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300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
I JUSTICE ET POLICE : RETABLIR L'ORDRE ET LE DROIT
Le constat du FN :
L’ÉTAT ABDIQUE
L’EXPLOSION DE LA DÉLINQUANCE ET DE LA CRIMINALITÉ
Au cours des trente dernières années, les Français ont subi une
explosion de l’insécurité. En trente ans, le nombre des crimes et
délits a été multiplié par six. Encore ne s’agit-il que des actes
recensés. Cambriolages, vols, agressions, délinquance en bandes,
réglements de comptes, séquestrations avec tortures, meurtres barbares
se sont multipliés. Il n’y a plus de lieu sûr : habitations, rues,
moyens de transport, établissements d’enseignement où le racket
et le viol sont devenus monnaie courante, chacun se sent menacé.
Dans certains quartiers, le trafic de drogue se pratique en plein
jour au vu et au su de tous.
En 2000, 3.771.849 crimes et délits ont été officiellement constatés,
soit près de 6% de plus que l’année précédente. Outre que ces statistiques
masquent des évolutions spécifiques encore plus inquiétantes - “la
délinquance à l’orée du 21ème siècle est plus quotidienne, plus
violente, plus précoce” souligne un rapport parlementaire - il faut
dire, une bonne fois pour toutes, que ce sont là des chiffres trafiqués
par nos gouvernants.
Tout d’abord, parce qu’il ne s’agit que de faits constatés par les
services de police et de gendarmerie, à l’exclusion de ceux relevés
par les douanes, l’inspection du travail ou la répression des fraudes,
dans des affaires de stupéfiants, de trafics en tous genres ou d’infractions
à la législation sur l’immigration. D’autre part, dans le code pénal
de 1993, nombre de délits ont été “dépénalisés” et n’entrent plus
dans les statistiques. Enfin, les “incivilités” et autres “violences
urbaines” ne sont, pour la plupart, pas répertoriées puisque les
victimes, pour de multiples raisons (peur des représailles, honte,
découragement... ), ne portent pas plainte. Un éminent professeur
de droit pénal, Madame Rassat, a pu écrire que “la politique pénale
menée en France se désintéresse de la délinquance dès lors qu”elle
n’a pas atteint le niveau criminel”.
Le ministère de l’intérieur a officiellement confirmé cette observation
: en 1999, une “enquête de victimation” menée par l’INSEE et l’Institut
des hautes études de sécurité intérieure (IHESI) a estimé à 15 millions
les faits pénalement répréhensibles réellement commis chaque année.
Sur ces 15 millions, 4,5 millions furent déclarés, mais plusieurs
centaines de milliers ont été rayés des statistiques pour vice de
procédure ou difficulté de qualification des actes (!).
Ce n’est pas tout. Sur les 3,7 millions “constatés” (c’est-à-dire
retenus par les services de police et de gendarmerie), seul 1,2
million est déclaré poursuivable selon les autorités judiciaires
elles-mêmes.
Sur ce chiffre, plus de 400 000 affaires sont classées sans suite
(dont 25 % pour auteurs inconnus, c’est-à-dire... non recherchés)
et plus de 200 000 suivent des procédures alternatives aux poursuites,
comme la médiation pénale, écartant donc toute condamnation de l’auteur
du délit. Ce ne sont donc qu’un peu plus de 600 000 faits pénalement
répréhensibles qui aboutissent devant une juridiction, soit moins
de 4% de ces derniers ! Quant aux incarcérations d’auteurs de crimes
et délits, elle ne concerne que 50 000 à 70 000 personnes, chiffre
totalement hors de proportion avec le volume des crimes et délits
commis.
En dépit du trucage des chiffres, deux observations de fond ressortent
: la criminalité dans notre pays vise d’abord les personnes et elle
est majoritairement le fait de l’immigration.
En dix ans, les coups et blessures volontaires ont progressé de
104%, les vols avec violence de 75% et les dégradations de 132%.
La part de l’immigration dans la criminalité est reconnue par les
chiffres officiels : elle ne constituerait que 7% de la population
résidente mais représente 19% des personnes mises en cause (près
de 24% pour la seule police nationale).
Quatre régions françaises concentrent plus de la moitié des faits
délictueux, alors qu’elles représentent moins de la moitié de la
population française. Ce sont l’Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais,
Rhône-Alpes et la Provence-Côte d’Azur. Ces quatre régions regroupent
aussi la majorité de l’immigration.
