Dossier spécial Crise Monétaire

Communiqués

Le surendettement : du mur des réalités à l’éclatement de la zone euro ! (20 avril 2011)

Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Présidente du Front National :

Déficits, dettes, inflation, insolvabilité des banques et des Etats, futur choc pétrolier, austérité sociale, tous les symptômes de la crise monétaire, annoncée dès 2008 par le FN*, se mettent progressivement en place pour former un prochain « armageddon mondial » sur les monnaies de papiers (dollar, euro..).

Entre-temps, de forums de Davos, en sommets du G20 et réunions du FMI, les dirigeants politiques et économiques occidentaux démontrent en permanence leur impuissance, leur incompétence et surtout leur aliénation aux puissances de l’argent. Pourtant le risque de « récession hyperinflationniste» pourrait être évité en France si le modèle économique « patriote » était mis en œuvre d’urgence !

En attendant 2012, l’euro « trop cher » continue d’agoniser et avec lui les peuples européens jusqu’à l’inéluctable chute finale de cette « monnaie zombie ».

En effet, la crise des dettes souveraines dans la zone euro s’est considérablement aggravée pour la Grèce et le Portugal, avec des taux d’emprunts à 5 ans respectivement de 16,25 % et de 10,56 %. Ces chiffres du marché financier sont éloquents et indiquent une forte récession économique à venir dans ces pays.

Le maintien de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande dans la zone euro n’est dû qu’à l’acharnement des technocrates de l’Union Européenne et de la BCE enfermés dans leur dogme ultralibéral pour sauver l’euro « à tout prix ». Le très médiatique « pacte pour l’euro » n’aura vécu que quelques semaines, les marchés financiers ayant eu raison de cette usine à gaz élaborée par l’Union Européenne.

La dégradation continue de la situation crée les conditions d’une sortie groupée de l’euro.

Marine Le Pen, Présidente du Front National, rappelle une nouvelle fois la loi monétariste naturelle, qu’à une nation correspond une monnaie, et que toutes les expériences idéologiques européennes (Union monétaire, etc..) tentées depuis des décennies sont vouées à l’échec. De même, le projet de « gouvernance économique européenne » n’échappera pas à la règle.

Crise financière… (10 octobre 2008)

Lettre en recommandé avec accusé de réception que Marine LE PEN a adressé ce jour à Monsieur Jean-Claude Marin, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris

Monsieur le Procureur de la République,

La débâcle financière en cours ne doit troubler en rien le cours de la Justice.

Cependant, durant ces dernières semaines, les médias, reprenant en cela les affirmations des marchés et l’aveu même de certains dirigeants économiques, ont semblé établir la perpétration par fait non prescrit, des infractions pénales suivantes, prévues et réprimées, soit par le Code Pénal, soit par le Code de Commerce, soit par le Code monétaire et financier, à savoir :

  • diffusions fausses ou trompeuses sur la situation d’un émetteur ou d’instruments financiers sur les marchés réglementés ;
  • présentation volontaire de comptes sociaux inexacts, par comptabilisation d’actifs fictifs, inexactitudes d’évaluation, insuffisance ou omission de provisions ;
  • abus de confiance et escroquerie à titre individuel ou en bandes organisées ;
  • recel et complicités dans ces divers délits ;
  • perpétration aggravée de ces infractions par des personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ayant agi dans l’exercice de leur fonction.

Je souhaiterais savoir si ces infractions, désormais flagrantes, ont abouti à des citations directes devant les Tribunaux correctionnels, ou ont motivé de votre part l’ouverture d’une information judiciaire contre X ou contre personnes dénommées.

Dans la mesure où certains membres du Gouvernement se seraient rendus coupables, coauteurs ou complices de certains de ces délits précités, dont entre autres la diffusion de fausses informations relatives aux marchés réglementés, je souhaiterais également savoir si vous avez transmis, par la voie hiérarchique, vos réquisitions au Procureur général près la Cour de Cassation en vue d’une saisine de la Cour de Justice de la République.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de mes salutations distinguées.

Marine LE PEN

Les conséquences de la crise financière (9 octobre 2008)

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

La crise financière mondiale que nous traversons, la plus grave depuis 1929, aura eu le mérite de révéler aux Français deux enseignements extrêmement importants :

- d’une part, l’Europe ne sert à rien dans cette crise et regarde, impuissante, les Etats intervenir, y compris en renonçant au pacte de stabilité budgétaire ;

- d’autre part, l’Etat national demeure la référence et le recours indispensable en cas de crise grave comme nous le voyons aujourd’hui. La puissance publique retrouve toute sa légitimité trop longtemps brocardée et niée par les libéraux de tous poils.

Seul le Front National rappelle depuis des années la nécessité d’un Etat à la fois fort, régulateur et arbitre face à la spéculation financière internationale et aux fonds de pension prédateurs.

Seul le Front National rappelle aussi que l’Europe, déjà dépassée par la mondialisation, ne protège en rien les citoyens des Etats membres que ce soit contre le risque d’une guerre, d’une dépression économique ou d’un tsunami financier.

Nous espérons que les électeurs s’en souviendront aux élections européennes en reconnaissant au Front National la justesse de son analyse et l’antériorité de ses positions.

Sarkozy responsable de la « kervielisation » du système bancaire (9 octobre 2008)

Communiqué de presse de Marine LE PEN

De la mise en cause théâtrale des parachutes dorés à la condamnation de la financiarisation de l’économie, Nicolas Sarkozy cherche à faire croire, depuis le début de la crise financière, qu’il est un opposant farouche au mondialisme et, qu’à ce titre, il est capable de protéger les français de la cataclysmique crise économique qui est encore à venir.

Ce sont des mensonges !

De la vente massive d’or lorsqu’il était ministre du budget à la création de subprime à la française (symbolisée par le « endettez vous, rendettez-vous ! » lancé pendant sa campagne électorale et confirmée par un rapport du Conseil d’analyse économique) en passant par

- le funeste traité de Lisbonne qui sanctuarise le libre échangisme débridé
- la volonté de dépénalisation du droit des affaires
- les 450 millions d’euros de cadeau à Tapie
- la création de fond de pension à la française
- et en n’oubliant pas les vacances sur le yacht de Monsieur Bolloré…

le Président de la République a voulu importer en France tous les poisons qui, aujourd’hui, contaminent l’épargne des français et risquent de les plonger demain dans le désespoir et la misère.

Marine Le Pen, Vice-présidente du Front National, en appelle à la lucidité et à l’instinct de survie des français afin qu’ils se détournent du mensonge, de l’imprévoyance et de l’incompétence de Nicolas Sarkozy.

Le sempiternel show Sarkozy (26 septembre 2008)

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Nous avons eu hier soir un nouveau show Sarkozy. Le spectacle est bien rôdé, mais c’est toujours le même depuis la campagne présidentielle, et il est en décalage de plus en plus criant avec la réalité.

C’est un alibi facile de dire que la crise financière mondiale actuelle « aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat ».

La croissance, le chômage et le pouvoir d’achat ne cessaient de se dégrader avant la crise financière. Elle est là, « la vérité », et c’est celle que le président de la République tente de camoufler par ses sempiternelles promesses.

Les sommets de M. Sarkozy (24 septembre 2008)

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

A l’Assemblée générale des Nations Unies, Nicolas Sarkozy a proposé un sommet pour « réfléchir ensemble aux leçons à tirer » de la crise financière internationale. Et il a proposé que ce soit lors de la réunion du G8 en novembre.

