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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

IV ENVIRONNEMENT : PROTEGER LE MONDE VIVANT

LA RUPTURE AVEC L’ORDRE NATUREL

ENVIRONNEMENT : FAUX DÉBATS ET VRAIS ENJEUX

Les questions environnementales tiennent aujourd’hui de plus en plus de place dans le débat public. La destruction de la vie et des milieux naturels sont les conséquences du matérialisme effréné qui inspire la gestion publique depuis cinquante ans. La corruption politicienne et le poids des lobbies – béton, nucléaire, pétrole, grande distribution – ont encore aggravé la situation. Le culte du profit et le mépris de l’homme, réduit à la seule dimension de consommateur, ont conduit aux conséquences que l’on connaît. Cette situation, qui a entraîné des désastres peut-être irréparables pour certains, a suscité l’émergence d’un écologisme sincère, puis sa récupération et sa dénaturation par la gauche et l’extrême gauche.

La réaction écologique

Contestataire dans les années 60-70, puis politique dans les années 80, elle fut, dans le discours, proche de l’analyse traditionnelle de la droite nationale. Celle-ci en effet a un siècle d’avance sur nos modernes “écolos” dans la critique du productivisme et la volonté de sauvegarder l’ordre naturel. Que l’on songe, par exemple, aux remarquables travaux d’Alexis Carrel, prix Nobel de médecine, dont la mémoire est aujourd’hui en butte à de haineuses persécutions posthumes.

Les “Verts” ont perverti ces idéaux et y ont mêlé le tiers-mondisme, la culpabilisation de l’Occi dent, un planétarisme appelant au brassage des populations, en totale opposition avec le respect des légitimes diversités humaines, et un catastrophisme s’appuyant sur l’analyse discutable de phénomènes comme “l’effet de serre” pour imposer des solutions mondialistes, négation de notre civilisation et de notre identité. Ainsi, seuls les pays développés devraient diminuer leurs rejets de CO2, alors que le reste du monde pourrait polluer plus!

Les milieux mondialistes veulent ainsi accélérer le dessaisissement des souverainetés nationales et parvenir au gouvernement mondial sous couvert d’écologie, prônant en quelque sorte une “dictature du planétariat”.

Le vrai combat écologiste est abandonné par ceux qui se prétendent “verts”, depuis l’éviction en 1993 des “waechteriens” par les marxistes de Madame Voynet. Ces derniers ne militent aujourd’hui que pour la promotion de toutes les déviances, de l’immigration, de l’avortement, des “35 heures” imposées sans concertation et pour la dépénalisation des drogues. Ils ont abandonné la défense de l’Environnement, la neutralité au sein de l’échiquier politique, le refus des lobbies. Ils appellent à la guerre, cautionnent le libre-échangisme qui aggrave le chômage chez nous et réduit en quasi-esclavage le tiers-monde.

Les “Verts” ont vidé le concept d’écologie de son contenu pour imposer aujourd’hui leur discours subversif. Ils ne défendent plus la véritable écologie, protection raisonnée du monde vivant.

LA DÉGRADATION DES PAYSAGES ET DE L’HABITAT

Dans un pays de civilisation comme la France, les paysages ont été, presque tous, peu à peu façonnés par l’homme. Ils sont le résultat d’un compromis heureux, issu de l’expérience, entre la nature et son utilisation. Autrefois, l’homme la transformait, mais avec des moyens limités ; il en respectait les rythmes et les équilibres. Ceux-ci ont été rompus au cours de notre siècle, particulièrement au cours des quarante dernières années sur l’ensemble du territoire, qu’il s’agisse du cœur des villes, de leur périphérie ou des campagnes. En matière architecturale, on a assisté à une véritable négation des formes traditionnelles du bâti, voulue par les disciples de Le Corbusier et de la charte d'Athènes.

Les méthodes pratiquées depuis des années par les gouvernants successifs et leurs représentants locaux en matière d’urbanisme et d'infrastructures – gabegie financière, corruption et financement des partis, multiplication des prélèvements fiscaux – ont empêché une occupation harmonieuse du territoire national.

L’urbanisation des cinquante dernières années (80% des Français vivent aujourd’hui sur moins de 20% du territoire), voulue à la suite d’un exode rural provoqué, aurait pu respecter les règles habituelles d’implantation des activités humaines. Mais les technocrates ont préféré les “cités” sans racines, implantées à tort et à travers, les ZIF, les ZUP, les ZAC, lieux d’affrontement favoris des bandes ethniques.

Seules les incantations rituelles sur l’intégration-exclusion et les anathèmes lancés contre les Français qui refusent de se laisser submerger par l’immigration, constituent le “discours sur la Ville”, machine de guerre idéologique contre le Front National.

Les villes et leur périphérie, ont été rendues hostiles à leurs habitants: sectorisation abusive engendrant sélection sociale, nuisances et déplacements massifs (flux automobiles bi-quotidiens avec des millions d’heures perdues en embouteillages), hyper-commercialisme entraînant la disparition du petit commerce et de l’artisanat urbains, spéculation immobilière, délinquance généralisée liée au remplacement des Français par des populations allogènes. S’y ajoute, aujourd’hui, la volonté idéologique de “réduire” la place de l’automobile, notamment au travers des Plans de Déplacements Urbains (PDU) rendus obligatoires par la loi Lepage de 1996, alors que les transports collectifs, dont l’insécurité est chronique, desservent surtout les centres urbains et que l’économ ie continue d’imposer toujours plus de déplacements.