UNE INVERSION VOLONTAIRE DES VALEURS

Cette délinquance, cette criminalité sont un formidable recul de
civilisation. Au moment où triomphent les prétendus droits de l’homme,
l’insécurité règne en maître en France : elle a depuis longtemps
quitté les “banlieues” pour s’étendre aux villes, grandes et petites
et même aux campagnes. Par leur ampleur, leur impact social et économique,
la criminalité et la délinquance d’aujourd’hui portent atteinte
à la dignité de chacun et aux libertés de tous : la liberté d’aller
et venir, la faculté de jouir de ses biens. Elles remettent en cause
la “sûreté”, dont la Déclaration de 1789 fait une des bases du pacte
social.
Il n’y a, dans cette régression, aucune cause conjoncturelle : c’est
le résultat d’une politique de désarmement délibéré de la société
menée depuis le début des années Soixante sous l’influence d’un
véritable sida mental : le délinquant serait un malade, la “victime”
d’une superstructure socio-économique. C’est pourquoi, toutes les
réformes adoptées depuis 1959 ont abouti à désarmer la police, la
justice, les citoyens.
Il y a quarante ans, les délinquants étaient poursuivis et condamnés
par la justice. De même, le particulier victime d’une agression
qui se défendait n’était pas poursuivi. Les policiers n’étaient
pas traduits en justice à la demande des délinquants qu’ils mettent
hors d’état de nuire : on a même vu un ministre accuser sans preuve
un policier de “bavure” après des incidents nocturnes dans la banlieue
de Lille.
Il en va tout autrement aujourd’hui. Ceux qu’on appelle “les petits
délinquants”, ceux qui pratiquent “la choure” (le vol), la “dépouille”
(le racket), “l’embrouille” (la bagarre), ceux qui terrorisent les
contrôleurs de la SNCF, les conducteurs de bus, les facteurs, les
pompiers et les professionnels de santé dans les quartiers, sont
rarement inquiétés, encore moins emprisonnés, surtout s’ils sont
mineurs.
L’idéologie soixante-huitarde (“il est interdit d’interdire”), qui
est à l’origine de la ruine de la famille et de l’école, porte des
fruits particulièrement amers. Un rapport parlementaire relève que
“la délinquance est de plus en plus imputable à des mineurs...,
les chiffres enregistrés en 1998 amplifient ce phénomène, puisque
22% des faits de délinquance sont désormais commis par des moins
de dix-huit ans”. Les mineurs représentent 32,9% des vols à main
armée contre les particuliers, 50% des vols avec violence sans arme
à feu contre les particuliers, 19,8% des viols et 27,4% des viols
sur mineurs. La part des mineurs dans les réglements de comptes
entre malfaiteurs a été multipliée par cinq en un an, entre 1997
et 1998 !
On est désormais passé de la quasi-certitude de la peine à la quasi-certitude
de l’impunité : entre 1995 et 1998, le taux d’élucidation des infractions
a chuté de 32,5% à 28,7%, selon le ministère de l’Intérieur lui-même.
Cela veut dire que près des trois quarts des infractions n’ont pas
d’auteur connu et donc pas de sanction. Et l’on voudrait que les
victimes actuelles ou potentielles soient rassurées et ne connaissent
pas ce que les “belles âmes” appellent un “sentiment d’insécurité”
!
La pire des corruptions n’est pas celle qui brave les lois, mais
celle qui s’en fait à elle-même. Le mal le plus profond dont souffre
la justice, c’est la remise en cause du droit imprescriptible pour
la société, et pour elle seule, de punir l’acte répréhensible et
l’auteur de l’acte. L’autorité doit en effet punir le crime : elle
le doit aux méchants plus encore qu’aux bons, parce qu’elle doit
la justice avant la vengeance.
Ce refus de la juste peine sanctionnant délinquants et criminels,
est le fruit d’une aberration intellectuelle qui a vu son aboutissement
dans les réformes successives du Code pénal, réformes qui consistent
à sortir du champ pénal un grand nombre d’infractions (le racolage
ou la mendicité, par exemple), à abaisser le seuil des peines, à
modifier la qualification des délits et des crimes, tout en donnant
toujours plus de garanties procédurales au délinquant.