Cela s’appelle enfoncer les portes ouvertes. Car si les sommets du G8 ne servent pas à ce genre de réflexion, à quoi servent-ils donc ?

On a surtout l’impression que Nicolas Sarkozy, comme les autres orateurs du reste, se contente de paraphraser Cocteau :
Ces choses-là nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs.

La crise bancaire symptôme de l’idéologie ultra-libérale (15 septembre 2008)

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Après les renflouages de « Bearn Stearns » en Avril dernier, de « Fannie Mae et Freddie Mac » récemment, la faillite de la banque Lehman Brothers (n°4 des banques d’affaires américaines) est le symptôme de l’idéologie ultralibérale telle que nous l’ont imposé les élites mondialistes.

Le marché devait soi-disant se réguler lui-même, dans les faits il implose.
Le monde occidental assiste donc impuissant à l’effondrement du système bancaire et monétaire international.

Le Front National n’a eu de cesse de dénoncer ce système destructeur de richesses, qui au final, mutualise les pertes et privatise les profits, à l’instar de l’affaire du « Crédit Lyonnais ».
Ce recours systématique aux « fonds publics » en cas de banqueroute est insupportable pour le peuple !

Si les effets dévastateurs sur le plan d’une économie aujourd’hui globalisée n’étaient pas si dramatiques, on trouverait piquant que les plus ardents défenseurs du système du libre-échange, tels que les USA, s’appliquent aujourd’hui à eux-mêmes le protectionnisme.

Cet événement démontre une fois de plus que les analyses -non partisanes- et les solutions du programme économique du Front National sont les plus éclairées et les seules à même de préserver les intérêts de la France et de tous les Français.

« Les solutions du Front National face à la crise économique »

Vendredi 27 février 2009, Jean-Marie LE PEN a tenu une conférence de Presse en présence de Marine LE PEN et Bruno GOLLNISCH.

Lire le texte de la conférence de presse

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre présence, pour cette conférence de presse extraordinaire consacrée:

1. d’une part, aux conséquences calamiteuses pour la France, du désordre systémique mondial

2. d’autre part, à la présentation officielle de mon plan d’urgence « anti crise » que j’ai déjà proposé le 11 février, par courriers, aux Présidents des Institutions Françaises, dont vous avez récemment reçu copie. A cette heure, seul le Président du Sénat, Monsieur Gérard LARCHER, a répondu ;

Je fais vraiment appel, en toute sincérité, à votre conscience professionnelle et votre esprit civique pour communiquer, cette fois-ci, à l’opinion publique l’essentiel de mon message d’alerte mais aussi d’espoir, car vous, aussi, serez peut-être touchés par le désastre économique qui va malheureusement s’abattre sur la France, si aucune mesure radicale n’est prise.

Le 24 juin 2008, Fête de Saint Jean Baptiste qui fut la Vox clamantis in déserto, plus de deux mois avant la crise financière, je vous réunissais déjà pour annoncer l’imminence d’un effondrement mondial progressif du système bancaire, financier, économique, social qui remettrait en cause l’ordre monétaire établi.

A cette occasion, avant la Présidence du Conseil de l’Union européenne par Nicolas Sarkozy, je lui avais recommandé de protéger les nations continentales, d’une plus grande désagrégation économique en 2009, au travers de la mise en œuvre d’un nouveau système monétaire «Euro-Or». Et, le premier choc a eu lieu en septembre dernier, comme je l’avais prévu !
A ce stade des événements, je viens d’alerter les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat de l’aggravation et j’ai demandé l’ouverture immédiate d’une commission d’enquête parlementaire spécialement dédiée à la crise 2009, pour examiner les responsabilités des acteurs bancaires, économiques, financiers, politiques et étudier la pertinence du plan d’urgence « anti crise » que je propose.

1. Les conséquences calamiteuses pour la France, du désordre systémique mondial :

Aujourd’hui, je souhaiterais vous faire part de l’anticipation principale de nos économistes, qui pressentaient dès 2006 cette crise majeure dont j’avais parlé durant ma campagne Présidentielle et qui prévoient pour 2009-2010, dans sa phase ultime, un « krach monétaire » d’une ampleur gravissime, essentiellement du à :

- l’entrée en dépression des Etats-Unis d’Amérique
- l’implosion définitive du marché des actifs frelatés CDS (Credit Default Swaps), qui va accélérer la faillite financière et bancaire des Etats-Unis d’Amérique
- l’explosion de la bulle des emprunts d’Etat (en particulier les T. Bonds Américains)
- une dépréciation massive du dollar et des monnaies fiduciaires (Euro, Yen, Yuan,…)

Cette rupture du système monétaire et financier mondial devrait déboucher à moyen terme sur un phénomène incontrôlé « d’hyper-inflation», aux Etats-Unis voire en Europe et au Japon, causé par un problème d’insolvabilité des principaux acteurs économiques et d’une monétarisation spontanée des dettes abyssales.
L’hyper-inflation c’est le mécanisme silencieux et fatal, de destruction de la monnaie, bien connu lors de l’épisode historique des « Assignats » de la Révolution Française ou du mark allemand sou la République du Weimar.

Du coté de notre vieux continent, il paraitrait d’après les experts que « l’Euro nous protège » et moi je tiens à vous dire que l’Euro est à l’agonie. Pourquoi ?

Tout d’abord les faits le prouvent, l’Union Européenne était une construction utopique et délirante qui finira inexorablement par s’autodétruire aussi bien monétairement qu’institutionnellement, n’en déplaise à Messieurs Trichet, Juncker, Barroso et Almunia.

Et, la tentative politique de fuite en avant par N. Sarkozy vers un « gouvernement économique de la zone Euro » est une pure folie antidémocratique, qui conduirait à un pouvoir absolu et dictatorial de Bruxelles.
Le Front National s’était opposé jadis à l’union monétaire puis à la création de la BCE, de l’Euro et de l’eurozone. Nous avions raison de le faire au vu de la situation économique et sociale désastreuse.

En effet, l’eurozone menace d’éclater du fait d’un grand écart intenable tant financier qu’inflationniste, entre les 16 pays membres. Leurs surendettements chroniques pèsent lourdement sur leur solvabilité. On le voit bien avec la distorsion grandissante entre les taux d’intérêt des emprunts émis par les différents Etats membres, allant même en janvier, jusqu’à 2,5 % d’écart de taux, entre la Grèce et l’Allemagne. Allemagne qui n’a d’ailleurs pu placer auprès des investisseurs que les 2/3 (4,2 Milliards d’€) de sa dernière levée d’emprunt pour financer en partie son plan de relance national.

Nous avons également la démonstration de cette menace sur le marché des changes, avec les terribles turbulences actuelles des monnaies des pays d’Europe de l’Est.
Le financement budgétaire des Etats proches de la faillite va être de plus en plus coûteux. Ces pays sont: l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, le Portugal et même l’Italie. Intérieurement, ces pays sont fragilisés économiquement et soumis à une très forte pression politique : je pense en particulier aux évènements sociaux en Grèce et chez nous, les Dom Tom.

Le chômage croissant met en danger la légitimité démocratique des gouvernements nationaux qui devront mettre en œuvre des programmes conjoncturels de création d’emplois ainsi que dévaluer obligatoirement leur monnaie afin de retrouver une certaine compétitivité pour combattre cette récession profonde et durable (-1,5 % du PIB de la zone Euro au 4éme trimestre 2008) ; Ces 2 mesures sont impossibles à réaliser avec l’Euro !
Pour éviter le risque d’entrer en dépression économique, une stratégie anti-crise doit tenir sur deux piliers : la politique monétaire et la politique budgétaire.
Or, la politique monétaire de la BCE est manifestement inefficace dans la crise et surtout elle exclut toute problématique nationale spécifique, comme par exemple la gestion des déficits jumeaux (public et commercial).

