Introduction

IDENTITE
 SOUVERAINETE
 SECURITE
 PROSPERITE
 FRATERNITE
 LIBERTE
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300 mesures pour la renaissance de la France
ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.
II LIBERTE DES CITOYENS : RECONQUERIR LES LIBERTES FRANCAISES
Le constat du FN :
L’IDÉOLOGIE FROIDE
A l’instar de la glaciation stalinienne qui tomba sur l’Europe coupée
en deux par le “rideau de fer”, selon l’expression de Winston Churchill,
notre mouvement est la cible d’une guerre tantôt ouverte, tantôt
masquée, de la part d’un Établissement unanime, qui a pour but de
le mettre au ban de la société française. Il n’a pourtant exercé
aucune responsabilité de nature institutionnelle, qu’elle soit politique
bien sûr, mais aussi économique, financière, médiatique, intellectuelle,
pour mériter un tel traitement !
Jamais, par exemple, même au cours des années Cinquante, le sommet
de l’État ne s’attaqua ouvertement au parti communiste : le président
du Conseil Guy Mollet disait pourtant de ce dernier qu’il n’était
ni à droite, ni à gauche, “mais à l’Est”. Alors même que notre patriotisme
et notre respect des lois sont sans faille, l’actuel président de
la République a cru bon d’apparaître à la télévision, au lendemain
des élections régionales de mars 1998, pour s’en prendre à notre
mouvement de manière aussi diffamatoire que contraire à son rôle
de garant de l’unité nationale.
Les techniques employées pour disqualifier le Front National et
les millions de Français qui lui font confiance sont de plusieurs
ordres. Elles vont de la caricature des idées à l’agression physique,
de la diffamation d’État au boycott médiatique. Pourquoi tant de
passion, tant de haine ? Il y a trois clés d’explication.
LE CAILLOU DANS LA CHAUSSURE...
La première est, tout simplement, que notre mouvement bouscule la
partitocratie, mise en place en 1945, qui s’affronte dans un ballet
bien réglé qui a longtemps abusé les Français et en abuse malheureusement
encore beaucoup. Or, cette partitocratie se partage comme autant
de prébendes les pouvoirs gouvernementaux, parlementaires, locaux,
syndicaux. La remise en cause du Yalta intérieur lui est insupportable
: “Le système existant, pompeusement et fallacieusement appelé “démocratie”,
n’incarne en fait que le pouvoir d’une oligarchie”(Cornelius Castoriadis,
Nouvel observateur, 2 avril 1992).
Car les affrontements d’apparence dissimulent des accords au fond.
Jamais la “droite courbe” n’a eu, par exemple, la volonté de faire
reculer de manière décisive l’influence du parti communiste dans
les milieux intellectuels et culturels. Son anti-communisme était
ponctuel et électoral, tandis que, sur la scène internationale,
ses représentants menaient une politique favorable à l’Union soviétique
(Valéry Giscard d’Estaing, par exemple).
La seconde clé d’explication tient au fait que notre mouvement a
mis en lumière que “le roi était nu”. La scène politique actuelle
est un théâtre d’ombres où ceux qui dirigent effectivement se situent
dans les coulisses, les hommes publics n’étant que de “petits télégraphistes”,
pour reprendre le mot de François Mitterrand. Les politiciens de
l’Établissement dépendent de lobbies, d’états organisés dans l’État,
qui orientent l’action des pouvoirs publics.
Telle obédience maçonnique se vante “d’inspirer les lois”, telle
autre “interdit” toute alliance avec notre mouvement, tel puissant
groupe du BTP obtient la plus importante concession audiovisuelle,
le PDG de tel autre groupe devient le conseiller personnel du chef
de l’État. Dynasties économico-financières et minorités agissantes
manipulent les gouvernements de la France. Nous vivons dans une
démocratie d’apparence, et en apporter la preuve suscite la réaction
violente des intéressés (au sens propre !).
La troisième explication est évidemment la plus grave et dépasse
de loin le seul Front National. Notre mouvement veut rassembler
tous les Français qui, au-delà de leurs légitimes différences, veulent
que la France continue : lui seul, sans concessions ni gesticulations,
fait obstacle sur la route de sa disparition programmée. Il est
le grain de sable, le caillou dans la chaussure...