Le monde rural est la victime du “remembrement”, consistant à importer en France le “modèle” américain – ou soviétique – des grandes exploitations agricoles, par l’arrachage des haies coupe-vent, biotopes irremplaçables, véritables éponges naturelles, la disparition des zones humides (le Marais poitevin a perdu plus de la moitié de sa surface en 25 ans), la diminution de l’élevage extensif, le drainage systématique des cours d’eau, l’imperméabilisation des terres agricoles, les constructions en zone inondable. Il en résulte des catastrophes “naturelles” et des inondations périodiques, meurtrières et dévastatrices, comme celle de Vaison-la-Romaine ou dans la Somme. Loin d'être enrayée, cette politique se poursuit à un rythme effréné : de 1991 à 2000, 210 000 hectares de haies ou de chemins bocagers ont été détruits, soit 12 % en 9 ans. Quant au bâti rural, il pourrit sur place, remplacé par des hangars en tôle. Même les églises sont sacrifiées.

Les campagnes ont aussi été agressées par la mise en place des politiques agricoles européennes (PAC) qui, en chassant les paysans de leur terre et en les soumettant à l’agriculture intensive et à l’agro-industrie, ont provoqué la pollution des sols et des nappes phréatiques. Ces phénomènes sont le résultat d'un productivisme mercantile qui a re fusé de prendre en compte, dans le calcul économique, la consommation outrancière du capital naturel : l’eau, l’air, la terre, les littoraux, les êtres vivants.

LA POLLUTION DES ÉLÉMENTS NATURELS

Principal enjeu stratégique du xxie siècle, la ressource en eau se dégrade. Malgré les efforts certains des agences de l'eau, et en dépit d'importantes hausses des prix pour les consommateurs, le taux de dépollution des eaux usées françaises dépasse à peine 50 %. 30% des sources sont polluées par les nitrates (vallées de la Saône, du Rhône et de la Garonne, littoral du Languedoc-Roussillon, Nord, Champagne, Touraine, Normandie, Bretagne). 10 % de l'azote des engrais descendent directement dans les nappes phréatiques. 50 % des Français reçoivent, au moins une fois dans l'année, une eau non potable. Des excès en pesticides y ont été relevés pour 12% de la population. Parmi les 5 substances les plus souvent détectées, on trouve quatre herbicides et un insecticide.

68% des prélèvements en eau sont destinés à l’agriculture (3,5 milliards de m3). Les plans d’eau souffrent de plus en plus souvent d’eutrophisation (excès d’azote) et la qualité des eaux courantes se stabilise à un niveau médiocre : même si les “points noirs” les plus graves ont été traités, les eaux pures disparaissent inexorablement. D’ici 2010, les pouvoirs publics devront investir 200 milliards de F. pour obtenir une “bonne” qualité des eaux… en étant d’autant moins sûrs du résultat que l’on persiste dans le même type de pratiques à l’origine de la pollution.

7% des lieux de baignade ne sont pas conformes aux normes microbiologiques. Les coquillages et crustacés pêchés dans les estuaires sont fortement chargés en métaux lourds ou en produits organochlorés, très nocifs pour l’homme. L’IFREMER recense entre 400 kg et 4 tonnes de polluants d'origine humaine par kilomètre de côte. Quant aux produits phytosanitaires, sans parler des hydrocarbures, les recherches effectuées par cet institut spécialisé sur les zones côtières mettent en évidence, là aussi, une contamination généralisée et permanente par les herbicides comme l’atrazine.

Les émissions d’oxydes de soufre et d’azote de l'industrie dans l’air, responsables des “pluies acides”, plafonnent depuis 1980 (plus d'un million de tonnes lâchées dans le ciel de France chaque année). Rien qu'en région parisienne, les répercussions sanitaires liées au seul dioxyde de soufre sont évaluées à 4,5 milliards de francs par an. Dans l'ensemble de la France, les coûts de restauration des monuments rongés par les pluies acides se chiffrent par milliards.

Depuis la loi Lepage, les principaux polluants atmosphériques (SO2, NOx, monoxyde de carbone, plomb, ozone) sont théoriquement placés sous surveillance. Cependant, les mesures effectuées ne débouchent, en termes de santé publique, que sur des approximations : on avance les chiffres de 30 à 50 décès par an à Lyon, 260 à 350 à Paris (on y a même parlé de plus d'un millier en 1996).

ÉNERGIES ET TRANSPORTS

Les socialistes, après avoir prétendu la combattre, ont privilégié l’énergie nucléaire, qui couvre aujourd’hui 78 % de notre consommation d’électricité (mais moins de 30 % de l'énergie primaire consommée). Le revers de la médaille est, outre l’endettement d’EDF (de l'ordre de 100 milliards de francs), l’absence de prise en compte du coût considérable du suivi des déchets radioactifs pendant des millénaires, et celle de l'amortissement du démantèlement des centrales arrivées en fin de vie. L’ANDRA a répertorié 1210 sites contenant des déchets radioactifs. Ceux dont la radioactivité persiste entre 24 000 ans et 16 millions d'années représentent 6 000 m3.

La recherche et la promotion des énergies nouvelles, dites “alternatives” (biomasse, éolien, solaire, géothermie, carburants propres) ont été abandonnées par l’État. Les économies d’énergie sont en baisse. Les transports routiers, qui produisent à eux seuls des gaz toxiques par milliers de ton nes chaque année, utilisent 40 % de l’énergie totale consommée en France, alors que dans le même temps la voie d’eau, moins gourmande et considérablement moins polluante, est devenue marginale dans notre pays.