Je considère que l’on ne peut pas séparer l’Etat de sa monnaie, si l’on veut respecter les grands équilibres économiques.

Est-ce que la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Suisse ou la Norvège n’ont pas une monnaie nationale ?
Par conséquent, comme il n’y a pas d’Etat européen, il ne peut y avoir de monnaie unique.

Contre ce « krach monétaire » prochain, les pays disposant de leur propre devise seront mieux armés que les pays membres de l’eurozone.

Pour toutes ces raisons, « l’Eurodivergence financière» est bel et bien une réalité, je propose donc le principe de « l’abandon organisé et concerté» de l’Euro monnaie unique, avec la réintroduction des devises nationales, dans le plus bref délai. Cette proposition Française sera détaillée plus loin.

En France, les chiffres prévisionnels de l’économie sont catastrophiques :

- le PIB 2009 pourrait reculer de 2 % au global pour atteindre – 1 %
- le déficit public projeté 2009 atteindrait + de 5% du PIB (3% maxi du pacte)
- la dette publique projetée 2009 serait de 72% du PIB (60 % maxi du pacte)

En conséquence, l’économie Française est officiellement en récession et tous les secteurs de l’industrie sont désormais durablement dans le rouge. Encore conviendrait-il, à ce stade, de dénoncer le caractère fallacieux du P.I.B. En France, en effet, elle compte pour 25 % les 6 millions de fonctionnaires et pour 2 % seulement l’agriculture !

(La schizophrénie : une maladie politicienne)

Toute cette élite dirigeante euro-mondialiste, qui depuis des décennies a dénoncé l’intervention de l’État comme étant le problème, déclare unanimement, dans une contradiction flagrante que la nation est la solution.
Forcement la nation a tout son charme, lorsque leur système moribond vient quémander les fonds publics des citoyens pour renflouer leurs pertes vertigineuses et masquer leurs turpitudes financières.

Mais, comment maintenant peuvent-ils être crédibles pour défendre le bien commun?
Une note positive me rassure, c’est que l’opinion publique a enfin pris conscience de l’autisme institutionnel Français, de l’échec programmé des sommets G4, G7, G8, …, G 20 et surtout de l’impuissance des dirigeants politiques, économiques et monétaires. Ce prochain G20, sera un vrai bal des vampires !

Cette crise « hors norme » est, pour ceux-là même qui l’ont créée, un alibi qui camoufle l’incompétence de tous les gouvernements depuis les années 1972 et d’après mes propres économistes si on voulait aggraver la situation, on ne s’y prendrait pas autrement.

Vous le constatez, si nous poursuivons dans cette voie ULTRAlibérale et euromondialiste, les conséquences sociales sur l’emploi seront funestes pour les citoyens.
« On ne peut pas résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés », disait Albert Einstein.
Mais que nous propose la classe politicienne parlementaire (UMPS, Modem, PC, etc…) pour résoudre les problèmes qu’ils ont générés depuis 35 ans ?

- Des plans simplistes UMPS de renflouement, de relance, de contre plan de relance qui ne sont pas crédibles car ils ont tous un point commun, c’est le financement supplémentaire par de la dette commerciale à l’origine précisément, de cette crise !

Pour illustrer cette folie du surendettement collectif, je prends la métaphore du pompier pyromane qui éteint l’incendie avec de l’essence !
Ils nous disent :

- Le mondialisme ULTRAlibéral est en crise de fonctionnement, qu’à cela ne tienne, créons une «Gouvernance Mondiale» de conception multilatérale et de préférence métissée dans tous les pays. Ou encore, inventons au prochain sommet du G20 à Londres, un « nouveau capitalisme » capable d’autoréguler sa propre perversité. Ces mégalomaniaques de l’univers n’ont vraiment pas peur du grotesque !

La réalité est que l’ensemble du système financier mondialiste a pris en otage insidieusement la population depuis des décennies. Si rien n’est fait pour enrayer ce phénomène, la rançon à payer aux ravisseurs banquiers et politiciens, pour recouvrer notre liberté économique, sera très élevée.

Pourtant, face à cette sinistrose ambiante, j’invite les Français à entrer dans l’espérance car ils ont 2 atouts majeurs :

- le cadre protecteur de leur nation et
- notre politique alternative pour résoudre cette crise.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !

2. (Le plan d’urgence « anti crise » du FN) :
Pour affranchir définitivement le régime politique Français, soumis au « libre-échange mondialiste » dévastateur d’emplois et de croissance ainsi que son aliénation au système des «banksters» depuis 1972, j’ai l’honneur de vous présenter le plan d’urgence « anti crise » du Front National qui a l’ambition de changer radicalement les ressorts de l’économie et de la protection sociale.

Que faut-il entreprendre pour y parvenir ?

Tout d’abord dans le contexte d’une France ruinée, la priorité est de rétablir les finances publiques et la confiance populaire dans la crédibilité de l’Etat.

Par conséquent, il faut assainir le mode de financement de l’économie et liquider l’arriéré de la dette nationale cumulée depuis les années 70 afin de recouvrer cette « Foi publique», si précieuse.
J’insiste, car c’est capital dans mon esprit, que nous mettrons fin à un pillage légal des produits du travail national, au seul bénéfice d’une caste malfaisante au pouvoir depuis des décennies.

La clef de voûte de notre politique repose sur un « ordre monétaire libre » gage de stabilité économique et sociale. Cette politique nationale est fondée sur 4 grands principes:

• Conserver le modèle du capitalisme basé sur le « Rationalisme»
• Avoir une réelle vision stratégique de long terme pour piloter une économie marchande au service de l’homme
• Rechercher prioritairement les 3 objectifs patriotiques du plein emploi, du pouvoir d’achat et de la sécurité des Français
• Maintenir une économie concurrentielle avec l’étranger

Ces 4 grands principes se déclinent eux-mêmes en 4 axes d’interventions « non conventionnels »:

1. Pour un rétablissement des frontières et une sortie du FMI

• L’UE a trahi toutes les promesses du Traité de Maastricht d’offrir le plein emploi, la prospérité et la sécurité de ses frontières aux européens. Il s’avère comme je viens de vous l’expliquer, que les obstacles idéologiques sont trop insurmontables dans la zone Euro pour être efficaces face à la crise profonde et à ses maux : un chômage massif, intolérable, une misère indigne, un surendettement collectif, une immigration de colonisation.

Le FN, seul défenseur de «l’intérêt général » de ses compatriotes, ne saurait accepter de voir se détruire, jour après jour, la société Française soumise au diktat et au dogmatisme des institutions de Bruxelles ainsi que de la BCE. Aussi, par « patriotisme économique » nous userons de la clause de sauvegarde contenue dans les traités pour faire pression et exiger le rétablissement des frontières physiques de l’Union Européenne, à défaut, nous assumerons notre choix de le faire nationalement.

Par ailleurs, dans la désintégration mondiale actuelle, il n’est plus question d’être membre de l’institution obsolète du Fond Monétaire International (FMI).

• La solution du « patriotisme économique » pour le FN réside également dans l’instauration de contingentements à l’importation, lesquels subsistaient sur les textiles il y a encore quelques années.

