Introduction

IDENTITE
 SOUVERAINETE
 SECURITE
 PROSPERITE
 FRATERNITE
 LIBERTE
|
 |
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion
|
|
300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
I LIBERTE DE LA CULTURE : ENRACINER L'AVENIR
Le constat du FN :
LE GÉNOCIDE CULTUREL
Dans le carré diabolique de la destruction de la France menée par
les politiciens de l’Établissement, après l’extinction biologique
(la dénatalité française), la submersion migratoire (l’immigration
de peuplement), la disparition de la Nation (l’euromondialisme),
le quatrième côté est celui du génocide culturel.

Depuis près de quatre décennies (en fait, depuis la “culture Malraux”,
qui ne renia jamais son engagement marxiste), la civilisation française,
chef-d’œuvre patiemment construit au cours des siècles et mondialement
reconnu, y compris par des peuples à qui nous opposaient des conflits
violents, est systématiquement détruite.
Cette entreprise de liquidation de nos racines spirituelles et naturelles
vise à rendre amnésiques les Français sur leur propre sol. Notre
pays est sa cible principale, parce que sa civilisation élève l’homme
et fait rempart à la barbarie.
“CIVILISATION” OU “CULTURE” ?
Alors que le budget du ministère de la Culture n’a jamais été aussi
élevé et que son action est relayée par les collectivités locales,
la civilisation française, enracinée dans le temps et dans l’espace,
est subvertie dans son contraire : la culture mondiale de masse.
Le glissement du terme “civilisation” au terme “culture” n’est pas
indifférent.
La “civilisation” est à la fois état et mouvement. Elle est état
en ce sens qu’elle forme un tout ordonné, produit du Beau, du Bien
et du Vrai dans tous les ordres de l’activité humaine : la civilisation
française est autant dans sa gastronomie que dans ses cathédrales,
dans l’harmonie de ses paysages (pour autant qu’ils n’aient pas
été normalisés par l’agriculture PAC) que dans la perspective des
jardins de Versailles. Elle est mouvement en ce sens qu’elle propose
un modèle vivant dont chaque génération s’inspire pour le porter
plus loin, plus haut, à la fois enrichi et différent : la poésie
d’un Chénier répond à celle d’un Villon comme Degas fait écho à
La Tour et Ravel à Couperin.
La “culture” au sens actuel, n’est absolument pas le produit d’un
ordre qui vise l’excellence. Elle ne fait que consacrer la valeur
économique ou conjoncturelle de pratiques individuelles ou collectives
à prétentions intellectuelles ou artistiques. Il ne suffit pas de
décréter que tout est “art” pour que cela en soit. La “culture Lang”,
qui en est l’archétype, refuse toute idée de Beau, toute hiérarchie,
toute propension de l’activité artistique à élever l’âme et l’esprit
: elle mettra sur le même plan, Mozart et le rap, les colonnes de
Buren et le vitrail de Chartres... avec une préférence pour ce qui
est reconnu par l’État.
La civilisation fait du Beau l’étalon de toute production de l’esprit
et de la main, la “culture” sacralise la laideur ou le non-sens,
voire le régressif ou le sordide. D’où sa dernière caractéristique
: le totalitarisme.
La civilisation, fruit du Beau objectif, autorise une grande liberté
de création, parce que les pouvoirs publics en reconnaissent et
en respectent les fondements. L’empereur Auguste, les Médicis, Louis
XIV, par exemple, tous personnages à la forte personnalité et très
conscients de leur prestige, se sont entourés d’artistes dont ils
ont encouragé le génie... mais qu’ils ont laissé librement créer.
La culture subventionnée par l’État culturel, selon l’expression
de Marc Fumaroli, ne reconnaît que ce qu’elle subventionne et ne
délivre de brevet d’existence qu’à ce qu’elle contrôle. La civilisation
sublime la liberté du créateur, la “culture” impose à l’artiste
l’uniformité totalitaire.
“CULTURE DE MASSE”, CULTURE “BRANCHÉE”,
“FOLKLORE”
Il y a, tout d’abord, la culture de masse proprement dite. C’est
la forme moderne du panem et circenses antique (“du pain et des
jeux”), constitué par le magma des jeux télévisés, des spectacles
à grand renfort publicitaire tous politiquement corrects, que distribuent
au peuple, pour le tenir abêti et hébété, soumis et assoupi, les
financiers du show-biz aux ordres des lobbies.
