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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

I ECONOMIE ET COMMERCE : PRODUIRE FRANCAIS


Le constat du FN :


DE L’ÉTATISME SPOLIATEUR AU LIBRE-ÉCHANGISME DESTRUCTEUR

En dépit des transformations profondes qu’elle a vécues ces vingt dernières années, l’économie française est toujours placée devant le même dilemme : l’étatisme pèse sur elle de manière croissante alors qu’elle est sans relâche soumise à un libre-échangisme sans frein. Les gouvernements qui augmentent les prélèvements obligatoires sont aussi ceux qui organisent la suppression des frontières !

LA SPOLIATION PAR L’ÉTATISME

La France ne vit plus aujourd’hui, comme au lendemain du second conflit mondial, dans le cadre d’une économie administrée. L’État n’en continue pas moins de peser exagérément sur son économie.

Tout d’abord, par le nombre et la taille des entreprises qu’il contrôle ou dans lesquelles il intervient par le biais de participations minoritaires. Certes, le secteur public a régressé entre 1986 et 1999, mais son ampleur reste considérable. En 1999, l’État contrôlait 2463 entreprises, employant 1 268 000 personnes, soit près de 5% de la population active, chiffres quasiment identiques à ceux observés dix ans plus tôt.

Ces entreprises sont parfois placées en situation concurrentielle, mais souvent en position de monopole. Leur gestion erratique oscille entre administration classique et imitation servile des pratiques du marché. Les hommes qui en assurent la direction et le contrôle sont issus de la même caste technocratique : c’est “l’auto-contrôle à la française”. Les administrateurs désignés par l’État n’interviennent pratiquement jamais dans les conseils d’administration pour stopper décisions hasardeuses ou pratiques douteuses. Il en est, par exemple, résulté l’affaire du Crédit lyonnais et ses 150 milliards de F. de pertes avouées, soit 70 000 F. par foyer français. Ces pertes cumulées alourdissent la dette publique de plusieurs centaines de milliards de F.

Les entreprises publiques interviennent souvent aussi, d’ordre des gouvernements, dans des buts non économiques ou contraires à l’intérêt général, qui représentent autant de charges indues. Ainsi, actuellement, des entreprises publiques – dont le capital initial et les nombreuses recapitalisations ont été fournis par l’argent du contribuable –, pratiquent une politique d’embauche discriminatoire : des entreprises aussi diverses que la SNCF ou la RATP, Aéroports de Paris ou la DCN (Direction des Constructions Navales) pratiquent le “recrutement local” préférentiellement étranger que ce soit dans les emplois-jeunes (agents de médiation), sur la plate-forme de Roissy (emplois de maintenance) ou dans les établissements navals de Toulon et Saint-Mandrier. Les entreprises publiques s’investissent dans la prétendue politique de la ville et le mécénat “à but socio-culturel” (Caisse des dépôts et consignations, RATP, SNCF, SEM de transport public...). Certaines ont été citées dans des affaires d’emplois fictifs : Air France, ELF...

Le second instrument d’intervention de l’État dans la vie économique est plus large : ce sont les budgets publics et ceux des organismes de protection sociale. En cette matière, la comparaison avec l’interventionnisme étatique des pays qui sont comparables au nôtre (Royaume-Uni, Allemagne, Italie), est éclairante :

PART DES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES DANS LE PIB EN 1980 ET 1998

On ajoutera que pour 2000, les dépenses publiques représentaient 53% du PIB (source OCDE), ce qui permet de comprendre encore mieux la lourdeur de l’étatisme sur la société française.

Car si le prélèvement français (4306 milliards de F. prévus en 2001) est considérable, son impact sur l’ensemble de notre économie va, en réalité, bien au-delà de son volume. Il montre qu’en France, l’État impose ses vues quant à l’utilisation des ressources nationales dans une proportion très supérieure à celle des autres pays.

Autrement dit, chez nous beaucoup plus qu’à l’étranger, l’État se substitue aux citoyens et aux agents économiques pour dire à leur place ce qui leur convient. Il restreint les libertés et paralyse les initiatives individuelles, sans que soit démontré, tant s’en faut, qu’il est le mieux placé pour obtenir la meilleure affectation des fonds ainsi prélevés.