2. Pour une orthodoxie des Finances Publiques :

• Nos compatriotes doivent savoir que pendant les trente glorieuses, la politique monétaire était partie intégrante de la Nation et relevait des prérogatives de la Banque de France ; tout comme la politique budgétaire dépend du gouvernement.

Aussi, dans le cadre d’une logique de sortie de l’Euro monnaie unique, notre proposition phare concerne le mode de financement de l’économie par  » le circuit du trésor public », c’est-à-dire le droit régalien de l’Etat de battre monnaie. Et comme j’entends rendre à la France toutes les marges de manœuvre indispensables à l’instauration d’un « ordre monétaire libre », nous confierons le levier du contrôle de la création monétaire à la Banque de France qui conservera une forte autonomie vis-à-vis du pouvoir exécutif, illustrant ainsi la volonté de séparation des pouvoirs.
Cette décision entraine de facto et précisément, l’abrogation de l’article 25 de loi 73-7 du 3 janvier 1973, de l’article 3 de la loi N°93-980 du 4 août 1993 ainsi que l’annulation de l’article L141-3 du Code Monétaire et Financier.

Ce qui signifie que le Trésor Public pourra à nouveau présenter tous les titres et garanties que l’Etat et les collectivités locales émettront, à l’escompte de la Banque de France contre un financement, sans aucun intérêt, je dis bien à taux zéro. Fini « l’open market » ruineux, l’Etat verra ainsi bondir son pouvoir d’achat annuel estimé entre 1 et 3 % du revenu national ! En effet, à ce jour, les Français ont déjà remboursé en intérêts depuis plus de 30 ans, davantage que les 1300 milliards d’euros de capital de notre dette nationale.

Ce mode de financement très démocratique et révolutionnaire, est le fondement d’une économie libre et honnête. Ce dispositif sera au service du crédit productif pour le travail humain et de l’investissement à long terme dans les infrastructures nationales (hôpitaux, routes, prisons, équipements militaires, etc..)

• Souhaitant mettre notre pays à l’abri du « Krach monétaire » annoncé plus haut, nous décidons donc de reprendre l’intégralité de notre souveraineté monétaire par le rétablissement du Franc mais sur la base de « 1 Franc = 1 Euro ». Ensuite, la monnaie nationale serait liée à un étalon monétaire par des parités de changes fixes mais ajustables avec l’Euro monnaie commune et les autres devises. Cet étalon monétaire serait constitué d’un panier Or et autres métaux précieux pour garder toute sa flexibilité sur le marché des taux de changes. A cet égard, les Français apprécieront les ventes criminelles et massives d’Or des réserves nationales (600 t) effectuées par Messieurs Sarkozy et Noyer dès 2004, qui auraient été très utiles aujourd’hui.

• Si par malheur un ou plusieurs établissements financiers Français venaient à déposer le bilan, nous avons choisi la solution pragmatique de la mise en « redressement judicaire » de cet établissement défaillant avec prise de contrôle direct par l’Etat et tutelle du système bancaire par la Banque de France. Ainsi, les actifs frelatés (CDS, etc..) seront purement et simplement purgés. Pas question de faire supporter aux contribuables de nouvelles affaires telle que le Crédit Lyonnais et sa banque dépotoir « le consortium de réalisation » ou « bad bank » pour être à la mode.

Pour le reste du système bancaire privé, l’objectif essentiel sera de sauver les banques de dépôts et surtout l’épargne populaire. Pour ce faire, nous exigerons la dissociation absolue entre les 3 activités bancaires (dépots, prêts et investissement) avec une couverture intégrale des dépôts à vue et à terme pour pratiquer l’activité de crédit; Au-delà de cette limite, des réserves obligatoires seront demandées sous le contrôle permanent de la Commission Bancaire. De même, nous trouvons scandaleux de spéculer avec les fonds propres des banques qui sont justement garants de la solvabilité financière due aux clients. Par conséquent, nous l’interdirons !

• Parallèlement, nous procéderons à l’apurement progressif de la dette publique vis-à-vis du système bancaire (1300 Mds €)
• Nous attribuerons à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) :

- un rôle d’établissement détenteur d’actifs en dernier ressort pour sécuriser et réguler les marchés
- un rôle d’intervention pour l’Etat contre des raids boursiers étrangers ; une sorte de « francisation-nationalisation » temporaire, des entreprises stratégiques et du système bancaire Français.

• Le crédit sera sous tutelle publique donc l’État devra encadrer le crédit aux agents économiques (entreprises, ménages, collectivités) pour faire fonctionner avec efficience, le moteur de la croissance.
• Nous prévoyons un retour temporaire aux prix contrôlés et régulés par l’Etat afin de maitriser les risques de dérapage hyper-inflationniste, si nécessaire.
• Nous procéderons à l’annulation des conventions fiscales avec tous les « pays paradis fiscaux »
• Dans le cadre de ce plan, nous financerons le développement économique par un budget global et exceptionnel de 300 Mds de Francs sur 4 ans, pour moitié par des emprunts d’état et pour l’autre moitié par une partie du budget de l’immigration qui sera alloué au Français ;

Il pourrait s’agir d’un « Emprunt LAGARDE » (lol !!!) qui serait indexé sur l’or et/ou l’inflation» (Idem Pinay) reposant sur le principe de l’émission monétaire par la Banque de France à hauteur de 150 Mds;

Le financement sera ventilé entre le soutien à la consommation et un programme d’investissements calibrés dont l’évolution se fera de façon croisée sur 4 ans afin de couvrir la période de crise et avec un retour à la normale en 2013.

3. Pour des mesures véritablement sociales:

• Compte tenu de nos anticipations inflationnistes, et pour éviter un chaos social, nous allons rétablir ce que la gauche Mitterrandienne avait supprimé en 1983, c’est à dire « l’échelle mobile des salaires » (indexations salaires/prix) pour le rééquilibrage du partage de la richesse entre le travail et le capital ; ce qui j’en suis sûr réjouira les partenaires sociaux. Cette mesure sera accompagnée par une maitrise stricte de la stabilité des prix effectuée par le contrôle administratif des prix et des taux de change.

• Nous estimons que le soutien aux chômeurs est primordial et qu’ils seront accompagnés jusqu’au retour à un emploi marchand. De même, nous mettrons en œuvre un programme de sauvetage du régime national de protection sociale. Et, pour les bas salaires (bénéficiaires de la PPE), ainsi qu’aux bénéficiaires de minima sociaux, l’Etat prendra en charge à hauteur de 2OO euros par mois, la part salariale des cotisations sociales pour les salaires allant jusqu’à 1,4 fois le SMIC. Mesure très favorable à la consommation !

• Le principe de « préférence nationale » (allocations, logement, santé,…) sera légitimement appliqué avec des prestations sociales réservées exclusivement aux Français ; De plus, notre politique dissuasive d’immigration sera renforcée sur le territoire pour aboutir, in fine, à une immigration zéro.

• Nous nous attaquerons réellement au problème des prix dans la Grande Distribution, dont la dérive explique largement la diminution du pouvoir d’achat des ménages.

• Pour le « paquet fiscal » : le pourcentage total des prélèvements fiscaux instaurés par la loi TEPA seraient maintenus aux contribuables bénéficiaires, à l’exclusion de ceux qui se rendraient coupables de fraude à la loi, par un abus de droit ou un acte anormal de gestion.

• Pour venir en aide à nos compatriotes les plus démunis, nous suspendrons la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité.