Le peuple n’est plus considéré pour ce qu’il est, communauté structurée
selon l’ordre naturel des familles, des communes, des provinces,
dans des professions ou des métiers, mais comme un “consommateur
de culture”. A la culture populaire, la vraie, partie de la civilisation
qui découle de la vie quotidienne des individus dans un pays ou
une activité réels, on substitue la culture de masse, fabriquée
par des “fils de pub” : pour ces derniers, la “culture” est un moyen
de faire de l’argent. Ils livreront donc des productions médiatiques
ou médiatisables, vite faites, vite vues, vite oubliées.
Il y a, ensuite, la culture propagée par les classes dirigeantes,
fascinées par le nouveau, le périssable par essence, selon Paul
Valéry, et dont les dilections culturelles sont surtout prétexte
à se faire connaître dans la compétition qui les opposent à leurs
rivaux. Après la culture des “bas lieux”, pré-digérée pour “le peuple”,
la culture des “hauts-lieux”, très politiquement correcte et fondée
sur la transgression des valeurs morales, élève au rang de culture
telle pratique ou activité, devant laquelle il convient que chacun
s’incline... en attendant la prochaine mode culturelle. La tocade
chiraquienne pour les “arts premiers” participe de cette culture
branchée dont le néant n’a d’égal que la logorrhée qui la “promotionne”.
Enfin, il y a la culture muséable qui rationalise la mémoire collective,
et gère le passé dans le but de réduire culture nationale et cultures
régionales à l’état de stock folklorique inoffensif, participant
du “patrimoine de l’humanité”. Le folklore n’est plus alors perçu
comme la permanence de traditions de chant, de danse, de poésie,
exprimant l’âme de nos provinces. On lui accorde l’attention condescendante
due à des formes jugées inférieures, puisqu’elles viennent du passé
et n’ont pas ce ferment de “futurisme” qui caractériserait la “véritable
culture” : un morceau de rail tordu dans un tas de sable (vu au
Centre national “d’art contemporain”) sera toujours pour ces gens-là
supérieur à une bisquine cancalaise ou aux tissus imprimés de Provence.
Certaines restaurations du patrimoine sont, à cet égard, un alibi
: la remise en état du palais de justice de Rennes (ancien palais
des États de Bretagne), gravement endommagé par un incendie, cache
la division par quatre des crédits de restauration des grands monuments
(châteaux et cathédrales, propriétés de l’État), diminution qui
met en péril métiers d’art et entreprises spécialisées par dizaines.
LE ROYAUME DE LA PRÉBENDE
La principale caractéristique de la culture officielle est de faire
travailler le cercle des “amis” en dehors duquel il n’y a point
de salut. Si les moyens du ministère ont augmenté de 60% entre l’année
1990 et l’année 2000, la manne de l’État culturel n’est pas pour
tout le monde : les commandes publiques d’œuvres d’art contemporain,
qui progressent de 30% par an, vont toujours aux mêmes, les Buren,
Arman, César, Soulage, Debré, etc. Avec la création, en 1981, du
Centre National des Arts Plastiques (CNAP), l’achat d’œuvres d’art
d’artistes contemporains – forme de mécénat intelligent – est totalement
verrouillé puisque l’art contemporain est, a priori, conçu comme
non-figuratif.
Il en résulte un réseau de créateurs dépendant exclusivement du
système politico-culturel. Ils échappent ainsi à la seule vraie
sanction pour un artiste : l’appréciation de son œuvre par un large
public. Pendant ce temps, l’achat d’œuvres par des personnes privées
s’est effondré, le ministère des Finances ayant relevé de 5,5% à
19,6% la TVA sur les œuvres d’art. Résultat : la France n’a plus
de marché libre de l’art. Vendeurs comme acheteurs vont à Monaco
ou à Londres, où la fiscalité est beaucoup plus modérée d’autant
plus facilement que, euromondialisme oblige, le monopole des commissaires-priseurs
français a été aboli !
