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Ecologie, sécurité alimentaire et industrielle, protection animale

L’écologie au cœur du développement

La préservation de la flore, de la faune et des paysages constitue un objectif au cœur de la vision de l’homme que nous défendons, c’est-à-dire un homme vivant en harmonie avec son environnement, maîtrisant les conséquences de son action sur la planète et sur son lieu de vie, respectant le patrimoine légué à travers les âges et tenant compte de la souffrance animale.

Le respect des lois de la nature et la maîtrise du développement économique, agricole et industriel de la France participent par ailleurs de la défense de l’identité nationale et de la qualité de vie de nos concitoyens.

Du fait de l’aggravation de la crise, les préoccupations des Français sont aujourd’hui d’abord tournées vers le court terme (baisse du pouvoir d’achat, hausse dramatique du chômage, dérive des finances publiques). Pourtant l’écologie, préoccupation de long terme par excellence, compte beaucoup pour nos concitoyens qui s’interrogent sur l’avenir de l’environnement que nous allons laisser à nos enfants. Problématique intimement liée à la régulation de la mondialisation, l’écologie ne peut être déconnectée des grands choix économiques et doit être portée en cohérence avec l’ensemble du projet présidentiel.

 

ANALYSE

  • Un débat politique français brouillé
    En trahissant ses promesses via un Grenelle de l’environnement avorté, Nicolas Sarkozy a fait perdre aux Français tout espoir de progrès écologique. Le monopole de fait que s’octroient les Verts en France depuis des années dévalorise l’enjeu écologique : l’écologie n’est pas un domaine à part qui ignorerait l’ensemble des domaines d’action de la politique.
  • Un enjeu global
    L’enjeu environnemental est très lié aux questions économiques, à la maîtrise internationale des migrations, au développement des pays pauvres et émergents. La question écologique doit dès lors s’inscrire dans la cohérence générale d’un projet politique, et elle doit être en conformité avec les autres propositions, si l’on veut sincèrement mener une politique efficace en la matière. Comment concevoir que des partis mondialistes, farouchement favorables à la dérégulation de l’économie mondiale et à l’internationalisation des productions, puissent prétendre défendre une politique favorable à l’environnement ?
  • Un enjeu individuel
    La prise de conscience écologique et la maîtrise de l’empreinte écologique de chacun sur le territoire où il vit, où il travaille constituent également des objectifs fondamentaux. Quand bien même la France doit porter une politique nationale et internationale favorable à la préservation de l’environnement, il appartient également à chaque individu et à chaque acteur économique d’agir dans le respect de son environnement.
  • L’écologie au cœur des décisions économiques
    L’écologie ne doit en aucun cas être synonyme de décroissance. Il convient au contraire de ne jamais négliger les implications des mesures écologiques sur la croissance économique, en visant systématiquement les décisions écologiques les plus favorables au développement de l’économie nationale. A cet égard, toute création d’impôt au nom de l’écologie doit être refusée.
  • Ecologie et ambition énergétique
    Notre pays, comme l’ensemble des grands pays modernes, a besoin d’une énergie abondante et sûre pour assurer le bon fonctionnement de son industrie, de son agriculture ainsi que le confort domestique. La cohérence et la pertinence de nos orientations énergétiques sont fondamentales : elles accompagnent la réussite des politiques de ré industrialisation, de relocalisation, de plein emploi, d’accroissement du pouvoir d’achat des Français et de souci écologique.Notre pays a longtemps bénéficié d’une avance en matière de recherche et de nouvelles technologies énergétiques. Les politiques publiques entreprises ces dernières années n’ont pas permis de maintenir cette avance, le soutien aux entreprises innovantes n’a pas été au rendez-vous et le choix de céder certaines technologies à des puissances étrangères nous place aujourd’hui dans une situation délicate qui doit nous forcer à réagir vite.
  • L’écologie est aussi un enjeu de sécurité
    Les chiffres sur les cancers sont édifiants : en Europe, 70% des cancers sont liés à des facteurs environnementaux, pollution pour 30% et alimentation pour 40%. Et 10 000 enfants meurent chaque année d’un cancer : la démographie et la génétique humaine ne peuvent, bien entendu, expliquer ces statistiques. Quant aux cancers des hommes adultes, ils ont aussi doublé en 25 ans

 

