Introduction

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 SOUVERAINETE
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 PROSPERITE
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 LIBERTE
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300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
I ECONOMIE ET COMMERCE : PRODUIRE FRANCAIS
Le constat du FN :
DE L’ÉTATISME SPOLIATEUR AU LIBRE-ÉCHANGISME
DESTRUCTEUR
En dépit des transformations profondes qu’elle a vécues ces vingt
dernières années, l’économie française est toujours placée devant
le même dilemme : l’étatisme pèse sur elle de manière croissante
alors qu’elle est sans relâche soumise à un libre-échangisme sans
frein. Les gouvernements qui augmentent les prélèvements obligatoires
sont aussi ceux qui organisent la suppression des frontières !
LA SPOLIATION PAR L’ÉTATISME
La France ne vit plus aujourd’hui, comme au lendemain du second
conflit mondial, dans le cadre d’une économie administrée. L’État
n’en continue pas moins de peser exagérément sur son économie.
Tout d’abord, par le nombre et la taille des entreprises qu’il contrôle
ou dans lesquelles il intervient par le biais de participations
minoritaires. Certes, le secteur public a régressé entre 1986 et
1999, mais son ampleur reste considérable. En 1999, l’État contrôlait
2463 entreprises, employant 1 268 000 personnes, soit près de 5%
de la population active, chiffres quasiment identiques à ceux observés
dix ans plus tôt.
Ces entreprises sont parfois placées en situation concurrentielle,
mais souvent en position de monopole. Leur gestion erratique oscille
entre administration classique et imitation servile des pratiques
du marché. Les hommes qui en assurent la direction et le contrôle
sont issus de la même caste technocratique : c’est “l’auto-contrôle
à la française”. Les administrateurs désignés par l’État n’interviennent
pratiquement jamais dans les conseils d’administration pour stopper
décisions hasardeuses ou pratiques douteuses. Il en est, par exemple,
résulté l’affaire du Crédit lyonnais et ses 150 milliards de F.
de pertes avouées, soit 70 000 F. par foyer français. Ces pertes
cumulées alourdissent la dette publique de plusieurs centaines de
milliards de F.
Les entreprises publiques interviennent souvent aussi, d’ordre des
gouvernements, dans des buts non économiques ou contraires à l’intérêt
général, qui représentent autant de charges indues. Ainsi, actuellement,
des entreprises publiques – dont le capital initial et les nombreuses
recapitalisations ont été fournis par l’argent du contribuable –,
pratiquent une politique d’embauche discriminatoire : des entreprises
aussi diverses que la SNCF ou la RATP, Aéroports de Paris ou la
DCN (Direction des Constructions Navales) pratiquent le “recrutement
local” préférentiellement étranger que ce soit dans les emplois-jeunes
(agents de médiation), sur la plate-forme de Roissy (emplois de
maintenance) ou dans les établissements navals de Toulon et Saint-Mandrier.
Les entreprises publiques s’investissent dans la prétendue politique
de la ville et le mécénat “à but socio-culturel” (Caisse des dépôts
et consignations, RATP, SNCF, SEM de transport public...). Certaines
ont été citées dans des affaires d’emplois fictifs : Air France,
ELF...
Le second instrument d’intervention de l’État dans la vie économique
est plus large : ce sont les budgets publics et ceux des organismes
de protection sociale. En cette matière, la comparaison avec l’interventionnisme
étatique des pays qui sont comparables au nôtre (Royaume-Uni, Allemagne,
Italie), est éclairante :
PART DES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES
DANS LE PIB EN 1980 ET 1998
On ajoutera que pour 2000, les dépenses publiques représentaient
53% du PIB (source OCDE), ce qui permet de comprendre encore mieux
la lourdeur de l’étatisme sur la société française.
Car si le prélèvement français (4306 milliards de F. prévus en 2001)
est considérable, son impact sur l’ensemble de notre économie va,
en réalité, bien au-delà de son volume. Il montre qu’en France,
l’État impose ses vues quant à l’utilisation des ressources nationales
dans une proportion très supérieure à celle des autres pays.
Autrement dit, chez nous beaucoup plus qu’à l’étranger, l’État se
substitue aux citoyens et aux agents économiques pour dire à leur
place ce qui leur convient. Il restreint les libertés et paralyse
les initiatives individuelles, sans que soit démontré, tant s’en
faut, qu’il est le mieux placé pour obtenir la meilleure affectation
des fonds ainsi prélevés.
