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300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
I LA POLITIQUE ETRANGERE : SAUVEGARDER NOS INTERÊTS NATIONAUX
Le constat du FN :
L’EFFACEMENT DE LA FRANCE
LA CONTINUITÉ DANS L’ABAISSEMENT
Tout au long du XXe siècle, la politique étrangère suivie par les
gouvernements successifs a contribué à l’abaissement de la France.
Les funestes traités de paix de Versailles, de Sèvres et du Trianon,
portaient en germe la seconde guerre mondiale et les conflits balkaniques
d’aujourd’hui. La IIIe République, en dépit de ses reculades diplomatiques,
ne sut pas éviter la défaite de 1940. Sous la IVe République, la
France perdit, entre Dien Bien Phu et Suez, son rang de grande puissance.
Durant ses vingt premières années, la Ve République ne parvint pas
réellement à redonner son rang à la France : la “guerre froide”
l’obligeait à accepter son camp, la subordination de fait aux États-Unis,
alors que l’abandon de son empire et sa dépendance énergétique privaient
notre pays d’une large partie des atouts de la puissance.
Depuis 1981, qu’elle soit conduite par des gouvernements de “droite”
ou de gauche, notre politique étrangère est marquée par un alignement
systématique et quasi-militant sur les positions du gouvernement
des États-Unis. Cela commença avec le sommet de Versailles (juin
1982), se poursuivit avec le discours de François Mitterrand au
Bundestag (janvier 1983), pour aboutir à la participation française
à l’agression de l’OTAN contre la Serbie au Kosovo.
En Europe, les institutions du bloc communiste se sont, en apparence,
effondrées en 1989/1990. Ni la France, ni l’Europe, n’y ont été
pour quelque chose. François Mitterrand avait même, jusqu’à sa chute,
soutenu Gorbatchev contre Eltsine, l’URSS contre la Russie. Il s’était
empressé de prendre acte du putsch communiste d’août 1990 à Moscou.
En fait, les dirigeants français regrettent l’Europe de Yalta, dans
laquelle la moitié du continent était soumise à l’impérialisme soviétique,
l’autre moitié à la domination américaine. Cela les dispensait de
penser la politique extérieure de la France, de préférer le risque
de l’indépendance au confort de la soumission. Il est vrai que la
plupart d’entre eux considèrent que la France n’a pas à avoir d’avenir
puisqu’elle n’a plus de raison d’exister.
Les socialistes ont mené un combat d’arrière-garde contre le réveil
du sentiment national : volonté de voir perdurer l’URSS, opposition
à la réunification allemande, refus de reconnaître l’indépendance
des républiques baltes ou des nations de l’ex-Yougoslavie. Milosevic
était plus un produit du système communiste yougoslave que d’un
prétendu “nationalisme exacerbé”. C’est l’entêtement des autorités
françaises (et européennes avec Jacques Delors) à soutenir le régime
fédéral yougoslave qui a encouragé ce dernier à entreprendre sa
guerre dans les Balkans.
En Europe centrale et orientale, la complaisance systématique avec
l’Union soviétique et ses satellites fut une règle pour tous les
gouvernements français depuis 1945. Le moins que l’on puisse dire
est que nous n’avons pas aidé ces peuples à se libérer du communisme.
Après avoir laissé Jean-Pierre Cot insulter Boris Eltsine au parlement
de Strasbourg, en Géorgie, nous avons aidé à remettre en selle le
très corrompu Edouard Chevarnadzé (responsable local du KGB puis
ministre des affaires étrangères de Gorbatchev) contre l’ancien
détenu politique Zviad Gamsakhourdia qui avait chassé les communistes
de Tiflis.
Après que ces pays eurent recouvré leur indépendance, nous ne nous
y sommes pas plus intéressés : nous avons laissé l’Allemagne remplir
le vide ainsi créé et reprendre son traditionnel Drang nach Osten
(grâce à un mark fort) et soutenir les musulmans balkaniques. La
France a été exclue des accords de Dayton (novembre 1994), tandis
que la reconstruction de Sarajevo est restée une affaire privée
germano-américaine.
