Totalement désarmée par trente d’ans d’inaction et de reculades face à la mondialisation, la France doit revenir dans le jeu des Nations.
L’emploi, la réindustrialisation du pays, l’égalité entre les Français, l’aménagement du territoire et la vitalité des services publics en dépendent.
En raison de notre histoire nationale, c’est naturellement l’Etat qui sera le fer de lance de ce réarmement de la France : un Etat fort capable d’imposer son autorité aux puissances d’argent, aux communautarismes et aux féodalités locales.
ANALYSE
L’émergence de la nation française au cours des siècles se caractérise par le rôle déterminant joué par l’Etat, un Etat fort qui a su unifier la nation, contenir les féodalités et les communautarismes, anéantir la tribalisation, aménager notre territoire et offrir progressivement à tous une éducation, des soins, une sécurité et des services publics de qualité.
Sous un double mouvement qui s’accentue depuis plusieurs décennies, par le haut et par le bas, l’Etat est aujourd’hui profondément affaibli.
La France a pourtant besoin d’un Etat fort pour assurer son réarmement face à la mondialisation. Quand l’Union européenne échoue et s’entête à suivre la mauvaise direction, quand la région est trop petite, l’Etat est en mesure de s’appuyer sur les forces vives de notre pays pour être le fer de lance de la réindustralisation et du redressement national.
Ce double mouvement d’affaiblissement de l’Etat se présente ainsi :
1. Une décentralisation non maîtrisée d’abord (lancée en 1981 et accentuée en 2004) a privé l’Etat de compétences stratégiques : transports régionaux, routes nationales, action économique notamment. Beaucoup, parmi lesquels nombre d’élus locaux, jugent que nous sommes allés trop loin dans le transfert de compétences. Cette décentralisation, c’est un creusement des inégalités entre les territoires et les Français, une complexité accrue de la décision publique, une corruption aggravée, et la reconstitution de féodalités locales dépensières au détriment d’un Etat stratège.
2. L’Union européenne ensuite, cheval de Troie de la mondialisation ultralibérale : les Traités européens imposent depuis le Traité de Maastricht le dogme de la concurrence libre et non faussée, interdisent par idéologie les aides d’Etat à nos entreprises, ainsi que toute forme de protection aux frontières internes de l’UE, mais aussi externes. En bref, toute forme de patriotisme économique.
En 2009, l’aide de 6 milliards d’euros apportée par l’Etat à Renault et PSA n’a pas pu être conditionnée au maintien des activités en France en raison des récriminations de la Commission européenne. C’est un encouragement aux délocalisations et à la destruction d’emplois en France. En 2011, cette même Commission de Bruxelles a jugé contraire aux règles européennes le projet de recapitalisation de l’entreprise Seafrance par son actionnaire la SNCF : des centaines d’emplois sont de ce fait menacés.
Ce double mouvement d’affaiblissement doit trouver face à lui une solide volonté politique. L’Etat fort vise plusieurs objectifs essentiels à la prospérité de notre pays et du peuple français :
- L’encadrement rigoureux de la finance lorsque l’intérêt général est en jeu : le puissant lobby des banques d’affaires influence beaucoup trop les décisions politiques et incite à des pratiques de corruption et de conflits d’intérêts. Ce phénomène, né aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, n’épargne pas la France.
POSITIONS
L’Etat fort est d’abord un Etat libre :
L’Etat fort qui défend et fait respecter les valeurs républicaines :
L’Etat fort, fer de lance de la réindustrialisation de la France :
L’Etat fort pour stimuler l’innovation et la recherche :
L’Etat fort qui impose son autorité aux féodalités locales :
L’Etat fort pour redresser nos services publics :
L’Etat fort qui lutte contre les fraudes, les ententes et les abus de position dominante :
L’Etat fort qui met au pas la finance et la spéculation :