POSITIONS

  1. Le nouveau modèle économique de la France : « produire au plus près, retraiter sur place »
    La relocalisation sur le territoire national des forces de production des entreprises, dans le cadre de la politique de réindustrialisation de la France, permettra une production au plus près des systèmes de distribution et des consommateurs. Associée à une valorisation forte du « achetons français », elle engendrera une baisse considérable des émissions de gaz à effet de serre, via une drastique réduction des circuits de transport au niveau international.Par ailleurs, les protections raisonnées aux frontières nationales, via notamment des droits de douane ou des contingentements, seront déterminées non seulement selon le niveau de protection sociale des pays exportateurs, mais aussi selon la qualité écologique et de sécurité de leur production.
  1. L’encadrement des pratiques agricoles et industrielles
    Concernant le développement de nos PME, il s’agira de favoriser l’innovation écologique dans le cadre de la réorganisation de la production agricole et industrielle.Les évaluations seront menées par les services de l’Etat déconcentré et viseront un respect scrupuleux des obligations légales en matière de respect des contraintes environnementales tant dans les processus de production que de recyclage ou rejet des déchets, en y associant plus étroitement les acteurs.
  1. La primauté de la sécurité alimentaire
    Il faut assurer l’indépendance effective de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, en éliminant toutes les possibilités de conflits d’intérêt. Une liberté d’appréciation devra aussi être protégée vis-à-vis des organismes européens et internationaux dont l’indépendance n’est pas toujours garantie.
  1. Une politique énergétique écologique
    La question écologique ne peut ignorer celle de la politique énergétique que compte mener la France.En dehors de l’énergie hydraulique, les énergies dites « vertes » ne sont aujourd’hui pas réalistes en l’état : à titre d’exemple, pour produire l’électricité nécessaire à la France, il faudrait installer 275 000 éoliennes, ou 5 milliards de mètres carrés de panneaux photovoltaïques (un département moyen), ou encore consacrer la moitié des terres cultivables françaises aux bio-carburants afin de remplacer notre consommation en carburants fossiles. Nous soutiendrons la recherche afin de faire de ces technologies un recours possible et viable dans le cadre d’utilisations locales (particuliers, communes ou entreprises). L’objectif est ici de couvrir à terme 10 à 15% de nos besoins énergétiques.Les recherches dans le domaine de l’hydrogène doivent être valorisées et nous soutiendrons le programme ITER à Cadarache.Maintenir l’indépendance énergétique de la France et ses bonnes performances en matière d’émission de CO2 impose de conserver l’énergie nucléaire à moyen terme. Cela suppose d’investir dans la recherche, en particulier sur les dispositifs de sûreté du nucléaire et sur le rendement des nouveaux réacteurs destinés à remplacer ceux en fin de vie. La construction de l’EPR de Flamanville doit être poursuivie. Parce que le risque nucléaire ne peut pas être réduit à zéro, à long terme, il est souhaitable de pouvoir sortir du nucléaire. Avant d’atteindre cet horizon, le secteur nucléaire doit être très étroitement surveillé, ce qui nécessite une limitation maximale du recours à des sociétés privées dans l’exploitation et l’entretien des centrales, ainsi que des centres de traitement des déchets radioactifs. Comme indiqué ci-dessus, pour réduire la part du nucléaire, la recherche sera valorisée dans les énergies renouvelables et dans les nouvelles sources d’énergie que la science permettra de créer .
  1. Une politique migratoire et de coopération écologique
    La maîtrise des phénomènes migratoires, couplée à une politique ambitieuse de coopération avec les pays souffrant aujourd’hui d’une émigration massive, permettra de favoriser les perspectives de croissance et de développement harmonieux des zones de la planète aujourd’hui menacées par un saccage des ressources naturelles et l’anarchie qu’engendre les flux migratoires liés à la pauvreté
  1. La protection animale
    La législation concernant l’élevage en batterie sera revue afin d’offrir un espace vital décent aux animaux ; un crédit d’impôt aidera les éleveurs à transformer leurs installations en conformité avec les nouvelles normes.
    L’interdiction de l’abattage des animaux destinés à la consommation sans étourdissement préalable, qui s’impose pourtant à la France, sera respecté.La législation concernant les expérimentations sur des animaux sera durcie, notamment pour les cas où la recherche permet de les éviter.Les programmes de lutte contre l’abandon d’animaux de compagnie seront soutenus par l’octroi par l’Etat de plages de publicité gratuites sur le service public audiovisuel, et un soutien accru aux associations engagées dans ce combat.
  1. La préservation de nos paysages et la prévention des catastrophes naturelles
    La politique de l’habitat et des paysages repensera l’intégration de l’urbanisme et de l’architecture dans l’environnement naturel et le respect de nos traditions architecturales. Une charte d’insertion paysagère sera décidée au niveau régional, en concertation avec les représentants des architectes.L’architecture sera valorisée et l’Etat demandera à l’Ordre des architectes de mettre en place une action de communication à destination du grand public et des entreprises afin d’encourager le recours à l’architecte.Un programme décennal visera la destruction des cités construites dans les années 1960 les plus vétustes et leur remplacement par un habitat de taille et d’esthétique traditionnelles, dans le respect des chartes d’insertion paysagère.Une évaluation menée par les services déconcentrés de l’Etat visera à répertorier l’ensemble des erreurs d’urbanisme commises dans les zones de risques naturels (inondation, avalanches, éboulement, etc.), identifier les constructions qui n’auraient pas dû être autorisées et en déterminera les responsabilités. Les fauteurs participeront financièrement à la mise en conformité de ces zones.Les sanctions pénales pour les responsables de grands dégâts écologiques (marées noires, incendies de forêts, etc.) seront renforcées.