4. Pour une économie nationale « réelle» :

• Ni ULTRAlibéral, ni ANTIcapitaliste ; Nous appliquerons tout simplement notre modèle économique « rationaliste», c’est-à-dire un système économique et social qui respecte « le bien commun et l’intérêt général » des citoyens en mêlant de manière équilibrée le capital humain plus le capital financier. Il est fondé sur un « ordre monétaire libre » et sur le « patriotisme économique ». En d’autres termes, c’est une économie morale dans laquelle le marché est contrôlé par l’Etat et avec un partage équitable des profits du travail pour éviter le désordre et l’anarchie sociale.

• Cette stratégie de « patriotisme économique» a bien évidemment recours à un contrôle de la circulation des flux de capitaux, des flux de marchandises et des flux de personnes.

• Le cas échéant, nous utiliserons la « Francisation » qui est une mesure de sauvegarde par l’Etat, fut elle temporaire. Pour le FN, ce n’est pas une idéologie socialisante mais cela relève d’une défense bien comprise, des intérêts stratégiques nationaux (Poste, énergies, eau, transports, aéronautique, télécom, service public audiovisuel etc..) ainsi qu’un soutien budgétaire évident au secteur public (hôpital,Universités,.).
• Concernant l’emploi, notre programme d’investissements permettra le renflouement des PME/ PMI/TPE, commerçants, artisans, ainsi que le renforcement du tissu industriel et agroalimentaire,

• Enfin dans un souci d’optimisation de notre indépendance énergétique, nous financerons les projets de recherche et développement ainsi que d’investissement lourd dans les infrastructures.

L’expérience ULTRAlibérale et mondialiste de droite comme de gauche doit cesser ;
Je soumets donc aux institutions Françaises mon plan d’urgence anti- crise pour une « Nouvelle Gouvernance Economique et Sociale » nationale.
Vous le voyez, les solutions techniques existent, encore faut-il avoir la volonté et le courage politique de les réaliser. Nous l’avons !

Rejeter ce plan équivaudrait à un acte de « non assistance à peuple en danger de mort économique !».
Dans cette hypothèse, que je ne m’imagine pas, après le «big bang social», les Français souverains dans leur nation, jugeront les coupables !

Mesdames et Messieurs, je vous remercie !

Conférence de presse de Jean-Marie LE PEN sur la crise financière

Mercredi 1er octobre 2008, Jean-Marie Le Pen a tenu une conférence de presse sur la crise financière.

Lire le texte de la conférence de presse

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre présence, pour cette conférence de presse très spéciale consacrée au carnage économique mondial en cours et à ses graves conséquences pour la France, suite au récent rejet par La Chambre des représentants américains, du Plan Paulson, destiné à stabiliser le système financier américain.

Je vous rappelle que le 24 juin dernier, une semaine avant le début de la Présidence Française de l’Union Européenne (PFUE), je vous réunissais déjà pour attirer votre attention sur 2 événements fondamentaux qui sont la source des difficultés actuelles des nations et qui remettent en cause l’ordre établi.

1/ Une crise politique et institutionnelle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne.
2/ Et un effondrement mondial progressif du système monétaire, bancaire et financier.

Aujourd’hui, compte tenu de la gravité de la situation, je traiterai uniquement du 2ème point.

Un effondrement mondial progressif du système monétaire, bancaire et financier est en cours.

Contrairement à ce que les politiciens au pouvoir nous chantent actuellement, cette crise du système financier, bancaire et monétaire était parfaitement prévisible puisque nos propres économistes avaient anticipé depuis mi-2006 qu’une crise systémique majeure se produirait avant fin 2008.

Reprenez le texte de ma conférence de presse du 24 juin dernier, dont on vous a distribué copie.

La capacité prospective de nos experts fut tellement précise que j’y ai annoncé, avant tous les autres partis, que pour la période de juin 2008 à mi 2009, la récession américaine causée par le phénomène «subprime» se transformerait en «Dépression » dont la déflagration se propagerait, par effet de contagion, en Europe et en Asie sous forme de « stagflation ».

De même, je vous avais déclaré qu’un 2ème choc économique majeur – après les subprimes – aurait lieu d’ici l’automne 2008, l’explosion de la bulle spéculative des « CDS », un monstre financier dérivé du crédit et qui représente un marché d’environ 60.000 milliards de dollars, soit 6 fois l’ampleur des «subprimes » !

Les marchés financiers devaient soi-disant se réguler eux-mêmes ; dans les faits ils explosent.

A ce jour, le constat est accablant pour les élites mondialistes, aveuglées par une idéologie ultralibérale destructrice. Après les renflouements aux Etats-Unis de « Bearn Stearns » en avril dernier, de « Fannie Mae et Freddie Mac » en août, récemment, la faillite de la banque Lehman Brothers entrainait le sauvetage in extremis de la compagnie d’assurances AIG, menacée de naufrage.
En effet, la Réserve fédérale (FED) a décidé d’injecter 85 milliards de dollars dans le capital d’AIG, grand investisseur institutionnel sur le marché des « CDS » (Credit Default Swaps ) pour tenter de retarder l’explosion de tout le système financier mondial.

Sa mise en faillite aurait posé de gros problèmes, premièrement à la sphère financière car ces produits toxiques – CDS et subprimes – ont été vendus à des institutions financières et grandes banques, principalement en Europe, deuxièmement pour son impact immédiat sur l’économie américaine réelle.

Ainsi, les banques et compagnies d’assurances européennes et françaises ne sont pas à l’abri, et l’effet des pertes enregistrées sera dévastateur pour la solidité financière de tout le système bancaire.
En dépit des interventions massives des Banques centrales, le monde occidental assiste donc impuissant à l’effondrement du système financier international.
Ce recours systématique aux « fonds publics » en cas de banqueroute est insupportable pour le peuple !

Le Front National n’a eu de cesse de dénoncer ce système destructeur de richesses, qui au final, mutualise les pertes et privatise les profits, à l’instar de l’affaire du « Crédit Lyonnais ».

Il est évident pour tout observateur un peu averti, que la chute du « Mur Dollar » qui reposait depuis 1945 sur le système monétaire mondial de «Bretton Woods » ainsi que la spéculation financière expliquent cette déstabilisation.

Notre prévision de parité euro/dollar à fin 2008 est de 1,70 à 1,75.

En Europe, pour éviter ce choc, il faut sortir de la logique de l’Europe-Titanic, qui asphyxie notre économie nationale et nos emplois.
Si rien n’est tenté pour maîtriser cette situation, les conséquences pour la France d’ici 2009 devraient être plus dramatiques les unes que les autres.

D’abord, une impuissance totale du Président Français face à la politique de « l’euro fort » de la BCE laquelle s’abritera derrière son indépendance « absolue ».

De plus, nous aurons une stagflation en zone euro, c’est-à-dire à la fois:

- un retour durable de l’inflation officielle comprise entre 4 à 5% et due principalement à la création monétaire massive pour faire face à la crise et aux importations.
- un ralentissement fort de la croissance économique française, qui sera inférieure à 1 % en 2009, quoi qu’en dise imperturbablement madame Lagarde.
Il faut s’attendre à une explosion des déficits et de la dette publique française entre 2008 et 2012.

Cette hausse vertigineuse de la dette des administrations publiques sera en contradiction avec les critères du Pacte de Stabilité et de Croissance que s’est imposée la France lors du traité de Maastricht.

