationale, n’auront plus droit sous ma présidence au logement social. Ni à aucune aide sociale. On ne peut pas d’un côté tout exiger d’une société, tout recevoir d’elle, sans efforts, et de l’autre rompre le contrat social et violenter les autres !

Si j’en appelle à la solidarité, je ne vole pas, je ne blesse pas, je ne viole pas, je ne tue pas. Si je vole, si je blesse, si je viole, si je tue, je ne peux plus en appeler à la solidarité. Et je suis lourdement condamné, bien évidemment. Il y a des évidences, des limites, des barrières morales, que j’entends rétablir sans faiblesse.

Et qu’on ne me rétorque pas je ne sais quelle double peine qui s’applique sans problème tous les jours notamment aux automobilistes (peine administrative et pénale) sans que cela n’émeuve les bonnes âmes.

Une France de l’insécurité et de l’immigration, voilà ce qu’ils nous laissent. Un pays livré à la loi des plus cruels, des plus brutaux, des plus cyniques.

Et que dire de la situation économique et sociale ?
La vérité a éclaté au grand jour durant l’été chaotique que nous venons de vivre : ils ne maîtrisent plus la situation. Elle leur échappe.

Nicolas Sarkozy et ses amis multiplient les sommets qualifiés à chaque fois de « rencontres historiques », et à chaque fois, à un rythme de plus en plus rapide, la situation replonge. Un peu plus bas…

Ils ne maîtrisent plus rien parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe, et qu’ils n’ont plus le gouvernail du bateau France.

Ce gouvernail, ils l’ont donné à leurs nouveaux maîtres, les banques et les marchés financiers, derrière lesquels ils ne font que courir.

Ils ont la journée entière l’œil rivé sur les cours du CAC 40 et du Dow Jones, adaptant leur communication politique aux desiderata des agences de notation et des salles de marché.

Qui avait annoncé la chute des pays de la zone euro les uns après les autres, précisant même dès le départ quels pays seraient touchés ? Nicolas Sarkozy ? Le Parti socialiste ? Les brillants experts, toujours les mêmes, qui colonisent les plateaux de télévision depuis des années ? Non bien sûr ! C’est nous ! Les autres ne cessent de nous chanter l’air de la marquise depuis 2008 et le déclenchement de la crise. Tout va très bien…tout va très bien…et tout ira toujours mieux demain ! Surtout quelques mois avant les élections !

Non, mes amis, ces gens-là ne sont pas à la hauteur. Ils ne sont pas les bonnes personnes aux bonnes places. Un chef d’Etat est censé protéger son peuple et son pays. Nicolas Sarkozy ne le fait pas.

Il s’agite, il tourbillonne, il parle beaucoup, mais il échoue. Il est enfermé dans une grille de lecture mondialiste. Il n’est plus crédible pour redresser la France.

Aujourd’hui la France fait moins bien que ses partenaires européens, pourtant déjà si mal en point. La croissance au deuxième trimestre, ou plutôt la non-croissance, l’a bien montré. Et si rien ne change, tout sera sacrifié sur l’autel de leur folle politique : notre modèle social, nos services publics, notre patrimoine, nos retraites.

Tous les jours les chiffres tombent, plus terribles les uns que les autres, déficit historique de la sécurité sociale, moins 30 milliards, triplé en 2 ans !

Les chiffres de juillet qui viennent d’être révélés portent le solde négatif de la balance commerciale à moins 43,9 milliards, il était de moins 28,5 milliards l’année dernière.

Notre projet bien au contraire est fondé sur la reprise fermement en main du gouvernail du bateau France.
Il est temps de mettre à la corbeille leur politique de la corbeille !

Nous ne sommes pas, nous, du camp de l’improvisation, du grand n’importe quoi, des plans d’austérité annoncés, détricotés, le tout en moins de 10 jours.
Nous ne sommes pas du camp de la dette et des déficits permanents. Nous ne sommes pas du camp de la soumission aux banques et aux marchés assoiffés de spéculation.

Notre souverain, c’est le peuple français, et lui seul ! Notre guide, c’est l’intérêt général, et lui seul ! Notre objectif, c’est la prospérité de la France et des Français.

