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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

III ENSEIGNEMENT : DEVELOPPER LES INTELLIGENCES

ÉCOLE : DE L’UTOPIE AU DÉSASTRE

UN CONSTAT DE FAILLITE TRÈS LARGEMENT PARTAGÉ

Le système éducatif français est en faillite : cette analyse est partagée par nombre de nos compatriotes, y compris au sein de “l’éducation nationale” ! On ne peut donc le conserver dans sa forme actuelle : la crise du système éducatif est en effet à la racine de la crise française. Depuis 1981, les socialistes ont aggravé les maux déjà anciens qui frappaient l’enseignement et n’ont fait qu’en accentuer la ruine. Mais ils ont été précédés, approuvés, relayés, par la fausse droite qui partage avec eux la responsabilité de la ruine de “l’ordre du temple scolaire”.

Premier budget de la Nation avec plus de 388 milliards de F. en 2001 (dont 89% de dépenses de personnel pour 1,1 million de personnes !), l’enseignement représente environ 22% des dépenses de l’État. Tel un Moloch jamais rassasié, le système absorbe sans cesse de nouveaux crédits :

- collèges et lycées pris en charge par les collectivités locales: 125 milliards de F,

- dépenses personnelles des parents: 42 milliards de F,

- dépenses de formation professionnelle des entreprises, 35 milliards de F.

La dépense française d’éducation représentait, en 1999, 626 milliards de F., soit 7,2% du Produit intérieur brut (PIB), 10 600 F par Français et 38 700 F par élève. Il y a toujours plus d’enseignants (906 657 en 1999) alors même que de 1990 à 1997 le nombre d’élèves (14 419 000 en 1999) a baissé de 342 000.

A ce prix-là, les Français seraient en droit d’avoir un enseignement de qualité ! Pourtant, le “mammouth” fait des ravages: comme l’a dit l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard, c’est “la plus effroyable pagaille du monde occidental”.

L’Éducation nationale n’assure plus correctement la formation générale des élèves qui lui sont confiés dont 20%, en classe de sixième, ne lisent ni n’écrivent correctement. A l’âge du service militaire, 10 % des jeunes hommes sont illettrés, situation identique à celle observée en 1914 !

L’Éducation nationale n’assure pas davantage un enseignement moral et civique. Les établissements scolaires ont depuis longtemps cessé d’être des havres de paix et de sérénité : selon les statistiques du ministère, près de 116 000 faits de violence ont, par exemple, été recensés entre le 1er janvier et le 31 mars 1998, dont 11 000 coups et blessures et 12 000 vols ou tentatives de vols, 163 établissements sont classés “à risques”. Un rapport rédigé par des élèves de l’ENA, dans le cadre d’un séminaire, relève “qu’au-delà des imprécisions statistiques, le phénomène des violences à l’école a désormais atteint un niveau préoccupant”.

Ils sont situés, pour la plupart, en ZEP (zones d’éducation prioritaire des “banlieues”), où “la moitié des maîtres auxiliaires enseignant l’arabe sont intégristes musulmans”, selon l’ex-ministre socialiste Claude Allègre lui-même (AFP, 30 août 1997). Beaucoup des délits ou des crimes commis en milieu scolaire sont le fruit amer du laxisme moral généralisé et souvent liés à l’immigration de masse que connaît notre pays comme au déracinement qu’elle induit chez les jeunes immigrés.

La ruine de la morale publique et la brutalité des rapports sociaux qui en résulte ont considérablement dégradé le milieu scolaire. Ce ne sont pas les pédagogues soixante-huitards, qui donnent le ton à l’école, qui peuvent évidemment remédier à cette situation_: un questionnaire (40 pages !), distribué dans des lycées à Rouen et à Lyon, demandait au lycéen s’il avait eu des relations sexuelles “avec un seul partenaire, 2, 3, 4, 5, 10 ou plus de 10 !”. Ce n’est ni l’installation de distributeurs de préservatifs, ni la distribution de la “pilule du lendemain” qui permettront aux adolescents de comprendre tout ce qu’il doit y avoir de respect dans la relation affective avec autrui.
L’échec scolaire est un drame humain – des centaines de milliers de vies gâchées – et un gaspillage économique coûteux qu’un rapport du Conseil économique et social évaluait, il y a quelques années, à 100 milliards de F par an. Dans l’enseignement technique, le système a ôté volontairement aux entreprises toute possibilité de formation en alternance. C’est la raison pour laquelle il n’y a en France qu’un apprenti (366_000) pour 15 collégiens ou lycéens (5,6 millions).

