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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

I - FAMILLE : ACCUEILLIR LA VIE

LA VOLONTÉ DE FAIRE DISPARAÎTRE LES FRANÇAIS EN TANT QUE PEUPLE

LA FAMILLE, CIBLE DE TOUTES LES ATTAQUES

La Famille, comme la Nation, est au centre de toutes les attaques des lobbies et des gouvernants à leurs ordres. Parce qu’elles sont, l’une et l’autre, le socle de notre identité et de notre avenir, ils veulent les dissoudre pour nous faire entrer dans le meilleur des mondes, celui où l’homme “naît enfant trouvé et meurt célibataire”. Bien plus, non contents de s’acharner contre la famille, les gouvernements promeuvent aujourd’hui, par la loi, des “modèles sociétaux” régressifs comme le PACS, l’avortement facilité aux mineures et l’allongement de son délai légal, la distribution de la pilule abortive dans les établissements scolaires sans consultation des parents, la dissolution par étapes du droit de la famille (nom patronymique, transmission des biens, simplification des formalités du divorce...).

La politique anti-familiale poursuivie depuis trois décennies a un objectif inavoué mais délibéré : la volonté de faire disparaître la France en limitant le nombre de Français à naître tout en appelant sur notre sol un nombre croissant de ressortissants immigrés. Selon les “projections” de la division Population de l’ONU, il conviendrait que la France accueille, d’ici 2050, 1,7 million d’immigrés supplémentaires par an, soit 34 millions au total, au motif d’équilibrer ses régimes de retraite ! La date des mesures hostiles à la famille et favorables à l’immigration de masse coïncident trop, depuis trente ans, pour que cela soit seulement l’effet du hasard :

1972/1973 : mise sous conditions de ressources des prestations familiales (contrairement aux principes d’origine) par le gouvernement Chaban-Delmas ; réforme du Code de la nationalité permettant l’attribution de la nationalité à tout enfant étranger né sur le territoire français,

1975/1976 : loi Giscard-Chirac-Veil sur l’avortement; décret Chirac-Veil sur le regroupement familial ; loi facilitant le divorce;

1982 : régularisation de 300 000 immigrés clandestins par le gouvernement Mauroy ; loi Roudy remboursant l’avortement,

1986 : refus de la réforme du Code de la nationalité par Jacques Chirac_; diminution des prestations familiales par Michèle Barzach;

1991 : sous le gouvernement Rocard, légalisation du RU 486 (pilule abortive) ; création du Haut Conseil à l’Intégration, loi d’orientation sur la ville;

1995/1996 : Pacte de relance pour la ville du gouvernement Juppé ; échec de la Conférence de la famille qu’il avait pourtant réunie à grand renfort médiatique;

1997 : régularisation de 80 000 “sans-papiers” par le gouvernement Jospin ; mise sous condition des allocations familiales, diminution du quotient familial;

1999 : adoption du PACS (pacte civil de solidarité); rapport Nisand, “pilule scolaire du lendemain” de Ségolène Royal ; mise en place de la Couverture-maladie universelle,

2000 : projet de loi Mamère sur le vote des étrangers, loi Gayssot “Solidarité et renouvellement urbain”, rendant obligatoire un quota par commune de logements sociaux en faveur de l’immigration; allongement du délai légal pour avorter de 10 à 12 semaines; réforme de l’attribution du nom patronymique.

L’HIVER DÉMOGRAPHIQUE FRANÇAIS

La France n’a donc plus aujourd’hui de politique familiale. La Ve République a progressivement démantelé cette politique, mise en place entre 1938 et 1947, qui avait assuré le renouvellement démographique d’après-guerre, et lui a substitué une politique de peuplement par l’immigration. Les résultats en sont désormais connus. La relève des générations n’est plus assurée depuis 1974 : avec 780 000 naissances en 2000 (françaises mais aussi étrangères), il ne naît plus assez d’enfants par femme pour assurer le maintien de la population française de souche. Il manque, en effet, chaque année au moins 100 000 naissances françaises : en vingt-cinq ans, c’est un vide démographique de près de 3 millions d’hommes qui s’est creusé dans notre pays, vide plus profond que celui créé par les deux guerres mondiales (2 millions de morts).