Le présent programme le démontre amplement : toutes les politiques
menées depuis au moins trois décennies visent à l’effacement de
la France en tant que communauté humaine maîtresse de son destin.
Le doute était encore permis il y a vingt ans, il ne l’est plus
aujourd’hui, notamment depuis le référendum de Maastricht. Nos adversaires
n’en font pas mystère : “Le débat fondamental des années à venir
sera entre le cosmopolitisme d’une part, le nationalisme d’autre
part” (Bernard-Henri Lévy).
DIFFAMATION D’ÉTAT ET PROCÈS EN
SORCELLERIE : LE “RAXISME”
Pour l’Établissement, le Front National est un mouvement “d’extrême
droite”. Cette affirmation diffusée avec complaisance par la classe
médiatique sert à diaboliser le mouvement national pour le marginaliser
politiquement et électoralement. Elle traduit le désarroi d’un Établissement
incapable de sortir des classifications politiques issues de la
Libération et de la guerre froide. Dès lors, les insultes pleuvent,
faisant référence à une imposture historique dont l’Établissement
a fait rente : “un parti raciste, antisémite, xénophobe”, assène-t-il
à l’unisson. Mais rien n’est plus faux que ce “raxisme”.
Le Front National porte des valeurs qui transcendent les époques
et les modes. La gauche, négative par essence, dont le maître mot
sera toujours la destruction, est par définition incapable de fonder
un ordre social durable. La droite “libérale”, crispée sur un individualisme
égoïste aussi négateur que le socialisme, a montré, avec la fin
des années de forte croissance économique, les très courtes limites
de ses talents de “gestionnaire”.
Notre mouvement n’idolâtre pas l’État et n’entend pas, comme le
socialisme, faire du passé table rase, parce que ce sont les humbles
qui perdent le plus à ce jeu de massacre. Il ne fait pas non plus
siennes les abstractions de l’homo oeconomicus ou consumans que
défend le libéralisme.
Le Front National, lui, affirme sa singularité en se révélant comme
le seul mouvement politique porteur d’une pensée construite qui
soit à la fois système d’explication du monde et doctrine pour une
action droite au service de la France et des Français. Les thèmes
des libertés, de l’identité, de la sécurité, de la propriété, structurent
depuis toujours le discours du mouvement national : il n’y a là
rien de choquant !
Héritier des traditions de la civilisation française, notre mouvement
remet l’homme dans les liens naturels qui sont les siens, famille,
attaches locales, profession, Nation. Il met l’intérêt du peuple
français au premier rang des devoirs du politique : c’est le sens
profond du principe de préférence nationale.
Ces thèmes expriment une conception de l’homme qui rejette le matérialisme
individuel ou collectif, lequel nie ou minore l’identité irréductible
de chaque homme, en ne voyant en lui que le produit de son environnement
immédiat. Or, s’il n’y a pas d’héritage sans héritier, il n’y a
pas non plus d’héritier sans héritage.
Lorsque Jean-Marie Le Pen, le 6 septembre 1992, devant la cathédrale
de Reims, déclare : “Nous jurons de défendre les libertés, l’indépendance,
l’identité du peuple français, sa culture, sa langue et sa civilisation
humaniste et chrétienne”, il apporte la preuve que le Front National
fait sien l’héritage ressenti par chaque Français au plus profond
de lui-même : telle est la philosophie, la vraie, la seule qui fonde
le combat de la droite nationale, populaire et sociale que nous
incarnons.
ILS DISENT : “PAS DE LIBERTÉ POUR
LES ENNEMIS DE LA LIBERTÉ”
S’il fallait faire le compte des libertés bafouées, liberté d’opinion,
de manifestation, d’expression, le présent ouvrage n’y suffirait
pas. Cette persécution, construite à partir de la diabolisation
d’une représentation fictive du Front National, par l’ensemble de
la classe politico-médiatique, se traduit par des violations permanentes
des droits des citoyens français, au premier rang desquels les adhérents
et électeurs du Front National.
Elle frappe aussi bien nos dirigeants et nos cadres que les plus
humbles de nos militants, dans leur vie personnelle, professionnelle
et même dans la personne de leurs enfants.