La seule perspective qu’offre aujourd’hui la France à ces pays est
l’adhésion à l’OTAN (Pologne, Hongrie, République tchèque) ou à
l’Union européenne à… 27, mais à échéance lointaine en raison de
critères économiques draconiens, ce qui a eu pour effet de les mettre
encore un peu plus en froid avec notre pays. Même la Pologne – pour
laquelle nous avons engagé le second conflit mondial ! — est aujourd’hui
plus proche des États-Unis et de l’Allemagne que de la France.
Vis-à-vis de la Russie, nous n’avons pas de politique : seuls les
États-Unis, grâce aux concours financiers des institutions internationales
qu’ils contrôlent et l’Allemagne, dans une moindre mesure, y déploient
des efforts renouvelés. Le gouvernement français a méprisé notre
amitié traditionnelle avec l’Arménie, en traînant les pieds pour
reconnaître que les massacres turcs de 1915 furent un génocide.
Au sud, nos dirigeants font preuve d’une totale inconscience devant
le danger que représente l’expansionnisme islamique, d’autant plus
vigoureux qu’il s’appuie sur une explosion démographique sans précédent.
Dans moins de 20 ans, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc auront deux
fois plus d’habitants que la France.
Si les États-Unis demeurent la première puissance économique et
militaire du monde, depuis l’effondrement de l’Union soviétique,
un alignement de notre diplomatie sur la leur a perdu toute raison
d’être. Leur volonté d’instaurer un Nouvel Ordre Mondial remet en
cause notre indépendance nationale au moment où la société multiraciale
et pluriculturelle qu’ils prétendent imposer au monde comme modèle
n’engendre que des échecs sanglants : Bosnie, Kosovo, Rwanda, Afrique
du sud, Proche-Orient, Caucase, Inde...
En Europe occidentale, l’unique dessein est l’intégration européenne
à marche forcée : c’était, a-t-on dit de François Mitterrand, sa
seule sincérité. C’est, en réalité, l’horizon indépassable de nos
dirigeants d’hier et d’aujourd’hui. A cette politique, nous avons
sacrifié notre empire, nos frontières, nos libertés, l’agriculture
et la pêche, une large partie de notre industrie, notre monnaie
et, si on laisse faire, ce qui reste de notre souveraineté. Le débat
sur l’Europe “confédérale” ou “fédérale” est aujourd’hui largement
dépassé. Ce n’est même plus une fédération, c’est un super-État
eurocratique qui a été mis en place par les traités de Maastricht
et d’Amsterdam. Jacques Chirac se jette à corps perdu dans cette
aventure. Pire, à Berlin en juin 2000, il a proposé de doter ce
super-État d’une constitution. C’est, au mauvais sens du terme,
la fin de l’exception française.
L’ABANDON DE NOS AMITIÉS COMME DE
NOS INTÉRÊTS

La France a abandonné les amis qu’elle avait dans le monde ; elle
a, en revanche, aidé ses ennemis ou ses concurrents, sans pour autant
gagner le respect ni retrouver la crédibilité. Le monde anglo-saxon
continue de nous supplanter, voire de nous humilier, bien que nous
l’imitions toujours plus servilement.
Au Proche-Orient, la France est totalement hors-jeu. Elle a renoncé
à son rôle de protectrice des communautés chrétiennes. Elle a accepté
à la fois la satellisation et l’islamisation rampante du Liban.
Nous avons été totalement passifs devant le processus d’Oslo : nous
n’avons pas convaincu nos alliés européens de soutenir la transformation
des territoires autonomes en embryon d’État palestinien, pour y
offrir une alternative à la politique américaine.
