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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

III INSTITUTIONS : RESTAURER L'ETAT


Le constat du FN :


L’ÉTABLISSEMENT CONTRE LA FRANCE

En matière institutionnelle, le bilan des vingt dernières années est accablant. Les institutions françaises sont schizophrènes : il y a une apparence, celle de la Constitution et des lois, et il y a une réalité, celle des factions qui se partagent les prébendes et entendent les garder. Sous la coquille “républicaine”, “démocratique”, “citoyenne”, s’est installée une oligarchie cosmopolite, totalitaire, corrompue.

UNE OLIGARCHIE COSMOPOLITE


La vieille distinction, qu’on croyait révolue, entre pays légal et pays réel, demeure bel et bien. Le 23 juin 1992, 89% des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles votaient la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Maastricht. Cette ratification n’était réellement approuvée par les Français, le 20 septembre suivant, qu’à une infime majorité (50,1% de oui contre 49,9% de non) à la suite d’une campagne totalement déséquilibrée où avaient alterné désinformation et chantage à la peur. Les cinq révisions constitutionnelles intervenues depuis, notamment celle de janvier 1999 pour le traité d’Amsterdam, ont été approuvées par le Congrès. Quant à celle portant sur le quinquennat, les deux tiers des électeurs ont refusé de voter.

Les titulaires de la plus haute magistrature n’hésitent pas à se servir des pouvoirs qu’ils tiennent de la Loi fondamentale pour trahir la France. On sait comment un ancien président de la République avait utilisé ses ennuis de santé personnels, dans une manœuvre sordide, pour influencer le résultat du référendum de 1992.

L’actuel président de la République, dans une déclaration où l’affabulation le disputait à l’odieux, a “reconnu” la culpabilité de notre pays au cours de la deuxième guerre mondiale, alors que pour combattre l’Allemagne hitlérienne, la France a connu le deuil de 600 000 des siens, l’occupation étrangère, des destructions considérables.

En réalité, “la force injuste de la loi” (selon l’expression de François Mitterrand) est mise au service d’un système qui postule la disparition tranquille de la France. Un président de conseil régional a pu déclarer : “Les collectivités locales françaises et étrangères veulent pouvoir travailler en direct sans que chacune soit soumise au droit national” (Hubert Haenel, président de la région Alsace, Le Monde, 31 mars 1995).

Le processus d’autonomie interne de la Corse, entamé à Matignon en juillet 2000, est le premier acte d’un démembrement de la France. Certains réclament déjà la création d’une eurorégion basque autonome...

L’oligarchie au pouvoir œuvre, comme on le sait, à la réalisation d’un nouveau projet synarchique : l’empire euromondialiste. Si “la souveraineté nationale appartient au peuple”, ainsi que le proclame encore l’article 3 de la Constitution de 1958, la réalité de ce principe est quotidiennement bafouée.

Tous les responsables institutionnels, judiciaires, médiatiques, administratifs, mettent en cause ou tolèrent la mise en cause de notre souveraineté et son corollaire, notre identité : par de multiples procédés, ils s’en prennent à la nation, parce qu’ils veulent amalgamer la France au conglomérat européen, avant de la dissoudre dans le melting-pot mondialiste.

Imposant à marche forcée l’intégration européenne - quatre traités en 13 ans, de l’Acte unique à Amsterdam -, liquidant notre monnaie sept fois centenaire pour mettre en place une monnaie unique, l’euro, qui, dans les 18 premiers mois de son existence, a perdu un quart de sa valeur, évitant soigneusement de consulter le peuple sur son destin, comme sur les autres grands débats de société (peine de mort, immigration, famille), parce qu’elle sait qu’elle en sortirait désavouée de manière écrasante, l’oligarchie qui prétend gouverner la France n’a pour seule préoccupation effective que de réviser ses prébendes à la hausse.