La crise entrainera aussi la baisse mécanique du pouvoir d’achat, une augmentation du chômage réel, avec déjà 40.000 chômeurs supplémentaires en août dernier, et bien sûr parallèlement, une hausse de l’immigration planifiée par le grand patronat.

L’accélération des délocalisations d’entreprises, hors de la zone euro (EADS, Dassault Aviation,…) est inévitable, tandis que les risques géopolitiques s’accroissent, avec une probabilité de «guerre» d’ici novembre 2008, entre l’Iran d’un côté, les Etats-Unis Israël et la France de l’autre.

L’incapacité des Etats et des institutions internationales – Fond Monétaire International, Banque Mondiale, Banques centrales, etc – à juguler cette crise économique, bancaire et financière, d’ailleurs sans précédent, démontre que le modèle ultralibéral de l’euro- mondialisme ne fonctionnera jamais.

D’ailleurs à Strasbourg, la Tour de Babel a commencé de se désagréger.

En effet, l’opportunisme des dirigeants politiques et économiques face au naufrage du système financier et monétaire les conduit maintenant à préparer un retour à l’Etat-Nation tel que le FMI l’annonce aux pays membres de l’OCDE.

C’est là un véritable paradoxe lorsque l’on sait que son patron Monsieur Strauss-Kahn s’est toujours déclaré libéral-socialiste et européiste.
Mais, il fallait s’y attendre !

Au fur et à mesure que les interventions sur le « marché international» s’avèrent inopérantes, de plus en plus de voix interpellent les pouvoirs publics nationaux pour exiger qu’ils refinancent purement et simplement les faillites afin d’enrayer cet effondrement progressif.

Le Front National, attaché à la liberté économique ainsi qu’à la défense des intérêts des Français, s’y oppose catégoriquement et demande aux institutions Européennes ainsi qu’aux politiques Français de ne pas se porter au secours des spéculateurs de la haute finance internationale pour combler les pertes et dépréciations d’actifs.

Les responsables et coupables de ce chaos financier doivent l’assumer. Ce n’est pas aux Etats-Nations de supporter la dérive d’un système bancaire et monétaire devenu fou. Ce serait mettre en place, à terme, un nouvel asservissement des peuples.

Donc, dans l’éventualité d’une faillite d’une banque française, nous ne voulons pas subir encore une fois le coup du renflouage du Crédit Lyonnais !

Les citoyens européens et français payent maintenant la facture de 15 ans de construction d’une Europe fédérale dont le pouvoir économique, monétaire et financier fut confié à la BCE.

Mais le traité de Maastricht a pris soin de ne pas prévoir dans le statut de la BCE un rôle de « préteur en dernier ressort » pour voler au secours des banques défaillantes.

Ce sera donc aux Etats-Nations de s’y substituer et par conséquent aux contribuables !

La ratification du traité de Lisbonne ne fait que renforcer le statut « d’indépendance » de la Banque Centrale Européenne, mission effectuée par N. Sarkozy pour le compte de l’oligarchie financière qui l’a porté au pouvoir et qui parachève le programme européiste initié par le traité de Maastricht en 1992.

Par ailleurs, un certain nombre d’enquêtes montrent qu’une majorité de citoyens européens jugent « négatif » l’impact de l’euro sur l’économie de leur pays.

Un sursaut est donc essentiel.

Il suppose dans un premier temps la coopération de la banque centrale européenne pour mettre en place un programme de «bouclier anticrise », c’est-à-dire une politique monétaire « créatrice de valeur » pour les peuples et de nature à rétablir une Europe socialement responsable.

Pour ce faire, comme je l’avais déclaré en juin dernier, Nicolas Sarkozy avait toutes les cartes en mains, grâce aux pouvoirs exécutifs conférés par le Conseil Européen.

Il était en position de nous démontrer véritablement sa sincérité et son ardeur réformatrice pour convaincre, avant fin 2008, les autres chefs d’état et de gouvernements européens de changer de cap.

J’avais lancé au nom de tous les Français, un défi solennel au nouveau Président du Conseil de l’Union Européenne, celui d’établir un «Euro-Or » seul moyen de sauvegarder notre système économique mis à mal par l’idéologie ultralibérale et destructrice de la Banque Centrale Européenne.

Ce dispositif est le seul qui permettrait de résoudre un grand nombre de difficultés structurelles en matière économique et sociale dans la zone euro.

Cette action de « salut public » aurait fait du Chef de l’Etat le sauveur d’un modèle européiste à la dérive, rôle qu’il aime à incarner, mais aurait surtout épargné aux peuples européens l’inéluctable éclatement prochain de l’Union fédéraliste et en particulier, l’effondrement de la monnaie de « papier » supranationale qu’est l’euro actuel.

J’avais invité Sarkozy à réaliser ce programme sous peine de discrédit définitif de sa présidence auprès de l’opinion publique nationale.

C’est vrai qu’il ya a fort à faire.
La crise financière qui éclate aujourd’hui n’est qu’un révélateur de failles dont l‘origine remonte à près d’un quart de siècle.

La tension productiviste nécessaire à la reconstruction d’après guerre – qui a permis celle-ci ainsi que le développement du niveau de vie des Trente Glorieuses – s’est transformé lorsque les besoins essentiels ont été satisfaits.

On est passé d’une économie industrielle à une économie financière déconnectée de l’économie réelle.

On est passé d’une économie où la rémunération financière s’est toujours tenue autour de 4 %, au monde de la spéculation généralisée, d’une économie de concurrences nationales au casino mondial dominé par un taux de retour sur investissement exigé de 35 % l’an !

Seul le monde comme entité unique, sans contrôle politique national, pouvait permettre un tel jeu spéculatif.

Pendant longtemps les tenants du primat du politique sur l’économie, du primat de la Nation comme seule réalité politique universelle s’inscrivant dans l’Histoire, de l’économie au service de l’homme, sont passés pour des passéistes démodés.

Or les délocalisations, devenues des moyens d’accroître les revenus financiers et non la productivité, comme l’immigration généralisée et incontrôlée transforment l’homme en une marchandise comme les autres, au nom d’un libéralisme économique qui repousse chaque jour ses frontières, renversant nations, identités, religion, règles morales, cultures et richesses naturelles …

Appuyé sur l’idéologie des droits de l’homme, ce libéralisme-là est une idéologie totalitaire qui vise à justifier l’oppression du faible par le fort, de l’exploité par l’exploiteur.

Cette crise financière, résultat de tous ces errements, de l’asservissement insupportable des élites politiques aux puissances économiques, entraîne maintenant le paiement de ces erreurs dramatiques par tous les citoyens du monde et en particulier par les classes moyennes et les plus pauvres.

C’est l’appel au secours des apprentis sorciers de la finance et de leurs complices politiques à la Nation, à l’Etat et aux citoyens dont pourtant on refuse de reconnaître la volonté, comme le montrent les referendums sur l’Europe.

Il est piquant de voir les Etats-Unis, pays le plus « libéral » du monde, nationaliser à tour de bras au nom de l’intérêt national et de voir, de Sarkozy à Royal, tous les bradeurs de la souveraineté nationale dans l’Europe de l’ultra-libéralisme qu’ils ont voulu, chanter maintenant les mérites de la Nation et de l’Etat régulateur.

Mais les responsables de cette catastrophe, ce sont eux.

Ils ont créé les conditions de la crise, ils ne l’ont pas vu venir.

Ils sont responsables et donc disqualifiés pour y porter remède.

Dans quel monde désigne-t-on le renard comme chef de la sécurité du poulailler ou encore le pyromane comme responsable de la sécurité incendie ?

