Introduction

IDENTITE
 SOUVERAINETE
 SECURITE
 PROSPERITE
 FRATERNITE
 LIBERTE
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300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
II EUROPE : RETABLIR LA SOUVERAINETE DE LA FRANCE
Le constat du FN :
L’EUROPE FÉDÉRALE, ULTIME ÉTAPE
AVANT LE GOUVERNEMENT MONDIAL
L’ENJEU EUROPÉEN : LA FIN DE LA FRANCE
Depuis la fin du deuxième conflit mondial, la question européenne
a toujours été posée de manière biaisée par les gouvernements français
et européens. Les arguments successivement avancés ont été l’intégration
économique (CECA, 1951), l’union douanière (Traité de Rome, 1957),
la suppression des frontières (Acte unique, 1985), le “renforcement
de la paix” (Maastricht, 1992), “l’union sans cesse plus étroite
des peuples européens” (Amsterdam, 1998).
La prétendue construction européenne s’est opérée selon la technique
du “voleur chinois” : on a commencé par “communautariser” les questions
commerciales (fin des barrières douanières internes), on est ensuite
passé aux questions agricoles (les PAC successives), puis monétaires
(SME de Giscard et Schmidt) et budgétaires (Acte unique), pour s’attaquer
enfin à la souveraineté nationale (Schengen, Maastricht, Amsterdam).
Jamais la vraie finalité n’a été dévoilée par les gouvernements_:
la création d’une entité supra-nationale postulant la fin de la
France en tant que communauté humaine s’assumant elle-même. N’y
aurait-il qu’une raison de suspecter l’honnêteté de la démarche
européiste, celle-là serait suffisante : tout a été fait pour égarer
l’opinion publique.
Les intentions de départ étaient cependant fort claires : “Il est
impossible de régler les problèmes européens entre des États qui
conservent leur pleine souveraineté. Nous sommes convaincus que
notre époque doit voir la création de vastes unités telles que les
États-Unis et l’URSS, et que s’établissent entre elles une coopération
et une action commune grâce à une organisation. C’est cette organisation
qui créera l’ordre nouveau du monde...” (Jean Monnet, communiqué
du 22 août 1962).
L’enjeu réel de la question européenne doit donc être posé.
Ou bien, nous acceptons que la France ne soit plus qu’un échelon
administratif –_pour certains même, un “territoire de résidence”_–
un État-croupion comme l’Alabama ou le Dakota, noyé dans une vaste
Fédération, elle-même à la botte du Nouvel Ordre Mondial. Il faut
alors accepter que nos libertés, notre relative prospérité, nos
habitudes culturelles disparaissent.
C’est un choix, disent certains. Oui, celui de la mort programmée
!
Ou bien, nous nous battons pour que la France continue à exister
en tant que groupement humain indépendant et stable dans une Europe
des patries reposant sur des coopérations choisies mais refusant
le mondialisme, ses lobbies et ses courroies de transmission que
sont l’OMC ou l’ONU, tous unis sous la bannière du dieu dollar.
C’est un risque, disent les autres. Oui, c’est celui de la vie pleinement
assumée !
“L’EUROPE”, C’EST LA FIN DE LA SOUVERAINETÉ
POLITIQUE
L’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, c’est évidemment la fin de
la souveraineté politique. L’avis de la France, l’avis des Français
sera tenu pour nul. Mais, au juste, qu’est-ce que la souveraineté
? La souveraineté, c’est la forme collective de la liberté : la
liberté d’un peuple à décider de son avenir, ce que l’on appelle
aussi l’indépendance, les libertés des individus de vivre dans le
cadre de lois auxquelles ils ont consenti. Les États vont céder
à “l’Europe” leur politique extérieure et de défense, la France
sa sécurité collective, l’intégrité de son territoire et sa présence
militaire dans le monde.
La diplomatie française est d’ores et déjà à la remorque d’une prétendue
politique étrangère et de sécurité commune (dénommée PESC dans le
traité de Maastricht). Demain, elle s’y dissolvera entièrement.
L’article J.1 du traité d’Amsterdam est explicite : “L’Union définit
et met en œuvre une politique étrangère et de sécurité commune couvrant
tous les domaines de la politique étrangère et de la sécurité”.
Sa politique étrangère sera faite par des fonctionnaires irresponsables
de Bruxelles_: il n’y aura plus que des “stratégies communes”, des
“actions communes”, des “positions communes”. La France ne conservera
pas son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU : à terme,
il sera attribué au “représentant” européen.