Depuis 1959 et la réforme du Code d’instruction criminelle (devenu
code de procédure pénale), ce démantèlement a été poursuivi sans
relâche : il n’a pu s’accomplir que parce que l’autorité politique
refuse de fonder la Loi sur ce qui est stable, c’est-à-dire le Bien.
Or le rôle des gouvernants est de montrer le bien aux hommes, même
lorsqu’ils ne peuvent pas le faire ; le mal ne vient pas de ce que
les gouvernements font fausse route, mais de ce qu’ils marchent
au hasard et sans se proposer de point fixe d’arrivée, qui ne peut
être que le bien absolu, et auquel il faut toujours tendre, même
quand on devrait n’y jamais parvenir.
L’INSTITUTION JUDICIAIRE EN PERDITION
C’est pourquoi les Français savent depuis longtemps que leur justice
est gravement malade et que l’État a définitivement abdiqué sa première
mission. Les exemples en sont si nombreux que l’on n’a que l’embarras
du choix : un garde des Sceaux envoie un hélicoptère dans l’Himmalaya
pour récupérer un procureur chargé d’une affaire sensible, des scellés
judiciaires disparaissent des locaux des greffes, le cambriolage
sans effraction des bureaux de la brigade financière, des procès
à grand spectacle à “vocation historique et pédagogique” alors que
les petits justiciables attendent des années la solution de leurs
litiges, on promeut un magistrat du “pôle financier” pour ralentir
l’instruction d’affaires mettant en cause des proches du pouvoir,
atermoiements pour récupérer un criminel particulièrement odieux
réfugié dans un pays méditerranéen proche...
Si l’oubli du Bien est à la base de la dégradation pénale, l’institution
judiciaire souffre de maux propres qui aggravent encore un peu plus
la maladie évoquée plus haut : la soumission au pouvoir politique
et l’absence de moyens.
L’institution, en 1958, du Conseil supérieur de la magistrature,
pas plus que sa réforme en 1993, n’ont répondu aux nécessités d’une
justice indépendante. Que ses membres soient ou non nommés par le
Président de la République ne change rien à l’affaire. L’indépendance
du pouvoir judiciaire est un mot vide de sens à partir du moment
où les juges dépendent du gouvernement, ne serait-ce que pour leur
emploi : même lorsqu’ils sont indépendants par caractère, leur indépendance
personnelle peut être présumée, mais leur dépendance publique est
prouvée.
Après les errements du début des années Soixante et ses juridictions
“exceptionnelles” c’est-à-dire illégitimes, sinon illégales (arrêt
Canal du 19 octobre 1962), ce sont les “affaires” qui ont permis
de voir le peu de cas que les pouvoirs successifs en place faisaient
de l’indépendance du juge. De l’assassinat de Jean de Broglie à
ELF et d’Urba au scandale du sang contaminé, le juge français n’a
cessé d’être, depuis vingt-cinq ans, confronté à la criminalité
commise par des hommes de pouvoir. On n’oubliera d’ailleurs pas
que deux juges ont été assassinés en France, le juge Renaud en 1975
et le juge Michel en 1981 ; tous deux enquêtaient sur des affaires
mêlant politique et grand banditisme.
De nombreux magistrats ont reçu comme un camouflet le vote de l’amnistie
(décembre 1989) et, plus encore, l’ordonnance de la commission d’instruction
de la Haute Cour de justice, le 4 juin 1990. Le Président de cette
commission lança alors cette terrible phrase : “C’est la première
fois dans l’histoire de la République que l’on amnistie des faits
criminels. C’est navrant, il y avait des charges suffisantes, mais
ces crimes sont couverts par l’amnistie”. Le pouvoir politique poursuit
dans la voie de la “petite amnistie” : la réforme de la présomption
d’innocence ou la création d’un délit “non-intentionnel” sont autant
de formules permettant à l’Établissement d’échapper à la justice
commune.
A l’inverse, la société française connaît une dérive à l’américaine
: tout y est de plus en plus “judiciarisé” parce que l’on ne veut
plus assumer le risque qui fait partie de l’existence. Les modes
de vie promeuvent à la fois l’esprit de jouissance et l’irresponsabilité.
La justice est influencée par cette dissolution : elle est souvent
tolérante et passive à la délinquance réelle mais impitoyable au
“politiquement incorrect”. Quand le garde de Sceaux déclare que
sa priorité pour l’année judiciaire qui s’ouvre est “la lutte contre
les discriminations”, les parquets ne sont guère incités à réprimer
vigoureusement la délinquance de voie publique (53% de l’ensemble
des infractions relevées par la police et la gendarmerie) qui a
pour origine majeure... une immigration massive.