L’incapacité de Sarkozy à sortir du carcan idéologique et politique du mondialisme condamne notre système économique. La crise de régime politique est toute proche et je crains pour ma part des émeutes et insurrections sociales dans les mois à venir.

Aussi, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !
Au nom du Front National, seul parti de « résistance nationale », dont la vocation est de dire la vérité aux Français et de mettre en application les solutions que nécessite la situation, je déclare solennellement « l’Etat d’urgence économique et social » en France et lance mon plan B : une « nouvelle gouvernance Economique et Sociale » au service de la France française et de l’Europe des nations.

En conséquence, je demande la mise en oeuvre d’une stratégie de protectionnisme temporaire, pour créer les conditions du salut de notre système d’économie nationale.

Pour ce faire, je réclame au gouvernement, à la Ministre des Finances ainsi qu’au Gouverneur de la Banque de France:
- La sortie de la France du FMI
- La notification à la BCE et à l’Eurogroupe que pour une période de 2 ans minimum, la France gérera seule sa politique monétaire, et notamment ses taux directeurs, en fonction des intérêts spécifiques de son économie (Emploi et croissance) et en faisant jouer la «clause de sauvegarde» du Traité de Maastricht.
Il s’agit de rendre le pouvoir monétaire à la Banque de France avec un rôle financier de « préteur en dernier ressort », avec l’objectif de reconstituer progressivement les stocks d’or Français.
- L’attribution à la Caisse des Dépôts et Consignations d’un rôle d’établissement détenteur d’actifs en dernier ressort pour réguler les marchés financiers.
- L’obligation d’intervention de l’Etat contre des raids boursiers étrangers, afin d’assurer une sorte de « francisation-nationalisation » des entreprises stratégiques et du système bancaire français.
- L’arrêt de la spéculation sur notre devise par une dévaluation positive, avec instauration d’une parité fixe et modifiable (1 dollar = 1 euro-franc) puis un contrôle sur les taux de change et les flux de capitaux.
- La réintroduction de l’OR comme monnaie de référence, en cessant immédiatement les ventes d’or – plus de 600 tonnes prévues jusqu’en 2009 – , décision de N.Sarkozy en 2004, lorsqu’il était Ministre de l’Economie et des Finances.

Pour la sauvegarde de notre économie, je mets en demeure le gouvernement :
- de réduire les dépenses publiques de l’ordre de 15 % dans la préparation du projet de loi de finances pour 2009.
- de ne pas instituer la TVA « sociale » qui constitue une supercherie pour imposer au peuple une dévaluation déguisée, sur le modèle de l’Allemagne.
- De mettre en œuvre un plan de conservation du « pouvoir d’achat » en conjoncture de crise, au travers de l’application de la préférence nationale dans tous les domaines (emplois, logements et aides sociales).

Vous le voyez, mesdames et messieurs, le Front national entend se donner les moyens de restaurer les pouvoirs régaliens de l’Etat, pour disposer des marges de manœuvre nécessaires au redressement de la France, et combattre l’équation ANTI-SOCIALE de l’Europe de Maastricht, de Francfort, de Lisbonne … et de Washington, qui asservit les Français.

Je propose donc des mesures énergiques et immédiates pour protéger tous nos compatriotes en 2008/2009 :

1. Une ré-indéxation des salaires sur les prix, selon le principe de l’échelle mobile, en stabilisant la hausse des prix par le contrôle des prix et des taux de change.
2. Un retour aux prix contrôlés et régulés par l’Etat à rebours de la politique monétaire de la BCE.
3. La suppression de la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité, (par exemple le pain, la viande, les fruits, les yaourts, le lait, la farine, etc..).
4. L’obligation faite aux distributeurs de carburants de rétrocéder la TIPP flottante aux consommateurs.
5. Je conseille de surcroît à nos compatriotes de diversifier leurs avoirs dans deux banques françaises minimum, et, s’ils veulent faire un placement, d’acheter
des Napoléons Or de précaution.

Cette « nouvelle gouvernance Economique et Sociale » que je défends dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, aura pour objectif une politique monétaire plus orthodoxe, plus protectrice, afin de privilégier la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat de nos compatriotes…

Nous avons pris nos responsabilités.

Que chacun en fasse autant !
L’enjeu en est l’avenir des Français !

Je vous remercie

« La Présidence Française de l’Union européenne, pour quoi faire ? »

Le 24 juin 2008, une semaine avant la Présidence Française de l’Union Européenne, le Président du Front National lançait un avertissement à Nicolas SARKOZY et prévoyait la crise financière à venir.

Lire le texte de la conférence de presse

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre présence, pour cette conférence de presse estivale qui intervient une semaine avant le début de la présidence Française de l’Union Européenne.

Pour mettre mon propos en perspective, permettez-moi de vous rappeler que Nicolas Sarkozy s’est prévalu d’être le Président du « pouvoir d’achat », qu’il a revendiqué le retour de la France dans l’Europe, la relance du processus de construction de l’Union Européenne grâce à la ratification du traité de Lisbonne et enfin la réintégration de la France à l’OTAN.

Malheureusement pour lui, et pour la France, les événements fondamentaux en cours remettent en cause l’ordre imprudemment établi par le verbe présidentiel:

1/ D’abord, nous assistons à une crise politique et institutionnelle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne.

2/ Ensuite, dans la foulée de la crise financière et pétrolière, l’effondrement progressif du système économique, monétaire et bancaire mondial apparait de plus en plus probable.

I- La crise politique et institutionnelle, celle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne, est absolument évidente.

Après les peuples de France et de Hollande qui avaient manifesté leur refus de la Constitution européenne en 2005, celui de l’Irlande s’est prononcé pour le NON au traité de Lisbonne, il y a quelques jours.

Une fois de plus, il apparait clairement qu’une majorité de citoyens de l’union refuse le modèle de « l’EUROPE-TITANIC», celle d’institutions anti-démocratiques qui jouent contre les peuples, celle d’une économie ultra-libréchangiste qui livre notre pays à la concurrence sauvage des pays à bas salaires et à la prédation des grandes entreprises multinationales.

Le vote irlandais, c’est la victoire de la liberté et de la raison sur les projets oligarchiques et artificiels de la bureaucratie européenne.

C’est aussi un coup d’arrêt politique et juridique définitif au traité de Lisbonne. François Fillon, Premier Ministre en droit sinon en fait, avait d’ailleurs clairement affirmé qu’en cas de refus irlandais, le traité serait caduc.

N’en déplaise au Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso ainsi qu’au secrétaire d’Etat aux Affaires européennes français, Jean-Pierre Jouyet, et à l’écrasante majorité de la classe politique franco-européenne, le traité de Lisbonne est mort. Il rejoint au cimetière des institutions utopiques la Constitution européenne.

On me répondra que cela n’empêchera pas, comme d’habitude, les eurocrates de passer outre, ou de faire revoter l’Irlande dans 6 mois, sous la menace de sanctions officielles ou déguisées.

Les fédéralistes n’en sont plus, il est vrai, à une forfaiture près.

Dès le début de la construction européenne, une méthode de viol subreptice de la liberté des peuples fut employée, puisqu’on fit l’Europe économique comme une première étape discrète du projet de lier les nations, pour aboutir à l’Europe politique, c’est-à-dire supranationale.

C’est cette intuition appuyée sur les écrits de Monnet et de Coudenhove-Kalergi qui me conduisit en 1957 à voter contre le Traité de Rome.