Bien plus, les déclarations irresponsables de Lionel Jospin nous
alignent, dans cette région de toutes les passions, sur les décisions
les plus contestables de l’État d’Israël, comme le gel des accords
d’Oslo et la poursuite de l’implantation de colonies juives en Cisjordanie,
générateurs de frustrations et d’affrontements.
Vis-à-vis du régime iranien, nos dirigeants jouent en permanence
la valse-hésitation. Valéry Giscard d’Estaing avait remis en selle
l’ayatollah Khomeini en 1979 pour chasser le Shah (pétrole oblige)
et contenter les belles âmes du gauchisme. Nos gouvernements s’alignent
maintenant sur les États-Unis qui qualifient cet État de “voyou”,
alors que d’autres dans la même région mériteraient tout autant,
sinon plus, le même qualificatif...
Cette politique de faiblesse nous vaut le mépris du monde musulman,
alors que la présence de millions d’adeptes de l’islam sur notre
sol devrait nous inciter à avoir une politique méditerranéenne équilibrée.
Un renforcement de l’influence anglo-saxonne dans cette région du
monde s’en est suivi, comme l’a montré la “guerre” du Golfe : ce
n’est pas notre complicité honteuse dans le drame irakien (un million
d’enfants morts depuis 10 ans en raison du blocus) qui nous permettra
de jouer là-bas un rôle à la mesure de notre rang et de nos intérêts.
Enfin, nous soutenons l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne,
contre nos propres intérêts et ceux d’un de nos alliés européens,
la Grèce.
En Afrique du Nord, la dictature algérienne post-FLN a été constamment
appuyée, notamment par le biais d’une généreuse politique de visas,
accordés aux ex-égorgeurs fellaghas en fuite devant les nouveaux
égorgeurs islamistes.
Dans l’Afrique subsaharienne, la décolonisation bâclée des années
Soixante a eu pour conséquences dictatures tribalo-socialistes,
guerres interethniques et famines périodiques. François Mitterrand
déclarait à La Baule en 1990 que la France conditionnerait son aide
au caractère démocratique des gouvernements africains. Toutes ces
belles paroles n’étaient que du vent.
Qu’il se soit agi des gouvernements Chirac, Balladur, Juppé ou Fabius,
Cresson, Jospin, nos dirigeants ont ainsi préféré :
- au Sénégal, le socialiste Abdou Diouf à son opposant de droite
de toujours, Abdoulaye Wade, plébiscité par les urnes,
- en Angola, le pouvoir communiste minoritaire de Luanda, à l’UNITA
de Jonas Sawimbi,
- au Zaïre, l’aventurier Laurent-Désiré Kabila au détriment de nos
intérêts,
- dans l’ancien Congo français, grâce à l’argent sale d’Elf, le
dictateur Sassou Nguesso à Pascal Lissouba, premier président élu
démocratiquement dans ce pays,
- à Madagascar, le dictateur marxiste Didier Ratsiraka au magistrat
chrétien respecté que le peuple avait désigné pour remettre le pays
sur les rails,
- en Éthiopie, le sanglant dictateur Mengistu à ses opposants,
- au Soudan, le régime islamiste de Khartoum aux insurgés chrétiens
qu’il extermine et sur lesquels le gouvernement français n’a pas
hésité à livrer des photos-satellite.
Alors que nos dirigeants ne cessent de donner aux Français des leçons
“d’antiracisme”, nous avons soutenu l’accession au pouvoir de Nelson
Mandela en Afrique du Sud, puis son successeur, qui sont en train
de ruiner le pays en provoquant l’exode des Blancs.
Enfin, la décision prise par le gouvernement Balladur en janvier
1994, de dévaluer de 50% le franc CFA, a renchéri leurs exportations
payées en dollar, aggravé leur endettement extérieur et la tutelle
des institutions financières mondiales. Elle a été interprêtée dans
les pays de notre ancienne Communauté, comme le signe d’un désengagement
politique, le continent africain cessant d’être une zone monétaire
couplée au Franc.