Ainsi, en passant d’un nombre d’enfants par femme de 3 en 1946 à 1,8 aujourd’hui (et à 1,5 si l’on retire les naissances étrangères), la France accuse une baisse de l’indice de fécondité de plus de 40% en un demi-siècle. Quoiqu’il en soit - une “bonne” année démographique ne fait pas un “printemps” démographique -, le renouvellement de la population française de souche reste très loin du simple renouvellement (2,1 enfants par femme) et de ses 860 000 naissances nécessaires.

La persistance de ce déficit, déjà incompatible avec la survie de la nation, s’accompagne en outre de l’installation sur notre sol de populations immigrées dont le taux de natalité (entre 2,8 et 4,8) est, en moyenne, double de celui des femmes françaises de souche.

L’autre conséquence redoutable du déclin démographique est le vieillissement de la population française : il y avait encore 2,1 actifs pour un retraité en 1990, il n’y en aura plus qu’un seul en 2020 au rythme actuel. Faute d’un redressement drastique, à entreprendre dans l’immédiat, le dilemme sera terrible : il faudra soit augmenter les prélèvements obligatoires de 55 à 60%, soit diminuer les retraites de moitié.

DÉRIVE DES MŒURS ET CRISE DE L’INSTITUTION FAMILIALE

A l’origine de l’effondrement de notre natalité, il y a évidemment aussi le refus de l’enfant, refus facilité par des pouvoirs publics incapables de gouverner à long terme et qui encouragent l’hédonisme et l’égoïste repli sur soi, ultime horizon de la “culture soixante-huitarde”. L’avortement, pudiquement appelé interruption volontaire de grossesse, est emblématique de ce refus frileux de la Vie : en 25 ans, ce sont plus de 6 millions d’enfants qui ne sont pas arrivés à terme.

Ce n’est pas un hasard si, au moment où la France cessait de renouveler ses générations, elle mettait en place l’IVG, symbole de la culture de mort dans laquelle se complaisent nombre de dirigeants européens.

La venue d’enfants hors mariage, si elle participe au renouvellement des générations, n’en constitue pas moins un facteur de fragilité sociale en privant les enfants de l’équilibre d’un foyer stable. Or, près de 40% des naissances se font aujourd’hui hors mariage.

Enfin, le divorce, en pleine expansion (116 000 divorces pour 304_000 mariages en 2000), toujours vécu comme un échec par les deux membres du couple, traumatise les enfants et fragilise un peu plus la société française. Il a notamment entraîné la formation des familles dites monoparentales (1,7 million) et la réduction de la taille des ménages (2,5 personnes en moyenne), l’INSEE recensant nombre de ces personnes parmi une catégorie nouvelle créée par ses soins, les 12 millions de Français “en état de fragilité économique et sociale”.

Ces phénomènes débouchent sur une crise sans précédent de l’institution familiale, dont la déstabilisation affecte la société française tout entière. Ainsi, chaque hiver, le drame des “sans-abri” trouve certes sa cause dans le passage à une économie mondialisée d’hyper compétitivité qui élimine les plus fragiles. Mais il est aussi dû à l’éclatement de la famille et à la disparition des solidarités naturelles.

LA GRANDE RÉGRESSION SOCIALE ET FINANCIÈRE DES FAMILLES

L’aggravation de la situation économique et sociale des familles françaises est aussi la conséquence de la disparition de la politique familiale. Lorsqu’elles furent instaurées, les allocations familiales avaient pour objet de compenser la majeure partie des charges financières pesant sur toutes les familles, quels que soient leurs revenus. La politique familiale existait en elle-même et n’était pas une deuxième politique sociale.

Or, depuis leur création, non seulement l’importance de ces prestations a été diminuée des deux tiers, mais leur but a été perverti par la fixation quasi-systématique de conditions de ressources. Bien plus, par le biais de l’allocation-logement, notamment l’aide personnalisée, les ressources de la politique familiale sont utilisées à des fins qui ne concernent pas les seuls allocataires de la politique familiale. La conséquence en a été la forte détérioration du niveau de vie des familles par rapport à celui des retraités, des couples sans enfant et des célibataires.

A titre d’exemple, les allocations familiales couvraient, en 1946, 65 % du “coût” de l’enfant. Elles n’en couvrent plus aujourd’hui que 15%. Les prestations Maternité et Famille représentaient un tiers des prestations sociales en 1960, un cinquième en 1970. Elles n’en représentent plus que 10,3% en 1999. De la même manière, les allocations familiales générales, qui se montaient à 57% des prestations du régime Famille en 1970, n’en constituent plus aujourd’hui que 35%.