La crise scolaire frappe aussi les maîtres, mal soutenus par leur hiérarchie, laissés seuls face à la violence, pénalisés quand ils veulent bien faire, ostracisés quand ils tentent de s’affranchir de la dictature des organisations de la gauche syndicale. Depuis 1969, l’enseignement français a produit en moyenne 4 900 bacheliers supplémentaires par an. L’augmentation des effectifs d’enseignants a été, elle, de 5 000 par an. Bien faible productivité du système !

L’Université, jadis parcours d’excellence pour les titulaires du Baccalauréat, est devenue une machine à produire de l’échec : 40 % des étudiants la quittent sans diplôme. Empêchée de sélectionner à l’entrée, elle étouffe sous le poids de son million et demi d’étudiants. Ballotée de réforme en réforme, avec un corps professoral mis sous tutelle – depuis la réforme universitaire Jospin, les étudiants “évaluent” les professeurs d’Université –, des instances syndicalo-administratives souvent politisées y prolifèrent qui prétendent décider des orientations, des travaux scientifiques et du contenu des enseignements. Normalement lieu de libre débat intellectuel, l’Université pratique désormais un “politiquement correct” délirant : une faculté de médecine lyonnaise a changé de nom sous prétexte qu’elle portait celui d’Alexis Carrel, prix Nobel de médecine mais “homme de droite”. Telle autre faculté de la même ville a supprimé un institut d’études à la suite de manifestations d’une minorité marginale et bruyante.

Quant à l’État, il n’arrive même pas à faire face à ses obligations légales en matière de locaux : le plan Université 2000, lancé par Lionel Jospin en 1990, a été réalisé grâce aux collectivités locales (40 milliards de F. investis pour 3,5 millions de m2 créés). Et le plan U3M (universités du troisième millénaire), lancé par Claude Allègre, poursuit dans la même voie !

Bien sûr, dans la réalité, tout n’est pas toujours aussi noir : il y a des enseignants qui transmettent un savoir de qualité, des établissements calmes, des élèves bien formés et heureux, des étudiants qui réussissent. Mais c’est souvent malgré le système, voire contre lui : “L’éducation nationale est le dernier dinosaure hérité des mythes de l’après-guerre. Par son gigantisme et ses statuts soviétiformes, ses erreurs sont à la fois coefficientées et pérennisées” (P. Nemo, Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?). Le désastre scolaire français n’est pourtant pas le fruit du hasard ou de la fatalité : il s’inscrit dans un processus mûrement réfléchi de destruction des intelligences et de l’identité françaises.

LE MINISTÈRE DE LA RÉFORME PSYCHOLOGIQUE

Depuis un demi-siècle, au détriment des enfants, des parents, des maîtres, l’enseignement a été l’objet d’un “Yalta intérieur” : à la gauche, la formation des esprits, à la “droite”, la gestion des affaires économiques. Ce Yalta n’a non seulement pas permis à l’enseignement de garder sa qualité –_bien au contraire_– mais la “droite” s’est fait déposséder durablement du pouvoir, alors que la gauche ne cessait de renforcer le sien ou de regagner facilement le terrain provisoirement perdu.

La capitulation de MM. Chirac et Devaquet en décembre 1986 en fut une belle illustration. Ministre de l’éducation du gouvernement Balladur, François Bayrou poursuivit l’œuvre de Lionel Jospin et de Jack Lang : “Non seulement il ne récuse pas l’action engagée par ses prédécesseurs, mais, sur bien des points, il en approuve les objectifs et les principes” (Le Monde, 2 mai 1993). Son “contrat pour l’école” a même renforcé le collège unique, “collège inique”.