Au même moment, il est vrai, nous transférions à l’Union européenne
notre souveraineté financière : mise en place de la BCE, “indépendance”
de la Banque de France, engagement dans l’euro. Là aussi, nous avons
bien mérité... de nos concurrents.
“LA POLITIQUE DU DEHORS AVEC LES
RAISONS DU DEDANS ”
En Amérique latine, la France continue à soutenir les régimes marxistes
ou crypto-marxistes de Cuba et du Nicaragua, avec comme résultat
une contagion idéologique aux Antilles françaises, dont certains
milieux réclament désormais ouvertement l’indépendance, notamment
en Guadeloupe. L’attitude de la France lors de l’affaire Pinochet
ne fait que souligner notre absence de politique tout court dans
ce continent où nos amis étaient pourtant nombreux et anciens, les
pays du sud du Rio Grande cherchant désespérement des appuis pour
échapper à la pesante tutelle du grand frère nord-américain.
Dans l’Océan Pacifique, notre pays se place systématiquement en
position de faiblesse devant l’Australie ou la Nouvelle-Zélande
qui tentent de nous évincer de nos territoires d’outre-mer, notamment
de la Nouvelle-Calédonie, après notre abandon des Nouvelles-Hébrides,
devenues Vanuatu, où les pasteurs protestants locaux d’origine anglo-saxonne
s’activent à effacer tout ce qui, de près ou loin, est français.
En Extrême-Orient, où la France est déjà peu présente, c’est la
déconsidération générale qui l’emporte maintenant. La France y poursuit
son soutien à la dictature communiste de Hanoï_: Jacques Chirac
y a lancé une francophonie au rabais. Lionel Jospin a reçu comme
un chef d’État le secrétaire général du PC nord-vietnamien. Il y
a aussi le silence sur la Chine communiste, son lao-gaï, ses pratiques
barbares (trafics d’organes des condamnés à mort), ses persécutions
religieuses, ses visées expansionnistes, au nom de l’ampleur supposée
de son “marché”. Il est vrai que M. Chirac a tenu spécialement à
recevoir dans son château le dictateur Li Peng...
Déconsidération enfin avec l’affaire des “frégates de Taïwan”, connexe
à l’affaire Dumas-Elf, où le double jeu comme l’absence de choix
clair de la France sont mis cruellement en lumière : on veut faire
de l’argent avec la Chine libre sans mécontenter la Chine totalitaire.
La politique extérieure repose pourtant sur un principe simple :
choisir ses amis comme ses ennemis ! En Extrême-Orient, la France
a perdu la face.
Au terme de cette évocation de “l’action” de notre diplomatie, il
est clair que la France est de plus en plus effacée et sa politique
étrangère de plus en plus dépendante des États-Unis ou de “l’Europe”.
Il y a trois raisons à cette situation.
Les dirigeants français mènent “la politique du dehors avec les
raisons du dedans” (Tocqueville). Ils font passer leurs intérêts
politiciens ou ceux des lobbies qui les influencent avant l’intérêt
national. Cela va du refus de condamner le coup d’État du général
Jaruzelski en Pologne (décembre 1981), parce que le gouvernement
a quatre ministres communistes, à la conférence de presse de Jacques
Chirac (mars 1999) assimilant la Serbie à l’Allemagne nazie et élargissant
aux Balkans ses obsessions “antiracistes”, sans oublier la fantasia
du Golfe persique de 1990, avec un Saddam Hussein abusivement qualifié
de “nouvel Hitler disposant de la quatrième armée du monde”.
Les dirigeants français ont aujourd’hui cessé de croire que la France
a un message à délivrer au monde, que sa vocation est de témoigner
de valeurs plus hautes que les seuls échanges mercantiles, que la
souveraineté française a valeur universelle d’exemple, que la cause
des peuples libres, revenue en force avec l’effondrement de “l’empire”
soviétique, est plus actuelle que jamais, que les amis de la France,
notamment francophones, passent avant les accords avec les puissances
concurrentes.
