La hausse continue du coût de la vie et des dépenses incompressibles, accélérée par le passage à l’euro, se conjugue avec une augmentation insuffisante, voire parfois une stagnation, des revenus des Français, notamment des salariés et des retraités. A cet égard, le chômage est aujourd’hui utilisé comme une menace freinant l’augmentation des salaires et l’immigration, quant à elle, est favorisée pour mener une concurrence qui pèse à la baisse sur ces mêmes salaires. La pression fiscale croissante exercée sur les ménages ne fait qu’aggraver la situation.
Très nombreux sont ainsi nos compatriotes qui estiment, la plupart du temps à juste titre, que leur pouvoir d’achat régresse. L’effondrement du niveau de vie, en particulier des classes moyennes et des catégories populaires, nourrit un sentiment de déclassement, l’idée que les jeunes d’aujourd’hui vivront moins bien demain que ne vivaient leurs parents ou leurs grands-parents.
Le redressement du pouvoir d’achat des Français est une priorité essentielle. Les mesures ponctuelles, si elles peuvent avoir une efficacité limitée, ne règleront pas le fond du problème du pouvoir d’achat qui est intimement lié à la sous-croissance et à la faiblesse de notre économie dans la mondialisation. Une profonde réorientation de notre politique économique est donc indispensable pour accroître le niveau de vie de tous.
ANALYSE ET PROBLEMATIQUE
POSITIONS
Les consommateurs se verront reconnaître le droit de former des actions collectives dans des conditions juridiques maîtrisées afin de faire valoir leurs droits contre certains abus.
Les liens d’exclusivité entre une centrale d’achat et une enseigne de grande distribution seront interdits pour favoriser une baisse sensible des marges et des prix.
S’agissant des services publics commerciaux (transport, énergie notamment), l’Etat réglementera les tarifs de l’électricité et du gaz, il imposera des tarifs plafonds à tous les opérateurs des transports publics locaux.
En cas d’envolée des prix des carburants, un plan sera adopté : abaissement de 20% de la TIPP compensé par une surtaxe des superprofits des grands groupes pétroliers et gaziers.
Concernant le logement social, les Français y auront une priorité d’accès ; seules les personnes qui peuvent légitimement y prétendre pourront conserver un logement social. Les prix de certains produits alimentaires de première nécessité (lait, pain, sucre, beurre, farine, etc.) feront l’objet d’un encadrement légal afin d’en assurer l’accès à tous les revenus, y compris les plus modestes.
Rétablissement de l’échelle mobile des salaires : les salaires devront être indexés sur l’inflation, pour éviter des pertes de pouvoir d’achat annuelles parfois égales à 3%.