Introduction

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300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
Introduction
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà
des Françaises et des Français qui se reconnaissent
dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire
à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement
délirante, s’en prend à un pays européen
parce que son gouvernement, issu d’élections régulières,
inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages,
nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés,
mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils
sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque
refuse le baptême à un catéchumène
parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand
un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire
parce qu’il est élu du Front National, nous sommes
en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles
de réunion, le “harcèlement démocratique”
lors des élections, la justice à deux vitesses pour
les patriotes, la déchéance des mandats électifs
prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation
permanente, les déclarations de “guerre à
mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et
la diffamation d’État où s’est complu
un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième
millénaire, triste “rite de passage”, sont
prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme
qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas
moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu
raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison
pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat
public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs
enfants, c’est parce que l’offre politique, comme
disent les “politologues”, est des plus réduites
: du Figaro à Libération et de Krivine à
Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à
quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis
de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé
nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons
toujours préféré l’inconfort de la
vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous
avons toujours été du côté de la Vérité
et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs
du communisme, à l’époque où de Giscard
à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine
était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens
aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés
par un marxisme à prétention puritaine qui causa
le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant
d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï,
là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie,
européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière
laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique,
les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés
de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance
et de la souveraineté françaises : nous n’avons
jamais cherché des modèles ni trouvé des
guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles
ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires
pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés.
L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus,
hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui,
les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes,
serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour
rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la
continuité des politiques socialo-libérales, ou
le choix de l’alternative, c’est-à-dire la
voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses
“solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste;
elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à
“l’âge d’or” promis par les cosmopolites.
Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français
les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés
: la perte de l’indépendance et de la souveraineté,
le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès
des charges et des impôts, l’immigration galopante,
la dénatalité et la ruine des familles, la disparition
de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est
possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté,
sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes
auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit
la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein
du cadre national qui, l’expérience récente
comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi
indispensable à la vie que le bordage d’un bateau
: le rempart contre les flots menaçants et la coque qui
renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité
et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on
fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle.
Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité
française doit être acquise, pour l’essentiel,
par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si
l’étranger qui la sollicite en est digne. La France
ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra
donc en place, avec le concours des États concernés,
le retour des immigrés dans leur pays d’origine,
dans des conditions de dignité et de respect des personnes.
La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel,
sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel
de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes
les atteintes portées à ces dernières seront
remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht
et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle
n’obtient pas la protection de ses intérêts,
la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions
de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts
des salariés français et de leurs entreprises seront
défendus. Le monde reste dangereux : nos armées,
mieux équipées, mieux préparées aux
nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5%
du produit national. Présente dans le monde entier autant
par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France
fera d’abord valoir ses intérêts comme elle
défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer
la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité.
C’est pour cela que les délinquants doivent être
justement condamnés au terme de leur procès et purger
la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie
pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis.
La dignité de la Justice est à l’image d’un
grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats,
gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues
contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels
comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et
les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut
que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les
Français doivent, tout d’abord, être prioritaires
dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs
sociaux doivent leur être accordés de façon
prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir
une protection raisonnable de notre économie par la taxation
des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin,
diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement
à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national)
et progressivement en deçà, notamment en supprimant
l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions
totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire
libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir
leurs libertés fondamentales sur les officines de toute
nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent
les réduire en servitude. Le référendum sera
élargi aux questions de société et le référendum
d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel
permet à chacun d’être représenté,
il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée
contre la corruption et les corrompus sévèrement
châtiés. Les élus coupables seront inéligibles.
Le cumul des mandats sera très strictement limité.
Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays
sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé
et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y
a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille
de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors,
nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance
et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
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