Elle emprunte des formes variées qui touchent tous les domaines
:
- multiplication des ouvrages injurieux ou diffamatoires, voire
romancés et fictifs, écrits par de médiocres plumitifs, des intellectuels
de carrière ou des chercheurs-bidon qui exploitent un filon commercial
;
- refus des éditeurs d’imprimer et de diffuser nos livres, saccage
du stand de National Hebdo au Salon du livre de la porte de Versailles
;
- refus répété de location de salles de réunion, y compris en période
électorale, de mise à disposition de bureaux pour nos élus dans
les collectivités locales, alors qu’il s’agit là d’obligations légales
;
- harcèlement fiscal pour les chefs d’entreprise connus pour leur
engagement national (tel entrepreneur a été l’objet de 18 vérifications
de situation fiscale en 15 ans !), refus de prêts bancaires pour
les mêmes motifs ;
- poursuites judiciaires et perquisitions sans lendemain mises en
scène à grand renfort médiatique, harcèlement judiciaire constant
à propos de dessins, de tracts, d’imprimés électoraux, d’articles
de journaux, soit sur plainte des associations prétendues antiracistes,
soit sur citation directe du Parquet aux ordres du gouvernement
;
- harcèlement administratif de nos municipalités comme des exécutifs
régionaux désignés avec le concours de nos élus ;
- agressions multiples (8 morts et un millier de blessés depuis
1986) contre les élus, les candidats, les militants, les réunions,
les cortèges, attentats contre les locaux, selon la technique dite
du “harcèlement démocratique” ;
- comble du cynisme : alors que les réunions du Front National sont
attaquées depuis vingt ans et que le Front National n’a jamais attaqué
celles de ses adversaires, on ose demander la dissolution de son
service d’ordre (le DPS), et l’on instaure une commission d’enquête
parlementaire... qui n’a rien trouvé ;
- agression de dirigeants dans les aéroports ou en plein ciel (par
un rapeur), vols avec violences, entraves à la liberté de circulation
(Martinique, Corse) ;
- diffamations d’État : Pierre Joxe en mai 1990 (Carpentras), Jacques
Chirac en mars 1998 ;
- manipulation des images et des discours dans des émissions de
pure Propagandastaffel (Envoyé spécial, Droit de savoir, “Vrai journal”...)
;
- “mise au placard” d’un journaliste de Radio-France au motif qu’il
avait cité dans sa revue de presse un titre de la “presse nationale”,
suppression des subventions publiques destinées à la presse d’opinion
à cette même presse (mais le gouvernement s’entend avec de puissants
groupes capitalistes pour éponger la dette de L’Humanité et renflouer
le quotidien communiste en perdition, faute de lecteurs...) ;
- persécution administrative des cadets du Cercle National des Combattants
;
- persécution religieuse : refus d’un évêque d’admettre au baptême
un catéchumène au motif qu’il serait sympathisant du Front National
;
- campagnes renouvelées du Syndicat de la Magistrature, organisation
politisée, à l’encontre du Front National, au mépris de l’obligation
de réserve ;
- persécution à l’école des enfants de membres du Front National.
Et, pour finir, le gouvernement Jospin a privé Jean-Marie Le Pen
de tous les mandats électifs qu’il tient du peuple, pour une altercation
verbale de campagne électorale... à l’issue d’un guet-apens dûment
organisé.
“L’ORCHESTRE BLÊME” OU SILENCE,
ON TUE !
De manière pavlovienne, à l’égard de notre mouvement, les media,
du moins ceux qui les inspirent ou leur donnent le ton (les grands
groupes financiers qui les possèdent), passent d’un extrême à l’autre
: soit, c’est le déchaînement hystérique, véritable bombardement
audio-visuel, soit, c’est le silence total que certains journalistes
feignent de déplorer, “on n’entend guère le Front National ces temps-ci”,
alors qu’ils sont particulièrement bien placés pour savoir qui édicte
les consignes de silence !