Partie prenante du mondialisme, financier ou philosophique, l’œil rivé sur les “sondages”, baignant dans le scandale permanent, coupée du peuple, cette oligarchie veut “faire sauter le dernier verrou”, franchir la ligne rouge qui protège les libertés des Français : leur appartenance à une communauté humaine irremplaçable, patrimoine commun dont ils sont les héritiers. Tentative constructiviste, absurde, rétrograde – les empires, toujours artificiels, se sont effondrés –, qui va contre la Nation, le plus vaste des cercles communautaires qui, en ce monde, soient solides et complets, seule à permettre l’épanouissement de l’homme dans un cadre à sa mesure.

UNE OLIGARCHIE TOTALITAIRE

Pour aboutir à ce résultat, tous les moyens sont bons : c’est le totalitarisme, pour lequel la fin justifie les moyens. Le chef de l’État, transformé en porte-parole de l’opposition par la cohabitation, est devenu le chef d’un clan : il est intervenu à la télévision après les élections régionales de mars 1998, dans une déclaration de guerre civile, pour diffamer bassement des millions d’électeurs nationaux et le mouvement politique auquel ils ont donné leur confiance.

Le totalitarisme de la “pensée unique” et du “politiquement correct” est permanent et n’a qu’une cible, toujours la même : les valeurs spirituelles et morales de notre civilisation, la Nation, sa pérennité et son enracinement. Exprime-t-on son hostilité au PACS ? François Léotard propose d’instaurer une législation “antihomophobe” sur le modèle de la législation “antiraciste”. Certains croient voir des discriminations à l’entrée des boîtes de nuit : le président de la République s’implique aussitôt dans cette question évidemment vitale pour le pays !

Le ministre de la jeunesse et des sports, sans doute nostalgique de son passé stalinien, prend prétexte d’un accident tragique – en en oubliant d’autres similaires intervenus au même moment – pour imposer une “charte” aux mouvements scouts qui les priverait de leur spécificité éducative et conditionnerait leur existence. On ne compte plus les procès et les pétitions réclamant la censure ou l’interdiction d’un livre déplaisant à la police de la pensée, le refus de la présence d’éditeurs à tel salon professionnel, les procès en diffamation à sens unique, la relaxe quasi-systématique pour tout dessin ou “papier” anti-national ou anti-catholique, mais l’argutie tordue quand il s’agit de Jean-Marie Le Pen ou de tel autre justiciable politiquement incorrect.

Le comble est évidemment atteint quand, sous prétexte d’une altercation verbale de campagne électorale, le gouvernement retire à Jean-Marie Le Pen les mandats électifs qu’il tient du peuple, transformant une peine – en soi déjà disproportionnée – en une privation définitive. Même le Parlement européen, sous la houlette de la très fédéraliste Mme Fontaine, y a trouvé à redire.

La loi électorale est changée en fonction de l’intérêt du parti au pouvoir et modifiée sans vergogne à chaque mandat : c’était, en 1986, le charcutage de la carte électorale, concocté par Charles Pasqua, pour éliminer le Front National et surreprésenter le PS et le RPR. C’est, aujourd’hui, le vote bloqué budgétaire dans les conseils régionaux (appelé aussi 49.3 régional) ou les listes de la “parité” avec sanctions financières.

Comment dès lors s’étonner que les Français suspectent la respectabilité de leurs gouvernants, alors que des millions d’entre eux ne sont aucunement représentés dans les assemblées qui déterminent leur avenir et décident de leurs impôts : aux élections législatives de juin 1997, après la dissolution-Chirac, le Front National a obtenu 3.773.000 voix et l’UDF 3.684.000 voix. Or, l’UDF a 109 députés à l’Assemblée nationale, le Front National zéro, le seul qu’il avait obtenu ayant été “invalidé” six mois après son élection par le Conseil constitutionnel dans une décision aussi vicieuse qu’inique…

En créant les institutions de la Ve République, le général De Gaulle avait voulu rendre sa stabilité à l’exécutif et leur indépendance aux députés contre les factions. En ramenant, comme l’ont fait Jacques Chirac et Lionel Jospin, à cinq ans la durée du mandat présidentiel, non seulement on dévalue la magistrature suprême et on instaure la cohabitation permanente mais, plus que tout, on avoue que désormais la fonction présidentielle ne vaut guère plus qu’un mandat de gouverneur dans un État fédéral.