L’ampleur de ce prélèvement conduit naturellement à la complexité
des réglementations et à un poids excessif de l’administration sur
la société : il y a là une source de gaspillage qu’on examinera
plus loin et qui minore, c’est le moins qu’on en puisse dire, le
rapport entre les services rendus par l’appareil d’État et leur
coût.
Il faut apprécier non seulement le prélèvement en lui-même mais
également l’écart qui le sépare de celui observé dans les pays qui
sont comparables au nôtre. Cet écart s’établit à 8,1 points par
rapport à l’Allemagne, notre principal concurrent, à 7,6 points
par rapport au Royaume-Uni, à 15,5 points par rapport aux États-Unis.
Vis-à-vis de nos concurrents européens, sur la base d’un PIB 2000
de 9.187 milliards de F, le prélèvement indû s’élève à près 350
milliards et, par rapport aux pays de l’OCDE, à près de 750 milliards
de F.
Le prélèvement global est, pour la France, plus élevé que celui
des autres pays mais surtout, il frappe majoritairement l’activité.
Ce sont les cotisations sociales qui constituent l’essentiel de
la différence et l’on peut dire qu’elles représentent une charge
directe puisqu’elles majorent le coût du travail.
NATURE DES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES
DANS LES PRINCIPAUX PAYS DÉVELOPPES
Le bilan dressé à la demande de Lionel Jospin par les ministères
de l’économie (Dominique Strauss-Kahn) et de l’emploi (Martine Aubry)
en juillet 1997, pour la conférence nationale sur l’emploi, les
salaires et le temps de travail, l’avoue à demi : “Le coût horaire
moyen de la main-d’œuvre dans l’industrie manufacturière était en
France plus faible qu’en Allemagne ou en Belgique et plus élevé
qu’aux États-Unis (+ 30%), en Italie (+ 47%), en Espagne (+ 49%)
ou au Royaume-Uni (+ 69%)... La part des cotisations sociales salariées
et patronales dans le coût moyen est ainsi de l’ordre de 40% en
France, contre 30% en Allemagne et 16% au Royaume-Uni” (document
DARES/DP/INSEE, p. 45 et 46). La France réussit ainsi “l’exploit”
de taxer plus fortement le travail que ses concurrents et de moins
bien payer ceux qui travaillent. C’est la tare majeure de notre
économie qui modifie à long terme la physionomie sociale du pays.
La France est un pays dont l’économie est hostile à l’effort des
hommes et des femmes, d’autant que la taxation du capital y demeure
faible par rapport à celle que supporte le travail : de 1970 à 1996,
la taxation des revenus du travail a progressé en France de 16,4
à 25,8% du PIB tandis que la taxation des revenus du capital n’est
passée que de 5,8 à 8,3%. L’OCDE relève que dans les pays qui font
partie de cette organisation, “cette tendance reflète une érosion
croissante de la base d’imposition, résultant d’une planification
fiscale généralisée, y compris par le recours aux paradis fiscaux
et d’une concurrence fiscale intense entre les pays industrialisés”.
Preuve est faite que les gouvernements de gauche sont aussi favorables
que ceux de droite aux grands intérêts financiers.
Cela n’a pourtant pas dissuadé nos gouvernements de vouloir que
notre économie soit concurrentielle avec le reste du monde. Notre
économie devrait courir comme un étalon, mais on la charge comme
un âne et on lui ligote les jambes !
LA DESTRUCTION PAR LE LIBRE-ÉCHANGISME
Le commerce international, activité économique parmi d’autres, est
bénéfique et constitue un facteur de prospérité. Il s’inscrit naturellement
dans un contexte de libertés économiques que nous entendons restaurer
et promouvoir. Il faut cependant raison garder : les échanges extérieurs
ne représentent pas toute l’activité. Contrairement à ce qu’on croit,
ils n’en représentent même pas la part essentielle et sont d’une
étonnante stabilité dans l’économie française : 15% en 1913, 21%
en 1998.
S’il est exact que depuis les années Soixante, le commerce international
a été multiplié par cinq, il faut remarquer, ce que d’aucuns oublient
trop souvent, que cette progression résulte en grande partie d’une
part des échanges énergétiques, d’autre part des échanges intra-firmes
ou intra-branches (30% du commerce international).