Le plan Langevin-Wallon (1947) postulait “l’école unique avec un corps unique d’enseignants de la maternelle à la terminale”. Il s’agit de “démocratiser l’école” : comme on ne peut obtenir que les élèves soient tous également intelligents, on préfère qu’ils soient tous également ignorants.

Ce plan sera réalisé sous et par la Ve République. De Christian Fouchet à Lionel Jospin, on aura successivement la carte scolaire (1959), la coupure du lycée en deux cycles (1960), le tronc commun de la sixième à la troisième (1968), le collège unique (1974), le tronc commun étendu à la seconde (1984), l’objectif des 80% de bacheliers par classe d’âge (1985), des cycles à la place des classes dans le primaire (1993), l’accent mis sur les activités dites de “socialisation” au détriment des connaissances, sans parler des réformes universitaires d’Edgar Faure à Claude Allègre. La volonté de Jack Lang de “lutter contre l’ennui ou l’absence de motivation (sic !), en introduisant des enseignements à options de la 5e à la 3e, ne remet pas en cause “le principe du collège unique”.

Derrière les démissions politiciennes (Christian Beullac disait que, rue de Grenelle, “le ministre règne mais ne gouverne pas”), c’est une révolution culturelle permanente que l’enseignement a subie depuis 40 ans : il s’agit de former un homme nouveau, décervelé et déraciné. Pour cela, les matières formant la réflexion et le goût (lecture, écriture, arithmétique, humanités) seront liquidées, l’enseignement de l’histoire sera révisé de manière soviétique, une pédagogie nouvelle sera mise en œuvre, apte à produire des personnalités dociles à l’utopie mondialiste.

Le ministère de l’éducation nationale est au service d’un projet totalitaire de manipulation psychologique et mentale des enfants, qui a pour objectif, comme l’a écrit le père du “pédagogisme” moderne, l’américain John Dewey, la destruction de “la notion purement individuelle de l’intelligence” (in Liberalism and social action, cité par Pascal Bernardin, Machiavel pédagogue). Telle est la principale raison de la crise scolaire : les aberrations du système éducatif ne sont que la conséquence de cette révolution.

LA SUBVERSION PÉDAGOGIQUE

Il y a 20 ans, Annie Kriegel remarquait : “Ce qui est le plus frappant dans la jeunesse scolaire d’aujourd’hui, c’est peut-être moins son ignorance que son ensauvagement” (Le Figaro, 8 août 1981). Jean-Pierre Chevènement – ancien ministre socialiste de l’éducation – lui fera écho avec ses “sauvageons”. Mais à qui la faute ?

Un projet subversif complet, que l’UNESCO promeut désormais dans le monde entier (voir la “Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous” signée à New York en juin 1990 par 135 pays), est à l’œuvre. Il repose, tout d’abord, sur le postulat qu’il n’y a pas de nature humaine stable et définie. L’homme n’est que le produit d’une sociologie en constante évolution : cela implique le refus d’une transmission des connaissances selon des méthodes éprouvées.

L’éducateur doit “inventer à tout instant sa pédagogie”. On tournera donc le dos à ce qui a formé avec bonheur des générations d’enfants et d’adolescents. Peu importe les “générations sacrifiées” ! Le rejet de toute identité nationale et la promotion systématique du multiculturalisme sont évidemment la conséquence d’une telle pétition idéologique. L’aboutissement logique en est la participation de classes entières, sous la houlette de certains enseignants, aux manifestations prétendûment “anti-racistes” ou “anti-fascistes”, comme ce fut le cas après les élections régionales de 1998 : on est alors en plein totalitarisme.

En second lieu, la “liberté”, entendue dans le sens de l’anarchie intellectuelle et morale la plus complète, devient “l’unique fondement des valeurs”, comme le voulait le philosophe Jean-Paul Sartre, maître à penser de la gauche après-guerre et militant maoïste en 1968. L’école cesse d’être un lieu de savoir pour devenir un “lieu de vie”, fonctionnant sur des “règles” propres, indifférentes ou hostiles aux parents, à la famille et à la société française elle-même. C’est l’application du slogan bien connu, “il est interdit d’interdire”.