Le gouvernement, comme le veut l’article 20 de la Constitution, détermine-t-il la politique de la Nation ? Rien n’est moins sûr : les ministres, y compris le premier d’entre eux, délèguent aux cabinets ministériels et à une caste de hauts fonctionnaires, l’essentiel de leurs pouvoirs. Certains fonctionnaires politisés font la loi, au sens littéral du terme : les enseignants de gauche et d’extrême gauche, au bout de quatre mois de manifestations, ont obtenu le renvoi de Claude Allègre et, en bloquant la rentrée des impôts, des agents des finances se sont opposés avec succès à l’indispensable fusion de l’assiette et du recouvrement.

Le budget de l’État, par le biais des “services votés”, n’est examiné qu’à la marge, les dépenses nouvelles annuelles représentant 2 à 5% de la Loi de Finances, et son exécution est remise en cause dès le mois de janvier par le biais des décrets d’exécution gouvernementaux. Bien plus, le gouvernement ment à la représentation nationale, en camouflant des recettes, violant ainsi la règle de l’annualité budgétaire, comme en témoigna la querelle autour de la “cagnotte” dans la loi de finances pour l’année 2000.

La concentration du pouvoir entre les mains d’un petit nombre d’hommes, sans mandat ni contrôle du pays, les rend plus que perméables à l’influence de lobbies de tous ordres, venus les “éclairer” sur les décisions à prendre. Le Docteur Simon, personnalité maçonnique du plus haut rang, a déclaré que toutes les lois importantes prises depuis 25 ans avaient été préparées au sein des loges.

Le rapport annuel d’activité du Conseil d’État insistait, en 1990, sur le fait que les pouvoirs publics, sous l’influence des lobbies, faisaient voter des lois qui n’apportent rien de nouveau au domaine concerné mais qui, en revanche, rendent plus complexe leur application en y substituant procédures, interprétations et orientations nouvelles, le plus souvent de caractère idéologique.

Il faut enfin parler des media : on parle d’ailleurs de quatrième pouvoir. Un journaliste a même forgé pour le désigner le mot de médiacratie. Exerçant, par leur force de suggestion sur les individus, une grande puissance d’orientation sur l’opinion publique, le pouvoir médiatique pèse sur le fonctionnement des trois autres pouvoirs : s’il ne peut, par lui-même, édicter des normes juridiques, il traduit “l’opinion” des responsables de presse, eux-mêmes sous l’influence des pouvoirs financiers qui ont en mains la plupart des moyens de communication sociale. L’audiovisuel public, trahissant sa mission d’information indépendante, est encore plus partisan que les media privés.

On ne peut qu’être étonnés de la synchronie troublante et de l’unanimité pavlovienne avec lesquelles certaines questions sont abordées et se transforment en délirants bombardements médiatiques (débouchant parfois sur des bombardements tout court) : faux charnier de Timisoara en Roumanie, montage de Carpentras, provocation menant à la guerre du Golfe, faux réfugiés du Kosovo, faux danger nazi en Autriche, pour ne parler que des plus importants dans la période récente, et sans parler des faits ponctuels, montés en épingle tout au long de l’année.

Par là, le pouvoir médiatique modifie, dans le sens des intérêts de ses commanditaires, la donne politique du pays, en empêchant les citoyens de disposer des informations dans leur intégralité, en occultant certaines données pour en surmédiatiser d’autres, en diffamant sans contrepouvoir réel. Un présentateur, un journaliste, un animateur de jeu télévisé peut en quelques minutes, en pénétrant dans l’intimité des foyers, détruire des années d’éducation, influencer des millions de personnes, ruiner la réputation d’hommes, de femmes ou d’organisations, en “livrant leur honneur aux chiens”, comme l’a dit un défunt président de la République.

L’encadrement des media est inversement proportionnel à la puissance de leur influence. Les règles posées depuis une dizaine d’années sont clairement insuffisantes : le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel n’assure en rien l’équité de l’accès aux media, encore moins leur objectivité. Cette situation pèse gravement sur les libertés des citoyens et le fonctionnement de notre démocratie. Tant qu’elle n’aura pas été résolue, les libertés d’opinion et d’expression seront des mots creux, la démocratie demeurera d’apparence.

