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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

II SOCIAL : UNIR LES FRANCAIS


Le constat du FN :


DE LA CRISE À LA “DISSOCIÉTÉ”

Jamais sans doute, notre société n’a été en proie à un individualisme aussi brutal en même temps que des forces centrifuges s’acharnent à détruire le lien social. La crise de la société française contemporaine inquiète la plupart de nos compatriotes et entraîne une atomisation du corps social. Elle résulte avant toute chose d’un effondrement spirituel et moral qui engendre la désagrégation du pays : nos contemporains sont abandonnés sans défense à l’agression permanente de media ou de lobbies qui propagent avec une redoutable efficacité la corruption des esprits et des mœurs.

CRISE SOCIALE OU CRISE DE CIVILISATION ?

Si la rupture avec l’ordre naturel semble si profonde, si la loi écrite, aussi complexe que changeante, est un lien social des plus fragiles, c’est parce qu’en réalité nous ne vivons plus en société mais en “dissociété” : l’individu, centré sur son moi, l’a définitivement emporté sur le bien de la société. Comme l’a dit Soljenitsyne dans son Discours aux Américains, “les sociétés occidentales sont malades de l’hypertrophie de l’individualisme”.

Tous les groupements naturels sont l’objet d’une démolition systématique qui rencontre la complicité d’autorités pourtant chargées d’assurer leur pérennité : la famille, avec le PACS, dont la mise en place n’avait qu’un but, permettre aux couples homosexuels d’adopter des enfants, éventualité inimaginable il y a seulement dix ans ; la profession, laminée par la mondialisation et la “financiarisation” de l’économie ; la Nation enfin, sur laquelle convergent les coups de boutoir de l’immigration, du communautarisme et de l’euromondialisme.

Ces ruptures accélèrent la décomposition du tissu social et des solidarités naturelles. Elles engendrent une “nouvelle pauvreté” qui n’est nouvelle que parce que ses causes ne sont pas extérieures (guerre, famine, catastrophe naturelle) mais provoquées par la manière dont est dirigé le pays. Pour ne prendre que cet exemple : les profits financiers excessifs, trop souvent liés à la spéculation, sont sans commune mesure avec la rémunération du travail. Le système fiscal amplifie cette injustice.

Premières victimes de cette situation : les Français de souche, particulièrement nos jeunes compatriotes, hommes et femmes, qui subissent de plein fouet l’immigration et son cortège de délinquance et de criminalité, et à qui ne profite pas en priorité le regain actuel de croissance de notre économie.

La montée de l’islam, fédérateur de la majeure partie de la population immigrée, l’extension de la consommation des drogues et des pandémies (hépatites, tuberculose, Sida), l’augmentation ininterrompue de l’insécurité, sont autant de phénomènes qui participent à la décomposition, chaque année plus évidente, de la société française.

La famille étant de moins en moins en état de jouer son rôle d’éducation morale et de protection sociale, beaucoup de jeunes adolescents se retrouvent à l’âge adulte complètement désarmés pour construire à leur tour un foyer et entrer de plain-pied dans la vie professionnelle. Ayant reçu, pour certains d’entre eux, une formation inadaptée par rapport à leurs dispositions ou aspirations (utopie des 80% d’une classe d’âge titulaire du baccalauréat), et aux débouchés offerts par l’économie, ne possédant aucun “métier”, ils n’arrivent pas à faire face aux exigences d’un monde du travail lui-même profondément désorganisé par les changements de conjoncture brutaux résultant d’un libre-échangisme sans frein.
Dans ce marché du travail en constante mutation, les branches d’activité et les professions n’ont pas la possibilité de jouer leur rôle de gestion et de régulation de l’emploi face à un État qui décide de tout mais n’arbitre rien.

La décomposition avancée de la France, en tant que communauté humaine harmonieuse, a pour principal effet de priver de sa dignité sociale une part croissante de la population française.