Tel procureur de la République remettra en liberté les incendiaires
de voiture du “quartier” arrêtés quelques heures auparavant mais
poursuivra de sa hargne ou sur le conseil du Parquet général (le
garde des Sceaux), tel justiciable désigné par la “police de la
pensée”, voire de purs délits d’opinion. Le syndicat de la magistrature
qui se conduit en machine idéologique et non en organisation professionnelle,
politise un peu plus les tribunaux et fabrique des justiciables
à deux vitesses. Le “gouvernement des juges” détruit alors la Justice.
Cette instrumentalisation totalitaire de la justice pèse d’autant
plus lourdement sur elle que s’y ajoute désormais la dérive euromondialiste
: la Cour européenne des droits de l’homme a “condamné” la France
pour “mauvais traitements” (affaire Akkhar) sur requête d’un criminel
condamné à une lourde peine. La justice en sort discréditée dans
l’opinion publique et ridiculisée aux yeux des délinquants : les
magistrats ne seront alors guère enclins au zèle de peur d’être
désavoués par une instance supranationale qui prétend censurer leur
travail.
UN TRAGIQUE MANQUE DE MOYENS
Quant à l’absence de moyens des juges et des policiers, des gardiens
de prison et de tous ceux qui ont, au quotidien, en charge la sécurité
de nos compatriotes, elle parle d’elle-même :
- la Justice représente 1,6% du budget de l’État,
- il n’y a pas plus de magistrats instructeurs aujourd’hui qu’il
n’y en avait en 1857,
- l’état des locaux judiciaires ou de la police, les conditions
de travail, les matériels mis à la disposition sont en-dessous du
minimum digne d’un État moderne.
Un rapport parlementaire relève que l’exécution du budget de la
justice s’est caractérisée par l’importance des reports de crédits
de paiement d’un exercice sur l’autre. Le plan de modernisation
des services judiciaires lancé en...1988 n’a toujours pas été mis
en oeuvre dans son intégralité. Les crédits affectés à la police
nationale sont de moitié inférieurs aux dépenses privées de sécurité
et la mise en place de la police de proximité s’est faite sans effectifs
supplémentaires, tandis que l’ilôtage devient de “l’assistanat social”.
A la fin des années Quatre-vingts, le juge Thierry Jean-Pierre,
lors de sa nomination au tribunal de grande instance du Mans, avait
dû lui-même acheter... un Code pénal, car son cabinet n’en possédait
pas. Dix ans plus tard, la situation n’a pas vraiment changé : “On
ne peut pas instruire des affaires comme celles qui se sont déroulées
dans l’univers ultra-sophistiqué des grandes banques internationales,
portant sur des montants à dix zéros en donnant simplement l’affaire
à un juge, avec 18 mètres carrés de bureau, des stylos à bille et
du papier carbone” (juge Eva Joly, Le Monde, 3 juin 2000).
Quand après deux assassinats de gardiens de prison, qui n’auraient
pas dû se produire si les effectifs avaient été suffisants, les
personnels de l’administration pénitentiaire se mirent en grève
pour crier leur colère et leur peur, que fit le ministre de la justice
? Il prit des sanctions contre... les gardiens de prison. L’entretien
des prisons françaises comme les conditions de détention sont en
effet proprement indignes d’un État civilisé : elles vont totalement
à l’encontre du but de la privation de liberté en endurcissant les
délinquants et en institutionnalisant le “caïdat” des criminels
les plus dangereux.
Malade de l’insécurité et malade de sa justice, la France et les
Français ne peuvent espérer que dans le Front National pour rompre
avec la barbarie et renouer avec la civilisation.
Les principes :
LA JUSTICE, SOURCE DE L’ORDRE
LA SÉCURITÉ, FONDEMENT DE LA CITE
La sécurité est la première des libertés, parce que la criminalité
frappe d’abord les plus fragiles. La sécurité et la justice sont
donc les missions premières de l’État. Il doit donner à cette tâche
une priorité absolue, doter la police et les autorités judiciaires
des moyens nécessaires pour accomplir leurs fonctions. C’est aussi
la raison pour laquelle la France doit garder, en cette matière
éminente, toute sa souveraineté : il ne saurait être question de
s’en défaire au profit de pouvoirs supranationaux.