UNE OLIGARCHIE CORROMPUE

L’Établissement se place au-dessus des lois. Il s’est auto-amnistié plusieurs fois, car si la loi de 1990 “passait l’éponge”, d’autres dispositions ultérieures moins connues visent le même but : la réduction du délai de recours contentieux en matière d’aménagement urbain (bien utile aux promoteurs et à ceux qu’ils financent) ou de mise en cause pour abus de biens sociaux, par exemple. Il n’est pas jusqu’à la réforme du secret de l’instruction qui ne soit l’occasion d’étouffer les “affaires”, sous prétexte de ne pas faire de “justice médiatique”.

Si les Français se détournent du spectacle écœurant donné par la vie politique française et jugent sévèrement leurs dirigeants, à qui la faute ? L’étranger ne s’y est d’ailleurs pas trompé : le journal américain Newsweek ne posait-il pas la question il y a quelques années : “La France est-elle devenue une république bananière” ?

L’oligarchie trempe dans les “affaires” qui éclaboussent le chef de l’État lui-même. Hier, le “sang contaminé”, l’affaire Péchiney-Triangle ou Luchaire, les bureaux d’études Urba, Gracco, Sages, le “Carrefour du développement”, mais aussi le vrai-faux passeport Chalier, la COGEDIM, la SORMAE, le financement du Parti républicain ou du CDS...

Aujourd’hui, les réseaux ELF, “sans doute, l’affaire financière la plus importante jamais instruite en Europe” (juge Eva Joly, Le Monde, 3 juin 2000), la Mutuelle Nationale des Étudiants de France (MNEF), vache à lait des prévaricateurs socialistes, la mairie de Paris, ses emplois fictifs et ses électeurs-fantômes qui a abouti à la mise en examen d’un ancien premier ministre. Et tout cela sur fond de fausses factures. En moyenne, chaque année, 700 élus sont mis en examen pour délits financiers.

Jamais les “dynasties bourgeoises” n’ont été autant présentes. Elles forment le cœur d’un système de services croisés et d’intérêts opaques : auto-reproduction par le biais de l’ENA des responsables politiques et économiques qui s’échangent postes publics et directions de grandes sociétés, épouses ou maîtresses de ministres socialistes journalistes de télévision, mandats électoraux transmis de père en fils.

Les obédiences maçonniques, soudées par le même but en dépit de divergences apparentes abusant le profane et qui se recrutent par cooptation, sont à l’origine de faits avérés de corruption comme l’a déclaré un procureur de la République à Nice ; un hebdomadaire de gauche a pu d’ailleurs titrer : “Francs-maçons, le choc des affaires” (Nouvel Observateur, 1er juin 2000).

Totalement incontrôlées, sans légitimité démocratique, ces organisations prétendent dicter la politique du pays, jeter l’interdit sur telle formation politique (“la guerre à mort” contre les nationaux) ou organiser des rencontres entre proches du premier ministre et terroristes corses après avoir, de leur propre aveu, chapeauté les négociations néo-calédoniennes.

Le Conseil constitutionnel n’a pas hésité, alors que son président était mis en examen, – tout un symbole –, à rendre une décision consacrant une prétendue immunité pénale du chef de l’État, y compris pour des faits antérieurs à son élection. La Sécurité sociale des étudiants a servi à financer la campagne électorale d’un député PS et les affiches de son adversaire RPR, lui-même ancien ministre. Et que dire de la spoliation, sans vraies suites pénales, des épargnants, des contribuables, des déposants, avec Eurotunnel, le Crédit Lyonnais, l’indemnisation-mascarade des emprunts russes... On n’en finirait pas !