L’ampleur de ce prélèvement conduit naturellement à la complexité des réglementations et à un poids excessif de l’administration sur la société : il y a là une source de gaspillage qu’on examinera plus loin et qui minore, c’est le moins qu’on en puisse dire, le rapport entre les services rendus par l’appareil d’État et leur coût.

Il faut apprécier non seulement le prélèvement en lui-même mais également l’écart qui le sépare de celui observé dans les pays qui sont comparables au nôtre. Cet écart s’établit à 8,1 points par rapport à l’Allemagne, notre principal concurrent, à 7,6 points par rapport au Royaume-Uni, à 15,5 points par rapport aux États-Unis. Vis-à-vis de nos concurrents européens, sur la base d’un PIB 2000 de 9.187 milliards de F, le prélèvement indû s’élève à près 350 milliards et, par rapport aux pays de l’OCDE, à près de 750 milliards de F.

Le prélèvement global est, pour la France, plus élevé que celui des autres pays mais surtout, il frappe majoritairement l’activité. Ce sont les cotisations sociales qui constituent l’essentiel de la différence et l’on peut dire qu’elles représentent une charge directe puisqu’elles majorent le coût du travail.

NATURE DES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES DANS LES PRINCIPAUX PAYS DÉVELOPPES

Le bilan dressé à la demande de Lionel Jospin par les ministères de l’économie (Dominique Strauss-Kahn) et de l’emploi (Martine Aubry) en juillet 1997, pour la conférence nationale sur l’emploi, les salaires et le temps de travail, l’avoue à demi : “Le coût horaire moyen de la main-d’œuvre dans l’industrie manufacturière était en France plus faible qu’en Allemagne ou en Belgique et plus élevé qu’aux États-Unis (+ 30%), en Italie (+ 47%), en Espagne (+ 49%) ou au Royaume-Uni (+ 69%)... La part des cotisations sociales salariées et patronales dans le coût moyen est ainsi de l’ordre de 40% en France, contre 30% en Allemagne et 16% au Royaume-Uni” (document DARES/DP/INSEE, p. 45 et 46). La France réussit ainsi “l’exploit” de taxer plus fortement le travail que ses concurrents et de moins bien payer ceux qui travaillent. C’est la tare majeure de notre économie qui modifie à long terme la physionomie sociale du pays.

La France est un pays dont l’économie est hostile à l’effort des hommes et des femmes, d’autant que la taxation du capital y demeure faible par rapport à celle que supporte le travail : de 1970 à 1996, la taxation des revenus du travail a progressé en France de 16,4 à 25,8% du PIB tandis que la taxation des revenus du capital n’est passée que de 5,8 à 8,3%. L’OCDE relève que dans les pays qui font partie de cette organisation, “cette tendance reflète une érosion croissante de la base d’imposition, résultant d’une planification fiscale généralisée, y compris par le recours aux paradis fiscaux et d’une concurrence fiscale intense entre les pays industrialisés”. Preuve est faite que les gouvernements de gauche sont aussi favorables que ceux de droite aux grands intérêts financiers.
Cela n’a pourtant pas dissuadé nos gouvernements de vouloir que notre économie soit concurrentielle avec le reste du monde. Notre économie devrait courir comme un étalon, mais on la charge comme un âne et on lui ligote les jambes !

LA DESTRUCTION PAR LE LIBRE-ÉCHANGISME

Le commerce international, activité économique parmi d’autres, est bénéfique et constitue un facteur de prospérité. Il s’inscrit naturellement dans un contexte de libertés économiques que nous entendons restaurer et promouvoir. Il faut cependant raison garder : les échanges extérieurs ne représentent pas toute l’activité. Contrairement à ce qu’on croit, ils n’en représentent même pas la part essentielle et sont d’une étonnante stabilité dans l’économie française : 15% en 1913, 21% en 1998.

S’il est exact que depuis les années Soixante, le commerce international a été multiplié par cinq, il faut remarquer, ce que d’aucuns oublient trop souvent, que cette progression résulte en grande partie d’une part des échanges énergétiques, d’autre part des échanges intra-firmes ou intra-branches (30% du commerce international).