Ainsi, par ses achats dominant le marché, l’État culturel règne
en maître sur les artistes. Le propriétaire d’une galerie avoue
: “Le système tourne en rond. Les artistes français sont inexportables”
(Le Figaro, 25 octobre 1998). Tout à la fois, il les forme selon
son goût, distribue faveurs, bourses, voyages d’études, ateliers,
aides à l’exposition, détermine la cote des œuvres, assure leur
promotion et assiste l’artiste en permanence. On retrouve ainsi
le schéma bien connu des défuntes démocraties populaires. La France
vit aujourd’hui sous un “art officiel”.
LA RUE DE VALOIS CONTRE LE BEAU,
LE BIEN, LE VRAI
Quand l’État tient les artistes par les cordons de la bourse, l’art
bureaucratique n’est pas loin. Mais la culture néo-socialiste n’a
pas seulement socialisé l’art, elle exerce désormais son emprise
sur toutes les autres activités de l’esprit.
Les musées, gardiens de la mémoire et de la beauté des plus belles
œuvres de notre civilisation, font l’objet d’une orientation à caractère
totalitaire. Ce qui va dans le sens du pouvoir est aidé, encouragé,
médiatisé, ce qui ne plaît pas est occulté, voire abandonné dans
l’attente de sa disparition. Il n’est ainsi pas innocent que les
“armes de la Couronne” soient dispersées dans le “nouveau” Louvre
ou que le château de Falaise (lieu de naissance de Guillaume de
Normandie) soit flanqué d’une tour de béton style bunker. De façon
plus expresse et plus caricaturale, le “Musée de la paix” de Caen
mélange le Débarquement et “l’épuration ethnique” en Yougoslavie.
Des domaines tels que, par exemple, l’illustration des romans ou
des livres d’histoire, l’affiche, sont considérés par l’intelligentsia
comme mineurs. Il est vrai que, pour présenter des œuvres significatives
en nombre et en qualité, il faut accepter le pluralisme, lequel
va évidemment à contresens de l’histoire officielle. Cette politique
de conformisme idéologique a vu une bibliothécaire de lycée “épurer”
de ses rayonnages les ouvrages d’écrivains ou d’historiens considérés
comme de “droite”, de Castelot à d’Ormesson, mais aussi Soljenitsyne
ou Volkoff ! Si le ridicule tuait la culture de gauche, il y a longtemps
que nous en serions débarrassés...
A contrario, comme au musée d’Orsay, la culture officielle soutient
des projets historiquement aberrants et intellectuellement absurdes
: on fait partir le 19e siècle de 1848, parce que c’est une date
symbolique de l’historiographie socialiste.
Des projets de musées “sans exposition” style Futuroscope, permettant
grâce aux techniques audiovisuelles modernes toutes les manipulations,
sont encouragés. Les dirigeants locaux du RPR et de l’UDF ne sont
pas les derniers à sacrifier à la culture officielle. Ainsi Jacques
Chaban-Delmas laissa-t-il se dégrader son musée municipal de peinture,
fort riche, pour investir à grands frais dans une ancienne halle
commerciale dont il fit un musée “d’art contemporain”.
Jacques Toubon (premier ministre de la Culture à subventionner le
rap et à trouver du talent au groupe NTM...), pose ostensiblement
dans son bureau parisien devant des toiles d’Alberola, un des peintres
favoris de la culture néo-socialiste. Quant à Philippe Séguin, il
a doté la ville d’Épinal d’un Buren et d’un César.
Le sommet de la culture officielle a été atteint sous le règne de
Mme Trautmann qui fit du ministère du même nom – et des crédits
payés par l’impôt de tous les Français – un outil de combat contre
le Front National : “Il existe une autre menace pour la création
artistique. Il s’agit d’une menace intérieure qui, au nom de la
défense de l’identité nationale et régionale, prône le repli sur
soi, le refus et l’exclusion des influences extérieures, tout en
prétendant définir les règles intangibles du beau, du bien et du
vrai” (Lettre d’information du ministère de la culture et de la
communication, 7 octobre 1998, page 9). Un “ministre de la culture”
contre le Beau, le Bien et le Vrai, tout est dit !