La décentralisation des années Quatre-vingts est un leurre et un échec. La tutelle juridique de l’État a été abolie mais le cadre local n’a pas été désétatisé. Si l’État a transféré plus de compétences que de ressources, il n’en demeure pas moins qu’en vingt ans, les impôts directs locaux ont augmenté plus vite (multiplication par quatre) que les impôts d’État (multiplication par trois). Les collectivités locales, par leurs financements croisés et leurs dépassements systématiques de compétences, ont pressuré le contribuable et fait exploser les dépenses, souvent de manière injustifiée. Il en est résulté une bonne part de la corruption des deux dernières décennies (affaires Boucheron, Mouillot, Noir, Carignon, Schuller, Balkany, ORCEP, marchés des lycées d’Ile-de-France...).

La direction des collectivités publiques - gouvernement ou administrations locales -, échappe à tout contrôle pour n’être plus que la chose d’une oligarchie méprisante et cynique. Laurent Fabius, à la question de la candidature de Lionel Jospin à la présidence de la République, répondait en 1995 : “C’était son tour”. Tel ministre, écorné dans le scandale du sang contaminé (3.300 décès officiellement) par la Cour de Justice de la République, devant laquelle les victimes ne pouvaient se porter partie civile, s’est vu dispensé de peine. Il est vrai qu’ils estiment être “responsables, mais pas coupables” !


Les principes :


L’ÉTAT, AU SERVICE DE LA FRANCE ET DES FRANÇAIS

L’ÉTAT AU SERVICE DU DROIT NATUREL


Pour nous, l’État n’est pas, comme pour les libéraux ou les socialistes, une fin en soi. Il n’est qu’un moyen. Les institutions, pour être respectées, doivent se conformer à un ordre supérieur qui les fonde. Les pouvoirs des responsables de la Cité, la force dont ils peuvent user de manière légitime, ne leur sont confiés que pour autant que ces prérogatives, comme les lois qui en découlent, respectent les données naturelles sur lesquelles reposent la Cité : les principes spirituels et moraux qui pacifient les relations entre les hommes, la recherche du Bien commun national, l’épanouissement des sociétés naturelles (famille, profession, collectivité locale), la justice au service des libertés individuelles et collectives.

L’ÉTAT, DÉFENSEUR DE LA SOUVERAINETÉ ET DE LA PAIX CIVILE

La souveraineté est à la Nation ce que la liberté est aux personnes. Une communauté humaine organisée qui ne dispose plus de sa souveraineté n’est plus libre. La souveraineté nationale doit être aujourd’hui réaffirmée au cœur même des institutions de la France, sous peine que ce mot – au sens littéral, ce qui est fondé – soit vidé de son sens.

La souveraineté implique aussi l’intégrité morale des dirigeants du pays : le spectacle des scandales à répétition affaiblit la France, non seulement à l’extérieur, mais plus encore à l’intérieur. Comment vouloir “l’ordre”, sauf à ce qu’on ait seulement “l’anarchie plus le gendarme”, si les puissants s’exonèrent de la loi ou, pire encore, s’ils la font dans le but de servir leurs propres intérêts ? La répression de la corruption et le châtiment des corrompus doivent être effectués sans faiblesse : il y va de la paix civile et de l’unité du pays.

L’ÉTAT, RESPECTUEUX DES LIBERTÉS FRANÇAISES

L’État, en France, est souvent ressenti de manière ambivalente par les Français : ils en dénoncent le poids tout en en demandant l’intervention. Pourtant, sous l’influence des doctrines socialisantes, l’État est sorti de son rôle : de protecteur, il est devenu prédateur. Il n’est que temps, loin de toute idéologie, de replacer l’État dans son vrai rôle.

L’État a une double mission. Il doit, tout d’abord, gouverner, c’est-à-dire être le maître et l’arbitre de la continuité nationale, par la souveraineté et la sécurité. Il doit, ensuite, représenter l’ensemble de la Nation en consacrant les libertés des Français regroupés dans leurs communautés naturelles d’appartenance, les laissant pourvoir au quotidien de la manière la moins encadrée possible en matière scolaire, professionnelle, économique, car le despotisme administratif aboutit inéluctablement au totalitarisme.