Le traité d’Amsterdam institue la prise de décision à la majorité
qualifiée (article J 13.2) en matière de politique étrangère : c’est,
au choix, la porte ouverte à toutes les aventures ou l’immobilisme
du plus petit commun dénominateur. Dans tous les cas, c’est contraire
à nos intérêts comme à ceux de nos amis et alliés traditionnels.
La gestion “commune” des affaires étrangères, c’est “l’Europe”,
supplétif du mondialisme. Car, l’Union européenne, nominalement
compétente en matière de défense, n’a pas, en réalité, de moyens
d’action et ne veut pas s’en doter. On l’a vu dans les évènements
du Golfe, de Bosnie ou du Kosovo. C’est en fait l’OTAN – qui n’a
plus de raison d’être depuis l’effondrement de l’URSS –, qui sera
le “bras armé” de l’Europe. Les nations européennes, la France,
deviendront volontairement satellites des États-Unis.
On sait qui gagnera et qui perdra à ce jeu-là, l’affaire du Kosovo
l’a montré : les mensonges servis à grands renforts médiatiques
justifieront des décisions prises au profit d’intérêts fort éloignés
des raisons officiellement avancées. Six mois ou un an plus tard,
on s’apercevra qu’on s’est trompé, qu’on a rien résolu, qu’on a
aggravé les tensions... Les puissants se feront plus brutaux, les
faibles seront plus écrasés encore. Les Français vont vraiment faire
la guerre “pour le roi de Prusse”.
La France n’a pas les mêmes intérêts que ses voisins, et réciproquement.
C’est normal, l’histoire et la géographie diffèrent : le Cap nord
est important pour le Norvégien, pas pour l’Espagnol ; l’Algérie
est proche pour le Français, lointaine pour le Finlandais ; la Pologne
ne dit pas grand-chose à l’Irlandais, elle n’a jamais été oubliée
des Allemands. En Afrique ou en Méditerrannée, par exemple, la politique
de la France (elle en tire l’essentiel de son gaz et une partie
de son pétrole) sera mise en danger, puisque tout passera par Bruxelles,
en réalité par New-York : “Washington doit favoriser l’émergence
d’une confédération européenne car si la dynamique européenne s’arrête...
les États-Unis risquent de perdre leur protectorat” (Zbigniew Bzrezinski,
ancien conseiller de la Maison-Blanche, Nouvel Observateur, 1er
janvier 1998).
Leur “Europe”, ce fut la guerre contre des pays qui ne faisaient
pas partie de l’Union. Mais ce pourrait bien être la guerre dans
l’Union elle-même. Pas plus le traité de Maastricht que celui d’Amsterdam
ne prévoient qu’un État membre puisse en sortir : c’est la fédération
forcée. On a vu ce qu’il advenait de ce genre de construction avec
l’ex-Yougoslavie. En revanche, le traité d’Amsterdam (article 2,
§ 9) prévoit que l’Union puisse “suspendre” un État membre pour
“violation grave et persistante du traité”, l’appréciation étant
laissée au Conseil de l’Union, devant lequel l’État mis en accusation
ne sera pas autorisé à présenter sa défense ! Son bras armé étant
l’OTAN, le fédéralisme européen porte en germe une guerre de sécession.
Les États-Unis espionnent-ils à grande échelle les pays européens,
grâce au réseau-satellite Échelon ? Le Conseil et la commission
ne pipent mot, le parlement “proteste”.
“L’EUROPE”, C’EST LA FIN DE LA PROSPÉRITÉ
ÉCONOMIQUE
L’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, c’est la fin de l’indépendance
économique. Car la prospérité de la France, le bien-être des Français,
c’est le cadet de ses soucis. Avec le Marché commun (1957), on prétendit
créer une Europe économique. L’idée était généreuse, son application
fut catastrophique, bien que les Trente Glorieuses en aient masqué
les effets. Aujourd’hui, le résultat est une économie ultra-libérale
mondialisée sous influence des États-Unis, qui fonctionne au profit
de puissances financières anonymes et, parfois, criminelles (les
dollars de l’argent de la drogue se retrouvent dans l’économie “propre”
grâce aux institutions financières).
L’Union européenne a renoncé à une protection commerciale forte.
Elle a les tarifs douaniers les plus faibles du monde (environ 5%),
des secteurs de plus en plus nombreux soumis à l’OMC (agriculture,
textile, audiovisuel, brevets), c’est-à-dire totalement ouverts
au monde entier, aucune législation efficace ne protégeant nos travailleurs
et nos entreprises d’une concurrence mondiale débridée : une chemise
fabriquée au Vietnam revient à 5 F, la même fabriquée en France
à 50 F.
