LOGEMENT
A) CONSTAT
Aspect quantitatif :
- Selon l’INSEE, la France métropolitaine comptait en 2005 environ 30 millions de logements
dont 25,6 millions sont des résidences principales.
- 57 % des ménages sont propriétaires de leur logement et 40 % en sont locataires (dont 40 % sont
logés dans le parc HLM).
- La proportion de logements vacants a sensiblement baissé depuis quelques années et s’établit à 6,1 % des logements.
- Selon la Fondation Abbé Pierre, le mal-logement concerne 5,67 millions de personnes en 2004
en France.
- L’insuffisance du parc de logements sociaux est régulièrement dénoncée alors qu’il représente
déjà 4 millions de logements (environ 15 % du parc) et que 50 000 logements sociaux
supplémentaires sont mis sur le marché chaque année. Le rythme d’exécution des programmes ne
permet cependant pas de répondre aux besoins croissants (150 à 180 000 immigrés légaux
supplémentaires par an, évolutions sociologiques – divorces, monoparentalité, mariages tardifs,
paupérisation des Français...).
- Le passage dans le parc locatif n’était auparavant, lors de l’entrée dans la vie active ou pour les
jeunes ménages, qu’une étape avant la première acquisition. C’est aujourd’hui devenu le seul
logement que connaîtront certaines familles du fait de l’aggravation de l’insécurité sociale. Le parc
HLM abrite aujourd’hui 22 % de chômeurs (2 fois plus que dans la population française) et 13 %
de personnes vivant de minima sociaux. 59 % des locataires des HLM ont des revenus inférieurs
à 60 % des plafonds des revenus prévus pour accéder aux logements sociaux.
- Autrefois, les rotations permettaient de répondre partiellement aux nouvelles demandes. Ce n’est
plus le cas aujourd’hui. Ainsi, la durée moyenne d’occupation des HLM est d’environ 10 ans en
France, elle est même supérieure à 20 ans à Paris.
- Le ralentissement de la construction et la hausse des prix des loyers dans le privé ont accentué
ces phénomènes alors que simultanément l’État a réduit son effort en matière de réhabilitation de
logements anciens (réduction des crédits de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat,
ANAH, détournement du 1 % logement…).
Aspects qualitatifs du problème :
- Il existe plusieurs catégories de logements sociaux et l’État fixe chaque année des quotas par
catégorie. Or ce sont les catégories les plus économiques pour le locataire (prêt locatif aidé
d’intégration, PLAI) qui sont les moins privilégiées par les pouvoirs publics. Les logements
sociaux les plus chers, dits PLS (prêt locatif social), représentent 20 % des logements sociaux
construits entre 2002 et 2004 contre 13 % dans les années 2000-2001. À défaut de pouvoir choisir
leurs locataires, les bailleurs exercent une sélection par l’argent, le loyer en PLS étant d’environ
600 € par mois pour un logement de 80 m2 alors qu’il n’est que de 350 € en PLAI.
- Le « logement très social » est aujourd’hui majoritairement fourni par le parc privé, parfois géré
par des marchands de sommeil. Selon un rapport du Conseil économique et social de 2005, 10 %
du parc ne répond ni aux normes sanitaires (humidité, peintures au plomb…) ni à celles de sécurité
(installations électriques, risques d’incendie…). Il s’agit généralement de logements anciens du
parc privé situés en centre-ville.
- Les critères d’attribution des logements sociaux mènent de facto à l’application d’une préférence
étrangère. En effet, les étrangers bénéficiant d’une égalité de droit avec les nationaux, venant le
plus souvent de pays pauvres et eux-mêmes dotés de très peu de ressources et de familles
relativement nombreuses, ce sont eux qui profitent mécaniquement, en priorité, de ces logements.
LOGEMENT
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- N’oublions pas enfin le scandale des immigrés clandestins hébergés dans des hôtels
réquisitionnés par l’État aux frais du contribuable (près de 57 millions d’euros pour la seule ville
de Paris en 2004 selon l’Assemblée nationale, 143 millions d’euros pour l’ensemble du territoire)
alors que chaque hiver des SDF français meurent victimes du froid et de l’irresponsabilité des
gouvernements.
B) MESURES
Toute véritable politique de logement suppose une action forte en matière d’économie et d’emploi.
Mesures générales :
- Mettre en place une véritable politique d’accession à la propriété des familles françaises. Revaloriser
les PEL et CEL.
Le locatif, social ou non, doit être une étape dans le parcours menant à la propriété, non pas une forme
permanente d’habitat. Le développement de la propriété a pour but une responsabilisation accrue, gage
d’un meilleur entretien et donc de moins d’interventions publiques, et une solvabilisation des ménages
en les aidant à se constituer un patrimoine.
- Diversifier l’offre de logements afin de l’adapter aux personnes âgées (favoriser le maintien à
domicile), aux handicapés physiques, aux étudiants. Favoriser la mixité intergénérationnelle plutôt
que la mixité sociale.
- Remettre à plat le système d’aides au logement devenu trop complexe et source d’inégalités, pour
le rendre strictement soumis aux conditions de ressources et à la situation familiale des familles
françaises.
Logement social :
- Affirmer la priorité pour les Français dans l’attribution des logements sociaux et réserver le logement
d’urgence aux Français se trouvant dans des situations sociales dramatiques et non plus aux sanspapiers.
- Assurer la transparence dans les procédures d’attribution des logements sociaux : réunions des
commissions d’attribution rendues publiques, listes des bénéficiaires disponibles dans les mairies.
- Demander la mise en place de sanctions pour les bénéficiaires de logements sociaux qui ne payent
pas leurs loyers (locataires de mauvaise foi).
- Réformer la loi SRU.
Locatif privé :
- Conditionner toute location d’un bien privé à un « contrôle technique » vérifiant les normes
d’habitabilité du logement et le niveau du loyer demandé.
- Instaurer un système de garantie contre les impayés au profit des propriétaires et rééquilibrer les
droits respectifs des propriétaires et des locataires.
Urbanisme :
- Imposer des normes de construction respectueuses de l’environnement en termes esthétiques, c’està-
dire une sorte de label Haute Qualité Architecturale, afin de rehausser le niveau de l’habitat moyen,
particulièrement médiocre depuis quelques années. Instaurer pour ce faire des dispositifs d’aide à la
restauration de l’ancien.