En ce qui concerne l’Europe, par exemple, une précision est d’importance
: on se prévaut du fait que son commerce extérieur représenterait
près de 43% des échanges mondiaux, contre 11% pour les États-Unis
et 9% pour le Japon. On en revient à une appréciation plus réaliste
des choses quand on prend en compte les échanges entre les seuls
pays européens : la part de l’Europe dans le commerce mondial se
monte alors à un peu plus de 12%, pourcentage comparable à celui
des États-Unis et du Japon. Il n’y a donc aucune raison sérieuse
de prétendre que l’économie européenne ou française n’est prospère
qu’en raison de ses échanges extérieurs.
Si, jusqu’à la fin des années Quatre-vingts, l’essentiel de la croissance
des échanges a porté sur les produits manufacturés, il n’en est
plus de même aujourd’hui. On observe même un ralentissement de la
dynamique des échanges tandis que leur nature se modifie. L’échange
devient de plus en plus immatériel : chaque jour, s’échangent sur
les marchés financiers environ 1400 milliards de dollars.
Le prix Nobel d’économie Maurice Allais remarquait, en 1991, qu’à
un dollar de marchandise exportée correspondaient 10 dollars de
flux financiers. La bulle financière et spéculative, qui a causé
les crises mexicaine, russe et asiatique de ces dernières années,
s’oppose ainsi à tout assainissement de l’économie internationale.
Jusqu’à quand ?
On voit bien alors qu’à persister dans le dogmatisme libre-échangiste,
on sort de l’observation des faits économiques pour rentrer dans
la voie de l’idéologie... ou servir des intérêts très restreints.
La “prospérité par le commerce international” devient le rideau
de fumée d’apparence scientifique qui fait avaler le mondialisme,
à l’instar du marxisme qui prétend que la lutte des classes est
un phénomène historique pour en déduire qu’il faut abolir la propriété
privée.
Contrairement à ce que l’on dit, l’industrie manufacturière française
est d’ailleurs l’une des plus ouvertes du monde, avec 24% des emplois
contrôlés par des firmes étrangères, chiffre à peu près équivalent
à celui de la Grande-Bretagne et très supérieur à ceux observés
en Allemagne et aux États-Unis (environ 10%).
La “financiarisation” de l’économie mondiale par les échanges extérieurs
touche particulièrement la France, ce qui ne peut qu’accroître sa
vulnérabilité et pose la question de sa souveraineté : de 1980 à
1998, la part de la capitalisation boursière de la place de Paris
détenue par des sociétés étrangères est passée de 10 à 35%.
La promotion d’une monnaie unique comme l’euro, pour laquelle les
gouvernements français ont très fortement milité (bien plus que
les Allemands, a fortiori les Britanniques), fait aussi partie de
cette application d’une idéologie à l’économie. Loin de conforter
l’économie européenne et française, il en accélère la mondialisation,
c’est-à-dire la fragilité structurelle.
Reposant, à l’instar du libre-échangisme, sur un postulat erroné,
l’intégration d’économies nationales différentes devant “nécessairement”
engendrer une monnaie forte, l’euro a surtout démontré que n’étant
pas appuyé, comme le dollar, sur une économie nationale très cohérente,
produite par un peuple à peu près homogène sur un territoire doté
de ressources diversifiées, il était une chimère : il a perdu depuis
sa création plus du quart de sa valeur.
Ces dogmes, appliqués sans discernement, ont occulté la question
: l’économie est-elle une fin en soi ? Car en France, en Europe,
dans le tiers-monde, les sociétés naturelles, famille, métier, village,
sont les premières victimes de l’idéologie dominante ultra-échangiste.
C’est la division internationale du travail et l’application du
modèle uniforme de développement industriel, agricole intensif ou
monocultural, qui a destructuré les sociétés africaines et orientales,
créé et avivé les pressions migratoires.
La recherche du moindre coût et de la productivité entraîne les
délocalisations, c’est-à-dire le transfert des unités de production
dans les pays où les coûts, notamment ceux du travail, sont les
plus bas, et où l’homme passe au second rang.
L’environnement et ses équilibres sont également victimes d’un développement
économique indifférent à ses mécanismes. Alors que la nature accumule
les stocks, l’économie développe les flux, donc épuise les stocks,
d’autant plus facilement qu’ils n’ont pas de prix apparent ou mesuré.