Les principes :
LE BEAU, LE BIEN, LE VRAI
Le Front National n’adhère, lui, en rien aux idéologies totalitaires
du XXe siècle qui ont fait de la culture un instrument de leur politique
et imposé des “standards” aux œuvres de la pensée, de la littérature,
de la peinture, de la musique ou de l’architecture. Mais nous entendons
résister au conditionnement marxiste, à la domination des puissances
d’argent, à l’impérialisme culturel cosmopolite. Nous n’avons pas
besoin de chercher ou d’importer un modèle, de tenir un “discours
culturel”. Nous savons que la France est riche d’une civilisation
exceptionnelle qui a mêlé, pour le meilleur, la Nature et la Grâce
: il nous suffit d’être fidèles à cet héritage.
L’ENRACINEMENT
Toutes les grandes civilisations ont laissé des œuvres universelles,
qui marquent parce qu’elles sont l’expression de la fécondité créatrice
du peuple qui les a produites. Il n’y a pas de civilisation sans
un sol qui lui fournisse l’homme, les conditions naturelles, le
surplus propice à l’épanouissement des oeuvres de l’esprit et de
la main. Si l’art grec, l’art romain émeuvent encore aujourd’hui,
c’est parce qu’ils sont l’expression d’un peuple et d’une histoire.
Toute la France est dans les cathédrales, s’écrie Rodin, comme toute
la Grèce est en raccourci dans le Parthénon. “Les cathédrales françaises,
ajoute Rodin, sont nées de la nature française. C’est l’air à la
fois si léger et si doux de notre ciel qui a donné à nos artistes
leur grâce et affiné leur goût”.
L’UNIVERSEL
Contrairement à ce que prétend l’idéologie culturelle contemporaine,
l’artiste a besoin d’un modèle, il doit obéir à des règles qui,
en s’imposant à lui, le contraignent à se dépasser. Il maîtrise
nécessairement une technique propre, fruit d’un difficile apprentissage.
Il arrive certes que l’artiste rompe avec un passé immédiat, mais
c’est alors pour retrouver un passé plus lointain. Car l’art n’est
jamais imitation, mais dépassement, tension vers le Beau absolu.
Il s’agit de suggérer tout autre chose que ce qu’on peut représenter
ou décrire, de l’infini avec du fini, la divinité par un corps mortel,
un amour qui traverse la mort. Toute belle oeuvre d’art, implicitement
ou confusément, recherche le Souverain Beau, même si elle n’y parvient
pas. C’est ainsi qu’elle est universelle.
LE RÔLE DU POLITIQUE
L’art véhicule des valeurs spirituelles et morales comme des normes
esthétiques : un peuple qui se les verrait imposer par des lobbies
ou des forces étrangères perdrait jusqu’au droit à l’existence.
Le rôle du Politique sera donc de faire respecter et de conforter
l’identité culturelle de la Nation. Il doit appuyer dans tous les
domaines, les amoureux, les défenseurs, les continuateurs de la
véritable culture française dont les jeunes talents doivent pouvoir
être reconnus sur d’autres critères que ceux de la médiacratie.
Les propositions du FN :
ENRACINER
L’AVENIR
SE LIBÉRER DU CONFORMISME TOTALITAIRE CULTUREL
1. Restaurer la liberté d’expression et de création
Il faut libérer la pensée, l’expression écrite et la création
artistique des entraves de tous les conformismes à la mode. L’État
doit retrouver, en matière culturelle, sa vocation naturelle qui
consiste à préserver la mémoire nationale, à encourager le rayonnement
de la véritable culture française appuyée sur 1500 ans de création
continue. Les subventions publiques seront accordées aux créations
artistiques qui respectent notre identité nationale comme les
valeurs de notre civilisation.
La composition des commissions culturelles, responsables de l’attribution
des financements publics, sera revue de telle façon que les “autorités
culturelles” et les groupes de pression les plus divers ne puissent
plus imposer leurs lubies au public. Il sera dressé un bilan précis
de l’activité des multiples établissements et fonds d’intervention
en matière culturelle (CNAP, CNAL, FNAC, FRAC, notamment). Les
différents circuits de financement public seront simplifiés et
les établissements ou fonds inutiles supprimés.
2. Refuser la colonisation culturelle
L’américanisation de notre société, (qui importe les phénomènes
les plus marginaux d’Outre-Atlantique), ne cesse de s’amplifier
et de s’aggraver. Cette colonisation se nourrit de nos faiblesses.