En l’occurence, un rappel chiffré vaut mieux que tous les discours
:
- en 1997, les représentants du Front National n’ont été invités
que dans 6 grandes émissions radiophoniques sur 176 et dans 5 grandes
émissions télévisées sur les 132 programmées cette année-là,
- en 1998, les représentants du Front National n’ont été invités
que 10 fois sur 751 émissions politiques, ou encore dans 4 émissions
quotidiennes de radio sur 600, dans 1 émission hebdomadaire de radio
sur 80, dans 3 émissions hedomadaires de télévision sur 62.
D’après les chiffres fournis par le Conseil supérieur de l’audiovisuel
(CSA), les temps d’intervention des personnalités politiques dans
les journaux télévisés au cours de l’année 2000 ont été les suivants
:
Parti socialiste, 41 heures et 13 minutes,
RPR, 34 heures et 30 minutes,
UDF, 20 heures et 48 minutes,
Démocratie libérale, 10 heures,
Les Verts, 9 heures,
Parti communiste, 6 heures,
Extrême-gauche trotskiste, 2 heures,
Front National, 25 minutes.
Ce boycott, proprement totalitaire, ne tient même pas compte du
fait que les électeurs du Front National acquittent aussi la redevance
audiovisuelle.
Il honore le Front National dont la caractéristique est, justement,
de ne pas appartenir à l’Établissement mais d’être le porte-parole
du peuple français : “L’interdiction du droit à la parole est une
méthode que je ne rejette pas tout à fait, car la représentation
proportionnelle a donné au Front National une respectabilité qu’il
n’avait pas auparavant” (Guy Sorman, contribution à l’ouvrage collectif
publié par le Parti républicain, Que faire de l’extrême-droite ?,
1988).
LA “RIPOUBLIQUE” DES CAMARADES
Dès ses origines, la Ve République n’a cessé de restreindre le libre
choix électoral. Le caractère bipolaire de l’élection présidentielle
– ne restent en lice au second tour que les deux candidats arrivés
en tête au premier – a déteint sur les élections législatives, alors
que ces élections ne sont pas de même nature. Il en résulte un vote
forcé, aggravé par le charcutage des circonscriptions électorales.
Le durcissement sans cesse accentué des règles d’accès au second
tour renforce cette tendance, à proprement parler a-constitutionnelle
: 5% des suffrages exprimés en 1958, 10% des suffrages inscrits
en 1966, puis 12,5% en 1976, 10% en 1982 mais à nouveau 12,5% en
1986. Ces règles s’appliquent aussi aux élections locales, qui devraient
cependant voir s’exprimer pleinement la diversité française : aux
élections cantonales il faut, pour accéder au second tour, recueillir
au moins 10% des électeurs inscrits.
Aux élections municipales, la loi de 1964 applique le scrutin majoritaire
avec liste bloquée dans les villes de plus de 30 000 habitants.
La loi de 1982 introduit une part très limitée de proportionnelle
et autorise dans les communes de plus de 3500 habitants des regroupements
entre les deux tours, mais elle fixe à 10% des suffrages exprimés
le seuil pour obtenir le droit de se maintenir. La modification
de la loi électorale régionale (diminution de la durée du mandat,
application des règles du scrutin municipal), intervenue en 1999,
n’a qu’un objet : écarter le Front National des conseils régionaux,
alors même que la procédure de vote budgétaire bloqué permet aux
exécutifs régionaux de lever des impôts et de procéder aux dépenses
sans consentement exprès des assemblées régionales.
Cela restreint le choix des électeurs et fait disparaître une des
libertés fondamentales du peuple français. La principale conséquence
en est une défiance croissante pour les partis monopolisant la représentation
nationale. En 1962, les candidats issus de ces formations représentaient
70% de l’électorat, ils n’en représentent plus aujourd’hui que 45%
; en outre, l’abstention (hors élection présidentielle) n’a cessé
d’augmenter : il n’est pas rare que des scrutins locaux ou partiels
voient les deux-tiers des électeurs ne pas se prononcer.