En Chine, les prisonniers politiques “travaillent” gratuitement
pour l’exportation. Au Pakistan ou au Maroc, des enfants fabriquent
des tapis pour moins de 50 F. A ce rythme-là, on sait que des pans
entiers de nos industries ont disparu ou se sont réduits comme peau
de chagrin. Et les statistiques du chômage se sont envolées.
L’Europe de Bruxelles s’inquiète-t-elle ? Non, il n’y a aucune réaction
de sa part ! Dans la guerre commerciale actuelle, l’Europe est plus
exposée que la zone américaine de libre-échange (ALENA) car les
États-Unis ont maintenu leur défense commerciale (Trade Act 301
et Super 301). Alors que, désormais, c’est la commission européenne
qui “négocie” les traités internationaux en matière de commerce
et non plus les États nationaux. On se souvient que l’anglais Leon
Brittan, négociateur européen des accords du GATT, quand il quitta
la commission, rejoignit le lendemain une des plus puissantes multinationales
américaines_!
Du point de vue économique et industriel, chaque État européen pris
isolément ou dans le cadre de coopérations intergouvernementales,
ne manque aucunement d’atouts. Les paysans, les ingénieurs, les
scientifiques, les salariés des pays de l’Europe n’ont pas attendu
les eurocrates pour travailler, innover, créer et développer l’économie
de leurs pays respectifs.
La coopération entre pays européens a abouti, presque chaque fois,
à des succès incontestés et jalousés de l’autre côté de l’Atlantique,
Ariane, Airbus, Eurocopter (dont les hélicoptères viennent d’être
refusés par la Turquie, candidate à l’entrée dans l’Union européenne...
mais État-vassal des États-Unis d’Amérique), comme le sont aussi
les nombreuses coopérations techniques dans des domaines précis,
le nucléaire avec le CERN, l’agence spatiale européenne ESA...
Qu’elles soient publiques ou privées, ces structures tranchent avec
la lourdeur de Bruxelles. Elles affermissent notre puissance et
notre rayonnement : elles développent et approfondissent la solidarité
concrète des peuples européens entre eux. On n’a vraiment pas besoin
du “caprice des dieux” (siège du parlement et de la commission à
Bruxelles) pour fabriquer et vendre nos fromages (à pâte crue et
non pasteurisés !).
“L’EUROPE”, C’EST LA FIN DE L’INDÉPENDANCE
ALIMENTAIRE
Grâce au travail acharné de ses paysans, la France est le deuxième
exportateur mondial dans le domaine agro-alimentaire ; sa production
agricole représente près de 30% de la production européenne. Mais
rien de ce qu’elle fait en ce domaine n’échappe à “l’Europe” : sans
le savoir, les Français mangent “européen”. Ce secteur-clé de notre
économie est gravement menacé. La commission de Bruxelles permet
l’entrée sans droits de douane des produits américains (le blé,
par exemple) : elle “négocie” des accords, comme celui de Blair
House en 1992, qui limitent les exportations européennes, ouvrent
entièrement notre marché aux importations américaines et renoncent
totalement aux marchés asiatiques... laissés aux États-Unis.
Les États-Unis veulent nous imposer leurs procédés agro-alimentaires.
La “vache folle” n’a pas suffi : viande aux hormones, abattage au
chlore, organismes génétiquement modifiés... Les États-Unis veulent
que Bruxelles supprime les subventions à nos agriculteurs (un système
mauvais en soi, mais nécessaire pour résister au dumping mondial),
alors qu’ils subventionnent leurs paysans quatre fois plus que “l’Europe”.
Ils fixent des quotas d’importation draconiens (sur le cognac, les
vins, les fromages) alors que l’Europe sous-exploite les quotas
auxquels elle a droit.
Ils utilisent l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce, ex-GATT),
pour parvenir à leurs fins quand la commission européenne subit,
sans défendre nos intérêts : c’est ainsi qu’ils veulent diminuer
la protection juridique des marques pour vendre du “champagne” dans
le monde entier, sans respecter la composition et la qualité de
ce vin typiquement français. On a vu le même cas de figure se reproduire
pour le chocolat.
L’agriculture européenne de qualité disparaît au profit d’une agriculture
industrialisée, qui se moque de la qualité et du consommateur :
si les Américains mangeaient bien, cela se verrait (les États-Unis
ont le plus grand nombre de cas d’obésité par million d’habitants
dans le monde).