Les dirigeants français ont honte de la France ; ils pensent qu’elle
doit abandonner ce qui faisait qu’on l’aimait et qu’on la respectait,
qu’on la jalousait même parfois, qu’elle doit se modeler sur le
plus petit commun dénominateur mondial : la ploutocratie marchande
anglo-saxonne. La France ne devrait plus décider de son destin,
unie à son réseau d’amitiés et d’allégeances, elle devrait se fondre
dans une communauté internationale aux intérêts inavouables, aux
indignations sélectives, aux idéaux occultes.
“Si la France, cette fille aînée de la civilisation, pouvait être
effacée du milieu des nations, l’Europe entière ne comblerait pas
le vide qu’y laisserait son absence, et tous les États, tôt ou tard,
s’engloutiraient dans l’abîme qu’elle aurait ouvert.” (Louis de
Bonald).
Les principes :
INDÉPENDANCE ET RAYONNEMENT
LA FRANCE DANS LE MONDE : SOUVERAINETÉ NATIONALE “ABSOLUE”
Nous sommes les héritiers de tout ce qui a fait la grandeur de la
France, spirituelle, culturelle, politique, économique, des Croisés
aux bâtisseurs d’empire, des missionnaires et marins d’hier aux
ingénieurs d’aujourd’hui. Nous sommes également héritiers d’une
langue exceptionnelle qui a contribué au prestige de notre pays
sur les cinq continents. La politique étrangère de la France a pour
objet d’assurer sa sécurité présente et à venir, de maintenir et
développer son influence dans le monde, de contribuer à l’harmonie
entre les nations. La France établira des relations de confiance
fondées sur le respect des identités nationales et sur la fidélité
des engagements réciproques, en s’appuyant notamment sur la sphère
francophone.
La fin de la guerre froide remet en effet les nations au centre
de l’ordre international : la vigueur avec laquelle nous affirmons
la force de l’identité française n’a d’égale que notre opposition
à toute forme de totalitarisme supranational, qu’il soit sanglant
comme le communisme (encore largement présent : Chine, Vietnam,
Corée du nord, Cuba...) ou avilissant, comme le mondialisme.
La France, plus vieille nation du monde après la Chine, incarne,
pour tous les peuples du monde, le principe de la souveraineté,
donc de l’indépendance, faculté de choisir librement son destin.
La France n’abdiquera pas : elle dénoncera tout accord ou traité
qui porterait atteinte à sa souveraineté et refusera d’adopter tout
accord ou traité qui y conduirait. Dans ses relations internationales,
la France préférera des conventions entre États souverains aux accords
multilatéraux généraux.
La France agira donc sans exclusive avec toutes les nations : elle
participera, le cas échéant, à toute concertation utile entre les
États en vue de leur cohabitation harmonieuse dans le monde. Elle
s’efforcera de promouvoir le règlement pacifique des différends
internationaux, en proposant, soit sa médiation, soit le recours
à l’arbitrage, par le truchement d’instances spécifiques ou de la
Cour Internationale de Justice. A l’ONU, elle exigera le strict
respect de la Charte, avec laquelle le Nouvel Ordre Mondial prend
des libertés inacceptables.
LE MONDE ET LA FRANCE :
LA PAIX, ŒUVRE DE JUSTICE
La volonté très ferme de maintenir sa souveraineté nationale n’est
aucunement contradictoire avec l’affirmation d’un rôle très actif
de la France sur le plan mondial. Nos solidarités internationales
doivent être cependant hiérarchisées et subordonnées à nos intérêts
réels. Solidarité “de civilisation” avec les pays européens de l’Ouest
comme de l’Est, solidarité linguistique avec nos cousins québécois,
wallons ou valdôtains, solidarité spirituelle avec les Chrétiens
du Liban et les peuples victimes de l’oppression communiste, Chinois,
Indochinois, Cubains, Nord-Coréens... Solidarité occidentale entre
pays qui partagent les acquis essentiels de la civilisation européenne,
sans pour autant méconnaître la valeur des apports locaux. Solidarité
francophone enfin, notamment vis-à-vis de l’Afrique. Ce continent
doit être l’une des priorités de la diplomatie française, en s’écartant
cependant des voies ubuesques empruntées jusqu’à présent.
