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Le Programme
ÉNERGIE
A) CONSTAT
Le recours massif aux énergies fossiles et aux matières premières extraites du sous-sol a, de toute évidence, une
incidence forte sur les rejets et déchets de toute nature. Nous n’entrerons pas ici dans les débats catastrophistes sur
l’avenir de notre planète et nous nous contenterons de rappeler quelques vérités consensuelles :
- Les gisements de carburants et de métaux sont abondants mais pas inépuisables ; nous devons
donc en faire bon usage et les économiser.
- L’atmosphère constitue une membrane protectrice particulièrement fragile et ténue (moins d’un
millionième de la masse terrestre) ; le pouvoir d’absorption et de recyclage des gaz polluants, par
les végétaux et les océans, a des limites.
- Notre pays a besoin d’énergie et de matières premières pour son économie, le confort
domestique, les déplacements et les transports.
Trois objectifs nous semblent dès lors prioritaires dans le domaine énergétique :
- La diminution de notre dépendance pétrolière, coûteuse et risquée.
- La minimisation des rejets dans l’atmosphère et celle des déchets.
- La baisse de la consommation d’énergie, sans baisse du niveau de vie.
B) MESURES
- Mettre en oeuvre une politique volontariste de l’énergie, s’appuyant sur les grandes entreprises, les instituts
ou les établissements publics (EDF, GDF, CEA, IFP…), mais également les centres de recherche, sans
négliger les coopérations internationales (EURATOM, CERN-Genève). Cela implique de sanctuariser par
un contrôle de l’État – à l’instar des Américains et des Russes – les secteurs de la défense, de l’énergie, de
l’espace et du calcul scientifique.
- Imposer la liberté de recherche et de commercialisation sur les carburants de substitution face au lobby pétrolier.
- Mettre en place un plan de réduction de la consommation d’hydrocarbures avec, à terme, pour objectif la
substitution, à hauteur de 10 %, des importations de pétrole par les carburants verts.
- Créer des aides à la recherche dans les énergies alternatives au pétrole : motorisation hybride, pile à combustible,
utilisation du gaz et des biocarburants.
- Valoriser l’ensemble des ressources renouvelables : l’éolien (ou l’hydraulien), l’hydraulique, le solaire
thermique et photovoltaïque, la géothermie associée aux pompes à chaleur, la biomasse avec en particulier les
carburants « verts » (éthanols, diesters).
- Prévoir de relancer, le cas échéant, la filière charbon, via notamment l’approfondissement des recherches sur
le procédé Fischer-Tropff.
- Poursuivre l’effort sur l’énergie nucléaire : les filières de 3e et 4e générations seront programmées, la
construction du surgénérateur sera relancée et les études sur le Thorium 232 reprises. Parallèlement toutes les
recherches permettant de transformer les produits de fission (déchets haute-activité issus des anciennes et
actuelles filières) en produits de période courte seront accélérées. Le projet ITER sur la thermofusion nucléaire
contrôlée sera bien sûr largement encouragé et soutenu.
- Lancer un programme de rationalisation du chauffage domestique, et notamment un plan d’isolation des
bâtiments existants (la moitié des bâtiments n’étant pas encore isolés).
NB : Nos mesures ne nécessitent aucun financement supplémentaire de l’État. Les crédits d’impôt pour économie
d’énergie qui seraient mis en place seraient plus que compensés à terme par la TVA sur les activités induites.
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