L’ultra-compétition entre les économies voulue par le libre-échangisme
a pris aujourd’hui entre les puissances mondiales une forme nouvelle
qui, certes, ne tue pas directement comme la guerre traditionnelle
mais qui, aujourd’hui dans l’Europe des Quinze, a fait néanmoins
cinquante millions de pauvres ou de chômeurs, c’est-à-dire cinquante
millions de victimes.
Contrairement à une analyse artificielle, il y a une profonde filiation
entre l’étatisme et le libre-échangisme : chacun se nourrit de l’autre
en une ténébreuse alliance. Chacun veut construire un homme nouveau
en l’insérant dans des relations économiques artificielles qui le
coupent de ses solidarités naturelles. L’Europe de Bruxelles ne
se construit-elle pas sur une construction réglementaire délirante
?
Nous n’acceptons pas de voir sacrifiés les Français au “meilleur
des mondes” que d’aucuns appellent de leur vœux : “Au sommet de
la pyramide, on trouve les “hypernomades ”, capables d’utiliser
librement et sans manipuler l’information, les seuls à voyager physiquement
sans cesse d’un continent à l’autre... Au bas de la pyramide, les
exclus, exclus de la société et des technologies, les “infranomades”,
qui ne voyagent que de quelques kilomètres pour trouver de quoi
manger... Et au milieu, une classe moyenne qui vivra par procuration,
dans le virtuel, dans des distractions exacerbées par les nouvelles
technologies, pour ne pas penser, pour ne pas se révolter, “nomades
virtuels”. C’est pour cette raison que le secteur des loisirs prend
une importance aussi considérable” ( J. Attali, Libération, 5 mai
2000).
Les principes :
PROTECTION ET LIBERTÉ
Le Front National est, depuis toujours, attaché aux libertés économiques
et à la libre-entreprise. Cependant, il les tient moins pour des
fins exclusives de l’économie que pour des moyens propres à libérer
les potentialités de dynamisme et de responsabilité des Français.
DÉFENDRE LE MARCHÉ NATIONAL PAR
UN PROTECTIONNISME RAISONNÉ
Il n’existe pas d’économie en soi, mais une économie propre à chaque
société humaine, économie qui doit se développer dans le respect
de l’intérêt national.
Il est donc logique de redonner à la France (et, si cela est possible,
à l’Europe) des frontières économiques, de les maintenir, de faire
qu’elles existent aussi bien entre les nations qu’entre l’Europe
et le reste du monde. Afin de rétablir une vraie prospérité économique
en France et en Europe, il est donc impératif de réguler les échanges
en un “protectionnisme raisonné”.
La France prendra donc la tête des nations désireuses de faire prévaloir
sur le plan international d’autres mécanismes que ceux de l’ultra-libre-échangisme.
Elle travaillera en ce sens, préférentiellement de manière bilatérale,
ou au sein des organisations internationales spécifiques.
METTRE LA LIBERTÉ AU SERVICE DE
LA PROSPÉRITÉ
Notre objectif est d’assainir l’économie et d’obtenir une réduction
du chômage, une augmentation de la richesse et une monnaie nationale
considérée. Pour atteindre ce but, il faut faire bénéficier les
Français d’un allégement massif des ponctions fiscales et sociales
et réduire les dépenses publiques en prohibant les déficits budgétaires.
Cela implique prioritairement une réforme fiscale d’envergure. Elle
portera tant sur la fiscalité des personnes physiques que sur la
promotion de l’épargne du plus grand nombre et la fiscalité des
activités en tenant compte de leur taille (artisanat, agriculture,
PME...).
La poursuite des déficits budgétaires – encore supérieurs à 200
milliards de F. pour le seul État – , a pour conséquences le maintien
à un haut niveau des prélèvements obligatoires et le recours massif
à l’emprunt par le Trésor public qui détourne l’épargne de l’investissement.
En outre, le financement de la dette publique à hauteur d’un quart
par des “non-résidents”, est une menace sur notre indépendance nationale.
Le recul de l’étatisme confortera la souveraineté de la France dont
la monnaie – le Franc – doit demeurer un des symboles.
Jusqu’ici, les “privatisations” ont surtout consisté à transformer
un monopole de droit public en un monopole financier de fait. Il
est donc préférable de ne mettre sur le marché que 40% des actions
des entreprises publiques et de distribuer les 60% restants aux
familles françaises et aux contribuables.