LES SURFACES AGRICOLES

L’agriculture intensive exploite à outrance la terre et la nature au lieu de les cultiver et de les préserver. La France est ainsi le premier utilisateur mondial de produits chimiques agricoles (110 000 tonnes par an). C’est pourquoi en quarante ans, 60% de l’humus naturel, produit de siècles de travail des paysans, a disparu, rongé par l’usage des désherbants et des engrais chimiques, tandis que beaucoup de scientifiques sérieux émettent l’hypothèse que les pesticides ont divisé par deux la spermatogenèse humaine. Le remembrement, déjà cité, entraîne l’érosion des sols par lessivage et provoque des inondations dévastatrices.

Les sols agricoles de France sont victimes d’un appauvrissement accéléré. Outre le tassement imposé par les moyens mécanisés qui entraînent un déficit d’oxygène, une stagnation de l’eau et des risques d’asphyxie pour les plantes, les spécialistes ont relevé la baisse significative des taux de matière organique qui résulte de l’irrigation et de la baisse des surfaces fourragères permanentes. Il y a, enfin, diminution de la qualité biologique des sols tant en raison de l’utilisation des engrais que des pesticides ou des boues d’épandage, parfois imposées aux communes par décret préfectoral, malgré des taux élevés en métaux lourds.

LES DÉCHETS

La France produit chaque année 630 millions de tonnes de déchets toutes catégories confondues, dont 10 millions de tonnes de substances chimiques hautement toxiques provenant de l'industrie. Plus du tiers de ces dernières ne sont pas traitées. 25_000 décharges “sauvages” recensées en France font périodiquement l’objet de coups de projecteurs médiatiques, pour retomber ensuite dans l’oubli.

Pour ce qui concerne les ordures ménagères (440 kg/habitant, +2% par an), la législation nationale – calquée ici comme ailleurs sur des normes européennes constamment modifiées et toujours plus contraignantes — oblige les communes à retraiter l’ensemble de leurs déchets d’ici au 31 décembre 2002. Cette position radicale et irréaliste a été relayée par les constructeurs d’usines d’incinération qui ont inspiré les plans départementaux d’élimination des déchets, destinés à couvrir le territoire des unités nécessaires à l’application de la loi. Si cela a enrichi les grands groupes de “services aux collectivités” : Bouygues, Générale des Eaux alias Vivendi, Lyonnaise des Eaux et autres, il n’est pas certain que cela ait été positif pour le contribuable et pour l’environnement.

Le rapport Guellec de 1997 montre que les plans départementaux, non seulement font la part trop belle à l’incinération, mais encore ne respectent pas la loi, notamment la réduction à la source et le principe de proximité. Au-delà de pots-de-vin dont l'existence est parfois établie, comme lors de la construction de l’usine de Vert-le-grand (Essonne), le “gisement” financier du retraitement des déchets (200 milliards de F) a de quoi allécher : le coût par habitant est passé de 170 F en 1990 à 300 F en 1997. Le taux de recyclage demeure faible (31% contre un objectif de 75%), alors même que la loi de 1992 prévoit que seul un petit volume de déchets ultimes soit enfoui. La filière française d’élimination des déchets est un échec complet : la plupart des incinérateurs français d’ordures ménagères ne respectent pas la norme sur les rejets de dioxine dans l’atmosphère.

En ce qui concerne les déchets nucléaires, notamment ceux de haute activité ou à durée de vie longue, la loi de décembre 1991 relative à leur élimination est doublement en panne. D’une part, les recherches sur leur retraitement ou leur réemploi ont été arrêtées (abandon de Superphénix par Dominique Voynet en juin 1997), et les populations refusent logiquement le stockage de ces déchets dans des “laboratoires souterrains” (sic !). D’autre part, les solutions alternatives aux techniques nucléaires actuelles (fission contrôlée de l’uranium ou de ses dérivés), comme la fusion ou la fission “propre” liée à la filière thorium, ont été totalement écartées. Il est vrai qu’elles ont pour principal inconvénient de limiter la matière première nécessaire et de supprimer quasiment tout déchet : voilà qui n’est pas bon pour les trusts et administrations qui vivent du nucléaire !

DES MENACES GRAVES POUR NOTRE SANTÉ ET NOTRE ALIMENTATION

Tous les stades de la filière alimentaire sont concernés par des risques, soit à la production (méthodes de culture et d’élevage), soit à la transformation, soit à la conservation_; les risques chimiques, génétiques ou infectieux sont multiples (dioxine, herbicides, pesticides, antibiotiques, hormones,“vache folle”, salmonelles, contamination par les OGM…). Les techniques de commercialisation, la recherche du profit pour le profit, la perte de contrôle national au profit d’instances européennes (commission de Bruxelles) ou mondiales (Organisation Mondiale du Commerce, ex-GATT) ont encore aggravé les risques, comme l’interdiction par cette organisation de vacciner les animaux à pied fourchu contre la fièvre aphteuse, à l’origine directe de la contamination des troupeaux en Europe en 2001.

Comme on le verra dans le chapitre Agriculture, la maladie de la “vache folle” ou ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) en est un premier exemple caractéristique : dans un but de rendement, on donne aux animaux d’élevage des farines d’origine animale dont les carcasses broyées sont infectées. Le même mépris pour les conséquences sanitaires eventuelles est l’injection d’hormones ou d’anabolisants (pour faire grossir la masse musculaire) aux animaux de boucherie. Les OGM en sont un second exemple : on introduit dans des graines des séquences d’ADN de bactéries modifiées pour améliorer les résistances naturelles de plantes aux agents infectieux ou parasites. Mais on n’en a pas testé les conséquences à long terme pour l’homme et les équilibres naturels. En revanche, certaines observations ne laissent pas d’être inquiétantes : le papillon “monarque” disparaît en évoluant sur les pollens d’un maïs génétiquement modifié résistant aux ampicillines. Il y a, en France, pas moins de quatre organismes qui s’occupent de ces questions : l’agence française de sécurité sanitaire des aliments, le comité supérieur d’hygiène publique de France, la commission de bio-vigilance, la commission du génie bio-moléculaire. Ce n’est pas pour rassurer !