Cette prospérité passe bien évidemment par notre réindustrialisation. Un pays qui, comme le nôtre, voit l’industrie reculer de 30% de son PIB à 13% en trois décennies ne peut pas s’en sortir, et ne peut pas extraire du chômage de masse les millions de nos compatriotes qui y sont englués. Il ne peut pas proposer un avenir décent à nos enfants et nos petits-enfants, éviter les 25% de chômage des jeunes, et garantir des retraites dignes à tous nos anciens.

Il faut produire. Il faut enrichir la France.

Mes chers amis, je veux une France industrielle, une France qui travaille, une France qui se retrousse les manches, une France qui gagne !

La réindustrialisation de notre pays suppose de rompre avec les dogmes qui font toute la doxa économique des grands prêtres de l’UMP, du PS et du CAC 40.

Le premier de leurs dogmes, c’est la mondialisation sans frontières, la mondialisation sans limite, sans contrainte, sans régulation.

Notre projet d’espérance renverse cette perspective ruineuse. Un mot l’inspire : la protection. La vraie, pas celle des discours et des clips publicitaires des différentes équipes de campagne.

Non, la vraie protection c’est la protection de nos industries, de nos emplois et de nos travailleurs. C’est la régulation de la mondialisation, le réarmement de notre pays dans la compétition mondiale, pour qu’il sorte de son isolement actuel, l’isolement d’une Union européenne coupée de la croissance mondiale depuis des années du fait de règles absurdes !
Protéger aux frontières par des droits de douane et des quotas d’importation anti-délocalisation, qui taxeront les pays, comme la Chine, qui nous font une concurrence déloyale dans l’industrie, mais aussi l’agriculture.

Des protections qui pénaliseront les pays qui ne respectent aucune règle sociale et environnementale, les obligeant à entrer dans un cercle vertueux.

Le fer de lance de cette réindustrialisation sera l’Etat fort. Les Français se lamentent de voir chaque jour leur Etat, la colonne vertébrale de notre Nation depuis tant de siècles, affaibli sous les coups d’une caste décidée à tout détruire sur son passage.

Ils ont beau essayé de se maîtriser parfois, le fond de leur pensée leur échappe :

– Monsieur Jouyet, ancien ministre des affaires européennes de Nicolas Sarkozy, avoue qu’il veut mettre, je cite, « la Grèce sous tutelle », remplaçant ainsi la démocratie par l’oligarchie de la troïka FMI/BCE/UE.

– Madame Kosciusko-Morizet admet dans un élan candide qu’il ne s’agit pas de sauver la Grèce, mais les banques.

Winston Churchill disait « vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre. Vous aurez le déshonneur et la guerre ».

Je vous le dis aujourd’hui on vous fait payer pour la Grèce pour éviter de payer pour les banques, vous paierez pour la Grèce et pour les banques.

Nous, nous voulons un Etat fort. L’Etat stratège que je propose, organisera avec les industriels et les filières la réindustrialisation du pays. Il retrouvera ses leviers d’action, budgétaires et monétaires.

Il cessera de se battre, ou de faire semblant de se battre, avec une main, ou peut-être mêmes les deux, attachées derrière le dos.
Il ne sera plus paralysé par une Union européenne qui nous empêche de jouer à jeu égal avec les autres pays du monde.

L’Etat fort organisera les filières d’étude pour recréer les compétences utiles à l’avenir du pays, à son rayonnement, à l’innovation : de bons ouvriers, de bons ingénieurs, des experts dans les secteurs les plus en pointe.

Et je fais ici une proposition concrète pleine de bon sens : dans ce projet de réindustrialisation, mettons en valeur l’extraordinaire vivier de talents et de compétences que notre pays a la chance d’avoir à sa disposition.

Je pense à tous nos retraités de l’industrie, ouvriers, ingénieurs, chercheurs, mais aussi à tous nos « seniors », jetés du marché du travail beaucoup trop tôt, uniquement parce qu’ils ont 52, 55 ou 57 ans et qu’ils sont jugés « inadaptés », ou « trop chers » !

Je propose de mobiliser ce formidable vivier pour la réindustrialisation du pays, en affectant les volontaires à la formation de nos jeunes par la transmission des compétences précieuses dont ils disposent, compétences manuelles et intellectuelles, compétences que nous ne devons pas perdre.

Ces savoirs et ces savoir-faire, ne les perdons surtout pas, ils seront indispensables à l’irrigation d’un nouveau tissu industriel français. Mon gouvernement fera en sorte de les mobiliser.

