FAMILLE ET ENFANCE
A) CONSTAT
La famille est la cellule de base de notre société. Elle est le lieu privilégié de l’éducation des enfants
et de la transmission des valeurs. Cependant, depuis de très nombreuses décennies, la France n’a plus de
politique familiale. La relève des générations n’est plus assurée, l’institution familiale vit une crise sans
précédent et les familles subissent une grave régression sociale et financière.
La famille comme la Nation est au centre de toutes les attaques. Parce qu’elles sont l’une et l’autre le
socle de notre identité et de notre avenir, certains veulent les dissoudre.
Naguère, quatre piliers supportaient l’édifice national : la famille, l’école, la religion et l’armée. Depuis
1968 surtout, la révolution silencieuse de l’anarchie et du mondialisme les ont ruinés. La famille
traditionnelle, au coeur de la transmission des grandes valeurs morales et sociales qui structuraient notre
peuple, est en train de disparaître.
Une substitution de population
De surcroît, la politique antifamiliale poursuivie a un objectif délibéré : substituer à la politique de
démographie française, une politique de peuplement par l’immigration. L’effondrement des naissances
françaises – il y a en effet environ 700 000 naissances d’enfants français sur un total de 830 000
naissances et le nombre d’enfants par femme française est plus proche de 1,70 que de 2 – porte un
préjudice grave à notre puissance politique et économique, ainsi qu’aux équilibres sociaux.
Une des caractéristiques du déséquilibre démographique dans lequel la France se débat est le
vieillissement de la population française ainsi que l’allongement de la durée de vie de 15 ans en 50 ans.
L’âge moyen des Français sera de 45 ans en 2050, contre 39 actuellement. Les plus de 60 ans
représenteront 46 % de la population en 2050 (ce chiffre était de 25 % en 2005).
D’après les chiffres du rapport Charpin, la France devrait passer d’ici à 2040 de quatre à sept retraités
pour dix actifs et même, en 2050, à huit retraités pour 10 actifs.
La régression sociale des familles
L’absence de politique familiale aggrave la situation économique et sociale des familles françaises. En
un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70 % pour les familles avec 3 enfants
et la dégradation de leur pouvoir d’achat est continue.
En 1945, les allocations familiales avaient été mises en place dans un objectif avoué de favoriser la
natalité française et d’aider toutes les familles, quel que soit leur revenu. Il n’y avait donc pas de
conditions de ressources comme c’est devenu presque systématiquement le cas aujourd’hui pour les
autres prestations familiales.
Nos propositions doivent viser à relancer la natalité française, à redonner aux parents toute leur place
dans la société, à promouvoir le modèle familial et à développer les moyens d’existence ou le niveau de
vie des familles en compensant réellement les charges résultant de l’accueil et de l’éducation des enfants.
B) MESURES
La relance de la natalité française
- Création d’un revenu parental destiné à offrir, pendant la période souhaitée, aux mères ou aux
pères de famille la possibilité de choisir librement entre l’exercice d’une activité professionnelle et
l’éducation de leurs enfants. Description du dispositif : versement du SMIC pendant 3 ans pour le 1er
enfant, renouvellement d’une durée de 3 ans pour le 2e enfant et d’une durée de 10 ans pour le 3e
enfant.
Coût estimé : 15 milliards d’euros – mesure elle-même moins supression conséquente
de certains dispositifs actuels.
Gain estimé : 8 milliards d’euros – recettes fiscales induites et baisse des dépenses ASSEDIC
-
Mise en place d’un statut juridique et social dans le cas du choix du revenu parental, pour la
mère (ou le père) de famille : protection sociale, droit à la formation professionnelle et droit à la
retraite.
-
Création d’un prêt familial au logement. L’État doit consentir un effort pour permettre à chaque
famille française l’accession à la propriété (taux du prêt : 1,5 taux de l’inflation).
-
Promotion de l’adoption prénatale. La déclaration prénatale de consentement à l’adoption
permettra à tout couple ne pouvant pas avoir d’enfants d’adopter l’enfant à naître d’une autre femme
qui ne désire pas le garder. Cette adoption conférera les droits de la naissance légitime à l’enfant
adopté.
Parallèlement, il sera mis en place une amélioration des conditions d’adoption des enfants français
abandonnés.
La garantie du niveau de vie des familles
- Redéfinition du rôle des CAF.
L’ensemble des prestations à la charge des CAF (Caisses d’allocations familiales) sera établi
dorénavant sur des critères nationaux et familiaux et non plus presque exclusivement sociaux.
Les allocations familiales, réservées aux familles françaises, seront revalorisées et indexées sur le coût
de la vie. Elles retrouveront pour objectif la couverture d’une partie conséquente du coût réel de
l’enfant à charge.
- Instauration de la carte France-Famille
La carte famille nombreuse laissera place à une carte France-Famille délivrée gratuitement à partir
du deuxième enfant et donnant droit à des réductions dans les transports et les complexes sportifs
(piscines…) et à des avantages négociés avec des lieux culturels (théâtre, cinéma, musée…).
La protection et la valorisation de la famille
- Politique de respect et d’accueil de la vie
La législation mise en place depuis la loi Giscard-Chirac-Veil ne répond pas aux objectifs initialement
fixés par le législateur : protéger la vie et répondre à la détresse des femmes ayant recours à l’avortement.
Aujourd’hui 220 000 avortements officiels sont toujours pratiqués chaque année en France.
• Il convient donc prioritairement de mettre en place une véritable politique familiale et d’accueil de
la vie. L’adoption prénatale, la création d’un revenu parental, la définition d’un statut juridique et
social pour la mère de famille et la revalorisation des allocations familiales réservées aux familles
françaises constituent les moyens concrets pour réduire le nombre des avortements et relancer la
natalité française.
• Parallèlement à ces mesures nouvelles de valorisation et de protection de la famille, nous nous
engageons à demander aux Français, par voie référendaire à la fin du quinquennat, de promouvoir une
Nation moderne soucieuse du respect de la dignité humaine par l’inscription dans les textes, qui
fondent son existence et son développement, du caractère sacré de la vie et l’affirmation du droit de
la personne à être protégée par la loi de sa conception à sa mort naturelle.
- Défense de la structure familiale
Institution irremplaçable, la famille représente le caractère central de la société, la famille doit se
fonder exclusivement sur l’union d’un homme et d’une femme et accueillir des enfants nés d’un père
et d’une mère. Nous nous opposerons donc à toute demande de création d’un mariage homosexuel
ou d’une adoption par des couples homosexuels.
- Défense de l’enfant contre la violence
La loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse et l’action renouvelée et encouragée
des associations familiales doivent permettre une meilleure protection des enfants contre toutes les
formes de violence et tout particulièrement la violence pornographique.