D’autres organismes et comités “scientifiques” fonctionnent au niveau européen : ce n’est qu’en 1996 que la commission européenne a commencé à se pencher sur l’interdiction d’exportation du boeuf britannique alors que le problème était connu depuis 1986, et que les députés du Groupe des Droites Européennes, notamment Jean-Claude Martinez, avaient alerté le Parlement et la Commission dès 1989, ne provoquant à l’époque que démentis, voire quolibets… comme à l’Assemblée Nationale pour l’affaire du sang contaminé par le virus du Sida !

La société industrielle méprise tout autant la vie animale. Les scandales font souvent la une de la presse : les animaux sont transportés dans des conditions atroces, meurent de froid, de chaleur ou de soif, entreposés comme des objets. Bloqués par des grèves, ils étouffent dans des véhicules laissés en plein soleil. Ils ne peuvent pas se coucher par manque de place. Epouvantés, épuisés par des voyages interminables sur des milliers de kilomètres (comme ces chevaux importés vivants de Pologne avant d'être abattus), ils sont laissés sans air, sans nourriture, apeurés, souvent blessés ou malades. On connaît aussi les inacceptables conditions d’exploitation des élevages industriels : les poules élevées en batteries disposent d'un espace grand comme une boîte à chaussures et s'automutilent ou se dévorent entre elles. Les bovins et les porcs sont élevés dès leur naissance dans des box étroits, d'où ils ne sortiront que pour aller à l'abattoir. Ce mépris de la vie animale n’est qu’un aspect particulier du mépris général de la Vie et de la Création, qui s’est notamment manifesté lors de l’épidémie de fièvre aphteuse de 2001.

L’État tolère la mise à mort, dans des conditions illégales, barbares et contraires à l'hygiène publique, de milliers de moutons à l'occasion des fêtes musulmanes. Quant aux traitements que l'on fait supporter aux animaux de laboratoires, ils sont souvent dépourvus de toute utilité scientifique.

Les nuisances sonores, enfin, sont entrées pleinement dans le débat public : 33% des ménages français sont victimes d’un bruit excessif, dont le coût social est estimé par la Sécurité sociale à 800 millions de francs par an.

Face à toutes ces dérives, il n’est que temps de revenir aux principes de l’ordre naturel.

RESPECTER L'ORDRE NATUREL

L’homme n’est ni un matériau, ni une marchandise. Il est au cœur de la nature et doit en respecter les lois. Elle doit être protégée et mise en valeur par lui et non pervertie ou détournée à des fins de pur profit. Le respect de l'harmonie naturelle s’impose donc. Cependant, s’il n’est pas l’auteur de cet ordre, l’homme n’en est pas non plus un simple élément : il ne saurait être “géré” comme la biosphère. La protection de l’environnement ne doit pas aboutir à en exclure l’homme.

L’ENVIRONNEMENT, ÉLÉMENT D’IDENTITÉ ET DE SOUVERAINETÉ

Il y a cohérence complète entre la défense de notre identité et celle de notre environnement : nous sommes attachés à notre pays, donc défenseurs du patrimoine naturel dont nous avons hérité. La France s'incarne dans un peuple et dans une civilisation, mais aussi dans un terroir, avec ses paysages, sa faune, sa flore, des sites à préserver et à mettre en valeur (avec tout ce que cela représente en terme d'emplois “enracinés”). C’est pourquoi les questions environnementales, loin de toute globalisation, doivent être traitées dans le cadre national, ce qui n’exclut pas des coopérations ponctuelles efficaces.

DIVERSITÉ CONTRE NORMALISATION

Le grand combat du xxie siècle sera la défense de la diversité contre la normalisation du monde. Alors qu’il existait en France, au début du siècle, plus d'un millier de variétés de pommes, il n'en reste plus qu'une demi-douzaine dans les rayons des grandes surfaces. La richesse constituée par cette diversité de produits, de paysages, d’espèces et de peuples, est menacée par le mondialisme et les multinationales.

LES SCIENCES AU SERVICE DE LA VIE ET DE LA NATURE

Il n’y a pas lieu de suspecter a priori les progrès techniques. Grâce à la science, des avancées peuvent être faites dans la protection de l’environnement et dans la lutte contre les grands fléaux. Il convient, en revanche, de la canaliser pour qu’elle respecte l’homme et la nature, faute de quoi on ne saurait parler de “progrès” : Science sans conscience n’entraîne que ruine des corps et des âmes.

PROTÉGER LE MONDE VIVANT

L'ENVIRONNEMENT, ENJEU NATIONAL 1. Refuser toute supranationalité

L’écologie dévoyée sert de véhicule à la révolution mondialiste : accroissement du pouvoir des institutions internationales, impôt direct européen, taxe mondiale sur le CO2... Cette démarche tend à organiser un gouvernement mondial de fait, aux mains des lobbies et des multinationales, qui détruisent l'environnement des pays du tiers-monde et y cautionnent l'esclavage. La France dénoncera tout acte diplomatique tendant à réduire sa souveraineté en la matière.