Cette spoliation des familles remonte aux débuts de la Ve République. Le gouvernement Debré porta, dès 1958, les premiers coups aux prestations familiales. Puis le gouvernement Chaban-Delmas (1969-1972) supprima – au nom de sa “nouvelle société” ! – l’allocation de salaire unique. Raymond Barre, à son tour, diminua le complément familial en 1977. En 1982, Georgina Dufoix réduisit de moitié l’allocation postnatale.

En 1987, Michèle Barzach modifia l’ensemble du dispositif familial et camoufla, derrière une augmentation de l’allocation “Jeune enfant”, la suppression de six prestations. Après avoir été envisagée par le gouvernement Juppé en 1995, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales a été réalisée par le gouvernement Jospin, lequel est ensuite revenu sur cette décision mais en diminuant d’un tiers le quotient familial de l’impôt sur le revenu.
Arguant des “excédents” des caisses d’allocations familiales, tous les gouvernements successifs ont ponctionné le régime Famille pour boucher le “trou” du régime général de la Sécurité sociale. Dans le même temps, le FAS (Fonds d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles) est, chaque année, doté de plusieurs milliards de francs pris sur les fonds du régime Famille.

Quant à l’institution, en 1946, de la retraite pour tous les travailleurs, elle a tout simplement “oublié” les mères de famille. Cette exclusion, jamais réparée, est d’autant plus insupportable qu’elle touche de plein fouet les mères de familles nombreuses qui se sont consacrées entièrement à leurs enfants, lesquels permettront à la communauté nationale d’assurer un rapport actifs/retraités relativement équilibré. Il en va de même du difficile retour à l’emploi des mères de famille, en faveur desquelles n’existent pas de formules propres de requalification professionnelle, tenant compte de leur situation spécifique sur le marché du travail.

A toutes ces difficultés, il faut enfin ajouter celle que représente le logement. Une famille qui s’agrandit a besoin d’un logement plus vaste. Deux problèmes se posent alors, le coût de ce dernier (loyer ou propriété) et sa localisation, particulièrement sensible dans les métropoles où se trouve concentrée la majorité des emplois.

En résumé, tout se passe comme si les familles qui assurent l’avenir de la Nation étaient sanctionnées pour cette raison. L’impressionnante série de mesures législatives qui vont toujours dans le sens de leur affaiblissement, le montant désormais très limité des transferts sociaux de la Nation vers la famille (3% du PIB), la régression en termes nets des prestations, constituent un ensemble pénalisant trop systématique pour ne pas être mûrement réfléchi. Pour ceux qui veulent dissoudre la France dans le magma mondialiste, le préalable est d’abord de faire disparaître les familles françaises.

LA FAMILLE FRANÇAISE, AVENIR DE LA FRANCE

LE CARACTÈRE SACRÉ DE LA VIE

L’homme, n’étant pas à lui-même sa propre fin, ne peut sous aucun prétexte, hors des cas légitimes de sanction pénale ou de défense de sa propre vie, disposer de l’existence d’autrui. Dans notre civilisation, un principe essentiel domine en effet tous les autres, celui du respect de la vie humaine innocente. Le fœtus est donc, dès sa conception, une personne humaine dont le premier droit est celui de la vie. Ce principe a été consacré par le droit romain qui faisait de l’enfant à naître un sujet de droit. Il a été repris par l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales (4 novembre 1950). Aussi, doit-il être expressément inscrit dans notre Loi fondamentale : il conditionne en effet l’ensemble des règles de droit, nombreuses et diverses, qui protègent l’enfant et la mère.

LA FAMILLE, CELLULE-MÈRE DE TOUTE SOCIÉTÉ

Un gouvernant, soucieux du Bien commun, ne peut se désintéresser des questions démographiques qui sont, par essence, de nature politique. Il n’y aura d’avenir pour la France que s’il y a de nombreuses naissances de Français par filiation. La famille assure non seulement le renouvellement des générations mais la transmission des valeurs, des normes et des traditions de civilisation du peuple auquel appartiennent ses membres. C’est aussi dans la famille que chacun fait l’apprentissage de ses devoirs comme de ses droits et qu’il s’insère socialement. Elle demeure – toutes les enquêtes d’opinion en font foi – au sein d’une société de plus en plus individualiste, le seul lieu où les êtres trouvent l’affection nécessaire à leur épanouissement et la solidarité qui leur est indispensable dans les épreuves de la vie.