Avec l’acceptation incontrôlée des organismes génétiquement modifiés,
l’agriculture française, déjà soumise aux PAC successives, devra
bientôt s’aligner sur le modèle américain : la France achètera ses
semences aux grands groupes anglo-saxons (Monsanto, Novartis), qui
les ont rendues stériles par manipulation génétique après une utilisation
pour que les paysans soient obligés d’en racheter l’année suivante.
Et si les États-Unis cessaient de nous en fournir ? Les Français
mourraient de faim !
L’EUROPE DE BRUXELLES, C’EST LA
FAILLITE FINANCIÈRE
L’augmentation des pouvoirs de l’Union a fait exploser le budget
européen. Le financement par les États membres, voté en catimini
chaque année par les parlements nationaux, est remplacé par des
ressources propres, uniquement approuvées par les institutions européennes.
On parle aussi d’un projet d’impôt “écologique” européen, comme
une taxe sur les carburants (le prix de l’essence en France comporte
83% de taxes...). L’augmentation des dépenses communautaires (plus
107% entre 1988 et 1997) entraîne sans cesse l’augmentation de la
contribution des États membres (près de 100 milliards de F. aujourd’hui
pour la France contre 1 seul en 1970).
Si la hausse du budget européen donne toujours plus d’assurance
aux institutions européennes dans leur volonté fédéraliste, il est
surtout l’objet de fraudes considérables : le Rapport d’Aubert estimait,
en 1993, à 15% les détournements de fonds européens, soit 90 milliards
de F. par an au minimum. La commission de Bruxelles a démissionné
dans son intégralité en mars 1999, à la suite du scandale Cresson,
dans lequel les “cas de favoritisme” étaient avérés selon le rapport
d’enquête. Il est vrai que la commission a reconnu depuis longtemps
que les fraudeurs “sont vraisemblablement les plus fervents apôtres
de la construction européenne : rien ne leur échappe de tous les
règlements et de toute la législation communautaire” (Eurofocus,
14 mai 1993).
Le traité de Maastricht a confié à la Banque centrale européenne
(siège à Francfort), dirigée par huit hauts fonctionnaires non élus,
inconnus des peuples européens (mais très appréciés par les institutions
financières mondiales, ceci compense cela !), la conduite de la
politique monétaire des États européens. Or, la monnaie est un instrument
très tangible de souveraineté : les futurs billets en euro ont été
conçus pour ne rien rappeler des sites, monuments ou grands personnages
de chaque nation européenne.
C’est avouer que la monnaie européenne est bien au service d’un
projet supranational. Depuis sa mise en circulation (1er janvier
1999), l’euro a perdu près de 30% de sa valeur par rapport au dollar.
“L’EUROPE”, C’EST LA SUBMERSION
PAR LA “CULTURE” D’HOLLYWOOD
L’Europe de Bruxelles, pour qui tout se vend, considère que les
“industries culturelles” (livre, cinéma, télévision...) ne sont
qu’une branche de l’économie parmi d’autres. Elles doivent donc
être soumises au marché mondial et faire l’objet d’accords internationaux
“négociés” par la commission. Le cas le plus connu est celui des
quotas audiovisuels. La commission fait mine de vouloir que la majorité
des productions audiovisuelles soient réalisées en Europe : elle
a “oublié” de sortir des quotas en question les productions faites
en Europe par les filiales des grands groupes américains. Résultat
: ces derniers sont minoritaires dans les quotas et... majoritaires
sur les écrans. C’est, à l’échelle du continent, le même marché
de dupes que les “accords” Blum-Byrnes de 1946.
Les acteurs français, dont on connaît les prises de position très
souvent caricaturalement anti-nationales, s’en sont émus : en septembre
1993, 1.400 artistes et producteurs, de Gérard Depardieu à Bertrand
Tavernier, en passant par Brigitte Fossey, Isabelle Huppert, Bernard
Blier ou Christian Clavier, ont dénoncé dans Le Monde la perte de
l’identité culturelle européenne et le renoncement devant “la conquête
du marché par les grandes compagnies américaines”, avec des accents
proches de ceux de Claude Autant-Lara dans son discours au parlement
européen de juillet 1989. Sur les dix dernières années, les écrans
des salles de cinéma françaises n’ont jamais projeté moins de 70%
de films réalisés Outre-Atlantique !