En ce qui concerne l’Europe, par exemple, une précision est d’importance : on se prévaut du fait que son commerce extérieur représenterait près de 43% des échanges mondiaux, contre 11% pour les États-Unis et 9% pour le Japon. On en revient à une appréciation plus réaliste des choses quand on prend en compte les échanges entre les seuls pays européens : la part de l’Europe dans le commerce mondial se monte alors à un peu plus de 12%, pourcentage comparable à celui des États-Unis et du Japon. Il n’y a donc aucune raison sérieuse de prétendre que l’économie européenne ou française n’est prospère qu’en raison de ses échanges extérieurs.
Si, jusqu’à la fin des années Quatre-vingts, l’essentiel de la croissance des échanges a porté sur les produits manufacturés, il n’en est plus de même aujourd’hui. On observe même un ralentissement de la dynamique des échanges tandis que leur nature se modifie. L’échange devient de plus en plus immatériel : chaque jour, s’échangent sur les marchés financiers environ 1400 milliards de dollars.

Le prix Nobel d’économie Maurice Allais remarquait, en 1991, qu’à un dollar de marchandise exportée correspondaient 10 dollars de flux financiers. La bulle financière et spéculative, qui a causé les crises mexicaine, russe et asiatique de ces dernières années, s’oppose ainsi à tout assainissement de l’économie internationale. Jusqu’à quand ?

On voit bien alors qu’à persister dans le dogmatisme libre-échangiste, on sort de l’observation des faits économiques pour rentrer dans la voie de l’idéologie... ou servir des intérêts très restreints. La “prospérité par le commerce international” devient le rideau de fumée d’apparence scientifique qui fait avaler le mondialisme, à l’instar du marxisme qui prétend que la lutte des classes est un phénomène historique pour en déduire qu’il faut abolir la propriété privée.

Contrairement à ce que l’on dit, l’industrie manufacturière française est d’ailleurs l’une des plus ouvertes du monde, avec 24% des emplois contrôlés par des firmes étrangères, chiffre à peu près équivalent à celui de la Grande-Bretagne et très supérieur à ceux observés en Allemagne et aux États-Unis (environ 10%).

La “financiarisation” de l’économie mondiale par les échanges extérieurs touche particulièrement la France, ce qui ne peut qu’accroître sa vulnérabilité et pose la question de sa souveraineté : de 1980 à 1998, la part de la capitalisation boursière de la place de Paris détenue par des sociétés étrangères est passée de 10 à 35%.

La promotion d’une monnaie unique comme l’euro, pour laquelle les gouvernements français ont très fortement milité (bien plus que les Allemands, a fortiori les Britanniques), fait aussi partie de cette application d’une idéologie à l’économie. Loin de conforter l’économie européenne et française, il en accélère la mondialisation, c’est-à-dire la fragilité structurelle.

Reposant, à l’instar du libre-échangisme, sur un postulat erroné, l’intégration d’économies nationales différentes devant “nécessairement” engendrer une monnaie forte, l’euro a surtout démontré que n’étant pas appuyé, comme le dollar, sur une économie nationale très cohérente, produite par un peuple à peu près homogène sur un territoire doté de ressources diversifiées, il était une chimère : il a perdu depuis sa création plus du quart de sa valeur.

Ces dogmes, appliqués sans discernement, ont occulté la question : l’économie est-elle une fin en soi ? Car en France, en Europe, dans le tiers-monde, les sociétés naturelles, famille, métier, village, sont les premières victimes de l’idéologie dominante ultra-échangiste. C’est la division internationale du travail et l’application du modèle uniforme de développement industriel, agricole intensif ou monocultural, qui a destructuré les sociétés africaines et orientales, créé et avivé les pressions migratoires.

La recherche du moindre coût et de la productivité entraîne les délocalisations, c’est-à-dire le transfert des unités de production dans les pays où les coûts, notamment ceux du travail, sont les plus bas, et où l’homme passe au second rang.

L’environnement et ses équilibres sont également victimes d’un développement économique indifférent à ses mécanismes. Alors que la nature accumule les stocks, l’économie développe les flux, donc épuise les stocks, d’autant plus facilement qu’ils n’ont pas de prix apparent ou mesuré.