LA PRÉFÉRENCE FAMILIALE

La famille est donc à favoriser systématiquement par la préférence familiale. Cette dernière se décline selon cinq choix fondamentaux :

- le choix de la civilisation par la reconnaissance institutionnelle du droit à la vie;

- le choix de l’avenir par la promotion de la natalité française;

- le choix de la liberté par la première place donnée à la famille dans l’éducation des enfants;

- le choix de la justice par l’autonomie économique et sociale des familles françaises;

- le choix de la promotion du modèle familial par son enracinement au cœur de la société française.

La politique familiale voulue par le Front National nécessite un effort financier réel, inférieur cependant au coût de l’immigration. La France, quatrième pays le plus riche du monde, doit pouvoir demain faire ce qu’a réalisé notre pays, ravagé par la guerre, au lendemain du second conflit mondial. En tout état de cause, au-delà de son coût immédiat, cet investissement est nécessaire à la survie de la Nation française.

LA PRÉFÉRENCE FAMILIALE PROTÉGER ET ACCUEILLIR LA VIE

1. Inscrire le droit à la vie dans la Constitution

Il est de l’intérêt supérieur de la Nation de réaffirmer la sollicitude de la France envers les Français(es) à naître et d’entourer les mères et pères de famille de la vigilance et de la sollicitude des pouvoirs publics. La Constitution sera modifiée pour qu’y soit inséré un article affirmant le droit de la personne, dès la conception, à être protégé par la loi.

2. Abroger les lois sur l’avortement

Il découle du principe précédemment posé que l’avortement, mettant en cause un tiers, l’enfant à naître, ne peut être tenu pour légitime ; quant à la Nation, elle doit pourvoir à sa continuité dans le temps. Allant donc contre le Bien commun de notre pays, les lois sur l’IVG seront abrogées.

3. Permettre l’adoption prénatale

La déclaration prénatale de consentement à l’adoption permettra à toute femme ne pouvant pas avoir d’enfant ou à tout couple stérile, d’adopter l’enfant à naître d’une autre femme qui ne désire pas le garder. Cette adoption conférera les droits de la naissance légitime à l’enfant adopté. Elle ne fera évidemment l’objet d’aucune contrepartie rémunérée. La future mère ayant consenti à l’adoption prénatale bénéficiera de l’ensemble des aides et droits attachés à sa condition, ainsi que de la possibilité de revenir sous un certain délai après l’accouchement sur son engagement si elle décidait en fin de compte d’élever elle-même son enfant.

RELANCER LA NATALITÉ FRANÇAISE SUR VINGT ANS

La relance de la natalité doit s’inscrire dans la durée pour produire des effets bénéfiques. Un Plan à vingt ans, “Des enfants pour la France”, sera mis en place au moyen de dispositions législatives parmi lesquelles les plus importantes sont celles qui suivent.

4. Créer le Revenu parental d’éducation

Il convient d’offrir aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement, sans contraintes financières, entre l’exercice d’une activité professionnelle et l’éducation de leurs enfants à laquelle ils souhaiteraient se consacrer à plein temps. C’est le but de la création du Revenu parental d’éducation. Ce revenu, équivalant à une fois et demi le SMIC, serait indexé sur lui et versé de la façon suivante :

- pendant trois ans pour le premier et le second enfant ;

- pour les familles de trois enfants et plus, jusqu’aux dix-huit ans révolus du dernier enfant. Le père ou la mère de famille pourront y renoncer s’ils reprennent un emploi et en bénéficier à nouveau s’ils cessent leur activité professionnelle.

5. Donner un statut à la mère de famille

La mère de famille recevra un statut juridique et social de plein exercice par :

- une protection sociale personnelle, indépendante de celle du conjoint, lui garantissant le meilleur régime de protection;

- le droit à la retraite personnelle, d’abord pour les mères françaises de trois enfants et plus, puis progressivement pour l’ensemble des mères de famille françaises;

- le droit à la formation professionnelle continue et à l’aménagement du temps de travail, au travers d’une inscription dans les conventions collectives, ainsi que par l’accès au congé individuel de formation.

Les conditions d’âge pour l’accès aux emplois publics seront supprimées pour les mères de famille de plus de trois enfants. Les entreprises qui embaucheront des mères de famille désireuses de reprendre une activité après plus de quatre années d’interruption seront exonérées de charges sociales pendant deux ans.