Pour cela, il faut que les Français connaissent mieux leur civilisation
et que, renouant avec leurs racines, ils en soient fiers. L’affirmation
de la culture française est donc l’affaire de tous les Français
et non pas du seul pouvoir politique, dont le rôle se bornera
à soutenir toutes les initiatives qui iront dans ce sens.
3. Valoriser le patrimoine national et
les beaux-arts
Les collectivités publiques, et en premier lieu l’État, ont pour
mission d’assurer l’enrichissement du patrimoine national. Aussi,
les moyens budgétaires nécessaires seront-ils dégagés pour la
restauration, l’entretien et l’embellissement du patrimoine monumental
et architectural français, ainsi que pour la préservation des
sites naturels.
Les richesses archéologiques et historiques de notre pays seront
mises en valeur de façon que le plus grand nombre de Français
puisse y accéder. Les collectivités publiques encourageront ainsi
spectacles, fêtes et reconstitutions historiques, et bien entendu
aussi l’ouverture de conservatoires, de musées et de circuits
touristiques. Les grandes heures de notre histoire feront l’objet
de célébrations nationales.
4. Préserver les patrimoines culturels
privés
L’héritier qui garde et restaure envers et contre tout une demeure
familiale, l’amoureux des vieilles pierres qui consacre son épargne
à la remise en état de monuments, le collectionneur qui préserve
le témoignage des temps passés, tous doivent bénéficier d’une
législation fiscale favorable (impôt foncier, droits de succession,
TVA réduite sur travaux), car ils protègent ainsi le patrimoine
de tous les Français.
PROMOUVOIR ET DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE
5. Protéger la langue française dans notre pays
“Un peuple qui perd sa langue, perd son âme” (Frédéric Mistral).
La renaissance de la véritable culture française implique nécessairement
la défense et la promotion de la langue nationale à l’intérieur
et à l’extérieur de nos frontières. Un Conseil de défense de la
langue française, constitué à partir des académies de l’Institut
de France mais aussi du monde politique, scientifique et économique,
sera créé pour s’opposer au jargon et au franglais qui envahissent
notre langue. Les sanctions pour atteintes délibérées à la langue
française seront renforcées dans le cadre de la loi de 1994.
6. Promouvoir la langue française dans
le monde
Il convient, pour la diffusion du français à l’étranger, d’adopter
une attitude offensive. L’enseignement de notre langue à l’étranger
doit être revitalisé, en particulier parmi les jeunes Européens
qui ne l’étudient plus guère. Une politique active de rénovation
et d’implantation d’écoles et de lycées français à l’étranger
sera conduite dans le cadre d’accords bilatéraux. L’action des
services diplomatiques et de coopération français à l’étranger
sera accentuée en ce domaine, notamment à l’égard des pays francophones
ou traditionnellement francophiles. Le réseau de l’Alliance française
sera étendu. Tous les moyens modernes de diffusion (les satellites
géostationnaires notamment) seront développés pour soutenir la
présence culturelle française sur tous les continents, en particulier
en Amérique du nord, au Moyen-Orient, en Afrique et dans le Pacifique,
où l’influence anglo-saxonne est très sensible.
7. Remettre la langue française à l’honneur
dans le monde scientifique
Il est inadmissible qu’un ministre de “l’éducation nationale”
(Claude Allègre) ait pu dire qu’il était souhaitable que les scientifiques
français publient d’abord les résultats de leurs travaux en anglais.
Tout sera mis en œuvre pour doter notre pays d’un ensemble de
publications internationales de qualité permettant la diffusion
à l’étranger de ses travaux scientifiques. Chercheurs et scientifiques
seront encouragés à publier leurs travaux d’abord en français.
Les établissements de recherche, les universités et l’Académie
des sciences veilleront à la publication des travaux en français.
Un programme de traduction en français des ouvrages scientifiques
de tous domaines publiés en langues étrangères sera lancé par
le ministère chargé de la recherche.
8. Encourager la lecture et le livre
Le rayonnement d’une langue passant le plus immédiatement par
le livre, il faut encourager la lecture dès le plus jeune âge.
Cela suppose le rejet de la méthode globale au profit de la méthode
syllabique qui, seule, donne les bases suffisantes pour une bonne
maîtrise de notre langue écrite et orale. Par ailleurs, les pouvoirs
publics dégageront les crédits nécessaires à la rénovation des
bibliothèques et à la valorisation de leurs fonds auprès des Français.
