Sécurité

La sécurité, première des libertés

Première des libertés, la sécurité n’est plus assurée dans notre pays. Au-delà des discours et des promesses, la gauche comme la droite sont en échec complet face aux violences, et restent prisonnières de leurs dogmes et choix absurdes : laxisme, victimisation des coupables, désengagement de l’Etat, affaiblissement moral et matériel de nos capacités de maintien de l’ordre.

C’est un changement de cap qu’attendent les Français, fondé sur une prise en compte de leurs souffrances et une réponse réelle et déterminée contre les voyous et les délinquants.

 

ANALYSE

Depuis 20 ans, les gouvernements de gauche comme de droite qui se sont succédés ont instrumentalisé à tous les niveaux l’insécurité.

La droite, en promettant toujours plus de lutte contre l’insécurité, criant à qui veut l’entendre l’éradication des racailles au Karcher dans les cités.

La gauche, en promettant toujours plus de subventions pour les quartiers, se drapant ainsi dans une posture humaniste qui n’a d’humaniste que l’apparence, puisqu’elle déshumanise la victime, au profit de choix qui relèvent de la posture idéologique.

Augmentation des vols à main armé, des violences contre les personnes, nocivité et violence des bandes et des gangs toujours plus enracinés dans des quartiers hors contrôle qui sont leurs fiefs : pourquoi l’UMPS a lamentablement échoué dans la lutte contre l’insécurité ?

Parce qu’ils ont mis en place des politiques propre à lutter contre le sentiment d’insécurité et non contre l’insécurité, dans une course effrénée aux effets d’annonce, qui confine à de la publicité mensongère. On ne dénoncera jamais suffisamment l’immense solitude judiciaire des victimes !

Dans la continuité de son bilan de ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a lourdement échoué sur la question de l’insécurité depuis 2007. Les discours musclés, l’utilisation à des fins électoralistes des déclarations tonitruantes de la « Droite populaire » et la succession de promesses non tenues ne peuvent masquer l’étendue de l’échec : la France vit chaque année dans une insécurité croissante.

L’insécurité est un fléau pour le peuple français à deux niveaux :

  • Elle crée des drames dans les vies et les familles. Une agression, même nommée « incivilité » selon une dérive sémantique très révélatrice d’un état d’esprit laxiste au plus haut niveau de l’Etat, est toujours traumatisante.
  • Elle a un coût immense pour la collectivité nationale, évaluée à 115 milliards d’euros par an selon l’étude réalisée par le professeur et économiste Jacques Bichot, soit plus de 5% du PIB de la France.

Les violences aux personnes n’ont eu de cesse d’augmenter (+45% depuis 2002). Les rapports annuels de l’Observatoire national de la délinquance révèlent que ce type de violences concerne cinq fois plus de personnes que ne le disent les chiffres du ministère de l’Intérieur : 1 200 000 par an, et non 250 000.

Selon les données officielles, les violences physiques crapuleuses ont bondi de 5,7% en 2009 puis de 7,4% en 2010.

Au-delà même des chiffres, les Français constatent chaque jour la multiplication des événements ultra-violents tels que les émeutes, les règlements de compte ou les assassinats sauvages, sans compter les agressions gratuites, expression à elle seule d’un état de violence ambiant, fruit d’une instabilité existentielle, lié au présentisme, dénoncé par tous les criminologues, dont la preuve évidente ressort des violences dites scolaires.

Les zones de non-droit, où les forces de l’ordre ne vont plus ou hésitent à pénétrer, se multiplient : il y a officiellement en France 752 « Zones urbaines sensibles ». L’expression désormais consacrée de zones de non droit constitue l’aveu d’un échec de l’Etat dans l’application républicaine et élémentaire du droit. Un Etat où le droit ne s’applique pas est un Etat sans chef d’Etat

Déjà en mars 2002, Olivier Foll, inspecteur général de la police nationale, indiquait : « Il y a 834 zones de non-droit sur notre territoire. 834 ghettos dans lesquels la hiérarchie administrative recommande aux forces de l’ordre de ne plus intervenir de manière à ne pas provoquer de remous ». La peur du gendarme est remplacée par la peur des « remous » !

Les campagnes autrefois épargnées n’échappent plus à la montée des violences, en témoigne le doublement en dix ans du nombre de gendarmes blessés en service.

Face à cette flambée de l’insécurité, qui trouve en grande partie son origine dans la hausse continue de l’immigration vers la France, de l’échec d’une assimilation, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a fait des choix irresponsables et néfastes : effets d’annonce permanents, vote de multiples lois publicitaires jamais appliquées après chaque fait divers médiatisé, et surtout, l’affaiblissement de nos capacités de maintien et de rétablissement de l’ordre.