2. Instaurer des coopérations bilatérales efficaces

La France développera des accords bilatéraux de coopération sur des questions environnementales dépassant les frontières : dépollution du Rhin avec les pays riverains, protection des massifs montagneux frontaliers ou de la forêt guyanaise, suivi des ressources halieutiques du plateau continental, travaux de dépollution avec les pays d’Europe centrale ou orientale... Au lieu de se dessaisir sans contrepartie de sa souveraineté et de passer sous les fourches caudines d’organisations mondialistes, la France fera de la protection de l’environnement un élément actif de sa politique étrangère et mettra en valeur la qualité de ses équipes scientifiques et de ses industries.

3. Faire évoluer les lois et la fiscalité pour mieux protéger l’environnement

Les intérêts économiques et la fiscalité actuels favorisent des modes de production destructeurs de l’emploi, de la santé humaine et de l’environnement. La fiscalité – notamment la TVA et l’impôt sur les sociétés – contribue fortement à déterminer les “règles du jeu” qui feront qu’une entreprise polluera ou non, qu’elle embauchera ou licenciera.

C’est pourquoi les impôts seront non seulement allégés dans leur globalité (voir chapitre Fiscalité), mais aussi mieux ciblés, afin de favoriser emploi, santé, qualité de vie et protection de la nature ; les coûts indirects liés à ces domaines dans les transactions commerciales seront pris en considération.

Des normes élevées de qualité de vie seront aussi une barrière contre l'invasion de produits venus des pays peu exigeants en matière de protection sociale, sanitaire et environnementale. Il s’agit là d’un protectionnisme généreux, défendant simultanément l’intérêt du tiers-monde et celui des pays disposant d’acquis sociaux élevés.

4. Favoriser les investissements utiles à l'environnement

Un système de dégrèvement fiscal pour l’ensemble des réalisations bénéfiques à l’environnement sera instauré, sur le modèle des incitations pour les économies d’énergie, en faveur des entreprises comme des particuliers.

5. Appliquer rationnellement le principe de prudence

Les nécessaires réglementations environnementales ou sanitaires seront toujours précédées par une étude objective, sans céder aux pressions des lobbies économiques et financiers. Une menace réelle devra être prise en considération tandis que les dangers imaginaires, motivés par la seule volonté de parvenir à la “croissance zéro”, seront dénoncés comme tels. Les consommateurs disposeront systématiquement sur tout produit d’une fiche indiquant sa provenance, sa composition exacte ainsi que les dangers qu’il peut occasionner.

6. Développer des recherches innovantes indépendantes des lobbies

Un effort très significatif sera réalisé pour développer la recherche appliquée dans le domaine de la protection de la nature. Une évaluation scientifique et indépendante des questions écologiques doit être menée, tant au niveau national qu’international. Les financements publics ne seront plus alloués en fonction de l’impact médiatique de déclarations non fondées et démenties quelques jours ou mois plus tard mais exclusivement en fonction de la qualité scientifique des travaux. Les laboratoires et projets s’écartant de la pensée unique scientifique bénéficieront, comme les autres, de l’aide des pouvoirs publics.

7. Informer complètement et objectivement les Français

Le gouvernement diffusera le plus largement possible les résultats scientifiques ayant trait à l’environnement pour permettre aux Français de se forger un avis objectif, en les préservant des excès de catastrophisme. Il faudra également chiffrer le coût social des mesures environnementales en termes de chômage, de retraites, de niveau et d’espérance de vie. Les programmes scolaires intégreront la réalité scientifique des questions d'écologie en s’interdisant toute manipulation idéologiquement orientée.

8. Utiliser le référendum local

Les populations pourront être consultées par référendum sur les questions d'environnement et les projets d’urbanisme ou d’infrastructure. De surcroît, elles auront la possibilité, par la procédure d’initiative populaire, de provoquer elles-mêmes un tel référendum.

9. Organiser les contre-pouvoirs écologiques

Les associations environnementalistes, véritablement représentatives et agréées comme telles, participeront aux prises de décision en rapport avec la qualité de la vie des populations (jury d'architectes, plans d'occupation des sols...). Des mesures législatives seront prises pour permettre à leurs représentants bénévoles qui siègent dans des structures officielles (commission départementale des carrières, commission locale de l’eau...) d’être remboursés de leurs frais de déplacement.

10. Contrôler réellement l’application des normes environnementales

La protection de l’environnement doit être assurée par un organisme indépendant de contrôle et de certification des installations de toute nature (infrastructures, industries, équipements publics et privés) quant à leur caractère non polluant. Cette instance interviendra pour vérifier la conformité aux normes antipollution et le respect de l’environnement. Les contrevenants se verront refuser leurs divers agréments publics et, le cas échéant, seront poursuivis.

11. Rendre les pollueurs économiquement et pénalement responsables

La pollution ou la dégradation d'un site constituent, à bien des égards, des actes de vandalisme de même nature que la détérioration d'un monument ou d'une œuvre d’art. Seront donc institués des délits d'atteinte à l'environnement pour lesquels les entreprises ou les personnes seront poursuivies, condamnées à des dommages et intérêts en proportion des préjudices, voire à des sanctions pénales. Pour l’instant, la justice est particulièrement clémente envers les plus gros pollueurs (exemple : le dégazage des pétroliers en mer est chronique parce que les poursuites coûtent moins cher que la vidange en port). Les moyens de détection seront adaptés (actuellement, les exploitations agricoles sont surveillées par satellite, mais pas les pétroliers !). Cette législation sera étendue aux infractions perpétrées en matière d'urbanisme. Les constructions illégales devront être démolies.