“L’EUROPE”, C’EST LA FIN DES PROTECTIONS
SOCIALES
L’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, c’est le dumping social entre
les quinze pays (les affaires Grundig et Hoover, par exemple), exploitant
les différences de coût du travail et de protection sociale et pratiquant
de fait la préférence étrangère à l’emploi au détriment d’une préférence
communautaire (disparue dans le traité de Maastricht) et nationale
!
L’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, c’est la fin de la protection
sociale de proximité dans le cadre national : ce sont 18 millions
de chômeurs et 50 millions de pauvres. Depuis 1993, la commission
européenne a cherché à se rendre maîtresse de la politique de l’emploi.
Sa méthode ? Toujours plus de mondialisme et de libre-échangisme
! La création d’emplois passerait (!) par une ouverture toujours
plus grande des frontières, par toujours plus de concurrence : “L’union
européenne est sur la voie du premier espace économique mondial”
(Gerhard Schröder, chancelier allemand, Bundestag, 6 avril 2000).
L’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, c’est le démantèlement des
systèmes de protection sociale, au profit des formules du marché
: c’est peut-être une concurrence bénéfique pour les plus fortunés,
mais non moins certainement l’exclusion des moins aisés. Nos compatriotes
mesurent, sur ce plan, ce que le cadre national a de vraiment protecteur.
C’est aussi l’hostilité aux mères de famille avec le rétablissement,
sous prétexte d’égalité professionnelle, du travail de nuit des
femmes.
“L’EUROPE”, C’EST UN ORDRE JURIDIQUE
INSENSÉ ET TOTALITAIRE
L’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, c’est la mise en place d’un
ordre juridique totalitaire, souvent délirant, toujours hyper-contraignant,
dans lequel les États perdent de plus en plus leurs droits souverains
: il y a 15 ans déjà, Jacques Delors précisait que 80% des lois
françaises découlaient de directives européennes. Le traité d’Amsterdam
(article 2 § 9) institue “une citoyenneté de l’Union”, preuve s’il
en est besoin de sa volonté supra-nationale : l’attribution de la
citoyenneté est, par définition, un attribut étatique. A la “souveraineté
européenne”, correspondrait désormais une “citoyenneté européenne”.
Le droit européen est devenu totalement autonome par rapport aux
États : en réalité, ils ne le contrôlent plus. La Cour de justice
des communautés européennes interprète toujours a maxima les traités
dans leur sens le plus supra-national. Jamais, ni le conseil, ni
la commission n’ont mis le holà à cette dérive. Les États n’ont
pas dénoncé le rôle exorbitant des dispositions des traités que
se donne la Cour de justice des communautés.
La Cour de justice des communautés européennes se conduit comme
le Conseil constitutionnel français : elle crée des principes de
nature supra-textuelle, à contenu philosophique, pour créer un “droit
européen” qui échappe aux États membres. C’est le gouvernement des
juges à la dimension d’un continent, mécanisme de Cour suprême caractéristique
de l’État fédéral. Les hautes juridictions françaises ont validé
la subordination du droit interne au droit européen, sans réaction
de nos gouvernements successifs : le Conseil constitutionnel (décision
du 15 janvier 1975), la Cour de cassation (arrêt Jacques Vabre du
25 mai 1975), le Conseil d’État (arrêt Nicolo du 20 octobre 1989).
Si la France n’applique pas le droit communautaire, elle est menacée
de sanctions : cela veut dire que la législation française, contraire
à une norme communautaire, est “illégale”, même si elle est l’expression
de la volonté du peuple français ou de ses représentants. On en
a un exemple avec la directive européenne du 6 juillet 1998 relative
à la prise de brevets sur le génome humain, car Bruxelles, à la
suite des États-Unis, veut “breveter” le corps humain, ultime barbarie
de la techno-science.
Bien que le gouvernement français ait (mollement) fait remarquer
que la directive était contraire à la loi sur la bio-éthique de
1994, au Code civil et au Code de la propriété intellectuelle, la
commission a répondu : “Le droit communautaire a priorité sur le
droit national des pays-membres de l’Union européenne. Si la France
n’a pas notifié d’ici le 30 juillet qu’elle a transposé la directive
dans son droit national, nous ouvrirons une procédure d’infraction
contre Paris” (Le Monde, 10 juin 2000).
DE L’EUROPE-PASSOIRE A L’EUROPE
SUBMERGÉE
Il est à peine besoin d’insister sur le fait que l’Union européenne,
en généralisant la liberté de circulation aux frontières, provoque
le plus formidable appel d’air qui soit pour toutes les migrations.