On assiste à l’échec de l’intégration des Français de 2°, 3° et 4° générations suite à une immigration massive et incontrôlée voulue par les gouvernements de la Ve République sous le haut patronage du MEDEF qui voyait dans cette immigration la possibilité de baisser les salaires.

Ainsi, depuis 2005, 19 000 postes de policiers et de gendarmes ont été supprimés, un record sous la Ve République. Claude Guéant a annoncé la réduction de 3000 postes supplémentaires en 2012. 10% des escadrons de gendarmerie mobile ont déjà été dissous, alors que le même sort est réservé aux compagnies de CRS.

Les policiers et les gendarmes se sentent largement abandonnés, et l’Etat tend de plus en plus à adopter une vision purement comptable en se défaussant sur des sociétés privées de sécurité. Cette privatisation progressive et sournoise de notre sécurité accroît les inégalités entre les Français, entre les territoires, et tend à affaiblir encore davantage l’Etat dans ses missions régaliennes.
 
POSITIONS

Stopper les flux migratoires vers la France

– La carte de l’insécurité recoupe largement celle de l’immigration : il faut donc agir en amont (voir « immigration »)

Politique de tolérance zéro sur l’ensemble du territoire national 

Il convient de mener une répression sévère contre les attaques organisées visant les forces de l’ordre, les secours ou les pompiers. Il faut démanteler les réseaux du banditisme, des « grands frères » et des caïds et exercer une pression policière sur les bassins de criminalité pour reprendre le terrain et développer une vraie politique de renseignements aujourd’hui réservée à la lutte anti-terroriste.

Mise en place de l’injonction civile, qui signifie l’interdiction prononcée par la Justice de pénétrer dans des territoires définis pendant une certaine période de temps après avoir purgé sa peine. Physiquement écartés des quartiers qu’ils connaissent bien, où ils ont leurs habitudes de trafics, où ils commettent toutes sortes de violences, où ils ont leurs complices de vice, les voyous seront nettement moins en capacité de nuire. Pénétrer dans le territoire interdit signifiera, pour le délinquant, un retour immédiat en prison. Des mesures judiciaires d’interdiction de territoire (sur un département par exemple) devront également être mises en œuvre.

Tolérance zéro contre les violences scolaires 

Il est nécessaire d’accentuer les peines contre les élèves ou parents d’élèves coupables d’agression verbale ou physique contre un enseignant

Rétablissement de la peine de mort ou instauration de la réclusion criminelle à perpétuité réelle

L’alternative entre ces deux possibilités pour renforcer notre arsenal pénal, sera proposée aux Français par référendum. La réclusion à perpétuité aurait un caractère définitif et irréversible, le criminel se trouverait sans possibilité de sortir un jour de prison.

Lutter contre la drogue et les dealers

Il faut refuser toute dépénalisation des drogues et accentuer la répression contre les trafiquants mais aussi contre les consommateurs. On ne démantèlera pas les trafics sans affaiblir la base de la pyramide par des contrôles renforcés aux frontières pour éviter l’importation de stupéfiants sur le territoire national. Les consommateurs de stupéfiants doivent être soumis à une obligation de soins. Il faut faciliter aussi le travail de la police et de la Justice (interception de conversations téléphoniques et de courriels dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants, possibilité de rémunération des indicateurs, etc.)

Sanctions renforcées contre les délinquants récidivistes

Plus aucune prestation sociale (aides, logements, RSA, etc.) ne doit être versée aux récidivistes délinquants ou criminels justiciables d’une peine de un an de prison ou plus.

  • Reconstitution en cinq ans des effectifs de police et de gendarmerie supprimés depuis 2005

Les moyens matériels de la police et de la gendarmerie (armes, véhicules, télécommunications,…) doivent être améliorés. Il convient de stopper la fermeture des brigades de gendarmerie et des commissariats de police et de reconstituer en cinq ans les unités EGM et CRS dissoutes.

– Mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre concernant l’exercice de leurs fonctions sur le modèle de la gendarmerie nationale. Les policiers et gendarmes sont trop souvent injustement attaqués et dénigrés en lieu et place des auteurs de méfaits

– Garantir le statut militaire de la gendarmerie et organiser son retour progressif dans le périmètre du ministère de la Défense

– Les services de renseignements de l’État mèneront des enquêtes sur l’ensemble du territoire national afin d’identifier les prédicateurs religieux défendant des thèses politiques extrémistes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ou de menacer la laïcité.

Aggraver les peines pour les personnes coupables de violences verbales ou physiques contre un représentant de l’autorité de l’Etat et mettre en place une amende forfaitaire contraventionnelle de 1500 euros pour les outrages à agents de la force publique.

– Doubler les effectifs des brigades anti-criminalité. Mettre des policiers en civils dans la rue pour lutter contre l’insécurité et non contre le sentiment d’insécurité.

Consolider la sécurité civile et notamment garantir le statut des sapeurs pompiers volontaires menacé par l’Union européenne