12. Sensibiliser et montrer l'exemple

Les media, en particulier publics, devront faire une plus large place aux débats relatifs à l’environnement. De même pour les établissements scolaires, où l’on est confronté au gaspillage (chauffage, déchets de cantine, papier...), aux pollutions (déchets d’expériences), au mauvais exemple (drogue...). Les enseignants seront sensibilisés sur ces questions. Les manuels pédagogiques intégreront plus largement qu’aujourd’hui ces données. Les établissements seront équipés de façon adéquate (isolation, chaufferies-bois, collectes sélectives, récupération des déchets d’expériences...).

VEILLER A L’HARMONIE DU TERRITOIRE

13. Lancer une grande politique de la ruralité

Pas de pays sans paysans ! Maintenir la vie dans les campagnes, équilibrer le territoire, c'est d'abord assurer la sauvegarde d'une agriculture paysanne et familiale essentielle à la qualité et à la pérennité de nos terroirs. Les excès du jacobinisme, le maillage radial des autoroutes et des TGV vers la capitale, conduisent trop souvent à l’épuisement du tissu rural. Il faut noter que si l’État socialiste a inventé la “politique de la ville” – en réalité celle des ghettos de banlieues – il a cyniquement abandonné le monde rural. Il faut, en revanche, édifier une véritable politique de la ruralité, redonner vie à nos villages autour de l'église, l'école, le café, l’épicier, grâce au mécénat, à l’intervention des collectivités et aux nouvelles techniques de télécommunication pour aboutir à une meilleure irrigation du territoire et à la revitalisation de ce qui est en train de devenir le “désert” français.

14. Privilégier les villes moyennes, les pays historiques et les terroirs

Les villes moyennes réparties sur tout le territoire, au sein de terroirs, de provinces et de “pays” économiquement, historiquement et culturellement pertinents, offrent des conditions d’équilibre et d’harmonie bien supérieures : elles seront donc privilégiées et accueilleront une partie des activités que les mégapoles ne pourront plus recevoir. Il sera mis un terme à la politique des “villes nouvelles” ainsi qu’aux méthodes autoritaires de regroupement des communes.

15. Réhabiliter les zones urbaines

Nos cités sont souvent sinistrées et constituent des lieux sans âme où l’homme est déraciné (laideur, publicité, béton et zones commerciales, entrées de ville). Une grande politique urbaine et architecturale réhabilitera la ville, en lui redonnant ses éléments constitutifs : activités et commerces, rues et bâtiments à échelle humaine, identifiables, expression de notre culture et de notre mode de vie, avec une communauté homogène d’habitants attachés à leurs quartiers. Des mesures seront prises pour respecter et mettre en œuvre les principes de préférence nationale et de propriété populaire. La restauration de l’habitat de tradition sera privilégiée, dans l’intérêt du confort de vie, de l’identité locale, de l’activité économique et de l’emploi. Les chantiers de restauration seront favorisés par des prêts plus avantageux et des avantages fiscaux importants. Cela profitera particulièrement aux PME-PMI et à l’artisanat, plus créateurs d’emplois que les grosses entreprises du BTP. Cela profitera en même temps à l’environnement (moindres besoins en matériaux, donc moins de gravières et de sablières, trous béants dans le paysage). Les propriétaires qui, à surface égale, amélioreront un bien dans le respect d’un cahier des charges défini avec la commune ne seront plus sanctionnés par un changement de catégorie fiscale de leur bien. Tout changement de tranche n’interviendra qu’après cession du logement.

16. Promouvoir architecture à taille humaine et habitat de tradition

Il convient de rejeter l'urbanisme collectiviste “ZIF-ZAC-ZUP”, destructurant, uniformisant et propice à la violence, pour se tourner vers une architecture douce qui, par le choix des formes, des couleurs et des volumes, respecte l’environnement naturel et culturel existant. Dans les campagnes (et sur le littoral), l'habitat traditionnel correspondant à chaque province sera encouragé et restauré, y compris les bâtiments de ferme.

17. Reconquérir les paysages

Des actions d’envergure seront entreprises pour réhabiliter les sites par de véritables programmes d'embellissement de la France, pouvant inclure des démolitions, des restaurations, des aménagements paysagers, afin de revaloriser les paysages et le patrimoine architectural, comme savent le faire certains de nos voisins (Autriche, Grande-Bretagne... ).

18. Sauvegarder nos vallées

Il faut mettre fin à l’utilisation des sables et graviers de premier choix pour faire des remblais de plusieurs mètres d'épaisseur. Le recyclage des granulats de démolition sera privilégié. L’exploitation de nouvelles carrières passera par la signature d'une charte nationale précisant réaménagements, réserves financières et toutes garanties nécessaires au bon suivi des travaux. Les granulats marins seront utilisés avec une extrême prudence, car cette activité peut perturber la vie marine, et donc la pêche.

19. Protéger nos littoraux et nos cours d’eau

Il faut interdire les constructions et les campings dans les zones inondables : au-delà de l'esthétique, c’est avant tout une question de sécurité. Le littoral, soumis aux pressions terribles de la promotion immobilière et du tourisme de masse, devra faire l’objet d’une protection toute particulière. Les moyens financiers du Conservatoire du Littoral et des espaces naturels seront renforcés par l’institution du “chèque nature” vendu au public contre la gratuité de l’accès aux Parcs naturels régionaux, ainsi que par une contribution des collectivités territoriales. Les sanctions pour non-respect des sites seront alourdies.

20. Renforcer la lutte contre les incendies de forêt

En matière de feux de forêt, il conviendra de renforcer la répression des incendies volontaires et de la pyromanie, d’interdire définitivement la construction dans les zones à risques et de reconduire automatiquement la non-constructibilité trentenaire de tout terrain brûlé. Les méthodes de débroussaillement respectueuses de l’environnement seront encouragées. La surveillance du terrain sera étoffée (gardes, bénévoles) et les moyens aériens renforcés.