Cette confiscation du suffrage universel est appliquée au scrutin
présidentiel qui devrait, par nature, échapper à toute restriction
partisane, puisque c’est le moment où les Français choisissent celui
qui va diriger leur pays. La loi constitutionnelle de 1962 fixait
à cent le nombre des parrainages de maires pour se porter candidat
à l’élection présidentielle. La loi organique du 18 juin 1976 porte
ce nombre à cinq cents, en l’assortissant d’une dispersion géographique
minimale. Cette loi, de l’aveu de Jean Lecanuet, garde des Sceaux,
qui la défendit devant l’Assemblée nationale, avait pour but d’écarter
des candidatures “à la droite de M. Giscard d’Estaing”. On sait
quel fut le résultat !
Une proposition de loi organique, votée par le Sénat en novembre
1994, propose de porter à mille les parrainages de candidature présidentielle.
Ces diverses modifications, contraires à l’esprit de la Constitution
et à la réforme de 1962, veulent rendre en fait aux partis le monopole
de la désignation du chef de l’État, comme sous les IIIe et IVe
Républiques.
Le maintien du scrutin uninominal majoritaire – dont on prétend
qu’il rapproche l’élu de l’électeur mais dont les candidats sont
désignés par leurs partis respectifs — a pour conséquence de priver
un nombre considérable d’électeurs – plus du tiers du corps électoral
- de toute représentation dans les assemblées parlementaires. Et
l’on voudrait en même temps que les Français “ne se détachent pas
de la politique” !
Par le biais de ces systèmes iniques ou de ces subterfuges juridiques,
avec 3,7 millions d’électeurs en mars 1997 (scrutin législatif),
le Front National aurait dû obtenir 76 députés à l’Assemblée nationale.
Il en a été totalement privé.
De la même façon, l’Établissement syndical, frère siamois de l’Établissement
politique, a obtenu du gouvernement l’interdiction d’organisations
syndicales nationales, FN-Police, FN-Pénitentiaire, CFNT, ou FN-locataires.
Il a fallu deux arrêts de la Cour de cassation (10 avril et 25 juin
1998) pour consacrer ce petit chef-d’œuvre d’hypocrisie.
Le premier fait droit à la CGT de demander l’interdiction du FN-Police
et du FN-Pénitentiaire au motif qu’“un syndicat ne peut être l’instrument
d’un parti politique”. Chacun sait que la CGT “n’est pas proche”
du Parti communiste... Le second arrêt se fonde sur l’épaisseur
des lettres “FN” (!) pour déclarer illégale l’élection parfaitement
régulière de conseillers prud’hommaux.
LES “BONNES VIEILLES” LEÇONS DU
COMMUNISME...
Comme dans tout “bon” État totalitaire, les gouvernements utilisent
sans vergogne les administrations publiques dans leur lutte contre
le Front National. Il en va ainsi :
- de ministres qui se servent des moyens de leur ministère comme
:
M. Juppé attaquant notre mouvement de manière diffamatoire devant
300 collégiens, sous l’œil complaisant des caméras ;
M. Toubon et son projet de renforcement de la loi Gayssot qui visait
à liquider purement et simplement la “presse nationale”;
Mme Trautmann en matière culturelle, ou défilant en tête des émeutiers
saccageant Strasbourg lors de notre congrès d’avril 1997 ;
Mme Aubry faisant modifier la loi pour éliminer les syndicats ou
les associations de locataires proches du Front National;
M. Bartolone imposant aux municipalités Front National des contrats
de ville dont elles ne voulaient pas ;
Mme Guigou et M. Jospin utilisant l’affaire de Mantes-la-Jolie pour
obtenir la déchéance des mandats de Jean-Marie Le Pen ;
Les ministres de l’éducation qui autorisent SOS Racisme à développer
sa propagande dans les établissements scolaires ou suppriment un
institut d’études universitaires ;
Mme Buffet faisant fermer un camp d’été des cadets du Cercle National
des Combattants ;
- des préfets qui interdisent des rassemblements pacifiques (Saint-Franc...)
ou patriotiques (La Chapelle-en-Vercors), qui refusent la protection
de la police à des réunions publiques (les exemples sont légion),
qui abusent du contentieux administratif contre les municipalités
Front National ;
- de présidents d’université et de leur conseil d’administration
qui modifient le nom de leur université (Alexis Carrel, par exemple)
sous l’injonction de minorités agissantes pratiquant le “politiquement
correct” ;
- de recteurs et de proviseurs qui manipulent la conscience des
élèves à propos d’atrocités de la seconde guerre mondiale en y amalgamant
odieusement le Front National ;
- de responsables syndicaux (Lettre du cadre territorial CFDT) qui
appellent à la désobéissance des fonctionnaires publics sans être
sanctionnés.