L’ultra-compétition entre les économies voulue par le libre-échangisme a pris aujourd’hui entre les puissances mondiales une forme nouvelle qui, certes, ne tue pas directement comme la guerre traditionnelle mais qui, aujourd’hui dans l’Europe des Quinze, a fait néanmoins cinquante millions de pauvres ou de chômeurs, c’est-à-dire cinquante millions de victimes.

Contrairement à une analyse artificielle, il y a une profonde filiation entre l’étatisme et le libre-échangisme : chacun se nourrit de l’autre en une ténébreuse alliance. Chacun veut construire un homme nouveau en l’insérant dans des relations économiques artificielles qui le coupent de ses solidarités naturelles. L’Europe de Bruxelles ne se construit-elle pas sur une construction réglementaire délirante ?

Nous n’acceptons pas de voir sacrifiés les Français au “meilleur des mondes” que d’aucuns appellent de leur vœux : “Au sommet de la pyramide, on trouve les “hypernomades ”, capables d’utiliser librement et sans manipuler l’information, les seuls à voyager physiquement sans cesse d’un continent à l’autre... Au bas de la pyramide, les exclus, exclus de la société et des technologies, les “infranomades”, qui ne voyagent que de quelques kilomètres pour trouver de quoi manger... Et au milieu, une classe moyenne qui vivra par procuration, dans le virtuel, dans des distractions exacerbées par les nouvelles technologies, pour ne pas penser, pour ne pas se révolter, “nomades virtuels”. C’est pour cette raison que le secteur des loisirs prend une importance aussi considérable” ( J. Attali, Libération, 5 mai 2000).


Les principes :


PROTECTION ET LIBERTÉ


Le Front National est, depuis toujours, attaché aux libertés économiques et à la libre-entreprise. Cependant, il les tient moins pour des fins exclusives de l’économie que pour des moyens propres à libérer les potentialités de dynamisme et de responsabilité des Français.

DÉFENDRE LE MARCHÉ NATIONAL PAR UN PROTECTIONNISME RAISONNÉ

Il n’existe pas d’économie en soi, mais une économie propre à chaque société humaine, économie qui doit se développer dans le respect de l’intérêt national.

Il est donc logique de redonner à la France (et, si cela est possible, à l’Europe) des frontières économiques, de les maintenir, de faire qu’elles existent aussi bien entre les nations qu’entre l’Europe et le reste du monde. Afin de rétablir une vraie prospérité économique en France et en Europe, il est donc impératif de réguler les échanges en un “protectionnisme raisonné”.

La France prendra donc la tête des nations désireuses de faire prévaloir sur le plan international d’autres mécanismes que ceux de l’ultra-libre-échangisme. Elle travaillera en ce sens, préférentiellement de manière bilatérale, ou au sein des organisations internationales spécifiques.

METTRE LA LIBERTÉ AU SERVICE DE LA PROSPÉRITÉ

Notre objectif est d’assainir l’économie et d’obtenir une réduction du chômage, une augmentation de la richesse et une monnaie nationale considérée. Pour atteindre ce but, il faut faire bénéficier les Français d’un allégement massif des ponctions fiscales et sociales et réduire les dépenses publiques en prohibant les déficits budgétaires.

Cela implique prioritairement une réforme fiscale d’envergure. Elle portera tant sur la fiscalité des personnes physiques que sur la promotion de l’épargne du plus grand nombre et la fiscalité des activités en tenant compte de leur taille (artisanat, agriculture, PME...).

La poursuite des déficits budgétaires – encore supérieurs à 200 milliards de F. pour le seul État – , a pour conséquences le maintien à un haut niveau des prélèvements obligatoires et le recours massif à l’emprunt par le Trésor public qui détourne l’épargne de l’investissement. En outre, le financement de la dette publique à hauteur d’un quart par des “non-résidents”, est une menace sur notre indépendance nationale. Le recul de l’étatisme confortera la souveraineté de la France dont la monnaie – le Franc – doit demeurer un des symboles.

Jusqu’ici, les “privatisations” ont surtout consisté à transformer un monopole de droit public en un monopole financier de fait. Il est donc préférable de ne mettre sur le marché que 40% des actions des entreprises publiques et de distribuer les 60% restants aux familles françaises et aux contribuables.