LA PREMIÈRE DES PRÉVENTIONS, LA
MORALE
Pour rétablir la sécurité, il convient naturellement d’oeuvrer à
la prévention des crimes et délits. La vraie prévention commence
dans la famille, dans laquelle les parents assurent l’éducation
de leurs enfants. Elle passe également par l’école, dans la mesure
évidemment où celle-ci œuvre à l’apprentissage des disciplines sociales
et de la morale civique. Il faut, dans tous les domaines, media
compris, réhabiliter la distinction entre le Bien et le Mal.
LA SEULE VRAIE DISSUASION : LA PEINE
Pour autant, le crime, lorsqu’il a été commis, doit être puni. Le
rétablissement de la sécurité exige que soit restaurée la notion
de peine. Celle-ci a une triple mission : dissuader, empêcher la
récidive, faire justice.
S’agissant de la dissuasion, la peine, par la menace qu’elle fait
peser, décourage les comportements et les actes délictueux : elle
ôte au citoyen l’envie de rompre la paix publique par des manifestations
de violence ainsi que de porter atteinte à l’intérêt d’autrui et
aux règles de droit.
La peine doit aussi empêcher la réitération des actes délictueux
du criminel par la neutralisation de son auteur sous la forme d’une
détention ou, de façon définitive, lorsque la peine capitale lui
a été appliquée.
La peine a enfin pour fonction de faire justice, c’est-à-dire d’apaiser
ou d’atténuer le scandale provoqué par le délit ou le crime, de
remettre les choses en ordre sur le plan moral par une réaction
appropriée au désordre et, en même temps, de consacrer la responsablilité
de l’auteur de la faute et de lui rendre une certaine forme de dignité.
“Justice est faite” : tel est le sens rétributif de la peine.
UNE JUSTICE RESPONSABLE
Il faut bannir de l’appareil judiciaire et de notre politique pénale
la philosophie d’inspiration marxiste selon laquelle le coupable
n’est pas responsable puisqu’il ne serait qu’une victime de la société.
Cette idéologie débouche sur une irresponsabilité de principe, excuse
toute conduite déviante et conduit au pire des totalitarismes, la
“barbarie à visage humain”. Sauf cas pathologiques exceptionnels,
l’homme est un être libre, responsable de lui-même et de ses actes.
S’il commet un crime ou un délit, il doit être puni en conséquence.
Ainsi, la peur pourra-t-elle quitter le camp des honnêtes gens pour
retrouver celui des malfaiteurs.
Les propositions du FN :
RETABLIR
LE DROIT ET L’ORDRE
ASSURER LA PRÉVENTION DU CRIME ET DE LA DÉLINQUANCE
1. Conforter la famille comme lieu d’éducation
La famille est le premier lieu de prévention de la délinquance
: c’est en son sein que se transmet la morale et que s’enseignent
les devoirs et les droits à assumer et à respecter au sein d’une
société civilisée. C’est pourquoi, la famille doit être confortée
de manière éminente (voir le chapitre Famille).
2. Refaire de l’école un instrument d’apprentissage
des disciplines sociales
En complément de l’action des parents, celle de l’école viendra
conforter la formation du futur citoyen qu’est l’enfant ou l’adolescent.
L’acquisition des règles de vie en société (civisme, morale naturelle,
respect des traditions françaises), obligatoire dans tous les
cursus d’enseignement, conduira à faire reculer la tentation de
la délinquance. Toutes les filières d’enseignement, seront tenues
de faire dispenser des cours de morale et d’instruction civique.
3. Organiser l’inversion des flux migratoires
La présence d’une population immigrée massive sur notre sol explique,
on l’a vu, pour une bonne part, la forte délinquance que nous
connaissons en France. L’ensemble des mesures relatives à la politique
de l’immigration que nous proposons (asile, regroupement familial,
séjour, nationalité...) conduira à réduire l’insécurité en France.
4. Expulser les délinquants et criminels
étrangers
Les délinquants et criminels étrangers seront expulsés soit à
l’expiration de leur peine, soit de préférence dans le cadre de
conventions bilatérales de transfèrement permettant l’exécution
effective de leur peine dans leur pays d’origine.