Les universités seront aidées pour rénover leurs bibliothèques
et se doter d’une capacité d’édition comparable à celle de leurs
homologues européennes ou américaines. Les collectivités locales
mettront en place des chèques-lecture pour favoriser l’achat de
livres au profit des plus jeunes.
9. Préserver les langues régionales authentiques
dans le respect de la langue française
Il n’est nullement choquant qu’Alsaciens, Basques, Bretons, Corses,
Picards... soient attachés à leurs coutumes et spécialement à
leur langue locale. Les langues régionales authentiques doivent
pouvoir être transmises, mais, en aucun cas, elles ne doivent
prendre un caractère obligatoire ni remplacer la langue française,
qui doit demeurer la langue officielle et courante de tous les
Français.
10. Rendre possible un nouveau printemps
pour le théâtre français
S’il veut regagner les faveurs du public, le théâtre devra, plutôt
que de se perdre dans des recherches expérimentales souvent absconses,
retrouver sa vocation populaire.
C’est ainsi que vis-à-vis des choix, au sein du répertoire contemporain
et en matière de soutien aux créations, il faut mettre fin au
sectarisme dont font preuve les pouvoirs publics. Le Festival
d’Avignon, dont la programmation est essentiellement réservée
aux créations, permet à l’ensemble des décideurs du théâtre nationalisé
ou subventionné de venir choisir des pièces qui se joueront dans
toutes les MJC (Maisons des jeunes et de la culture, fondées par
Malraux et récupérées par la gauche la plus extrémiste) et dans
toutes les salles subventionnées.
Or, depuis la grande époque de Jean Vilar, le Festival d’Avignon
s’est considérablement étiolé. La caution de “bonne tenue intellectuelle”
est invariablement assurée par les staliniens, les tenants de
l’absurde et les nihilistes de service, tels Brecht, Kafka ou
Beckett, à qui nous ne dénions pas un certain génie littéraire
mais qui masquent, à la manière d’une interminable rengaine, le
relatif désert de la création officielle.
On ne peut en effet se satisfaire d’un théâtre qui, sur le plan
moral et politique, ne se préoccupe que de racisme, de colonialisme
(Aimé Césaire), de nazisme (Thomas Bernhard), de fascisme (Antonio
Tabucchi) et plus récemment “d’homophobie”. Nous ne nions pas
la qualité d’un Bernhard ou d’un Césaire, mais pourquoi ne joue-t-on
jamais Paul Morand ou Léon Saint-Pol-Roux ?
Comment se fait-il qu’une pièce d’André Josset, de Tanguy Malemanche
ou de Jean Yole, ne soit jamais programmée ? Pas plus qu’on ne
voit le dérangeant et très contemporain Michel Vinaver, ancien
dirigeant d’entreprise et dramaturge, qui dénonce, de façon un
peu trop cruelle peut-être pour eux, un ordre établi dans lequel
se sont bien installés les “héros” de Mai 68.
Qu’attend-on également pour faire connaître au public populaire
les grands auteurs étrangers ? L’italien Malaparte, mais aussi
et surtout ceux qui ont été ou qui sont les témoins privilégiés
de la barbarie la plus récente, la plus contemporaine... celle
des régimes communistes, comme le tchèque Vaclav Havel (“L’interrogatoire”),
le polonais Vitold Gombrowicz (“Le mariage”) ou le roumain Carajiale,
peut-être aussi génial que Ionesco.
Une politique de prix nationaux encouragera les meilleurs auteurs
et les meilleures troupes qui devront progressivement être en
mesure de parvenir à couvrir leurs besoins. Une politique d’aménagement
de petites salles sera soutenue dans le pays. Une large place
sera faite au théâtre sur les chaînes de télévision ; les grandes
tournées en province et à l’étranger seront encouragées ; lycées
et universités seront incités à constituer des troupes d’amateurs.
Les subventions qui seront accordées comporteront une contrepartie
: monter et jouer des spectacles disposant d’un public.
LIBÉRER LA CRÉATION
11. Encourager le mécénat
Pour éviter que l’art ne soit exclusivement entre les mains de
l’État, il convient d’encourager largement la générosité privée.