C’est sous son inspiration qu’a été rédigée en 1985, dans des conditions
de secret révélatrices des intentions de ses auteurs, la Convention
de Schengen (ratifiée par la France en 1993, sous le gouvernement
Balladur-Pasqua) et désormais intégrée au traité d’Amsterdam : cette
convention dessaisit la France du contrôle de ses frontières au
profit du “Système Schengen”.
Le traité d’Amsterdam confirme ce qu’avait initié le traité de Maastricht,
à savoir la communautarisation des “affaires intérieures” (visas,
permis de séjour, asile). Bruxelles décide désormais qui va entrer
et qui va rester sur le territoire français : les articles 73 J
et 73 K du traité d’Amsterdam prévoient que le conseil européen
arrête “les mesures relatives au franchissement des frontières extérieures
des États membres” et “les critères et mécanismes de détermination
d’une demande d’asile présentée dans l’un des États membres par
un ressortissant d’un pays tiers”.
NATURA 2000: “L’EUROPE” INTERDIT
LA PROMENADE !
La politique environnementale en France est d’origine récente, puisque
la première loi de fond relative à cette question remonte à 1975.
L’Europe s’en est emparée dans l’Acte unique en 1985 et en a fait
un des objectifs de l’Union (article 1 du traité d’Amsterdam modifiant
l’article B du traité de Maastricht). La politique européenne de
l’environnement, qui a donné lieu à l’élaboration, en quinze ans,
de plus de 500 déclarations, résolutions et directives, soutient
prioritairement un projet délirant et liberticide : Natura 2000.
Celui-ci permet à “l’Europe” de gérer directement le territoire
des États : sous prétexte de “préservation de la biodiversité”,
la France a été contrainte, sous peine de sanctions financières,
de mettre en place une liste de sites (1.029 au total, 2,7 millions
d’hectares, soit près de 5% du territoire français) qui vont être
interdits à toute fréquentation. Ce sont ainsi près de 19% de la
superficie de la région Provence, 11% de celle du Languedoc-Roussillon,
10% de celle de la Corse, 6% de celle des régions Rhône-Alpes ou
Alsace, qui seront désormais inaccessibles aux agriculteurs, promeneurs,
chasseurs, randonneurs...
“L’EUROPE DES RÉGIONS” CONTRE L’EUROPE
DES NATIONS
L’Europe, par le biais des fonds structurels européens (FEDER, FSE)
noue des relations financières avec les régions et s’attribue un
pouvoir direct sur elles : c’est l’euro-régionalisme qui démantèle
les États-nations par le bas.
En Ile-de-France, par exemple, l’exécutif régional RPR (Michel Giraud),
puis PS (Jean-Paul Huchon) a négocié directement avec la commission
de Bruxelles la mise en place d’un projet de transfert technologique
au profit d’entreprises de l’Essonne.
Le contrat faisant foi, rédigé en anglais, ne mentionne même pas
l’État français ! Le comité des régions, mis en place par le traité
de Maastricht, a vu ses pouvoirs renforcés (article 2 § 31) par
le traité d’Amsterdam : il est désormais associé à l’élaboration
de la plupart des politiques communautaires.
Oui, vraiment, il n’est que temps de sortir de cette Europe-là !
Les principes :
LA FRANCE, MAÎTRESSE DE SON DESTIN
L’EUROPE DE BRUXELLES N’EST PLUS RÉFORMABLE
Entre le maintien de son indépendance et la dissolution dans le
magma euromondialiste, il n’y a désormais plus pour la France de
solution médiane, de “troisième voie”. Alors que de petites nations,
comme les républiques baltes, sortant de l’ex-URSS, ont retrouvé
tous les attributs de l’indépendance (monnaie, frontières...), il
faudrait à la France, pour survivre, se replier frileusement dans
le cocon européen, hospice de nations ayant renoncé à leur liberté
! Nous refusons cette fausse solution... Notre pays doit donc sortir
au plus vite de l’Europe de Bruxelles. Cette Europe-là est définitivement
irréformable. Et il est devenu impossible de démêler les liens qui
étranglent notre pays. Tranchons définitivement le nœud gordien
!
UNE FRANCE PLEINEMENT SOUVERAINE
Si nous luttons, d’abord et avant tout, pour la continuité et la
renaissance de la France, pour ce formidable trésor que constitue
la Patrie dont nous sommes les héritiers, nous savons aussi que
les nations européennes possèdent une même civilisation et ont à
faire face à des menaces planétaires identiques.