Effort, liberté, protection, l’économie soumise au principe de réalité
concourt à l’indépendance du pays, gage de sa véritable prospérité.
Les propositions du FN :
PRODUIRE
FRANÇAIS
REVENIR À UN PROTECTIONNISME RAISONNÉ
1. Faire entendre la voix des nations dans les relations économiques
extérieures
La France proposera soit de manière bilatérale, notamment à ses
alliés et aux pays francophones, soit dans les enceintes internationales,
les moyens de maîtriser la compétition économique internationale,
conformément aux principes suivants :
- la reconnaissance du droit des nations à se prémunir contre
la destruction des branches qui sont vitales pour leur existence
et leur indépendance ;
- le réexamen des mécanismes économiques d’aide au tiers monde,
en les aidant à faire progresser le niveau de vie de leurs populations
dans des structures adaptées à leur culture pour tarir à la source
les flux migratoires ;
- la prise en considération des effets destructeurs et déracinants
de l’ultra-libre-échangisme pour l’équilibre social et l’identité
des nations ;
- l’intégration, dans les coûts des échanges internationaux, de
dépenses “non productives” au sens de l’économie actuelle : défense
du patrimoine architectural et des paysages, promotion de la langue,
niveau de protection sociale et familiale, investissements destinés
à revivifier le monde rural, etc. Le degré actuel de perfectionnement
des comptabilités nationales rend possible ce type de calcul.
2. Assurer le filtrage des flux commerciaux
Il convient, pour sauvegarder nos industries, d’établir une protection
permanente, flexible et pragmatique aux frontières nationales.
Des prélèvements y seront instaurés pour compenser les écarts
de coût de main-d’œuvre ou de conditions de travail avec certains
pays du monde. Des contingents d’importation pourront également
être appliqués à certains types de produits ou de biens. La France,
si l’Union européenne n’y est pas favorable, se dotera d’un outil
de défense commerciale, à l’instar des Sections 301, Super 301
et Spécial 301 de la législation commerciale des États-Unis.
3. Reconquérir le marché intérieur
La reconquête du marché français passe par la reconstitution d’un
tissu d’entreprises capables de fournir à l’industrie française
la plus grande partie de ses biens d’équipement. Ces mêmes entreprises
pourront alors être demain les leaders de la conquête de marchés
extérieurs plus diversifiés et plus stables que les seuls marchés
de l’aviation, de l’armement et de l’agro-alimentaire. Comme dans
toutes les grandes nations industrielles, des actions de promotion
des produits français seront organisées auprès des consommateurs
pour qu’ils achètent français.
4. Aider nos entreprises sur les marchés
extérieurs
Il conviendra, tout d’abord, de réorganiser les services administratifs
chargés du commerce extérieur et d’améliorer leur efficacité.
Ensuite, la COFACE (Compagnie française d’assurance du commerce
extérieur), verra son activité réorientée de manière à ce qu’elle
consacre l’essentiel de ses ressources aux projets des petites
et moyennes entreprises. Cet organisme devra d’ailleurs être dirigé
paritairement par l’État et les professionnels, ce qui permettrait,
à travers un système de cotisations versées par les bénéficiaires
de ses interventions au prorata de celles-ci, d’alléger la charge
financière qu’il fait peser sur le budget de l’État.
RÉVISER LES MODÈLES D’AIDE AU DÉVELOPPEMENT
5. Repenser les mécanismes d’aide économique aux pays du tiers-monde
L’aide sera accordée de façon à conforter les micro-économies
locales en rompant avec le modèle dominant industriel et urbain
et à assurer, au besoin en commande directe, les services collectifs
essentiels (l’ordre public et la santé, par exemple), ainsi qu’il
est exposé dans le présent programme au titre de la Politique
étrangère.
6. Alléger la charge de l’immigration
La présence sur le sol français d’une immigration massive et incontrôlée
représente pour notre pays une charge financière exorbitante :
l’étude de M. Pierre Milloz a évalué son coût à près de 300 milliards
de F. en 2000. La politique d’inversion des flux migratoires que
nous préconisons entraînera, dans un premier temps, une économie
annuelle de 135 milliards pour l’État et de 74 milliards de F.
pour les organismes sociaux.
7. Construire une grande politique franco-africaine
Ainsi qu’on l’a vu dans le chapitre consacré à la Politique étrangère,
la France développera une coopération renouvelée avec le tiers-monde,
en commençant par le monde francophone africain.