Selon ce schéma, le professeur, avant toute chose, doit écouter l’enfant qu’il faut “décoloniser”. Les professeurs deviennent des “animateurs” qui travaillent en équipes et proposent des activités ludiques : “Le maître doit se contenter d’organiser les savoirs des élèves”. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) d’Aix-en-Provence propose aux futurs enseignants “de fixer par contrat, avec les élèves, le niveau sonore et les mouvements incontrôlés de la classe”.

La compétition et la reconnaissance du mérite sont évacuées de l’école : le refus systématique du redoublement (il ne faut pas engorger “le tuyau”, sic), pour lequel l’autorisation écrite préalable des parents est demandée, entraîne l’échec en fin de cycle d’élèves qui ne suivent pas le niveau général, pourtant déjà fort bas.

Il n’y a pourtant pas de pire injustice sociale que de vouloir traiter tous les enfants de la même façon : “l’école citoyenne” tourne le dos à la reconnaissance du mérite. C’est la porte ouverte à l’école à deux vitesses, pourtant présentée comme le mal absolu par les promoteurs de cette pédagogie de subversion. Le président du conseil régional d’Ile-de-France (en charge des lycées) se félicitait, dans son schéma des formations présenté en décembre 2000, de pouvoir amener une majorité d’élèves au niveau V, c’est-à-dire au CAP/BEP ! Aveu abject mais ô combien révélateur des buts de la “mondialisation éducative” : pour la masse, un brouet éducatif la rendant docile aux “nouveaux maîtres”, pour l’élite, une formation poussée mais très marquée idéologiquement, afin de faire partie de ce que Jacques Attali appelle la “classe des hyper-nomades”.

L’enseignement privé sous contrat n’échappe pas à ce carcan : ses enseignants passent par le moule des IUFM où l’on apprend, comme dans celui de Grenoble, à exécuter des danses folkloriques bulgares et à préparer des crèpes au sirop ! C’est la raison pour laquelle le gouvernement Jospin, soutenu par les parlementaires de “droite”, a fait voter en 1998 une loi dite d’obligation scolaire qui vise, en réalité, à liquider toute école qui tenterait d’échapper à la démarche totalitaire qui veut que “l’éducation nationale prenne le contrôle et la charge de tous les établissements” (citation extraite du plan Langevin-Wallon).

Le fer de lance de cette nouvelle pédagogie, outre les syndicats politisés (le SNES, qualifié de “stalinien” par Claude Allègre, la FSU, la FEN, qui bénéficient de milliers de “mis à disposition”, autrement dit de permanents payés sur fonds publics), est l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP), “temple” de cette pédagogie subversive qui a fait des millions de sacrifiés sur le front de l’inculture.

Un rapport de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale (septembre 1999) fournit sur cet institut des détails savoureux ; 84 de ses membres (sur 240) ont totalisé 1 758 jours d’absence pour maladie en 1998, ce qui permet aux auteurs du rapport de poser des questions indiscrètes : “Les agents de l’INRP sont-ils de santé particulièrement fragile ? ou “Certains départements sont-ils spécialement pathogènes ?”. Le rapport relève aussi la coïncidence des congés-maladie de certains couples ou le versement de primes à la recherche scientifique à des “chercheurs” qui n’ont pas écrit une ligne depuis 10 ans.

La crise de l’école affecte la Nation tout entière. Il n’est que temps d’y porter remède!

L’ÉCOLE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DES FRANÇAIS

L’INSTRUCTION, COMPLÉMENT DE L’ÉDUCATION

L’objet de l’enseignement est la connaissance de la vérité comme le but de l’éducation est la pratique du bien. Éducation et instruction concourent toutes deux à la formation des individus. L’école n’a donc pas pour vocation d’éduquer les enfants à la place des parents, encore moins contre eux. Elle doit, en revanche, coopérer avec les parents pour que les enfants assimilent les valeurs du Beau, du Bien et du Vrai. Les parents doivent pouvoir choisir librement et sans entraves financières l’école de leurs enfants.

Toute école doit donc, outre conforter les parents dans l’acquisition du Bien, assurer l’apprentissage des savoirs fondamentaux, notamment lire, écrire, compter, maîtriser l’usage de la langue française, comme le faisaient nos pères et nos grands-pères, qu’ils aient été formés dans les écoles catholiques ou par l’école publique.