La souveraineté est aux nations ce que la liberté est aux personnes:
sans souveraineté, c’est la dépendance et la servitude. La coopération
entre les nations européennes repose donc sur la souveraineté de
toutes les nations qui composent géographiquement l’Europe. Mais
ce sont des nations libres qui s’allient : elles ne sont pas obligées
de subir contre leur gré les décisions prises par d’autres.
En économie, nous ne sommes pas hostiles à des coopérations souples
avec les autres États d’Europe, mais à condition que notre marché
national et que le marché européen dans son ensemble, soient protégés
de la concurrence débridée suscitée par le libre-échangisme mondialiste,
sous le nom de “globalisation”.
La Norvège, qui a refusé deux fois d’entrer dans l’Union européenne,
en 1972 et en 1995, n’en a guère souffert, commerçant avec le reste
de l’Europe, ayant une des économies les plus prospères du continent.
Pourtant, la Norvège a beaucoup moins d’atouts que la France.
LA COOPÉRATION ENTRE LES NATIONS
EUROPÉENNES
La politique de la France en Europe fonctionnera sur la base d’accords
de coopération intergouvernementale : chacun, sachant ce qu’il doit
faire, en tirera mieux son intérêt. Avec la coopération, on n’aura
plus besoin des “institutions européennes” actuelles, irresponsables,
bureaucratiques et corrompues. L’Union européenne, comme l’Union
soviétique, rejoindra le cimetière des empires disparus.
L’exemple de la monnaie est à cet égard révélateur. Nous sommes
contre l’euro qui supprime la souveraineté de la France dans le
domaine économique. Mais nous ne sommes pas opposés à l’existence
d’une monnaie commune fondée sur un accord particulier, permettant
à l’Europe de disposer d’un instrument monétaire capable de rivaliser
avec le dollar sur les marchés financiers.
SE TOURNER VERS LE GRAND LARGE
Libérée du carcan européen, la France pourra exploiter ses atouts,
mener une grande politique dans des zones en pleine expansion dans
lesquelles elle dispose de nombreux points d’appui, négligés depuis
quarante ans :
- dans le Pacifique, grâce aux territoires polynésien et calédonien
;
- en Méditerranée, où des relations privilégiées seront nouées dans
le cadre d’une “Union latine”, avec le Portugal, l’Espagne, l’Italie
et la Roumanie ;
- en Amérique latine, où la “latinité” commune constitue un avantage
pour la France qui y est présente, grâce aux Antilles et à la Guyane
;
- en Afrique noire, dans le “pré carré” français ;
- au Québec, peuplé de six millions de Français de souche, dont
les 1,5 millions de km2 de territoire disposent de richesses naturelles
énormes.
Les propositions du FN :
RÉTABLIR
LA SOUVERAINETÉ DE LA FRANCE
CHOISIR L’INDÉPENDANCE
1. Sortir la France de l’Union européenne
Les mesures à prendre se résument en fait à une seule : la dénonciation
des traités liant la France à l’Union européenne de Bruxelles
(Rome, l’Acte Unique, Schengen, Maastricht, Amsterdam). Certains
doutent cependant de la possibilité, au moins juridique, qu’aurait
la France de sortir de l’Union européenne. C’est méconnaître,
sur le plan politique, que l’histoire est un cimetière de traités
présomptueusement conclus pour l’éternité.
Sur le plan juridique, le référendum par lequel les Français ont,
à une très étroite majorité, adopté le traité de Maastricht est
nul, puisque le texte qui leur a été soumis n’est pas celui qui
est aujourd’hui appliqué. C’est en effet postérieurement à ce
référendum que le Danemark a obtenu un régime particulier sur
lequel les Français n’ont pas été appelés à se prononcer.
En outre, l’article 55 de l’actuelle Constitution française ne
confère aux traités internationaux une autorité supérieure à celle
des lois françaises que pour autant qu’ils sont appliqués par
les partenaires de la France. C’est l’exigence de réciprocité.
Or, sur de multiples points, les traités européens ont été violés,
à commencer par la dépossession de Strasbourg au profit de Bruxelles,
comme siège du Parlement européen. Il suffira donc d’invoquer
ces violations pour affranchir la France des dispositions de ces
traités.
