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Laïcité

La laïcité: une valeur au cœur du projet républicain

Laïcité et égalité

La loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 a, dans la douleur, permis l’instauration d’un équilibre tout à fait propre à la France et particulièrement heureux, celui d’une laïcité à laquelle nous sommes profondément attachés. Cette laïcité repose sur deux piliers qui correspondent aux deux premiers articles de cette loi : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes » d’une part ; « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » d’autre part. Ainsi, la République française reconnaît la liberté religieuse, tout en séparant très clairement d’une part cette liberté, qui ressort de la sphère privée, et d’autre part l’autorité publique, qui se contente de garantir que les cultes puissent s’exercer librement, mais sans interférer avec la liberté d’autrui, et sans que l’Etat n’ait à financer une religion d’une quelconque manière que ce soit.

Au fil du temps, la conception de la laïcité a été approfondie, et il a été justement interdit que dans les espaces de la République, comme l’école, l’appartenance religieuse puisse être ostensiblement revendiquée. Dans le même temps, il a été légitimement précisé qu’aucune forme de discrimination sur la base de la religion ne pouvait intervenir dans la vie publique de la nation, de même qu’aucune forme de discrimination ne puisse être opérée de la part de l’autorité publique sur la base de l’origine ethnique, du sexe ou encore de l’orientation sexuelle. Tous les citoyens sont traités de la même manière par la République qui n’a pas à s’immiscer dans leur vie privée.

 

ANALYSE

Le retour de l’égalité contre la discrimination positive

Les Anglo-Saxons ignorent ce principe de neutralité de l’action publique en fonction de l’appartenance religieuse, ethnique ou plus largement communautaire. L’ascendance ethnique ou l’appartenance religieuse interfèrent ainsi dans l’action de l’autorité publique. Aux États-Unis, où la condamnable ségrégation fut heureusement abandonnée après la Seconde Guerre mondiale, on imagina d’inverser les termes de la ségrégation en instituant des discriminations positives pour les minorités et donc négatives pour la majorité. Le multiculturalisme et son corollaire le communautarisme furent alors exaltés. Cette idéologie se répandit dans tout le monde occidental. Loin de favoriser l’intégration des populations diverses, elle conforta les replis communautaires et les agressivités réciproques. Les États-Unis comme la Grande-Bretagne et les Pays-Bas s’interrogent aujourd’hui sur le modèle multiculturel, et reviennent même en arrière. En Allemagne, Angela Merkel en reconnaît l’échec.

En France, avec un temps de retard, les élites de gauche et de droite réunies ont importé ce modèle sous le nom de « diversité », nouveau nom de la « préférence immigrée » mise en œuvre depuis plus de trente ans. Elles n’hésitent pas à bafouer le principe de neutralité de l’action publique et par là celui de la laïcité par divers subterfuges. Un peu partout, se sont mises en place des politiques comme la parité, ou des structures pour imposer, dans les faits, cette idéologie différentialiste et multiculturelle, qui n’est qu’une forme de racisme inversé. Les premières victimes en sont les hommes blancs hétérosexuels, fustigés en son temps par Anne Lauvergeon, alors présidente d’Areva. Mais ceux qui sont censés en bénéficier se trouvent aussi lésés, car ils sont toujours soupçonnés d’être là où ils sont par la grâce d’une discrimination.

Combattre le communautarisme et le fondamentalisme islamique

Ce communautarisme favorise l’extension de modes de vie étrangers à la civilisation française et la vigueur de mouvements politiques visant à instaurer la suprématie d’une religion ou d’une loi religieuse. Parmi les communautarismes aujourd’hui les plus puissants, encouragés par les élites, le fondamentalisme islamique impose sa loi, avec comme objectif d’appliquer la charia en France. Sous la pression islamiste, des commerces finissent par ne plus proposer à leurs clients que de la nourriture hallal (Quick). Le porc n’est plus servi dans les cantines scolaires. Chaque sexe a son horaire dans les piscines. Dans les hôpitaux, le personnel masculin peut difficilement soigner les patientes. Les fidèles envahissent en toute illégalité l’espace public pour prier. Il doit être répété que le christianisme, a été pendant un millénaire et demi la religion de la majorité des Français, sinon de leur quasi totalité, et qu’il est donc normal que les paysages de France et la culture nationale en soient profondément marqués. Les traditions françaises ne peuvent être ainsi bafouées.

La politique communautariste en vient à nier les principes fondamentaux de la loi française sur la laïcité puisque des lieux de culte sont souvent subventionnés avec de l’argent public, grâce à des montages juridiques scabreux. À Paris, la caserne du boulevard Ney transformée en mosquée pour remplacer la rue Myrha n’en est qu’un exemple scandaleux. Alors que dans les quartiers où l’islamisme sévit le plus, il devient chaque jour plus complexe d’échapper à la pression communautariste et religieuse, l’Etat étant alors dans l’incapacité de faire respecter la liberté de conscience. Pour acheter la paix sociale, les pouvoirs publics, État et collectivités territoriales, subventionnent des associations communautaristes, quand ils n’accordent pas des emplois surnuméraires à des individus douteux. Les habitants de toute origine et de toute confession sont les premiers à souffrir de cet abandon où ils sont laissés. Que les différences individuelles restent dans la sphère privée. Que le droit à l’indifférence l’emporte sur le droit à la différence. Que le talent, le mérite et l’utilité commune soient les seules distinctions dans la vie publique de la Nation. La tribalisation et les féodalités contre lesquelles la France s’est battue durant des siècles se reconstituent rapidement affaiblissant l’unité et l’autorité de la Nation.

 

POSITIONS

Afin de mieux garantir juridiquement le principe de la neutralité de l’action publique, et donc le principe de la laïcité, il sera inscrit dans la Constitution que « La République ne reconnaît aucune communauté ».

Pour assurer une politique nationale cohérente de défense et de promotion de la laïcité sera institué un ministère de l’Intérieur, de l’Immigration et de la Laïcité

Seront dès lors interdites dans la législation nationale et au niveau local toutes les dispositions racistes, sexistes et discriminatoires, quelles que soient les intentions de ceux qui les proposent. Un terme sera mis à toutes les pratiques discriminatoires existantes dans toutes les structures recevant du public et financées au moins pour partie par l’argent public, comme les piscines, les établissements de santé ou les restaurants scolaires.

La discrimination positive à l’embauche ou à l’accueil de stagiaires, d’étudiants ou d’apprentis sera interdite dans la fonction publique, les entreprises privées et dans les écoles et institutions d’enseignement financées au moins pour partie par l’argent public.

Tous les baux emphytéotiques et autres facilités accordés à des cultes en contradiction avec la loi du 9 décembre 1905 seront désormais interdits. Les fidèles devront construire leurs lieux de culte avec leur propre argent, quelle que soit la religion concernée. Afin de limiter toute infiltration d’une idéologie politico-religieuse, il ne sera pas possible non plus de faire appel à de l’argent provenant de l’étranger.

Les subventions publiques, y compris celles des collectivités locales, ne pourront être accordées qu’aux associations respectant scrupuleusement l’esprit et la lettre de la loi de 1905.

Les subventions publiques aux associations communautaristes seront interdites.

Les services publics administratifs dépendant de l’Etat ou des collectivités territoriales doivent être les garants des principes républicains et de la laïcité. Dès lors, à l’instar de ce qui s’applique aujourd’hui pour les agents de ces services publics, toute manifestation communautaire y sera proscrite pour l’ensemble des usagers, notamment le port du voile ou de tout autre signe religieux ostentatoire. Une réflexion sera engagée pour étendre cette disposition aux transports publics.