Il n’est pas jusqu’à la délation à la Kommandantur locale “antiraciste”
que n’encouragent désormais les dirigeants de notre pays : dans
chaque département fonctionnent les CODAC (Commission d’Accès à
la Citoyenneté), joignables grâce à un “numéro vert” gratuit, qui
recueille de manière anonyme des “témoignages de discriminations”.
Ces commissions, regroupant services de police, de justice et d’éducation,
se chargent ensuite d’en identifier les “auteurs” et d’engager contre
eux des poursuites pénales !
“Il n’y a pas d’assujettissement si parfait que celui qui garde
l’apparence de la liberté. On captive ainsi la volonté même” (Jean-Jacques
Rousseau, L’Emile).
Tels sont quelques-uns des tristes exemples de la persécution des
patriotes et de la mise en servitude de la France et des Français
!
Les principes :
LES LIBERTÉS DES FRANÇAIS SONT INDIVISIBLES
Le combat que nous menons est un combat pour la France et les Français
d’abord. S’il ne s’agissait que de nous-mêmes, nous resterions simples
personnes privées, car il y a plus de coups à prendre que d’honneur
à récolter dans cette lutte ! Le combat pour la défense de nos droits
est aussi celui de son rétablissement pour tous nos compatriotes.
Il n’y a pas de libertés dans un pays où l’État est dominé par une
oligarchie. Le Front National rappelle donc son attachement à l’ensemble
des libertés publiques proclamées dans les grands textes institutionnels
et en réclame l’application sans exclusive.
Ainsi qu’en dispose l’article 3 de la Constitution de 1958, la souveraineté
nationale appartient au seul peuple français. Il lui appartient
donc de choisir en toute indépendance de conscience ceux qui le
représentent et qui ont pour devoir de le guider au travers des
écueils de l’histoire.
La liberté d’expression et le libre choix des électeurs français
nécessitent donc :
- le droit à une information loyale, équitable et dégagée de toute
influence ouverte ou discrète ;
- la liberté de la presse, de toute la presse, y compris la presse
“nationale” ;
- la prohibition de toute discrimination à caractère politique,
quel qu’en soit le prétexte ;
- le rétablissement de la liberté d’opinion, d’expression, de manifestation
et de réunion pour tous les citoyens, à condition de respecter l’ordre
et la morale publics et les intérêts de la France ;
- l’équité dans l’élaboration des systèmes électoraux, la représentation
syndicale et l’action des pouvoirs publics.
Notre attachement aux libertés et notre volonté de les garantir
contre les empiètements d’un État devenu hostile à la Nation, nous
conduisent à faire les propositions qui suivent.
Les propositions du FN :
RECONQUÉRIR
NOS LIBERTÉS
1. Abroger toutes les lois liberticides
Les lois Pleven, Chalandon et Gayssot sont des législations de
circonstance, staliniennes dans leur inspiration (comme l’avait
reconnu lui-même Jacques Toubon avant de devenir garde des Sceaux),
conduisant concrètement à l’interdiction légale du patriotisme
et au rétablissement du délit d’opinion. Elles permettent à des
minorités, aussi bruyantes que restreintes, mais pratiquant le
terrorisme intellectuel le plus abject, de s’ériger en “police
de la pensée”. Sous couvert de lutter contre un “racisme” totalement
inexistant en France, comme en témoignent les statistiques de
la Commission nationale consultative des droits de l’homme, c’est
en réalité au droit des Français à rester maîtres chez eux que
s’en prennent ces législations. Elles doivent donc être abrogées.
2. Instituer un droit démocratique à
l’information équitable
Toutes les formations politiques qui ont obtenu dans des élections
générales plus de 5% pour leurs candidats ou pour leurs listes
doivent bénéficier d’un temps de parole significatif dans l’ensemble
des media audiovisuels, le peuple français étant seul juge de
la représentativité des uns ou des autres. C’est d’ailleurs l’application
normale de l’article 4 de la Constitution de 1958 qui reconnaît
aux groupements politiques la faculté de concourir à l’expression
du suffrage des Français.