La vocation naturelle de la France, son histoire et son intérêt
légitime, lui interdisent de se désintéresser de la situation humaine
engendrée par l’extrême misère du sud de la Méditerranée. Pour endiguer
cette catastrophe, il importe de mener une politique qui permette
un essor de ces pays adapté à leur identité et à leur géographie,
permettant le retour des populations immigrées sur le sol d’origine.
Cette politique reposera sur l’intérêt réciproque de la France et
de ces pays.
Les propositions du FN :
SAUVEGARDER
NOS INTÉRÊTS NATIONAUX
ASSURER L’INDÉPENDANCE DE LA FRANCE
1. Refuser le prétendu Nouvel Ordre Mondial
La France engagera des actions diplomatiques pour organiser, à
l’échelle de la planète, la contestation du prétendu Nouvel Ordre
Mondial. Elle s’opposera à ce que cette vision prévale à l’ONU,
en utilisant toutes les prérogatives que lui confère son statut
de membre permanent du Conseil de sécurité, notamment le droit
de veto.
2. Assainir les relations économiques
internationales
La France lancera une initiative diplomatique internationale,
visant à réguler le échanges économiques mondiaux. Elle fera directement
prévaloir ses intérêts à l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)
- et non par le canal de la commission de Bruxelles - et n’acceptera
aucun alignement douanier unilatéral.
3. Défendre l’idée nationale dans le
monde
La France se fera, dans le monde, l’avocat de la cause des nations.
Elle travaillera pour que le fait national demeure la pierre angulaire
de l’ordre international. Elle prendra clairement position en
faveur de la souveraineté des nations, de leur droit à l’autodétermination
et de la nécessité, pour elles, de disposer d’un territoire. Toute
déclaration de l’assemblée générale des Nations Unies, tout projet
d’accord multilatéral qui porterait atteinte à la souveraineté
des États-nations en général et de la France en particulier, quel
qu’en soit l’objet (économique, social, environnemental...), sera
refusé. La France retirera son concours au prétendu tribunal pénal
international de La Haye et refusera son concours à la mise en
place de la future Cour pénale internationale.
4.
Faire le bilan des crimes du communisme
La France proposera, en revanche, au niveau international, l’organisation
d’un véritable “procès de Nuremberg” du communisme, non exclusif
des procédures entamées par les nations et les citoyens qui en
ont été les victimes. Elle le fera, non dans un esprit de vengeance,
mais pour que toute la lumière soit faite sur cette idéologie,
la plus sanglante de l’histoire de l’humanité, sur ses dramatiques
conséquences et sur les complicités dont elle a bénéficié hier
et profite encore aujourd’hui.
5. Rééquilibrer les relations France-États-Unis
La France demeurera l’amie loyale des États-Unis, sans accepter
pour autant le diktat du prétendu Nouvel Ordre Mondial. Elle refusera
de s’associer à toute intervention qui, en violation des règles
du droit international ou sous couvert de l’OTAN, feraient des
États-Unis les “gendarmes du monde”. Elle inscrira ses relations
économiques dans un cadre bilatéral, loin des fictions du libre-échangisme
généralisé. Elle résistera à tout ce qui aurait pour effet d’imposer
à son agriculture des sacrifices inacceptables et, d’une façon
générale, aux concessions économiques unilatérales. Elle s’opposera
à l’invasion de notre pays par la sous-culture américaine qui
dévore nos écrans, nos ondes, nos modes vestimentaires, nos habitudes
alimentaires et nos loisirs. Elle se gardera cependant de tout
anti-américanisme primaire, sachant que la réponse est d’abord
à trouver en nous-mêmes : c’est l’affaiblissement de nos valeurs
et la trahison de beaucoup de nos dirigeants passés et présents
qui sont les premiers responsables de l’américanisation actuelle
de nos modes de vie.