C’est particulièrement vrai en matière d’accès à l’information, où doit être mis en œuvre le principe du contradictoire sans lequel il n’y a pas de débat. Chacun doit avoir un égal accès à l’information et à sa diffusion. Car la libre utilisation du domaine public, y compris celui des ondes, est indispensable si l’on veut que le mot liberté inscrit au fronton des monuments publics ne soit pas qu’un trompe-l’œil.



Les propositions du FN :


RESTAURER L’ÉTAT

REFAIRE DE L’ÉTAT L’ARBITRE DE LA SOUVERAINETÉ ET DE LA JUSTICE

1. Inscrire la préférence nationale dans la Constitution


La Constitution doit intégrer, d’une manière claire et indiscutable, le principe de la préférence nationale. Il est en effet nécessaire de réaffirmer la légitimité constitutionnelle de la priorité des citoyens français en France sur les ressortissants étrangers, en matière de droits civiques, civils et sociaux. Ce principe est le corollaire de la nationalité qui réserve le droit de vote à toutes les élections aux seuls citoyens français.

2. Rétablir la primauté du droit français sur le droit dérivé européen

L’indispensable corollaire du principe constitutionnel de préférence nationale est la primauté des lois françaises sur le droit dérivé européen, construction juridique émanant des institutions euromondialistes.

3. Étendre le champ d’application du référendum

Sur toutes les grandes questions dites de société qui, en réalité, engagent l’avenir de notre Nation, le peuple doit être consulté par les pouvoirs publics. La Constitution sera modifiée pour élargir le champ d’application du référendum.

4. Créer le référendum d’initiative populaire

Au-delà de cette extension, le peuple français, comme en Suisse ou en Italie, doit avoir l’initiative du référendum. En recueillant les signatures d’un nombre suffisant d’électeurs, les citoyens doivent pouvoir provoquer l’organisation d’un référendum tant au niveau national que local.
  5. Préciser le rôle du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel s’est érigé en tribunal idéologique pour juger de l’opportunité politique des lois votées par le Parlement. Son rôle sera donc limité au contrôle de la conformité des lois à la lettre des articles de la constitution.

6. L’homme d’État doit diriger... l’État

L’homme politique est en charge de la Nation et de l’État : il trace la direction politique à suivre par les administrations, il en contrôle la réalisation, à charge pour les fonctionnaires de traduire ces directives en actes concrets, dans le respect des libertés des citoyens. Les fonctionnaires et agents publics ne peuvent donc être élus parlementaires ou faire partie d’exécutifs locaux, sauf à démissionner de leur administration. L’administration des finances est un État dans l’État. Le Premier ministre est subordonné au ministre des Finances et ce dernier à son administration. La direction du Budget, instrument essentiel des arbitrages gouvernementaux, sera donc rattachée au Premier ministre.

7. Mettre en œuvre la vraie décentralisation

La décentralisation des années Quatre-vingts fut une fausse décentralisation ; l’eurorégionalisme se fait contre la Nation au profit d’un jacobinisme eurofédéraliste. Il faut mettre en place la vraie décentralisation et réinstaurer de véritables libertés locales en France. Cela passe par les trois axes qui suivent.

Un axe politique d’abord, qui consiste à ramener à deux le nombre de collectivités locales et à en changer le ressort : les départements et cantons sont devenus obsolètes, les régions sont, pour beaucoup, artificielles.

Nos communes où, selon l’expression de Tocqueville “réside la force des peuples libres”, seront intégralement préservées et continueront à être la base des libertés locales. Elles pourront, sans perdre leur autonomie, se constituer en “pays”, soit sur le type des “terroirs d’appellation”, soit mettre en commun leurs services opérationnels (eau, déchets...), sans qu’aucun mécanisme contraignant ne les oblige cependant à l’intercommunalité.

La France sera divisée en une trentaine de provinces, d’importance sensiblement équivalente. Elles auront des limites naturelles et humaines bien identifiées et reprendront, pour l’essentiel, les compétences dévolues aux conseils généraux et régionaux actuels.

Un axe financier ensuite, par une réforme des finances locales débouchant sur une fiscalité clairement identifiable par le contribuable et responsabilisant les élus, sur la base du coût réel des services, en limitant leur capacité d’emprunt, en démantelant l’économie mixte locale (SEM) et en révisant les procédures d’urbanisme (POS, SDAU, ZAC...).