Effort, liberté, protection, l’économie soumise au principe de réalité concourt à l’indépendance du pays, gage de sa véritable prospérité.



Les propositions du FN :


PRODUIRE FRANÇAIS
REVENIR À UN PROTECTIONNISME RAISONNÉ

1. Faire entendre la voix des nations dans les relations économiques extérieures


La France proposera soit de manière bilatérale, notamment à ses alliés et aux pays francophones, soit dans les enceintes internationales, les moyens de maîtriser la compétition économique internationale, conformément aux principes suivants :

- la reconnaissance du droit des nations à se prémunir contre la destruction des branches qui sont vitales pour leur existence et leur indépendance ;
- le réexamen des mécanismes économiques d’aide au tiers monde, en les aidant à faire progresser le niveau de vie de leurs populations dans des structures adaptées à leur culture pour tarir à la source les flux migratoires ;
- la prise en considération des effets destructeurs et déracinants de l’ultra-libre-échangisme pour l’équilibre social et l’identité des nations ;
- l’intégration, dans les coûts des échanges internationaux, de dépenses “non productives” au sens de l’économie actuelle : défense du patrimoine architectural et des paysages, promotion de la langue, niveau de protection sociale et familiale, investissements destinés à revivifier le monde rural, etc. Le degré actuel de perfectionnement des comptabilités nationales rend possible ce type de calcul.

2. Assurer le filtrage des flux commerciaux

Il convient, pour sauvegarder nos industries, d’établir une protection permanente, flexible et pragmatique aux frontières nationales. Des prélèvements y seront instaurés pour compenser les écarts de coût de main-d’œuvre ou de conditions de travail avec certains pays du monde. Des contingents d’importation pourront également être appliqués à certains types de produits ou de biens. La France, si l’Union européenne n’y est pas favorable, se dotera d’un outil de défense commerciale, à l’instar des Sections 301, Super 301 et Spécial 301 de la législation commerciale des États-Unis.

3. Reconquérir le marché intérieur


La reconquête du marché français passe par la reconstitution d’un tissu d’entreprises capables de fournir à l’industrie française la plus grande partie de ses biens d’équipement. Ces mêmes entreprises pourront alors être demain les leaders de la conquête de marchés extérieurs plus diversifiés et plus stables que les seuls marchés de l’aviation, de l’armement et de l’agro-alimentaire. Comme dans toutes les grandes nations industrielles, des actions de promotion des produits français seront organisées auprès des consommateurs pour qu’ils achètent français.

4. Aider nos entreprises sur les marchés extérieurs

Il conviendra, tout d’abord, de réorganiser les services administratifs chargés du commerce extérieur et d’améliorer leur efficacité. Ensuite, la COFACE (Compagnie française d’assurance du commerce extérieur), verra son activité réorientée de manière à ce qu’elle consacre l’essentiel de ses ressources aux projets des petites et moyennes entreprises. Cet organisme devra d’ailleurs être dirigé paritairement par l’État et les professionnels, ce qui permettrait, à travers un système de cotisations versées par les bénéficiaires de ses interventions au prorata de celles-ci, d’alléger la charge financière qu’il fait peser sur le budget de l’État.

RÉVISER LES MODÈLES D’AIDE AU DÉVELOPPEMENT

5. Repenser les mécanismes d’aide économique aux pays du tiers-monde


L’aide sera accordée de façon à conforter les micro-économies locales en rompant avec le modèle dominant industriel et urbain et à assurer, au besoin en commande directe, les services collectifs essentiels (l’ordre public et la santé, par exemple), ainsi qu’il est exposé dans le présent programme au titre de la Politique étrangère.

6. Alléger la charge de l’immigration

La présence sur le sol français d’une immigration massive et incontrôlée représente pour notre pays une charge financière exorbitante : l’étude de M. Pierre Milloz a évalué son coût à près de 300 milliards de F. en 2000. La politique d’inversion des flux migratoires que nous préconisons entraînera, dans un premier temps, une économie annuelle de 135 milliards pour l’État et de 74 milliards de F. pour les organismes sociaux.

7. Construire une grande politique franco-africaine

Ainsi qu’on l’a vu dans le chapitre consacré à la Politique étrangère, la France développera une coopération renouvelée avec le tiers-monde, en commençant par le monde francophone africain.