RENFORCER LA JUSTICE POUR MIEUX RÉPRIMER
LE CRIME
5. Renforcer les moyens du pouvoir judiciaire
Le budget du ministère de la Justice sera fixé à 3% de la loi
de finances. Dans le même esprit, le nombre des magistrats, notamment
d’instruction, et celui des fonctionnaires de justice seront augmentés
fortement. Les moyens matériels ainsi que les locaux des services
judiciaires feront l’objet d’une loi-programme de modernisation,
étalée sur cinq ans, destinée à donner à la France une justice
moderne de qualité. Des tribunaux et cours d’appel seront créés
afin de mettre tout justiciable à moins de 50 kilomètres d’un
tribunal de grande instance.
6. Revaloriser le statut des juges
Les juges et les auxiliaires de justice doivent voir réviser leur
statut et leur rénumération pour qu’ils reflètent l’importance
que leur accorde l’État. Une triple action sera engagée : la revalorisation
indiciaire de l’ensemble des personnels de justice et notamment
des magistrats, la distinction du grade et de la fonction incluse
dans le statut des magistrats, les magistrats et les greffiers
seront déchargés des tâches administratives sans rapport avec
la fonction judiciaire. Les règles de promotion des magistrats
seront revues. Pourrait ainsi être créée une distinction entre
le grade et la fonction, la promotion dans le grade se faisant
principalement à l’ancienneté, ce qui mettrait les juges à l’abri
de décisions arbitraires pour ce qui est de leur situation morale
et matérielle.
7. Bannir la politisation de la magistrature
La fonction de magistrat n’est compatible ni avec l’exercice d’un
syndicalisme politisé, ni avec l’appartenance à une obédience
maçonnique ou sectaire : les mesures nécessaires seront prises
dans ce sens comme il sera veillé sur la neutralité d’expression
des magistrats à l’égard de l’institution dont ils font partie
pour que nul ne puisse suspecter leur indépendance.
8. Organiser une coopération étroite
entre la police et la justice
Les limites des circonscriptions de police judiciaire et des ressorts
juridictionnels seront révisées pour les faire correspondre à
la géographie de l’insécurité. Des coopérations techniques seront
développées et le rapprochement dans des bâtiments communs opéré.
Des cursus communs de formation policiers-magistrats seront mis
sur pied.
9. Rétablir la justice de paix
Les justiciables doivent pouvoir soumettre les litiges de la vie
courante à une juridiction proche d’eux, confiée à un juge expérimenté
: ces litiges seront tranchés par des juges de paix.
10. Supprimer l’École nationale de la
magistrature
L’École nationale de la magistrature sera supprimée. Le recrutement
des magistrats se fera pour partie par concours à la sortie de
l’université, suivi d’une longue période de formation professionnelle
en juridiction, et pour partie par recrutement dans les milieux
professionnels.
ASSURER LA SANCTION RÉELLE DES CRIMES
ET DES DÉLITS
11. Réhabiliter la notion de peine prompte, certaine
et incompressible
La montée de la violence et le développement de l’insécurité doivent
être combattus par la répression pénale. Ainsi, la notion de peine
réparatrice sera-t-elle réintroduite dans le Code pénal et le
Code de procédure pénale.
Pour être efficace, la peine doit être :
- prompte, ce qui implique une justice non pas expéditive mais
suffisamment rapide pour que le condamné et les victimes puissent
établir clairement le lien entre le crime et le châtiment et pour
éviter les détentions préventives trop longues,
- certaine, ce qui signifie qu’elle ne doit guère pouvoir varier
d’un tribunal à l’autre, même si le pouvoir d’appréciation des
juges doit être conservé,
- incompressible, ce qui suppose que, sauf grâce présidentielle,
la sanction décidée par le juge ou par les jurés, ne puisse pas
être dénaturée, notamment lors de l’application de la peine.
12. Réduire les délais des procédures
de justice
L’amélioration des moyens matériels des tribunaux ainsi que le
renforcement des effectifs de magistrats doivent concourir à la
réduction des délais de justice. Cette réduction sera amplifiée
par le développement des procédures dites de “saisine directe”,
qui limitent l’instruction à des faits patents et allègent les
procédures prévues pour les cas les plus complexes.
13. Réduire l’écart entre le maximum
et le minimum de la peine
Le code pénal prévoit pour chaque catégorie de crimes ou de délits
une peine pouvant varier à l’intérieur d’une fourchette relativement
large. Il convient de réduire cette marge de façon à éviter de
trop grandes disparités d’une juridiction à l’autre.