Je propose ainsi que les seniors partis avant l’âge de leur retraite, qui ont un savoir à partager avec nos jeunes, bénéficient en contrepartie de leur engagement de trimestres validés en extra pour leur retraite.

Quant à nos retraités qui seraient prêts à s’engager dans cette grande aventure collective, celle de la réindustrialisation du pays, ils pourraient jouir, en échange du temps passé, d’avantages spécifiques, comme des majorations de leurs pensions notamment.

Et puis, j’en suis convaincue, il y aura l’armée des volontaires bénévoles, qui ne demanderont rien, mais qui seront simplement désireux et heureux de pouvoir transmettre leurs talents aux jeunes générations, celles qui feront la France rayonnante et industrielle de demain !

Je veux donc alléger l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, l’alléger en supprimant le poids du chômage de masse qui plombe leur avenir.

La réindustrialisation est tout sauf une utopie, c’est un objectif absolument réalisable, et même une exigence qui inspirera toute mon action et toute l’action de mon gouvernement.

Je veux aussi alléger l’avenir des générations futures de l’insupportable fardeau de la dette que nous ont laissé les gouvernements successifs de gauche et de droite. Et tout particulièrement le gouvernement de Nicolas Sarkozy, que j’ai surnommé le « président de la dette »…parce qu’il le vaut bien !

Rendez-vous compte, sur près de 1700 milliards d’euros de dette publique, le seul mandat de Nicolas Sarkozy en explique 500. Et la Cour des comptes nous apprend que seul un tiers de ces 500 milliards de dette sont imputables à la crise, le reste l’étant à la très mauvaise gestion du pouvoir sarkozyste.

On ne peut plus se permettre ce laxisme budgétaire irresponsable.

Ils nous ont embarqués sur la route du surendettement : les Français doivent imposer un changement de direction s’ils veulent éviter le précipice.

Cette semaine justement, au Parlement, les élus de l’UMPS, ont voté 15 milliards d’euros de dette supplémentaire, pour renflouer la Grèce victime de l’euro, une deuxième fois ! 15 milliards qui s’ajoutent aux 45 milliards de dette déjà contractée pour renflouer la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

Et oui, vous ne le savez peut-être pas encore, mais l’UMP et le PS viennent de jeter à l’eau l’équivalent du budget annuel de l’Education Nationale, premier budget de l’Etat !
Mais ont-ils perdu la tête ? De quel droit jettent-ils ainsi l’argent des Français par la fenêtre ? Devons-nous accepter de payer les dettes des autres, de surcroît sans aucun résultat si ce n’est l’accélération de la crise et de la misère dans ces pays ?

Pourquoi Nicolas Sarkozy, servilement suivi par toute l’UMP et le PS, se précipite-t-il pour renflouer les pays victimes de l’euro ? Pourquoi fait-il preuve d’un zèle si malsain dans cette opération, au point que la France est le premier pays de la zone euro à faire son chèque pour la Grèce ?

Je pose encore la question : où est l’intérêt national ? Il est parfaitement irresponsable de creuser ainsi notre propre dette, et de dilapider l’argent de nos compatriotes, alors qu’on impose des sacrifices si lourds aux classes populaires et moyennes.

Tout augmente, la CSG, les taxes, les sodas, les mutuelles, la durée de cotisation pour la retraite, et bientôt la CSG pour les retraités.

Nos PME sont pressurées. La fonction publique d’Etat laminée. Les services publics démantelés. Et pendant ce temps, on jette en pure perte des dizaines de milliards dans l’incendie de la zone euro !

D’ailleurs, que feront-ils demain quand il s’agira de renflouer l’Espagne et l’Italie ? Doubleront-ils la CSG pour payer ? Accableront-ils les petites entreprises de nouvelles taxes ? Finiront-ils de dérembourser nos médicaments pour la dette italienne et de laminer les petites retraites pour les banques espagnoles ?…

La bonne gestion des deniers publics qui sera le fil conducteur de ma politique commencera par l’arrêt immédiat de ces plans de renflouement à répétition.

L’argent gagné par le travail des Français doit rester en France.
C’est une question de responsabilité et de solidarité avec les plus pauvres d’entre nous.

