Industrie, Florange : stop au carnage !

Chaque jour depuis plusieurs années, une usine ferme en France. L’industrie française n’a cessé de reculer depuis 30 ans, et le phénomène s’est aggravé ces cinq dernières années, avec la disparition record de 500 000 emplois durant le quinquennat.

Les causes de cette désindustrialisation sont bien connues mais jamais traitées, au contraire : ouverture totale de nos frontières à la concurrence internationale déloyale, sous pression de l’Union européenne notamment, ruine de l’euro qui plombe notre économie, manque de soutien à nos petites et moyennes entreprises.

Comme Gandrange sous Nicolas Sarkozy, Florange rime avec trahison des promesses et abandon des ouvriers et de l’industrie.

Les gesticulations du ministre Montebourg ont buté sur la terrible vérité : le gouvernement socialiste, comme ses prédécesseurs UMP, est soumis à la logique mortifère de l’Union européenne et de la mondialisation débridée.

Après nous avoir vendu pendant des années « une nouvelle économie sans usines et la mondialisation heureuse », ils nous disent maintenant que nous serons demain compétitifs avec la Chine et les autres pays émergents en faisant sans cesse pression sur les salaires, les retraites, et en augmentant les taxes. De protections raisonnées aux frontières et de patriotisme économique, ni l’UMP ni le PS ne veulent en entendre parler !

C’en est trop ! Nous proposons un chemin de réindustrialisation et de redressement industriel au pays.

Consultez le projet du Front National sur l’Emploi, la réindustrialisation et les PME/PMI

Florange : l’opacité du gouvernement doit cesser (4 décembre 2012)

Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

Non seulement le gouvernement a fait preuve d’une extraordinaire et prévisible mollesse face à Mittal sur le dossier Florange, mais il apparaît de surcroît que l’accord conclu est entouré d’une très grande opacité.

Si l’on en croit la presse, le ministre Montebourg lui-même, gravement désavoué sur ce dossier il est vrai, ne le connaitrait pas dans le détail ! Voilà qui ne rassurera personne.

Nous savons par expérience que les engagements de Mittal sont à considérer avec la plus grande des méfiances…C’est pourquoi il est indispensable d’agir en toute transparence. Les salariés et l’intérêt stratégique de notre pays l’exigent.

Le gouvernement Ayrault doit tourner le dos à l’opacité et donner toutes les informations nécessaires sur l’accord en question.

Nous rappelons notre soutien à une option beaucoup plus volontariste, dans l’intérêt supérieur de notre pays, qui passe par une nationalisation temporaire du site et la mise en place d’un véritable patriotisme économique au bénéfice de l’acier français.


Réaction de Marine Le Pen sur le dossier Florange (1er décembre 2012)

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Le gouvernement n’a pas trouvé de solution de fond pour Florange et l’acier français. Le compromis qu’il a passé avec Mittal, dont on doit espérer qu’il sera le plus productif possible mais dont il faut craindre aussi qu’il ne se termine aussi mal que les précédents, n’est pas à la hauteur des enjeux.

Nous avions prévenu : la nationalisation temporaire n’était qu’un slogan, qui ne pouvait pas aboutir en l’état en raison de notre soumission à l’Union européenne. Mittal le sait et c’est pour cette raison qu’il n’a presque rien concédé sur Florange.

Le mystérieux repreneur et ses 400 millions d’euros d’investissement mis en avant ces derniers jours par le ministre Montebourg ne sont plus évoqués, ce qui fait sérieusement douter de la parole gouvernementale…

Quant à la perspective du projet Ulcos, elle reste malheureusement très hypothétique.

Marine Le Pen regrette que le gouvernement n’ait pas profité de cette nouvelle crise de l’acier lorrain pour définir un plan d’ensemble en faveur de la sidérurgie française. Mittal reste l’interlocuteur privilégié du gouvernement, avec tous les risques qu’on connait.

Surtout, aujourd’hui 60% de l’acier français est importé : c’est intenable. La relance viendra de la mise en place d’un véritable patriotisme économique : protections intelligentes aux frontières contre la concurrence internationale déloyale sur l’acier et priorité donnée à l’acier produit en France dans la consommation nationale.