2. Retrouver les attributs de la souveraineté
La France retrouvera alors les attributs de la souveraineté :
- la possession de sa monnaie et donc la maîtrise de sa politique
économique et financière;
- la maîtrise de sa fiscalité;
- la libre disposition de son armée;
- la maîtrise de sa politique d’immigration;
- le contrôle de ses frontières, qui tout en permettant de commercer
librement avec les autres pays, protégera notre industrie et notre
agriculture;
- les moyens de son indépendance alimentaire;
- l’affranchissement de son droit interne du droit dérivé européen,
conçu par les organismes supranationaux (la Commission, le Parlement
européen, la Cour de justice européenne).
Les Français n’auront plus de comptes à rendre à la bureaucratie
bruxelloise. Les contribuables économiseront chaque année près
de 100 milliards de francs, montant actuel de la contribution
de notre pays au budget européen.
3. Abroger le droit de vote des ressortissants
étrangers communautaires
De nouveau, seuls voteront les citoyens français, principe battu
en brèche par le droit de vote donné aux ressortissants européens.
La loi constitutionnelle du 25 juin 1992 et la loi organique du
25 mai 1998 (droit de vote et éligibilité des ressortissants communautaires
aux élections européennes et municipales) seront abrogées.
DÉFENDRE NOS INTÉRÊTS NATIONAUX
4. Rétablir l’indépendance militaire
de la France
La France n’a, compte tenu de l’expérience passée ou récente et
de ses engagements internationaux (accords de défense), à prendre
ses ordres de personne en matière de sécurité extérieure. Si elle
peut nouer, avec tel ou tel pays, des coopérations techniques
pour des projets d’armements ou des systèmes de veille aérienne,
elle doit garder l’entière maîtrise de sa politique de défense
comme de la doctrine d’emploi de ses armées. Le soldat français
a, tout au long de notre histoire, toujours obéi à des chefs français
: la France se retirera de l’Eurocorps.
5. Ne plus reconnaître la notion de citoyenneté
de l'Union européenne
La citoyenneté est liée à la nationalité, qui découle elle-même
de la souveraineté. Il n'y a pas d'État européen. Cette notion,
introduite dans le traité de Rome (article 8 § 1) par le traité
d'Amsterdam, sera inopérante du fait de la dénonciation de ces
traités par la France
6. Rétablir des politiques nationales
de contrôle des frontières
La France d'énoncera l'ensemble des mesures prévues par les traités
de Maastricht et d'Amsterdam relatifs à l'entrée, au séjour, à
l'attribution des visas et du droit d'asile des ressortissants
étrangers non communautaires. Chaque État définira librement et
restreindra, comme il le souhaite, la circulation des ressortissants
extra-communautaires. La France retrouvera ainsi une pleine compétence
en matière de contrôle à l'entrée et à la sortie de son territoire.
FAIRE DE LA FRANCE UNE PUISSANCE EUROPÉENNE
DE PREMIER PLAN
7. Développer les légitimes coopérations
entre États-nations européens
En revanche, la France conservera toutes les formes de coopérations
établies en dehors des institutions de l'Union Européenne de Bruxelles,
comme Airbus Industries, Ariane Espace, sans compter tout ce qu'il
y a de légitime dans certains programmes de coopération culturelle,
scientifique, technique, judiciaire, etc.
Elle ne s'interdira pas de participer, avec d'autres partenaires,
à des efforts d'harmonisation qui pourront, par exemple, relever
d'un comité technique de normalisation.
8. Faire de nouveau de la France un modèle
pour les nations
Bien que certaines lui serinent le contraire, notre pays a les
moyens d'être une puissance indépendante à part entière :
- elle est la quatrième économie dans le monde,
- elle a une armée qui n'a pas encore été complètement dissoute
et qui dispose de l'arme nucléaire,
- elle a une situation géographique exceptionnelle en Europe,
- elle possède 560 000 km' de domaine outre-mer et le troisième
domaine maritime mondial,
- elle dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité des
Nations Unis,
- elle a une influence encore forte dans de nombreuses régions
du monde.
Elle n'a pas à craindre de prendre le chemin de l'indépendance,
d'autant que c'est aussi le souhait de nombreux peuples. Les États
restés dans l'Union européenne ne pourront, en réalité, prendre
aucune sanction efficace contre notre pays.
En revanche, en s'émancipant, la France sera de nouveau un exemple
pour les autres nations européennes ou non. Elle l'avait été à
partir du xviie siècle, quand son État était un modèle. Les Français
sauvegarderont ainsi ce qui constitue la particularité de l'Europe,
continent sur lequel est né le concept de l'État-nation.
Seules des nations libres, puissantes et souveraines, rendront
à la civilisation européenne son éclat dans le monde.
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