6. Créer le prêt familial au logement

Pour que le logement ne soit plus un frein à l’agrandissement des familles, l’État consentira un effort considérable pour permettre à chaque famille française de devenir propriétaire d’un logement à sa taille. A cette fin, toute famille bénéficiera d’un crédit total pour se porter acquéreur du logement familial. Un différé d’amortissement de l’emprunt sera automatiquement accordé lors de chaque naissance nouvelle, l’État prenant en charge les intérêts au cours de cette période.

REDONNER AUX PARENTS TOUTE LEUR PLACE DANS LA SOCIÉTÉ

7. Instituer le chèque scolaire

La responsabilité des parents en la matière sera confortée par le libre choix de l’école et la création du chèque scolaire (voir chapitre Enseignement).

8. Remettre le mariage à l’honneur

Les dispositions civiles, fiscales et sociales correspondantes seront revues afin d’avantager les foyers légitimes et leurs enfants.

DÉVELOPPER LES MOYENS D’EXISTENCE DES FAMILLES

9. Revaloriser les allocations familiales

Les allocations familiales seront réservées aux familles françaises, revalorisées et indexées sur les salaires. Elles auront pour objectif, comme en 1946, de couvrir les deux tiers du coût de l’enfant.

10. Mettre en place une fiscalité favorable à la famille

Pour favoriser la transmission des patrimoines, les successions s’opéreront en suspension de droits au sein de la famille. Les droits ne seront perçus rétroactivement que lorsque les biens quitteront le patrimoine familial. Pour les transmissions entre non-parents dans l’intérêt d’enfants mineurs, les droits seront réduits. En matière d’impôt sur le revenu, durant la période de suppression progressive, le quotient familial sera déplafonné en portant à une part entière le quotient pour chaque enfant. La déduction intégrale des frais de garde d’enfant, à coût équivalent des crèches publiques, sera instaurée ainsi que celle d’un Plan-épargne-éducation souscrit au bénéfice des enfants. Le critère d’âge pour la prise en charge de l’assurance-maladie des femmes seules ayant élevé au moins trois enfants sera supprimé.

PROMOUVOIR LE MODÈLE FAMILIAL

11. Faciliter l’adoption des enfants français abandonnés

Peu d’enfants sont adoptables en France, alors qu’ils sont nombreux à être abandonnés. Il est donc nécessaire d’améliorer les conditions d’adoption en réduisant le délai de la reconnaissance d’abandon judiciaire (6 mois au lieu d’un an actuellement) et en réduisant également la durée de la procédure d’adoption (en la ramenant de 18 mois à 9 mois). Il sera fait droit au désir légitime des adoptants qui, dans l’intérêt des enfants, seront exclusivement des couples mariés, de choisir eux-mêmes le futur adopté, en dehors de toute pression des services sociaux. Les conditions de ressources exigées des adoptants prendront en compte les ressources futures liées à la mère et à l’enfant et non seulement les ressources actuelles.

12. Abroger le PACS

La loi dispose, normalement, dans l’intérêt général. Elle n’a pas à légiférer au profit de lobbies organisés. Le PACS (pacte civil de solidarité) sera donc abrogé.

13. Défendre les enfants contre la violence et la pornographie

La pédophilie, les trafics d’enfants et l’utilisation de ces derniers à des fins inavouables seront très sévèrement sanctionnés, y compris par la peine capitale. Les spectacles dégradants ou violents, susceptibles d’agresser les enfants dans les media, publicités et supports divers, à commencer par la télévision, seront prohibés et leurs auteurs poursuivis conformément aux lois en vigueur. La loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse sera à nouveau rigoureusement appliquée. Les associations familiales, dont la constitution sera encouragée, pourront être déclarées d’utilité publique, sans être soumises au délai de vingt ans auquel sont assujetties les associations de la loi de 1901.

14. Instaurer le suffrage universel intégral

Cette_disposition, cela va de soi, ne se conçoit qu’au profit des familles françaises et après qu’ait été résolue la question de l’immigration. La place des familles au sein de la communauté nationale doit être revalorisée. Les familles de trois enfants, qui représentent 8% de la population du pays et assurent à elles seules près du tiers du renouvellement des générations, ne constituent que 5% des votants. L’équité voudrait donc que les parents, tuteurs naturels et légaux de leurs enfants, puissent exercer en leur lieu et place, durant le temps de la minorité de ceux-ci, non seulement leurs droits civils, mais aussi leurs droits civiques. C’est la loi qui préciserait les conditions d’exercice de ces droits. Le suffrage universel intégral ainsi rétabli, les familles et leurs enfants pèseraient enfin de leur juste poids dans les décisions collectives.


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