Florange : assez des discours, place aux actes ! (26 novembre 2012)

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Notre vision des intérêts stratégiques de la France et du rôle de l’Etat nous amène depuis des mois à proposer la nationalisation temporaire du site sidérurgique de Florange, jugé viable par le rapport Faure de juillet 2012.

II y a fort à parier que la toute récente conversion du ministre Montebourg à cette solution ne dépassera pas, une nouvelle fois, le stade des mots et des promesses.

Son gouvernement partage la même idéologie ultralibérale que les précédents, et se soumet de la même manière à tous les dogmes de l’Union européenne. Il l’a prouvé en faisant voter le Traité budgétaire de Madame Merkel. Il ne fera donc rien qui puisse être volontariste.

Et Arnaud Montebourg le sait très bien, lui qui choisit régulièrement la provocation verbale et l’agitation médiatique pour masquer au maximum sa tragique impuissance. Ses propos du week-end sur M.Mittal relèvent de cette tactique de communication.

L’Etat français doit impulser la reconquête de nos secteurs stratégiques. Il doit pour cela passer outre les oukases de l’Union européenne. Des millions de travailleurs français sont en demande d’action, urgente, et non de mots !


L’Etat doit secourir Florange ! (1er octobre 2012)

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Marine le Pen dénonce avec fermeté l’ultimatum posé par Mittal à l’Etat français, et plus encore la mollesse et l’indignité de la réaction du gouvernement Ayrault face à l’injonction d’un groupe privé.

Les activités de Florange doivent être maintenues et l’emploi sauvegardé.

La viabilité du site ayant été démontrée par le rapport Faure, remis en juillet dernier au fort mal nommé ministre du redressement productif, l’Etat se doit d’agir pour préserver les intérêts de la France dans l’industrie sidérurgique.

Marine le Pen propose et demande à ce que l’Etat intervienne immédiatement en prenant le contrôle du site pour un euro symbolique.

Cette activité stratégique pourra ainsi être préservée en attendant l’offre d’un repreneur sérieux et conscient du potentiel industriel du site.

Dans le même temps, nous demandons le vote d’une loi « achetons français », réservant les marchés publics de fourniture et de construction aux entreprises utilisant des produits extraits ou fabriqués en France.

Il est impératif de soutenir l’activité sidérurgique sur notre territoire, par l’établissement d’une priorité nationale de l’acier, sur le modèle protectionniste actuellement en vigueur aux Etats-Unis (Buy American Act).


Florange : Montebourg pour rien (27 septembre 2012)

Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

Arnaud Montebourg n’aura redressé ni le moral des salariés qu’il a visités, ni Florange, ni l’industrie française.

Il n’aura remplacé qu’un verbiage par un autre, que l’enfumage UMP par l’enfumage PS, et Florange de plus en plus prend des allures de Gandrange, cimetière des promesses enterrées.
Oubliant ses théories sur la démondialisation et le protectionnisme, il poursuit l’oeuvre de liquidation de l’industrie française déjà largement engagée par ses prédécesseurs.

Il se contente de s’en remettre au bon vouloir de Monsieur Mittal et feint d’être en mesure d’exiger quoi que ce soit. Un pouvoir qui joue les gros bras devant les caméras de télévision, les travailleurs français ont déjà donné…

Prisonnier de règles européennes absurdes, ce gouvernement comme le précédent est un spectateur passif devant la désindustrialisation de la France au lieu d’être le principal acteur de son redressement.

Pour être efficace, il faudrait agir dans trois directions :

- François Hollande doit faire voter sans tarder la loi qu’il avait promise, obligeant les industriels à vendre ses unités rentables s’il veut les fermer
- Dans l’attente d’un repreneur solide, et parce que le rapport « Faure » de juillet dernier a démontré sa viabilité, le gouvernement doit temporairement mettre le site sous tutelle de l’Etat. Il doit mobiliser toutes les énergies pour trouver un investisseur qui cette fois ne trahira pas ses engagements
- Une relance durable de l’industrie française passera nécessairement par la mise en place de protections intelligentes aux frontières contre la concurrence internationale déloyale. Ce patriotisme économique est indispensable, pour permettre à notre pays de se réarmer dans la mondialisation et de redevenir compétitif. La compétitivité française est aussi gravement atteinte par un euro beaucoup trop fort pour notre économie.