L’EFFORT, LE MÉRITE ET LA MORALE

L’instruction doit consacrer cette réalité incontournable de l’existence : il n’y a ni formation durable, ni connaissance vraie, sans travail. L’école réhabilitera ces notions : elle se fondera sur l’émulation et le mérite. L’effort et le talent seront récompensés. Ces conditions sont seules de nature à favoriser la transmission et la réception des savoirs. La sélection des meilleurs permettra de former une élite nationale, venue de tous les milieux sociaux, apte à irriguer l’ensemble du Pays.

L’école est un lieu d’apprentissage des disciplines sociales. L’instruction civique est à réhabiliter, de même que les cours de morale. Il convient d’inculquer aux enfants les notions élémentaires et essentielles comme le respect du bien d’autrui et de la propriété publique, l’honnêteté, l’amour de la patrie.

LA TRANSMISSION DE L’HÉRITAGE NATIONAL

L’école a pour mission, quel que soit son statut, de transmettre aux prochaines générations, la France et le patrimoine spirituel et matériel de sa civilisation. Il faut permettre aux futurs citoyens de se situer dans l’espace et dans le temps. C’est l’ensemble de la mémoire française qui doit être transmis aux jeunes français au travers de l’apprentissage de l’histoire (appuyée sur sa chronologie), de la géographie, de la littérature, mais aussi des arts.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE : L’EXIGENCE D’EXCELLENCE

Pour l’enseignement supérieur (université, grandes écoles, instituts) et la recherche, les principes de l’excellence et de l’autonomie s’imposent. Les établissements d’enseignement supérieur doivent avoir la liberté de sélectionner leurs élèves, de choisir leurs professeurs parmi les lauréats de concours nationaux d’aptitude et de définir leurs programmes d’enseignement. Entrés dans une dynamique d’émulation, ils contribueront ainsi au rayonnement de la France.

Quant à la recherche, structurée depuis un demi-siècle en mastodontes sur le modèle soviétique, elle doit, pour retrouver son efficacité et sa compétitivité comme pour rendre aux spécialistes leur liberté de recherche en tous domaines, être décentralisée dans des unités à taille humaine et rapprochée de l’Université.

DÉVELOPPER LES INTELLIGENCES, LES SENSIBILITÉS ET LES APTITUDES

RÉTABLIR LA LIBERTÉ SCOLAIRE

1. Redonner aux parents le choix de l’école

Il convient de rendre aux parents le droit de choisir eux-mêmes l’école de leurs enfants. La carte scolaire sera abrogée et l’égalité de traitement, entre enseignement public et privé, instaurée. Afin d’encourager la création et le développement des établissements scolaires, ainsi que la qualité de leur enseignement, les versements effectués à ces établissements seront fiscalement déductibles.

2. Instituer le chèque scolaire

Chaque famille française sera attributaire d’une allocation annuelle, pour chacun de ses enfants soumis à l’obligation d’instruction. Le chèque scolaire, financé par le budget de l’État, éventuellement complété par les collectivités locales, variera en fonction de l’âge de l’enfant. Il permet l’inscription de l’enfant dans l’école choisie par les parents, quel que soit son statut. Endossé par les parents au profit de l’établissement de leur choix, il est payé à celui-ci par le Trésor public. Le chèque scolaire permet le financement des frais d’inscription, de scolarité et de fonctionnement des établissements publics ou privés, choisis par les parents.

En plus du chèque scolaire généralisé pour les familles, les familles les plus modestes seront aidées par un “chèque-livres” pour l’acquisition des ouvrages et des petits matériels pédagogiques. Enfin, l’État et les collectivités locales auront la possibilité d’attribuer, aux plus méritants des élèves et des étudiants, des bourses ainsi que des “prêts d’enseignement” consentis à des taux privilégiés et remboursables lors de leur entrée dans la vie active.