6. Se retirer de l’OTAN et de l’UEO
L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord n’ayant plus de
raison depuis la disparition de la menace soviétique, la France
dénoncera donc ce traité et retirera ses forces de son organisation
militaire, comme elle cessera de participer à l’assemblée de l’Union
de l’Europe Occidentale qui en est le “parlement”.
7. Renforcer les atouts de notre pays
La France détient, à l’aube du XXe siècle, des atouts très significatifs
pour continuer à compter dans le monde. Quatrième puissance économique
de la planète, elle possède une culture et une langue dont le
rayonnement est loin de s’être éteint. Par ailleurs, elle dispose
d’intérêts et de points d’appui dans tous les océans et possède
un domaine maritime considérable. Elle occupe une place enviable
dans le domaine des techniques et des sciences les plus modernes
(espace, aviation, médecine...). Elle tient son rang parmi les
grandes puissances nucléaires de la planète. Autant d’atouts qui
doivent être confortés et mis au service d’une politique raisonnée
d’indépendance nationale et de rayonnement.
ORGANISER LE RAYONNEMENT DE LA FRANCE
8. Promouvoir la francité et développer la francophonie
La France marquera son intérêt pour les communautés d’origine
française établies à l’extérieur du territoire national et qui,
liées à elles par l’histoire et la civilisation, forment la francité
: Wallonie, Suisse romande et val d’Aoste, Acadie, Québec, Louisiane...
Elle soutiendra les efforts de ces derniers pour sortir de la
zone d’influence anglo-saxonne. Elle ne négligera pas l’attrait
que représente sa culture à l’étranger et qui dépasse largement
le cadre de son ancien empire : États de l’Europe latine, de l’Europe
centrale et orientale, d’Amérique du sud et d’Extrême-Orient.
9. Renouer avec les racines européennes
de l’Amérique du sud
Agissant seule ou en coopération avec ses voisins latins (Italie,
Espagne, Portugal), la France entreprendra une politique d’ouverture
culturelle, scientifique et économique en direction de l’Amérique
du sud. L’effort mené en commun doit permettre à la France et
à ses sœurs latines de devenir une alternative crédible pour une
Amérique du sud qui doit cesser de naviguer entre le mirage nord-américain
et le leurre cubain.
10. Affirmer notre présence dans l’océan
Pacifique
Notre présence dans le Pacifique doit préserver nos intérêts territoriaux
légitimes dans cette région du monde. La France résistera aux
manœuvres de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande tendant à l’évincer
du Pacifique : Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), Nouvelle-Calédonie,
Polynésie, Wallis-et-Futuna. Présente depuis des siècles dans
le Pacifique, la souveraineté française n’y est pas négociable.
11. Réimplanter la France en Asie
La France, présente depuis quatre siècles dans cette partie du
monde, ne peut donc se désintéresser du continent asiatique. Si
les réalités géopolitiques nous commandent de conserver des relations
diplomatiques avec la Chine communiste, il n’y a aucune raison
d’y sacrifier celles, beaucoup plus prometteuses, que nous pouvons
nouer avec la Chine libre, touchant aux domaines économique, culturel,
scientifique et touristique, la “deuxième” Chine méritant mieux
que ce purgatoire international dans lequel on veut la reléguer.
La Corée du Sud poursuit, après une crise sévère mais passagère,
son développement économique, alors que la Corée du Nord s’enfonce
dans la barbarie, la famine et la provocation militaire (lancement
de missiles à capacité nucléaire). La France soutiendra les efforts
du gouvernement de Séoul pour la réunification pacifique de la
Corée.