Le régime fiscal des fondations sera totalement réformé, et le
développement du mécénat privé favorisé par une amélioration des
possibilités de dégrèvement fiscal sur plusieurs années. De même,
on élargira les possibilités de régler, par dation, les droits
de succession. Enfin, la transformation de patrimoines privés
en fondations d’utilité publique sera instituée.
12. Développer l’enseignement artistique
L’art véritable ne reposera jamais que sur le métier, la mémoire
et l’imagination créatrice. Il faut donc rendre ses lettres de
noblesse à l’enseignement artistique qui, seul, permet l’acquisition
d’un art, en inculque la technique et les règles formelles. Comme
il est souhaitable que le sens artistique de l’enfant s’éveille
le plus tôt possible, ces disciplines trouveront leur place dans
les programmes scolaires à tous les niveaux d’enseignement, du
cycle primaire jusqu’au supérieur. Des cours d’histoire de l’art
seront également prévus. Une haute qualification technique chez
les professeurs d’art sera exigée par le biais des concours publics.
13. Assurer la promotion de toutes les
bonnes musiques
L’apprentissage du chant choral, musique de l’âme, selon Saint
François d’Assise, de la musique instrumentale et de la danse,
sera encouragé à partir du plus jeune âge. Les salles de concerts
et les conservatoires seront développés en province. Les lycées
et les universités seront invités à organiser des concerts dans
leurs locaux. Musiciens et chefs d’orchestre français se verront
offrir les meilleures possibilités d’exercer leurs talents en
France.
Les aides de l’État aux opéras seront équitablement réparties
entre les grandes institutions parisiennes et les orchestres de
province, des troupes de chanteurs étant reconstituées pour disposer
d’un vivier de talents nationaux. Une place sur la scène lyrique
sera faite à l’opérette qui a un véritable public, mais n’a pas
actuellement l’heur de plaire à la culture officielle rabat-joie.
Rap et techno, qui ne sont pas des expressions musicales, seront
évidemment privés de tout soutien public.
14. Encourager un cinéma et un audiovisuel
français de qualité
Le cinéma est un art à part entière qui est né en France (les
frères Lumière) et s’y est particulièrement épanoui : le Front
National s’honore d’avoir compté dans ses rangs un des plus grands
metteurs en scène français, Claude Autant-Lara. Mais, aujourd’hui,
l’industrie cinématographique et audiovisuelle française ne parvient
pas à lutter contre les productions américaines parce qu’elle
n’en est trop souvent que la copie... en pire. Le principe de
l’avance sur recettes sera réformé pour qu’il cesse de bénéficier
toujours aux mêmes.
Les cahiers des charges des media audiovisuels imposeront le recours
aux créateurs français et à des œuvres dont le scénario a été
écrit en français. La promotion de la chanson, de la musique,
de la littérature et, d’une façon générale, de la culture française
constituera la priorité de l’audiovisuel public.
15. Redonner aux sports leur authenticité
Il y a deux sports : le sport de réalisation ou de dépassement
physique de soi et le sport médiatique. Ce dernier écrase évidemment
le premier. Le sport médiatique est dévalué, comme les jeux du
cirque romain, par la domination de l’argent et du vedettariat.
Un nombre limité et sur-médiatisé de sportifs de haut niveau est
l’enjeu d’un marché où ils sont vendus et revendus pour des sommes
colossales dont ils tirent, certes, une part non négligeable,
mais dont le montant va très largement au-delà de ce qui légitime
leur fonction sociale, leur talent et la pérennité de leur œuvre.
Le sport est, depuis toujours, une activité qui s’inscrit dans
les règles de l’effort ; comme tel, il reconnaît les lois de l’ordre
naturel si souvent bafouées par ailleurs. Aussi sommes-nous favorables
à une politique dynamique de soutien aux sports, conformément
à l’adage mens sana in corpore sano. L’État, dans sa fonction
d’arbitre, devra veiller et, s’il le faut, sanctionner les dérives
financières du sport commercial, en particulier en limitant tout
apport d’argent public, direct ou indirect, à ce dernier. En matière
culturelle comme sportive, il faut remettre à l’honneur les valeurs
d’excellence et d’authenticité qui fondent la grandeur de la France.
|