3. Libérer l’école de l’idéologie

Dans le cadre de sa souveraineté, la France définira librement, hors des “conseils” de l’UNESCO, des déclarations de l’ONU ou de la commission de Bruxelles, sa politique d’enseignement. Les programmes et contenus d’enseignements, comme l’histoire ou la philosophie, seront revus pour donner une vision respectueuse des faits et pluraliste des disciplines concernées. Les tentatives d’endoctrinement ou de manipulation idéologiques des élèves par des enseignants seront sévèrement sanctionnées. Les agents publics auteurs de tels manquements seront révoqués. Toute réunion à caractère politique ou manifestation de prosélytisme dans les établissements d’enseignement seront interdites.

4. Démanteler la bureaucratie scolaire

La liberté de présentation des candidats aux élections professionnelles d’enseignants et aux conseils d’administration d’établissements sera rétablie. Les décharges et mises à disposition seront consenties dans le seul intérêt du service et hors pénurie d’effectifs d’enseignants dans la catégorie ou la région concernées. Le pluralisme associatif, coopératif et mutualiste dans l’enseignement sera encouragé et l’attribution des subventions subordonnée à l’intérêt public.

Les établissements d’enseignement devront être à taille humaine, les “cités scolaires” étant découpées en établissements plus petits et autonomes. Les moyens de l’administration centrale de l’éducation nationale seront réduits, l’organisation des services rectoraux revue dans le sens de la simplification et de la clarté. La loi de 1998 relative à “l’obligation scolaire” sera abrogée. La mixité ne sera plus obligatoire.

5. Supprimer l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP)

Cet organisme public parasitaire et irresponsable est, pour une large part, à l’origine de la catastrophe scolaire que connaît notre pays. Il a fait la preuve de sa nocivité et de son inutilité. L’INRP sera donc supprimé.

6. Respecter les rythmes de développement de l’enfant

L’institution du revenu parental comme le développement des formules de garde de la petite enfance – dont le coût ne sera pas inférieur à celui d’une place de crèche –, permettront d’éviter un recours excessif à la “classe maternelle”, scolarisation trop précoce. La durée de la scolarité obligatoire ne se justifie plus : c’est l’intérêt et l’aptitude de l’enfant qui doivent, avant tout, être pris en compte. Ainsi chaque établissement d’enseignement fixera librement l’âge minimum d’admission comme les conditions de redoublement. 7. Donner leur autonomie aux établissements scolaires publics

Chaque établissement d’enseignement public sera doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et pédagogique. Il sera dirigé par un directeur et un conseil d’administration, comprenant professeurs et parents, élus par leurs pairs dans le cadre d’un scrutin proportionnel. L’établissement déterminera son budget, les conditions d’admission et de contrôle des connaissances, la discipline et le règlement intérieur, l’effectif et les conditions de recrutement des professeurs dont l’aptitude sera, au moins pour une partie d’entre eux, mesurée à l’aune de concours nationaux sérieux.

PROMOUVOIR LE SAVOIR ET LE MÉRITE

8. Transmettre les savoirs de base : langue française, calcul, histoire

L’enseignement doit permettre à tous les futurs adultes de savoir lire, écrire, compter et s’exprimer correctement en français. Les programmes comporteront obligatoirement, pour ce qui est de l’enseignement primaire public, l’acquisition de la pratique de la lecture par la méthode syllabique et du calcul par l’arithmétique. L’accès à la classe de sixième ne sera possible que si l’enfant démontre une connaissance suffisante de la langue française et du raisonnement logique. Ce niveau pourra être constaté par un examen. Dans le secondaire, les programmes prévoiront obligatoirement la pratique de la dissertation française, l’enseignement de l’histoire littéraire française et de la philosophie des Grecs à nos jours, l’approfondissement du raisonnement mathématique, l’initiation aux “humanités” : ces savoirs développent en effet la logique, condition d’utilisation avec succès des nouvelles technologies d’information et de communication. Les langues étrangères ne seront enseignées qu’à partir de la classe de sixième, une fois maîtrisées les bases de la langue française.

9. Promouvoir l’émulation et honorer le mérite

L’école doit retrouver le chemin de la qualité, ce qui implique de redonner vie au principe de sélection par le mérite. Ainsi, les établissements d’enseignement public définiront-ils les conditions pédagogiques d’admission des élèves, dans le cadre des orientations du ministère chargé de l’enseignement. L’émulation sera encouragée entre établissements, quel que soit leur statut, de même qu’elle le sera entre les élèves au sein d’une même classe. Les contrôles de fin ou d’entrée de cycle seront rétablis : entrée en sixième, fin de la classe de troisième, baccalauréat.