14. Rétablir la peine de mort pour les
crimes les plus graves
Dans le cadre de sa nouvelle politique européenne, la France dénoncera
la partie des traités qui rendraient impossible ce rétablissement.
La peine de mort sera donc rétablie et s’appliquera aux crimes
suivants :
- crimes et trafics internationaux organisés (drogue, association
maffieuse, espionnage) ;
- terrorisme et prise d’otages;
- meurtres d’enfants, de personnes âgées, de membres des forces
de police, de la gendarmerie et de l’administration pénitentiaire,
des convoyeurs et gardiens de fonds;
- assassinats et meurtres avec viols;
- actes de torture et de barbarie.
15. Rééchelonner la hiérarchie des peines
Les délits les plus graves seront requalifiés en crimes et les
sanctions pour grande délinquance financière et corruption seront
aggravées. Les peines criminelles auront un plancher incompressible.
Toute peine devra comporter une obligation de travail. La possibilité
de sanctionner et d’emprisonner des délinquants mineurs dangereux
sera rétablie. Les peines de prison infligées aux mineurs s’accompagneront
de mesures de resocialisation éducative en milieu fermé et la
responsabilité des parents défaillants pourra être mise en cause,
y compris par la suppression des prestations familiales ou sociales
correspondantes.
16. Faire appliquer les décisions de
justice
Les administrations devront exécuter les décisions de justice
dans le délai légal prévu, sous astreinte personnelle des responsables
publics concernés. De la même façon que les magistrats du siège
ont une liberté d’appréciation réduite en matière de fixation
de la peine, l’application des peines sera ferme en matière criminelle.
Seules les sanctions appliquées aux délits pourront donner lieu
à remise de peine. Les mesures générales d’amnistie seront limitées
aux contraventions.
17. Sanctionner les manifestations publiques
d’incitation à la débauche et à la violence
Les autorités publiques doivent faire respecter la morale naturelle
et protéger les plus vulnérables de nos compatriotes (enfants,
personnes âgées, malades, handicapés). Les atteintes à ce principe
par manifestations publiques, films, publicités, émissions audiovisuelles,
seront poursuivies, conformément aux lois pénales en vigueur.
18. Soumettre les membres de l’Exécutif
aux juridictions de droit commun
Actuellement les dirigeants de notre pays jouissent d’une quasi
impunité dans leurs fonctions, la réunion de la Haute Cour restant
virtuelle. Quant à la Cour de Justice de la République, elle a
été instituée (juillet 1993) pour faire échapper les ministres
à la justice ordinaire, suite à l’affaire du sang contaminé, puisqu’aucune
constitution de partie civile n’est possible devant elle.
Il conviendra donc de réserver la compétence de la Haute Cour
au cas de trahison et de forfaiture commis par le président de
la République ou par les ministres dans l’exercice de leurs fonctions
et de faire application, pour le reste, des procédures de droit
commun, spécialement en ce qui concerne les droits des victimes.
REFAIRE DE LA PRISON UN LIEU DE PUNITION
ET D’ÉDUCATION
19. Dégager des places de prison et construire 13.000 nouvelles
places
L’expulsion des ressortissants étrangers condamnés qui seront
astreints à purger leur peine dans leur pays d’origine libèrera
un grand nombre de places de prison. Par ailleurs, dans le but
d’humaniser les conditions de détention et de faire face aux nécessités
d’incarcération, un plan-programme sera lancé, prévoyant la création
de 13.000 nouvelles places de prison, minimum nécessaire pour
donner à la France un système pénitentiaire moderne.
20. Rétablir les quartiers de haute sécurité
Les établissements pénitentiaires seront systématiquement équipés
de tous les moyens propres à éviter l’évasion des détenus les
plus dangereux. Les quartiers de haute sécurité seront rétablis.
Les règles de formation et d’emploi des armes par les gardiens
de prison seront alignées sur celles de la police nationale.
21. Séparer les différentes catégories
de détenus
L’organisation pénitentiaire sera revue pour séparer les différentes
catégories de détenus et en particulier les grands criminels des
petits délinquants. Les délinquants primaires seront toujours
séparés des récidivistes. En outre, les mineurs emprisonnés seront
placés dans des établissements où ils n’auront aucun contact avec
les détenus adultes. Enfin, le rétablissement de la fermeté n’exclut
pas la volonté de réhabilitation : selon l’exemple pratiqué dans
certains pays, il sera créé des chantiers de réhabilitation, permettant
à la fois de sanctionner les fautes et de remettre leurs auteurs
dans le droit chemin. Les actes délictueux commis en prison seront
sévèrement réprimés, leur sanction pouvant aller jusqu’à l’application
de la peine capitale.