Je gérerai les finances publiques avec une main de fer, parce que je ne me résous pas aux déficits permanents, ceux que la France connaît sans discontinuité depuis maintenant plus de 30 ans. Les déficits, je les éradiquerai, parce qu’ils nous tuent à petits feux.

Cette main de fer, elle ne tapera pas sur les petits et les classes moyennes, ceux à qui on demande toujours de payer, mais elle tapera là où on ne tape jamais, là où il y a de réelles économies à faire.

J’engagerai ainsi un plan de désendettement massif de la France, en gérant de façon enfin responsable l’argent public. Ainsi, je distinguerai la bonne dépense publique, celle qui finance les services publics, l’école, la santé, les retraites, la sécurité, la défense, de la mauvaise dépense publique : le coût de l’immigration, la fraude sociale, les dérives de la décentralisation, l’argent versé à l’Union européenne sans retour, les niches fiscales réservées aux puissances d’argent, comme la niche Copé pour les très grands groupes.

Aujourd’hui, le pouvoir sarkozyste s’en prend à la bonne dépense publique : il ferme nos hôpitaux, nos commissariats, nos gendarmeries, nos écoles, nos casernes. On a même pensé à diminuer les indemnités chômage des cadres !

En revanche, il laisse prospérer la mauvaise dépense publique. Rien n’est fait contre elle. Au contraire : on multiplie depuis 2007 les cadeaux aux amis du pouvoir, on accroît chaque année l’immigration légale, je vous l’ai dit, mais aussi la fonction publique territoriale au bénéfice des roitelets des conseils régionaux ou généraux. On fait de la communication mais on ne s’attache pas à lutter contre la fraude sociale : quid des contrôles de train de vie suspects, dans les camps de roms ou dans certaines cités ? Rien n’est fait.

Non, eux, le seul moyen qu’ils ont trouvé ce sont des taxes et encore des taxes, qui frappent les plus pauvres, les retraités et les classes moyennes. Il faut dire que lorsque l’on a qu’un clou entre les mains, toutes les solutions ressemblent à un marteau.

Mais les économies utiles, ça jamais. Il y en a pourtant immédiatement à faire : arrêt des inutiles plans de renflouement de la zone euro, 60 milliards ; suppression de la niche Copé au bénéfice des grands groupes du CAC 40, 5 milliards par an ; arrêt de la contribution nette versée à l’Union européenne, 7 milliards par an ; Baisse de 2 % des sommes versées par l’Etat aux départements et aux régions avec interdiction d’augmenter les impôts locaux, 500 millions par an ; désactivation des 10 millions de fausses cartes vitale en circulation, 1 milliard d’euros par an.

Et celles-ci sont les plus évidentes….

Mon gouvernement sera impitoyable avec cette mauvaise dépense publique, en s’en donnant tous les moyens.

Mais avant parce que c’est le préalable essentiel, je dégagerai la France des griffes de ses créanciers, banques sans scrupules et marchés financiers.

Aujourd’hui, et depuis quelques décennies, banques et marchés jouissent d’un monopole dans la gestion de notre dette publique. Et bien sûr, ils en profitent, ils nous tiennent, ils peuvent spéculer sur notre dette, ils deviennent les maîtres de nos gouvernants. Napoléon Bonaparte disait : « lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. »
Je mettrai fin à cette dépendance vis-à-vis du marché et de la banque : j’ouvrirai pour cela la gestion de la dette publique à notre Banque de France, restaurée dans ses prérogatives. Concrètement, l’Etat pourra directement, de nouveau, lui emprunter, à des taux très faibles. Il n’est plus question de nous épuiser à payer des intérêts à des banques privées et des fonds de gestion sur les marchés financiers quand nous empruntons pour l’avenir de notre pays. Voilà une vraie proposition courageuse, de bon sens, utile au pays.

Il est temps de mettre fin à la privatisation de l’argent public imposée en 1973. L’argent public doit financer les investissements publics.

Notre projet n’est ni l’anticapitalisme à la Besancenot qui propose d’accrocher les patrons à des crocs de bouchers, ni l’ultralibéralisme des Sarkozy et Hollande qui impose la loi de la jungle au bénéfice exclusif de la finance.
Notre modèle est rationnel, pragmatique, humain. Nous défendons une économie de marché mais dotée de frontières qui protègent et d’un Etat qui arbitre, qui régule, qui impulse, qui organise, qui condamne les excès et les abus, qui fait respecter une concurrence loyale en luttant contre les ententes, les abus de position dominante, les pressions et intimidations de la grande distribution, les situations de quasi-monopole.