Les établissements d’enseignement seront incités à mettre en valeur les résultats des élèves et des étudiants, par l’attribution de prix ainsi que par le rétablissement des notations chiffrées et du classement. Les concours généraux seront systématisés dans toutes les disciplines et organisés tant au plan national que régional et local. L’ensemble de ces initiatives pourra être soutenu et financé par une Fondation pour le mérite.

10. Contrôler et sanctionner la qualité de l’enseignement

L’enseignement primaire continuera à se dérouler sur les cinq années, du cours préparatoire au cours moyen. L’enseignement secondaire verra reconstituer son unité et la progression pédagogique qui en découlait : le collège unique sera donc supprimé. Chaque établissement d’enseignement public sera soumis au contrôle de l’Inspection générale dont le rôle pédagogique sera réaffirmé, notamment en ce qui concerne les programmes. Ce contrôle portera, tant sur la qualité des pédagogies mises en œuvre que sur les aptitudes et connaissances des professeurs. Le baccalauréat, qui continuera de clore le second cycle d’enseignement, sera rétabli dans sa double dimension, sanction du niveau atteint en fin d’études secondaires et témoin de l’aptitude à accéder à l’enseignement supérieur.

11. Améliorer la compétence des maîtres et professeurs

Les futurs maîtres et professeurs, recrutés sur concours, seront ensuite mis en situation professionnelle devant les élèves, sous la responsabilité d’un tuteur, pour acquérir les réflexes pédagogiques indispensables à leur métier. Les IUFM seront supprimés et les écoles normales rétablies. Le CAPES ou l’Agrégation seront exigés pour l’enseignement secondaire. La formation professionnelle continue des enseignants sera systématisée. La formation des maîtres de l’enseignement privé sera du ressort exclusif de ce dernier.

12. Revaloriser la fonction des maîtres et professeurs

Les enseignants exercent au sein de la société une fonction qui leur confère des devoirs et des droits. Aussi, le déroulement de la carrière des enseignants doit-il se faire au mérite au travers d’une inspection pédagogique régulière, prenant en compte les connaissances et l’aptitude professionnelle du maître ou du professeur. Les manquements à la déontologie ou à la neutralité professionnelle, les insuffisances et l’absentéisme seront sanctionnés. Les enseignants verront leur statut et leur rémunération revalorisés.

13. Rétablir les cours de morale et d’instruction civique

L’instruction concourt, d’abord, à former des citoyens respectueux de leurs devoirs : à l’école primaire publique, tous les jeunes français recevront une formation poussée en instruction civique et des cours de morale élémentaire. L’histoire et la géographie privilégieront la France et son identité. Cet enseignement devra rompre tout particulièrement avec l’endoctrinement “politiquement correct” qui sévit actuellement dans l’école publique. Notre hymne national comme le respect de notre drapeau seront appris dans les classes primaires et les enfants participeront aux cérémonies patriotiques nationales.

TRANSMETTRE L’HÉRITAGE NATIONAL

14. Réhabiliter les enseignements qui confortent l’identité nationale

L’enseignement doit redonner vie aux disciplines (littérature, histoire, géographie, arts plastiques, musique) qui, par l’accès aux incomparables acquis de la civilisation française et occidentale, élèvent l’esprit jusqu’à la perception des valeurs vraiment universelles. Tous les modes de contrôle de connaissances comporteront obligatoirement des épreuves portant sur ces disciplines, quelle que soit l’option choisie par les candidats.

L’enseignement de l’histoire privilégiera la connaissance de notre continuité nationale, en mettant l’accent sur les pages glorieuses de notre passé. L’enseignement des langues anciennes sera encouragé, tandis qu’un haut niveau d’exigences orthographiques et lexicales françaises sera exigé de tous les candidats aux examens et concours.