La France intensifiera ses relations économiques et culturelles
avec les pays membres de l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie
du Sud-Est) et développera la prospection de ces marchés. Enfin,
la France contribuera à la restauration de l’indépendance des
pays de l’ancienne Indochine, victimes du communisme.
PROMOUVOIR LA PAIX ET LES COOPÉRATIONS
BILATÉRALES
12. Appuyer la paix dans les Balkans
La politique de la France, en cette région, doit être à la fois
réaliste et juste. Réaliste, parce qu’elle doit tenir compte de
l’ensemble des faits nationaux dans la région. Juste, parce que
les nations nouvelles qui se forment dans cette région doivent
être incitées à modérer les tensions qui les opposent et à se
doter de frontières stables, pour ne pas laisser des puissances
extérieures à l’Europe s’emparer de leurs différends et y faire
prévaloir leurs intérêts.
13. Proposer notre médiation au Proche-Orient
La France doit jouer, dans le conflit du Proche-Orient, tout son
rôle de médiateur et de conciliateur. Elle appliquera les principes
suivants : ouverture d’un dialogue direct entre les parties, arrêt
immédiat et total de l’implantation des colonies juives dans les
enclaves arabes encore contrôlées par Israël, évacuation de tous
les territoires occupés, reconnaissance à tous les États de la
région, de frontières sûres et mutuellement reconnues, éventuellement
garanties par l’existence de zones démilitarisées internationalement
contrôlées, droit du peuple palestinien à s’ériger sur sa terre
en État indépendant, statut international des Lieux saints.
14. Restaurer l’indépendance du Liban
La France a le devoir, dicté par ses liens historiques avec le
Liban, de tout faire pour que celui-ci retrouve son indépendance
sur la base du respect des droits de ses différentes communautés,
particulièrement de la communauté chrétienne. La France agira
sans relâche pour l’évacuation du Liban de toutes les troupes
ou milices étrangères (Syrie, Iran).
15. Mettre fin à l’embargo irakien
Dix ans après la “guerre” du Golfe, le comportement barbare du
monde anglo-saxon dans cette région n’a plus à être prouvé. La
France doit cesser de s’associer, de près ou de loin, à cette
politique criminelle et dangereuse. Elle exigera la levée immédiate
et sans contrepartie de l’embargo, l’Irak étant de toute évidence
désarmé. Elle prendra l’initiative d’un plan international de
remise en état de ce pays. Elle usera, dans ce sens, de son droit
de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.
16. Normaliser les relations avec l’Algérie
La France procédera à une renégociation globale des relations
franco-algériennes sur la base de la stricte réciprocité. Les
nouveaux accords élimineront la double nationalité. Les deux États
s’interdiront toute ingérence dans leurs affaires intérieures
: la lutte armée des islamistes est une affaire intérieure algérienne.
Le contrat gazier, très défavorable à la France, sera révisé.
La France conditionnera notamment l’accès limité des Algériens
à son territoire à la libre circulation des harkis entre la France
et leur terre natale, possibilité qui leur est actuellement refusée
par l’Algérie.
17. Mettre en place une grande politique
franco-africaine
Nécessaire pour tarir à la source une grande partie des flux migratoires
en direction de notre pays, cette politique (voir le chapitre
Immigration) s’inscrira dans les perspectives suivantes :
- la réciprocité conforme aux principes du droit international
public;
- le maintien de nos intérêts et de nos ressortissants sur place;
- la fiabilité et l’honnêteté des équipes dirigeantes locales;
- la possibilité de contrôler sur place la répartition et l’usage
de l’aide;
- la participation des États au rapatriement de leurs ressortissants
installés en France, en commençant par les plus récemment arrivés
et par ceux qui ne justifient pas d’un emploi stable;
- la participation des États concernés à la lutte contre l’immigration
clandestine.
Il va de soi que le pays signataire d’un tel accord avec la France
s’engagera à ne pas se comporter, dans ses décisions propres ou
dans les enceintes internationales, de façon hostile envers elle
ou de ses ressortissants.
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