Un axe juridique enfin, en alignant les comptabilités des collectivités locales sur le droit commun, en prohibant les financements croisés et les dépassements de compétences.

8. Rétablir la durée du mandat présidentiel à sept ans

Fixer la durée du mandat présidentiel à 5 années est à la fois dangereux pour nos institutions et significatif de l’abaissement de notre pays voulu par les politiciens qui nous gouvernent actuellement. Dangereux, parce qu’en alignant la durée de la magistrature suprême sur d’autres mandats (locaux ou parlementaires), elle en est dévaluée. Mais c’est aussi significatif de l’euromondialisme de l’Établissement : en banalisant le mandat du chef de l’État, elle souligne sa volonté de passer de l’État national souverain à l’État fédéré, ayant à sa tête un simple gouverneur prenant ses ordres d’une Fédération. La durée du mandat présidentiel sera donc à nouveau fixée à sept ans.

9. Assurer la juste et définitive indemnisation des rapatriés

Il faut assurer une juste et définitive indemnisation à ceux de nos compatriotes qui ont œuvré dans les territoires d’outre-mer aujourd’hui indépendants. Cette indemnisation, qui a scandaleusement tardé, doit intervenir dans les conditions prévues pour l’ensemble des Français en matière d’expropriation : la communauté rapatriée a les mêmes droits que nos autres compatriotes. Cette indemnisation sera étendue aux Français rapatriés d’origine nord-africaine, en raison du sang qu’ils ont versé au service de la France. Les conditions de la retraite seront aménagées afin de permettre aux rapatriés de bénéficier des droits dont ils ont été spoliés outre-mer. Les dettes agricoles et commerciales contractées par les rapatriés pour leur réinstallation, conséquence d’une indemnisation partielle et tardive, seront annulées.

10. Intégrer la mémoire d’outre-mer dans la mémoire nationale

L’apport civilisateur des Français d’outre-mer sera mis en valeur par les pouvoirs publics : il rappellera ce que fut l’œuvre de la France au profit de ces peuples dont elle rendit possible le développement moral, intellectuel et matériel. Les martyrs de l’Algérie française se verront attribuer la qualité de “morts pour la France”. Selon le voeu de la quasi-unanimité des associations d’anciens combattants et de la totalité des rapatriés, la célébration officielle de la mémoire des morts de la guerre d’Algérie sera organisée le 16 octobre de chaque année.

Les cimetières français d’Algérie devront être remis en état, protégés et placés sous la responsabilité des autorités algériennes dont la diligence en ce domaine sera appréciée par la France dans le cadre des relations diplomatiques entretenues avec cet État. Les archives des anciens territoires français d’outre-mer devenus indépendants appartiennent irrévocablement à la France.

LIBÉRER LES FRANÇAIS DE TOUTES LES OLIGARCHIES

11. Traquer la corruption et châtier les corrompus

Il y a, tout d’abord, la nécessaire et permanente répression judiciaire et la déchéance après condamnation. Cependant, la corruption s’étant institutionnalisée, il faut que des mécanismes permanents dans notre vie publique soient prévus pour y parer : l’interdiction définitive de la réintégration dans le secteur public de hauts fonctionnaires ayant opté pour le secteur privé, la mobilité systématique des fonctionnaires locaux d’autorité appelés à traiter des procédures économiques, l’interdiction du cumul d’un emploi de fonctionnaire d’autorité et d’un mandat parlementaire, la déclaration obligatoire du patrimoine des élus dirigeant une collectivité ayant plus de 100 millions de F. de budget, l’interdiction du cumul de la direction de grandes collectivités territoriales et d’une fonction nationale.

A ces mesures visant les titulaires de fonctions publiques, viendront s’ajouter la remise à plat des compétences entre l’État et les collectivités locales (voir plus haut), l’accroissement du contrôle et du rôle répressif de la Cour et des chambres régionales des comptes et la publication de leurs avis, le renforcement des moyens et de la qualité du contrôle de légalité préfectoral, l’extension aux élus locaux de la compétence de la Cour de discipline budgétaire et financière, la création de pôles de prévention de la corruption dans chaque ressort territorial important, en relation avec le SCPC (Service Central de Prévention de la Corruption) du ministère de la Justice.