L’hypocrisie et le cynisme ont des limites. Il s’agit en effet du troisième NON au même texte, puisque le traité de Lisbonne reprend pour l’essentiel les éléments du projet de Constitution européenne déjà rejeté par la France et les Pays-Bas au printemps 2005.

Dès lors, les choses sont claires : les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là.

La tentative de passage en force pour faire ratifier le nouveau traité européen par voie parlementaire, en refusant tout référendum, a abouti à une radicalisation de l’opinion publique contre les institutions et les dirigeants de l’Union.

En réaction, les Irlandais ont courageusement et symboliquement exprimé l’exaspération d’une majorité d’Européens devant la méthode « anti démocratique » retenue.

Si les européistes en doutent, je les mets au défi de soumettre le Traité aux peuples d’Europe par référendum.

Les gouvernants et leurs conseillers, par dogmatisme et impéritie, ont sous-estimé la force des réalités nationales, ouvrant une grave crise politique.

Ils n’ont pas prévu davantage la grave crise économique dans laquelle nos compatriotes se débattent aujourd’hui.

Celle-ci était pourtant inévitable: tous les économistes sérieux ont dit et répété que la monnaie forte serait, à terme, destructrice d’emploi.

La politique de hausse des taux d’intérêts directeurs de la Banque Centrale Européenne, puisqu’on y revient toujours, finira par engendrer un profond chaos social.

A cet égard, durant la campagne Présidentielle, Nicolas Sarkozy a fait mine de stigmatiser les mauvaises relations entre les Etats de l’Union et la Banque Centrale Européenne.

Le 6 mars 2007, il déclarait: «Je proposerai à nos partenaires, si je suis élu, que la politique de surévaluation de l’euro, qui est en train d’accentuer tous les problèmes d’Airbus et d’accélérer la désindustrialisation de l’Europe, soit abandonnée. Tous les grands pays du monde aujourd’hui cherchent à sous-évaluer leur monnaie en pratiquant une politique de dévaluation compétitive.»

Cela revenait à dire qu’il fallait changer d’Europe.

Eh bien, le « NON» Irlandais nous encourage à nous battre pour que ce pari soit gagné.

L’horizon est maintenant dégagé pour une nouvelle Europe des coopérations nationales.

2 / Celle-ci est d’autant plus nécessaire qu’un effondrement mondial progressif du système économique, monétaire, bancaire et financier est en cours.

De juin 2008 à mi 2009, la récession américaine causée par la crise du marché hypothécaire, dite crise des «subprime», devrait se transformer en véritable dépression.

La déflagration américaine se propagera, par effet de contagion, en Europe et en Asie, sous forme de « stagflation ».

Elle sera amplifiée par le troisième choc pétrolier, la hausse du prix du brut entrainant mécaniquement le retour de l’inflation.

De plus, il est très probable qu’un 3éme choc économique majeur, après les « subprimes » et la crise pétrolière, se produira d’ici l’automne 2008 : il s’agit de l’explosion de la bulle spéculative des « CDS », un monstre financier dérivé du crédit et qui représente un marché d’environ 50.000 milliards de dollars, soit 5 fois l’ampleur des «subprimes ».

L’effet des pertes enregistrées sera dévastateur pour la solidité financière du système bancaire international.

Si rien n’est tenté pour endiguer cette menace, d’ici 2009, les conséquences pour la France et les Français devraient être dramatiques:

· D’abord, un retour durable de l’inflation officielle comprise entre 4 à 5% et due principalement aux importations de pétrole.
· un fort ralentissement de la croissance économique Française, qui devrait être de 1 à 1,2% à peine en 2008.
· L’explosion des déficits publics entre 2008 et 2012.
· Une hausse vertigineuse de la dette de l’Etat, en contradiction avec les critères du Pacte de Stabilité et de Croissance que s’est imposé la France lors du traité de Maastricht.
· Une accélération des délocalisations d’entreprises, hors de la zone euro (EADS, Dassault Aviation,…).
· Un impact inéluctable sur le pouvoir d’achat des Français, sous la forme d’une nouvelle baisse de celui-ci.
· Une augmentation du chômage réel et parallèlement de l’immigration massive et planifiée par monsieur Attali.
· Un risque géopolitique très élevé avec une probabilité de «guerre» d’ici novembre 2008, entre l’Iran d’un côté, Israël et les Etats-Unis de l’autre, éventuellement flanqués de la France puisqu’elle intègre le commandement de l’OTAN.

L’incapacité des Etats et des institutions internationales à réguler cette grave crise économique, bancaire et financière, démontre que le modèle ultra-libréchangiste de l’euro- mondialisme ne fonctionne pas.

Comme vous le constatez, les prévisions des économistes sont malheureusement peu réjouissantes. Raison de plus pour réagir maintenant !

Un sursaut est essentiel.

Il faut mettre en place un «bouclier anticrise » par une politique créatrice de valeur pour les peuples et rétablir une Europe socialement responsable et politiquement assise sur les nations souveraines.

Nicolas Sarkozy en a la possibilité.

Grâce aux pouvoirs exécutifs conférés par le Conseil Européen, il a toutes les cartes en mains.

Il est en position de nous démontrer véritablement sa sincérité et son ardeur réformatrice pour convaincre, dès l’été 2008, les autres chefs d’état et de gouvernement européens de changer de cap.

Un certain nombre d’enquêtes montrent qu’une majorité de citoyens européens jugent « négatif » l’impact de l’Euro sur l’économie de leur pays.

Aussi au nom de tous les Français, je lance un autre défi solennel au nouveau Président de l’Union Européenne, celui d’établir un «Euro-OR », seul moyen de sauvegarder notre intégrité face à l’idéologie destructrice de la Banque Centrale Européenne.

Ce dispositif est le seul qui permettra de résoudre un grand nombre de difficultés économiques et sociales structurelles dans la zone euro.

Cette action de « salut public » est indispensable, et je demande à chacun de prendre date.

Si Nicolas Sarkozy ne saisissait pas cette chance historique, le Front National seul véritable gardien des intérêts politiques, économiques et sociaux des Français proposera son plan B : une « nouvelle gouvernance économique et sociale » au service de la France et de l’Europe des nations.

Cette « nouvelle gouvernance économique et sociale » que je présenterai dans les mois qui viennent, dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, aura pour objectif une politique monétaire plus orthodoxe, plus protectrice, afin de privilégier la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat de nos compatriotes.

Plus généralement, il faudra retrouver les moyens de la souveraineté pour endiguer la submersion humaine et économique de la France et des nations européennes.

L’enjeu en est l’avenir des Français.

Dans l’espoir que chacun prenne ses responsabilités, j’engage les Français à exiger de leurs hommes politiques des résultats politiques, économiques et sociaux concrets.

Je vous remercie

Interview de Thibaut de la TOCNAYE (Mardi 7 octobre 2008)

Pour nous parler des causes de cette crise et des solutions du Front National mais aussi du pouvoir d’achat grévé à la fois par l’Etat et l’Europe, la parole est au Directeur des CAP (les Commissions d’Actions Politiques) du Front National.

Interview de Jean-Richard SULZER (Lundi 22 septembre 2008)

Quelles sont les origines de cette crise ? Quelles conséquences en France ? Que peut-on faire et que propose le Front National ?

Interview de Jean-Richard SULZER (Vendredi 18 janvier 2008)

Invité de « l’émission » mi janvier 2008 en pleine crise du pouvoir d’achat, Jean-Richard SULZER nous prévenait déjà de la crise systémique à venir.