FAIRE RECULER L’ÉTATISME POUR RESTAURER
L’ÉTAT-ARBITRE
8. Lancer et mettre en œuvre la réforme structurelle des prélèvements
obligatoires
Faire reculer l’étatisme implique de s’attaquer non pas à la dépense,
mais à la recette. Quand on collecte moins d’argent, on dépense
forcément moins alors qu’à l’inverse, on est toujours tenté de
ne faire que des baisses marginales. C’est le sens du “Pacte fiscal
pour la prospérité française” décrit au chapitre Fiscalité.
9. Réduire les dépenses publiques et
sociales de 75 milliards de F. par an sur 10 ans
Le piège classique est d’opposer socialisme et libéralisme. C’est
un faux débat mis en scène par l’Établissement pour abuser les
Français. C’est l’intérêt national, et non l’idéologie, qui nous
fait choisir l’allègement de la pression fiscale sur tous et la
liberté de choix pour l’indispensable protection sociale de chacun.
Il est donc nécessaire de réduire d’abord, et d’annuler ensuite,
l’écart existant entre le montant global des prélèvements obligatoires
en France et celui qui existe dans les pays comparables au nôtre
(OCDE, par exemple). Ce différentiel est d’à peu près 750 milliards
de francs composé, pour une partie, de 500 milliards de francs
de dépenses publiques et, pour l’autre partie, de 250 milliards
de dépenses d’institutions sociales. Un tel effort se fera sur
plusieurs années.
10. Recentrer l’État sur ses missions
régaliennes
Le premier axe d’intervention porte sur l’État, au sens large
du terme, y compris les collectivités locales, les établissements
publics et les entreprises publiques, qu’il faut faire revenir
à ses missions régaliennes, sans pour autant choisir l’extrémisme
du tout-marché. L’effort portera particulièrement sur cinq départements
de l’action gouvernementale : l’éducation, avec le chèque scolaire,
la formation professionnelle rendue aux professionnels, le repli
de l’interventionnisme socio-économique, la mise en œuvre d’une
vraie décentralisation, l’arrêt de toute immigration et l’allègement
du fardeau qu’elle constitue pour le Pays.
11. Désétatiser la société française
Le second axe d’intervention porte sur la remise à la libre-entreprise
(ce qui ne veut pas dire aux grands groupes du capitalisme financier
!) de tout ce qui a trait à des biens ou services “commercialisables”
en utilisant le “capitalisme populaire” ou la reprise par les
salariés (RES), en développant les formules de sociétés coopératives
de production ou de main-d’œuvre, pour les télécommunications,
les transports, les loisirs, l’industrie - à l’exception de l’énergie
-, les activités financières...
Il faut aussi mettre fin à la “subventionnite” : une amputation
annuelle de 10% des crédits publics affectés aux interventions
économiques et socio-culturelles – sauf exception justifiée –
jusqu’à leur quasi-extinction, sera programmée.
12. Rendre la protection sociale aux
professions et aux métiers
Le troisième axe d’intervention porte sur la solidarité et la
protection sociale. Ainsi qu’on le verra au chapitre Social, l’application
de la préférence nationale et une liberté de choix accrue pour
les cotisants augmentera leur contrôle sur la protection sociale
et permettra d’économiser des sommes considérables gaspillées
dans ce secteur.
13. Affecter les disponibilités budgétaires
aux priorités nationales de gouvernement
La disparition progressive des déficits budgétaires, la détente
sur les taux d’intérêt en raison de la diminution des appels de
l’État au marché financier, la progression de la création de richesses
grâce au dynamisme d’une économie allégée de prélèvements trop
lourds, créeront les conditions d’une augmentation des recettes
qui, jointe aux économies réalisées par ailleurs, permettront
le financement des priorités nationales : la famille, la défense,
la sécurité et la justice, la ruralité, le rayonnement de la France
dans le monde.
14. Conforter la stabilité du Franc
La stabilité de notre monnaie ne peut être artificiellement obtenue
au prix de la croissance et de l’emploi, ce qui est le cas lorsque
l’on pratique, comme aujourd’hui, la rigueur monétaire et le déficit
budgétaire. La politique d’assainissement des comptes publics
décrite ci-dessus aura pour conséquence d’adosser la force du
Franc, monnaie souveraine de la France depuis le 14e siècle, à
celle de son économie.
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