12. Mettre fin au financement public des groupes de pression

Un nombre considérable d’organismes à statut associatif, dont l’objet social n’est en rien utile à la collectivité nationale, est subventionné tant par les fonds européens que par l’État, les régions, les départements, les communes. Ce détournement de l’argent public doit cesser : une loi disposera que les organismes subventionnés sur fonds publics doivent être d’intérêt purement local.

13. Supprimer l’E.N.A.

La suppression de cette école est évidemment nécessaire : on ne forme pas de la même façon un sous-préfet, un consul de France, un inspecteur des finances. Les hauts fonctionnaires seront recrutés par corps selon des concours particuliers dont les programmes et la formation professionnelle varieront en fonction de leurs responsabilités.

14. Déchoir tout élu refusant de révéler son appartenance à une organisation secrète

L’importance des oligarchies, groupes de pression et autres obédiences maçonniques est un fait avéré dans la vie publique de notre pays. Aussi, tout dépositaire de l’autorité publique devra-t-il signaler, sous peine de déchéance, son appartenance à ces sociétés, obédiences ou organismes. Cette mesure s’applique aujourd’hui en Angleterre sur proposition de Tony Blair.

RENDRE LES FRANÇAIS PROPRIÉTAIRES DE LEURS LIBERTÉS

15. Recentrer l’État sur ses compétences régaliennes

Le XXe siècle aura été le siècle de l’État : ce n’est pas un hasard s’il a été aussi celui de tous les génocides et de tous les totalitarismes. L’État doit assumer préférentiellement ce pourquoi il existe dans la société des hommes : la défense, l’action extérieure, la sûreté intérieure et la justice, la monnaie et les impôts, les réglementations de protection (santé, consommation, environnement...), l’indépendance énergétique et alimentaire. Pour le reste, les Français, dans les professions organisées, dans leurs assemblées locales, ont la capacité de prendre en charge, par leurs initiatives, la prospérité quotidienne du Pays.

16. Clarifier les procédures de passation des marchés publics

Trois mesures essentielles nous paraissent devoir être mises en œuvre.

Pour ce qui est des marchés sur appel d’offres – toujours ouvert – il faut interdire l’assistance à maîtrise d’ouvrage qui fait intervenir un intermédiaire (bureau d’études) dans la définition des critères de choix ou la sélection des candidats à retenir.

La délégation de maîtrise d’ouvrage de la (ou des) collectivité(s) locale(s) à un organisme différent du financeur public entraîne un dessaisissement grave de responsabilité ; c’est aussi une source d’opacité. Elle doit être limitée à des équipements exceptionnels réalisés par l’État (ex. Stade de France).

Enfin, les délégations de service public doivent être traitées en appel d’offres ouvert, après enquête publique préalable permettant de juger les offres et performances des candidats. La durée des conventions sera, au maximum, de 10 ans. L’attribution de la délégation se fera par vote à bulletin secret de l’assemblée territoriale concernée.

17. Remettre la Fonction publique au service du Bien commun

Il est nécessaire de remettre la Fonction publique au service du Bien commun national.

Le titre de fonctionnaire sera réservé aux personnels de l’État employés aux tâches régaliennes et l’accès à ces emplois sera réservé aux citoyens français. Le statut doit être rénové pour que les règles qu’il formule tiennent davantage compte de l’intérêt du public. L’égalité et la transparence seront de règle en matière d’avancement qui devra se faire en majeure partie au mérite.
Le pluralisme dans la représentation professionnelle des fonctionnaires sera rétabli ainsi qu’une formation professionnelle continue conduisant à leur réelle responsabilisation. Les fonctionnaires possèdent des connaissances et un savoir-faire souvent inemployés : les services publics développeront des prestations plus proches des modes de vie des Français notamment les plus modestes (horaires, nouvelles technologies...).


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