PROTÉGER LES ANIMAUX ET LA FLORE

21. Préserver la biodiversité

Si la richesse génétique naturelle venait à disparaître, ce serait le signal d'une fragilisation face aux maladies et la fin de nos terroirs et cultures locaux, victimes des assauts de l'uniformisation. Enfin, la dépendance vis-à-vis des multinationales serait totale (leur but avoué étant de breveter l’ensemble des êtres vivants !).

Notre patrimoine faunistique et floristique, né de quatre mille ans de savoir paysan et pastoral, est en train de disparaître. C’est pourquoi, sera développée une politique ambitieuse de restauration grâce aux vergers-conservatoires et organismes qui conservent les souches survivantes des variétés animales et végétales.

Une chasse conforme à nos traditions doit trouver sa place dans l’équilibre de la nature ; les chasseurs seront incités à prendre une part toujours plus responsable dans la gestion et la protection de la faune et de la flore. Les espèces en voie d'extinction bénéficieront d'une protection maximale.

Aucune souche exotique ne doit être introduite inconsidérément : elle risquerait de s’attaquer à des biotopes préexistant depuis le fond des âges. L’écologie consiste avant tout à préserver l'équilibre des composantes du milieu naturel. A ce titre, la diffusion dans l’environnement d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sera contrôlée, et leur dissémination interdite.

Aucune considération idéologique, touristique, industrielle ou commerciale, ne vaut que l’on détruise les équilibres naturels de notre planète. Il ne nous servirait à rien d'être assurés de tous les conforts et loisirs si la vie disparaissait de la surface de la Terre !

22. Agir contre la souffrance des animaux

L’observation de l’ordre naturel implique de respecter les animaux et de leur éviter toute souffrance chaque fois que possible. Des campagnes de stérilisation des animaux errants en surnombre seront organisées. Les sanctions prévues seront renforcées, et des peines sévères de prison ferme pourront être prononcées à l’encontre des auteurs d’abandons ou de mauvais traitements ; le commerce illicite d’espèces protégées sera réprimé. Les refuges seront aidés grâce à une taxe sur l’importation des animaux exotiques. Les abattages dits “rituels”, se feront en conformité avec la réglementation sanitaire française en vigueur.

23. Limiter et maîtriser la vivisection

L’expérimentation animale est parfois nécessaire, souvent évitable, toujours améliorable. Elle sera très strictement limitée par la loi et la nécessaire déontologie de la recherche. Des méthodes de substitution existent (cultures cellulaires par exemple) qui sont souvent plus fiables que les expérimentations animales (tel produit inoffensif pour le chien peut parfaitement être toxique pour l’homme). Elles doivent être perfectionnées et généralisées.

L'ENVIRONNEMENT AU SERVICE DE LA SANTÉ ET DE LA VIE

24. Promouvoir agriculture biologique et produits de terroirs

L’agriculture dite biologique développe des productions de qualité sans recourir aux produits chimiques qui brutalisent la nature et portent atteinte à la santé humaine. Elle sera encouragée et soutenue, notamment par une “TVA zéro”, de façon à lui permettre de se développer (en 20 ans de gestion socialiste, la France est passée dans ce domaine du 1er au 14e rang européen !). De même, agriculture extensive et sylvopastorale de montagne seront soutenues, au besoin par des aides directes. Tout produit devra disposer d’un étiquetage clair et détaillé avec composition chimique et origine précises.

25. Encourager les modes de transport peu polluants

Les transports sont souvent sources de graves pollutions (marchandises dangereuses, gaz d’échappement). On s’efforcera donc de multiplier les types de transport alternatifs, évitant ou réduisant risques et pollutions, sans compromettre l’esprit de libre circulation lié à l’usage de l’automobile. Le retard de la France en matière de pistes cyclables sera comblé. L’effort pour le développement de voitures et de carburants propres sera accru. L’explosion inflationniste du transport routier engorge les grands axes, détruit prématurément les chaussées et cause un nombre croissant d'accidents mortels. Un rééquilibrage vers le rail et la voie d’eau – parent pauvre de notre système de communication car peu “juteuse” pour les promoteurs du béton – sera mis en œuvre. Le transport combiné rail-route sera privilégié.

26. Faciliter l'accès aux transports en commun

Malgré des investissements importants, la fréquentation des transports en commun est entravée par l’insécurité, la fraude, l’inconfort et la saleté qui y règnent. Un effort accru en personnels et en moyens permettra de rétablir la sécurité et favorisera à nouveau le développement de ces modes de transport, moins consommateurs d'espace et moins polluants que la circulation routière trop souvent saturée (des millions d’heures sont perdues chaque jour dans les embouteillages en France).

27. Organiser le recyclage des déchets

La priorité accordée au tout-incinération est un non-sens, puisque l’on déplace les polluants sans les supprimer. Certains, très toxiques, sont même créés lors de l'incinération (dioxine, furanes, chlore issu des PVC...). De plus, il vient court-circuiter les efforts de tri, de recyclage, et de traitement des déchets au plus près du lieu d’origine. C’est le procédé le plus coûteux pour la collectivité, le plus dangereux aussi par les trafics routiers qu’il engendre. Notre choix est celui d’un tri-recyclage industriel et domestique maximal. La gabegie du suremballage sera fiscalement et réglementairement combattue (application de la loi de 1975). Un effort accru sera également consenti en faveur du compostage. L’incinération sera donc réduite au minimum nécessaire, à savoir le traitement des déchets ultimes. En concertation avec les professionnels, sera organisée la récupération systématique des déchets dangereux. Des incitations fiscales seront consenties pour l'investissement dans ce secteur d'activité.