FAIRE RECULER L’ÉTATISME POUR RESTAURER L’ÉTAT-ARBITRE

8. Lancer et mettre en œuvre la réforme structurelle des prélèvements obligatoires


Faire reculer l’étatisme implique de s’attaquer non pas à la dépense, mais à la recette. Quand on collecte moins d’argent, on dépense forcément moins alors qu’à l’inverse, on est toujours tenté de ne faire que des baisses marginales. C’est le sens du “Pacte fiscal pour la prospérité française” décrit au chapitre Fiscalité.

9. Réduire les dépenses publiques et sociales de 75 milliards de F. par an sur 10 ans

Le piège classique est d’opposer socialisme et libéralisme. C’est un faux débat mis en scène par l’Établissement pour abuser les Français. C’est l’intérêt national, et non l’idéologie, qui nous fait choisir l’allègement de la pression fiscale sur tous et la liberté de choix pour l’indispensable protection sociale de chacun.
Il est donc nécessaire de réduire d’abord, et d’annuler ensuite, l’écart existant entre le montant global des prélèvements obligatoires en France et celui qui existe dans les pays comparables au nôtre (OCDE, par exemple). Ce différentiel est d’à peu près 750 milliards de francs composé, pour une partie, de 500 milliards de francs de dépenses publiques et, pour l’autre partie, de 250 milliards de dépenses d’institutions sociales. Un tel effort se fera sur plusieurs années.

10. Recentrer l’État sur ses missions régaliennes

Le premier axe d’intervention porte sur l’État, au sens large du terme, y compris les collectivités locales, les établissements publics et les entreprises publiques, qu’il faut faire revenir à ses missions régaliennes, sans pour autant choisir l’extrémisme du tout-marché. L’effort portera particulièrement sur cinq départements de l’action gouvernementale : l’éducation, avec le chèque scolaire, la formation professionnelle rendue aux professionnels, le repli de l’interventionnisme socio-économique, la mise en œuvre d’une vraie décentralisation, l’arrêt de toute immigration et l’allègement du fardeau qu’elle constitue pour le Pays.

11. Désétatiser la société française

Le second axe d’intervention porte sur la remise à la libre-entreprise (ce qui ne veut pas dire aux grands groupes du capitalisme financier !) de tout ce qui a trait à des biens ou services “commercialisables” en utilisant le “capitalisme populaire” ou la reprise par les salariés (RES), en développant les formules de sociétés coopératives de production ou de main-d’œuvre, pour les télécommunications, les transports, les loisirs, l’industrie - à l’exception de l’énergie -, les activités financières...

Il faut aussi mettre fin à la “subventionnite” : une amputation annuelle de 10% des crédits publics affectés aux interventions économiques et socio-culturelles – sauf exception justifiée – jusqu’à leur quasi-extinction, sera programmée.

12. Rendre la protection sociale aux professions et aux métiers

Le troisième axe d’intervention porte sur la solidarité et la protection sociale. Ainsi qu’on le verra au chapitre Social, l’application de la préférence nationale et une liberté de choix accrue pour les cotisants augmentera leur contrôle sur la protection sociale et permettra d’économiser des sommes considérables gaspillées dans ce secteur.

13. Affecter les disponibilités budgétaires aux priorités nationales de gouvernement

La disparition progressive des déficits budgétaires, la détente sur les taux d’intérêt en raison de la diminution des appels de l’État au marché financier, la progression de la création de richesses grâce au dynamisme d’une économie allégée de prélèvements trop lourds, créeront les conditions d’une augmentation des recettes qui, jointe aux économies réalisées par ailleurs, permettront le financement des priorités nationales : la famille, la défense, la sécurité et la justice, la ruralité, le rayonnement de la France dans le monde.

14. Conforter la stabilité du Franc

La stabilité de notre monnaie ne peut être artificiellement obtenue au prix de la croissance et de l’emploi, ce qui est le cas lorsque l’on pratique, comme aujourd’hui, la rigueur monétaire et le déficit budgétaire. La politique d’assainissement des comptes publics décrite ci-dessus aura pour conséquence d’adosser la force du Franc, monnaie souveraine de la France depuis le 14e siècle, à celle de son économie.


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