Notre projet de redressement s’appuie sur un Etat qui permettra une économie libre en rééquilibrant les armes entre les indépendants et les grands groupes, qui s’obligera et obligera les collectivités locales à réserver prioritairement les marchés publics aux TPE/PME françaises dans le cadre d’un véritable patriotisme économique. Voilà une autre proposition concrète que je fais devant vous.

Soyez bien conscients que l’ultralibéralisme ravageur peut n’être qu’une parenthèse dans l’Histoire de France.

Il vous revient de refermer cette sinistre parenthèse et d’ouvrir une ère d’espérance avec moi.

Comme les peuples ont su refermer la triste parenthèse du communisme, vous pouvez, vous devez refermer la parenthèse du mondialisme et remettre la France au premier rang !

Alors seulement l’espoir renaîtra,

Alors au découragement de notre jeunesse succédera la fureur de vivre,

Alors les valeurs de notre République retrouveront tout leur sens,

Alors il fera bon naître, s’instruire, travailler, construire, grandir, investir, risquer et vieillir dans notre cher et vieux pays.

L’abaissement de la France sous le règne Sarkozy a été spectaculaire et le système UMPS porte une lourde responsabilité dans cette dégringolade générale.

La démocratie a été gangrenée, confisquée et les modes de scrutins choisis ne sont là que pour permettre la perpétuelle réélection des mêmes.

Depuis trente ans, les mêmes partis, les mêmes têtes, les mêmes systèmes, les mêmes affaires, les mêmes arrangements entre amis.

Les affaires se suivent et se ressemblent, de Giscard à Mitterrand et de Chirac à Sarkozy, des diamants de Bokassa à l’affaire de Karachi, de l’affaire Urba à l’affaire Guerini, du Crédit Lyonnais aux valises de billets africains révélées ce matin par la presse, tout se passe comme la projection du même film, dans la même salle, avec les mêmes acteurs.

Le peuple souffre, saisi par cette impression de vide et de combines qui entourent le pouvoir, pendant que le chômage, la pauvreté et l’insécurité plombent le moral de nos concitoyens.

Pour rétablir le peuple dans sa légitimité, sa souveraineté, sa liberté et sa dignité, nous redonnerons la parole au peuple par le biais du référendum sous toutes ses formes, au niveau local comme au niveau national, sur proposition des autorités ou par saisine directe du peuple !

Je défendrai notamment l’instauration du référendum d’initiative populaire, déclenché à partir de 500 000 signatures au niveau national.

Par la force tranquille des urnes, le peuple, encore libre et souverain, décidera de son avenir et remisera aux rayons des curiosités républicaines, une classe politique qui avait fait voeux de copinage, de renoncement et de jouissance niaise du pouvoir.

Je terminerai enfin mon discours en citant, une fois n’est pas coutume un grand professeur de Droit, l’un des artisans de la Constitution de la Vème République, qui en raison des aléas de l’histoire n’a pas été au Front National mais qui comptait beaucoup d’amis en son sein, je veux parlais de Jean Foyer :

« Comme dans le roman de Swift, Gulliver à Lilliput, les Lilliputiens, juristes et fonctionnaires, s’appliquaient à ficeler les Etats, à les ligoter en s’imaginant que des mécanismes juridiques sophistiqués pouvaient tenir lieu de volonté politique.

C’était oublier que dans la vieille Europe, la réalité est celle des Nations. On voit de plus en plus combien il est malaisé de faire vivre les Etats qui ne sont pas des Nations.

Un jour proche, les réalités seront plus fortes que la bureaucratie bruxelloise. L’histoire révèle qu’après un temps de veulerie, de conformisme et de démission, de grands caractères apparaissent.

La jeune génération voudra rester française dans une Europe dont l’idéal ne soit plus de momifier les Etats, elle rejettera la fausse croyance que tout est économie.

Richelieu écrivait dans un mémoire à louis XIII, cette phrase d’une éternelle vérité : « il faut que les Français soient pour la France. ».

Vive les Français !
Vive la République !
Vive la France !