15. Libérer l’école de l’immigration

Dans l’enseignement primaire et secondaire, le principe de préférence nationale sera la règle : aucun enseignant ne pourra y exercer, s’il n’est pas de nationalité française. Les cours de “langues d’origine” seront supprimés. Les enseignants étrangers ne pourront exercer, dans l’enseignement supérieur, qu’en vertu d’un contrat à durée limitée, dans le cadre d’échanges institutionnels ou à raison des besoins de leurs spécialités (linguistiques, par exemple). Le port des signes communautaires ostentatoires (foulard islamique, kippa, etc.) sera interdit dans l’enceinte des établissements scolaires publics. Les ZEP (“zones d’éducation prioritaire”), véritable racisme d’État, seront supprimées.

16. Assurer la discipline et la sécurité_dans les établissements scolaires

Les élèves fauteurs de troubles graves seront définitivement exclus et, le cas échéant, poursuivis pénalement. Les forces de police pourront pénétrer dans les établissements scolaires à simple réquisition des chefs d’établissement ou des autorités locales.

17. Développer les enseignements qui initient au Beau

En plus de l’enseignement des connaissances de base et de celles qui confortent l’identité nationale, l’accent sera mis, grâce à l’aménagement des rythmes scolaires, sur l’apprentissage de la musique, de la peinture et de la sculpture ainsi que des travaux manuels à but pédagogique (bois, fer, reliure), tant dans le primaire que dans le secondaire. Une formation équilibrée ne forme pas seulement l’esprit, elle éduque aussi la voix, le regard, la main, c’est-à-dire le bon goût.

8. Aménager les rythmes scolaires et développer le sport scolaire

Tant pour faire place aux enseignements artistiques qu’à l’éducation physique et sportive, les rythmes scolaires seront aménagés : le matin, les enseignements de base, l’après-midi, les enseignements artistiques et corporels. Pour cela, l’année scolaire sera découpée en trois trimestres aussi équilibrés que possible en nombre de semaines (12 maximum), afin de tenir compte des rythmes biologiques et de la fatigue de l’enfant. La semaine scolaire de cinq jours (lundi-vendredi) sera instituée.

Le sport est un excellent moyen pédagogique d’éducation physique et morale. Il doit débuter dès l’enseignement primaire. L’éducation physique et le sport de base (athlétisme, gymnastique, natation) prépareront les élèves aux épreuves physiques du baccalauréat. Les autres sports ne seront pratiqués que dans le cadre de l’UNSS (union nationale du sport scolaire). Le professorat d’E.P.S. (Education physique et sportive) sera délivré après quatre années d’étude et de formation alternées dans les écoles et non en faculté.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE : VISER L’EXCELLENCE

19. Rendre les universités réellement indépendantes

Pour être à nouveau des pôles d’excellence, les universités françaises doivent recouvrer une autonomie réelle : choix des professeurs sur critères nationaux, régime des études et contenu des enseignements, orientations de la recherche, sélection des étudiants à l’admission sur connaissances acquises. La collation des grades sera de la responsabilité de chaque établissement d’enseignement supérieur. Les universités pourront diversifier leurs sources de financement, notamment par les droits d’inscription, le développement de l’association avec la recherche, les fondations des professions et des métiers. La Mutuelle étudiante (ex-MNEF) sera dissoute, les étudiants étant directement inscrits au régime général de la Sécurité sociale.

20. Donner aux grandes écoles et instituts les moyens de leur rayonnement

Ces établissements contribuent au rayonnement de la France dans le monde comme à la formation de professionnels de qualité. Les classes préparatoires seront maintenues et leur niveau renforcé. Les formules d’IUT (institut universitaire de technologie) et d’IUP (instituts universitaires professionnalisés) seront développées. Leur financement et leur direction seront assurés, par le biais du crédit d’impôt, par les professions et métiers. L’État se retirera progressivement de ce secteur, à l’exception des écoles militaires.

21. Favoriser la recherche scientifique

Une réforme du CNRS, de l’INRIA, de l’INSERM et des autres organismes nationaux les restructurera en laboratoires autonomes, financés par l’État mais aussi par les industries et habilités à signer avec elles des contrats de recherche. De même, dans la transparence et selon des normes d’activité et de rémunération à définir paritairement, les équipes universitaires pourront-elles collaborer au développement scientifique ou industriel national.


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