22. Revaloriser le statut social et professionnel
des gardiens de prison
Les personnels de l’administration pénitentiaire exercent un métier
difficile et dangereux. Ils ont droit en contrepartie à la reconnaissance
de la Nation, reconnaissance qui doit se traduire par une amélioration
de leur statut et de leur rémunération, ainsi que de leur régime
de retraite.
FONDER LA RÉPRESSION SUR LA “TOLÉRANCE
ZERO”
23. Unifier et renforcer les services de police
La police nationale doit être confortée et développée, le recrutement
et la formation de ses membres améliorés. Elle continuera à exercer
avec la gendarmerie la sécurité publique, missions que le désengagement
de l’État conduit de plus en plus à confier à des polices municipales.
Son déploiement sur le territoire doit être adapté aux évolutions
démographiques et au développement de l’insécurité. Le rôle et
les moyens des services spécialisés seront renforcés. Les effectifs
et les moyens de la police judiciaire seront accrus et l’autorité
des parquets sur ces personnels réaffirmée. Les règles d’emploi
des armes à feu, lorsque la vie des personnels de police est menacée,
seront assouplies.
24. Améliorer la rémunération des policiers
et des gendarmes
Ces personnels, qui servent l’État et assurent la sécurité des
citoyens au péril de leur vie, doivent recevoir la juste contrepartie
de leur mission : outre la révision de leur grille indiciaire,
les primes seront intégrées dans le calcul de leur retraite. Les
pensions de reversion versées aux veuves et aux orphelins des
personnels de la police et de la gendarmerie, victimes du devoir,
seront égales au dernier traitement d’activité.
25. Augmenter les moyens matériels de
la police
Des priorités budgétaires inscrites dans les lois de finances
relatives à l’exercice par l’État de ses missions régaliennes
permettront de renforcer très significativement les moyens en
armement, véhicules, locaux, télécommunications et bureautique
des services de police et de gendarmerie. Il sera procédé à la
rénovation des locaux de police. Un plan d’implantation de commissariats
dans les zones sensibles sera mis en œuvre.
26. Décharger les services de police
des tâches administratives
Dans le cadre des lois de décentralisation, les collectivités
territoriales prendront en charge l’essentiel des tâches administratives
sans rapport avec la procédure pénale, actuellement accomplies
par les personnels de police (certifications diverses, renouvellement
simple de titres légaux, etc...)
27. Accorder à la police et à la gendarmerie
soutien et considération
Les services de police sont trop souvent discrédités dans l’opinion
et dans les media et ne recoivent pas du pouvoir politique – quand
il ne les met pas lui-même en accusation ! –, le soutien qui leur
est légitimement dû au regard de la tâche difficile et essentielle
qui est la leur. Ce soutien et cette considération devront leur
être accordés par le gouvernement. Les campagnes de dénigrement
des personnels de police et de gendarmerie feront systématiquement
l’objet de poursuites pénales.
28. Faciliter les contrôles d’identité
Les contrôles d’identité pourront de nouveau être effectués dans
les lieux publics sans intervention de l’autorité judiciaire.
Les vérifications d’identité approfondies pourront avoir lieu
dans les locaux de police, conformément aux règles de la procédure
pénale, si l’intéressé ne dispose pas d’un document infalsifiable
établissant son identité. Tout refus de se soumettre à ces contrôles
donnera lieu à des poursuites judiciaires.
29. Développer les contrôles fiscaux
et douaniers
Les contrôles fiscaux et douaniers à but de répression pénale
seront développés en vue de réprimer le trafic de drogue et de
démanteler le “caïdat” dans les banlieues.
30. Réaffirmer notre souveraineté nationale
en matière de police et de justice
La France réaffirmera sa souveraineté nationale la plus complète
en matière de justice et de sécurité. Elle dénoncera les traités
de Maastricht et d’Amsterdam qui prévoient la fédéralisation des
“affaires intérieures”. Les coopérations policières (Europol)
et judiciaires pourront être maintenues mais elles seront limitées
à des échanges techniques ou procéduraux, sans que cela implique
des transferts de souveraineté.
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