28. Doter le pays d’un programme complet de gestion de l'eau

Les rejets d’eaux polluées en provenance des installations industrielles ou des agglomérations sont encore considérables dans notre pays. Un effort de grande envergure sera réalisé pour assurer une épuration systématique et décentralisée. Les contrôles seront développés et rendus publics. Les entreprises seront tenues à une comptabilité précise des flux de matières premières et de déchets. La responsabilisation des entreprises industrielles et des exploitations agricoles passera par des cahiers des charges au niveau local dans le cadre des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) et l’aide au conseil. Les consommateurs verront leurs factures d’eau dégrevées en cas de pollution. Un fonds de garantie interprofessionnel sera créé pour la réhabilitation des sites orphelins contaminés.

La mise en concurrence des délégataires de services d’eau sera renforcée et surveillée, afin qu’elle ne soit plus nécessairement limitée aux deux groupes (Générale des Eaux alias Vivendi et Lyonnaise des Eaux) qui ont été le plus souvent cités à l’occasion d’affaires de corruption.

Si les eaux sont polluées en aval, elles le sont aussi en amont par les nitrates, les pesticides et la boue qui s'infiltrent dans les sous-sols lors des inondations. Celles-ci s'expliquent par la destruction des haies, bocages et zones humides. A titre d'exemple, la Normandie qui comptait plus de 100 000 mares au début du siècle, en a aujourd'hui moins de 10 000. C'est pourquoi la restauration de ces éléments naturels sera mise au rang de priorité nationale.

29. Lutter contre le bruit et les pollutions électromagnétiques

La société moderne a engendré une pollution qui, pour être moins apparente, n'en est pas moins nocive : le bruit et les champs électromagnétiques. La réglementation actuelle qui limite le volume sonore est déjà insuffisamment appliquée ; elle ne concerne de plus ni les avions, ni les trains, ni beaucoup d’équipements industriels, lesquels causent pourtant de graves nuisances sonores. Aussi conviendra-t-il de la renforcer. Quant aux ondes électromagnétiques, de plus en plus présentes dans notre environnement quotidien, elles feront l’objet d’études poussées de santé publique afin de déterminer leur degré de nocivité et de prendre les mesures qui s’imposent. Les lignes à haute tension, les appareils électriques puissants (tubes cathodiques, fours à micro-ondes) ou portés trop près du corps (téléphones portables) n’ont pas été suffisamment évalués dans leurs éventuelles conséquences sur la santé publique.

30. Diversifier les sources d’énergie

Une diversification des sources d'énergie par l’utilisation combinée du GPL, du gaz naturel, des énergies renouvelables (biomasse, géothermie et solaire), ainsi que des économies d’énergie, sera engagée pour parvenir à un objectif réaliste de 15 % de la consommation nationale, dans un délai de 8 ans. Des circuits courts d’utilisation de l’huile de colza seront mis en place, au bénéfice des agriculteurs (maîtrise de la filière).

Mais notre potentiel énergétique global doit être conservé, quelle que soit sa nature, sauf à nous placer volontairement sous la coupe d’organisations supranationales ou de grands intérêts. En revanche, il est du devoir de l’État de prendre toutes les garanties de sécurité, notamment dans le domaine nucléaire (relance des recherches sur le retraitement des déchets radioactifs). Comment ne pas évoquer la criminelle occultation des retombées de Tchernobyl en France par le gouvernement Chirac en 1986 alors que, là encore, le Front National, par les voix de Jean-Pierre Stirbois à l’Assemblée Nationale et de Bruno Gollnisch en Région Rhône-Alpes, avait été le seul à tirer la sonnette d’alarme !

Le nucléaire de fission fondé sur l'uranium et ses dérivés doit être progressivement abandonné au profit de filières plus propres (fusion, thorium...), faute de quoi le nucléaire français se condamnerait à un vieillissement inéluctable, facteur de risques et de déclin. L’enfouissement des déchets nucléaires serait tout aussi dangereux pour les populations que le sont les milliers de tonnes de fûts radioactifs qui se désagrègent lentement au large de nos côtes, et qu’il est urgent d’aller repêcher avant qu’ils ne contaminent toute la chaîne alimentaire. En tout état de cause, après amélioration de leur conditionnement, les déchets doivent être stockés à la vue et sous le contrôle des pouvoirs publics, dans l’attente d’une destruction dont nous ne maîtrisons pas aujourd’hui la technologie.

En matière de production électrique, il faut imposer la vérité des prix ; le kilowatt-heure d’EDF devra intégrer dans son coût le démantèlement des centrales en fin de vie et la gestion des déchets. Le monopole d’EDF sur l’électricité sera réexaminé afin de faciliter les initiatives de production indépendante. Pour assurer à long terme l’indépendance énergétique de la France, il faut disposer d’un choix équilibré entre des sources d’énergie durables, variées et complémentaires, qui s’accompagne d’une indispensable déconcentration des emplois et des techniques. L’État s’emploiera donc, notamment par le biais fiscal, à permettre l’émergence d’un potentiel énergétique français suffisamment varié pour couvrir totalement les besoins nationaux et ceux de nos clients potentiels. Tout sera mis en œuvre pour permettre à notre pays de figurer parmi les pays les plus performants, non seulement en matière de recherche, mais également dans le domaine des brevets, trop souvent négligé. La véritable écologie ne s’oppose pas au développement d’une économie au service de l’homme.
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