3. Faire respecter la déontologie de
l’information par les média
Une Juridiction des media sera créée et pourra être saisie par
tout citoyen. Cette instance sera chargée d’assurer la mise en
œuvre des principes généraux du droit de l’information, tels que
l’indépendance et la déontologie des journalistes, assurée par
la clause de conscience et l’interdiction de toute censure, la
sauvegarde du pluralisme, impliquant que toutes les familles politiques
aient droit à des plages d’information équitables, la consécration
et l’application du principe du contradictoire, exigeant que toute
personne physique ou morale mise en cause ait immédiatement un
droit de réplique égal, en durée, en surface rédactionnelle et
en impact psychologique, à celui de l’information qui l’a mise
en cause.
4. Instaurer le scrutin proportionel
Le scrutin proportionnel doit être adopté pour les élections législatives
et les élections locales. C’est une condition essentielle pour
le rétablissement d’une démocratie concrète, car celle-ci exige
que tous les Français puissent être représentés lorsqu’il est
question de leur avenir ou de leurs impôts. Le mode de scrutin
doit cesser d’être l’objet de fluctuations politiciennes.
5. Fonder clairement le financement public
des partis sur la confiance des Français
Le financement des partis politiques, soumis au contrôle des magistrats
de la Cour des comptes, doit se fonder sur un principe simple
: les dotations seront réparties conformément au nombre de voix
obtenues par chaque formation ou groupement politique à l’occasion
des élections générales. Ce principe une fois posé, il n’y a pas
lieu de l’assortir de dispositions bureaucratiques tatillonnes
permettant au pouvoir en place de contrôler les formations politiques
d’opposition.
6. Rétablir les libertés syndicales et
professionnelles
Le code du travail réserve le monopole de la candidature au premier
tour des élections professionnelles aux syndicats prétendument
représentatifs. Cela nuit à l’établissement de relations sociales
harmonieuses au sein des entreprises et représente une violation
extrêmement grave des libertés. Elle rabaisse le droit social
en France au niveau de celui de la défunte Union soviétique. De
même que tout électeur français a la possibilité de se porter
candidat aux élections politiques, tout salarié ou tout professionnel
français doit pouvoir briguer le suffrage de ses pairs dans les
élections de métier et les instances d’entreprise. Ce monopole
doit donc être supprimé. Dans le même esprit, la liberté du travail
sera rétablie par l’interdiction pénale des piquets de grève et
l’exigence d’un vote personnel à bulletin secret, préalable à
tout mouvement de grève. La grève est un droit, le travail aussi.
7. Rendre leur impartialité aux services
publics
Depuis des années, les services publics sont détournés de leur
finalité - servir le public - et les agents de ces services, souvent
contre leur gré, utilisés à des fins politiciennes. C’est là une
pratique de république bananière qui fit classer la France parmi
les pays les plus corrompus du monde ! Les citoyens doivent être
protégés contre l’arbitraire étatique, se servant des moyens de
la puissance publique pour des intérêts personnels ou partisans.
Notre droit consacrera donc le principe de “l’action populaire”,
droit d’ester en justice pour la défense des droits d’un groupe
de personnes, comme dans les pays anglo-saxons. Le contentieux
de la responsabilité administrative sera attribué aux tribunaux
judiciaires, juges et gardiens des droits de la personne.
8. Instaurer un service minimum de fonctionnement
des services publics essentiels
La grève est un droit, la liberté d’aller et venir aussi. La grève
dans les services publics, réglementée par la loi de 1963 (obligation
de préavis préalable à la négociation) mais trop souvent bafouée,
paralyse des régions, voire le pays tout entier. Aucune revendication,
aussi fondée soit-elle, ne légitime que l’on nuise à la sécurité
du pays ou que l’on perturbe gravement la vie de millions de Français.
Le principe de la grève dans les services publics est maintenu
mais il sera assorti d’une obligation minimale de fonctionnement,
égale à la moitié des services offerts en situation normale. Les
organisateurs de grèves surprises en violation du préavis feront
l’objet de sanctions disciplinaires allant jusqu’à la révocation.
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