SOCIÉTÉ A DEUX VITESSES ET EXCLUSION DES FRANÇAIS

Des millions de nos compatriotes vivent en dessous du “seuil de pauvreté” (au sens de la définition du ministère des affaires sociales). Si l’on en croit le rapport du commissariat général du Plan (dit Rapport Guaino, juillet 1996), près de 7 millions de personnes sont touchées directement par les difficultés de l’emploi :

- 350 000 personnes sans emploi suivent des stages de formation professionnelle ;
- plus de 1,5 million de personnes travaillent à temps réduit sans l’avoir choisi et désirent travailler davantage ;
- plus de 400 000 personnes occupent un emploi subventionné dans le secteur non-marchand (services publics ou assimilés) ;
- près de 250 000 chômeurs (longue durée) sont découragés au point de ne plus chercher de travail ;
- plus de 300 000 personnes désirent travailler mais ne peuvent pas chercher d’emploi du fait de circonstances personnelles (raisons de santé ou de famille...) ;
- plus de 460 000 personnes sont sorties de la population active par les dispositifs de cessation anticipée d’activité ;
- près d’un million de personnes sont, sans le désirer, en temps partiel subi et non choisi, et désireraient effectuer un travail à temps complet.

Le nombre des sans-abri est également en augmentation : il varie entre 200 000 et 600 000 personnes selon les sources, sur les 5 millions et demi de mal logés.

L’État, par la faute de ses dirigeants successifs, incapable d’enrayer la paupérisation d’une partie de la population française a, de fait, renoncé à son rôle dans la cohésion sociale, alors que l’économie produit plus de richesse chaque année. Comme Jacques Chirac l’a lui-même reconnu, les Français contribuent toujours plus largement à la richesse nationale mais ils en perçoivent de moins en moins les fruits !

Cette situation est d’autant plus révoltante que la “politique de la ville” a pour principe de favoriser la préférence étrangère en recourant officiellement à la “discrimination positive” : elle ne peut qu’aggraver les difficultés sociales que connaissent les Français de souche les plus déshérités. Les “contrats de ville”, imposés peu à peu à toutes les municipalités pour la période 2000-2006, établissent la carte des quartiers “sensibles” et subventionnent de manière massive des “zones” aux appellations diverses (ZUS, ZFU, ZRU), au bénéfice des colonies de peuplement étrangères qui y résident.

Cette politique, de l’aveu même du gouvernement, est un échec : un rapport des inspections générales des finances, des affaires sociales et de l’administration, intitulé “Bilan du pacte de relance pour la ville”, rendu public fin 1999, démontre que les mesures Juppé-Gaudin de novembre 1996, ont eu des effets très limités, voire nuls, sur le “développement” de ces quartiers. Cela n’a pas empêché le gouvernement Jospin et le ministre Jean-Claude Gayssot d’imposer par la loi un quota de 20% de logements “sociaux” (lire à occupation immigrée) dans toutes les communes de plus de 20 000 habitants. Cela aurait évidemment pour conséquence d’amplifier la flagrante inégalité dans l’accès au logement entre Français et ressortissants immigrés.

Toutes ces politiques aboutissent à créer une société à deux vitesses : une fraction de nos compatriotes parvient à tirer son épingle du jeu, une autre, beaucoup plus large, reste “sur le bord du chemin”, ayant de moins en moins accès aux avantages et richesses considérables que continue de produire notre société. C’est là un indice communément observé dans les périodes de décadence de civilisations aujourd’hui disparues.

Doublement victimes de la mondialisation, celle des migrations comme celle des capitaux, beaucoup de nos compatriotes, qui ne “surfent” pas sur les autoroutes de l’information, qui ne possèdent pas la moindre action en Bourse, demeurent isolés physiquement et moralement dans une société où l’hyper-communication semble pourtant la règle.

LA PRÉCARISATION DE L’EMPLOI : SPOLIATION DES ACTIFS

Depuis 1973, l’économie française n’a créé que 900 000 postes de travail nets, en dépit de deux millions de salariés supplémentaires ; le rythme de ces créations d’emplois a été conditionné par la conjoncture économique et par les flux migratoires qui augmentent la “population active”. La population salariée, enfin, a connu des transformations profondes : montée de l’emploi féminin et de l’emploi tertiaire (70% du total), augmentation de la part des employés et des cadres et professions intellectuelles.

La vie active s’est raccourcie à ses deux extrémités, avec l’allongement des études et la sortie plus précoce du marché du travail des salariés les plus âgés, entraînant une perte de savoir-faire et de compétitivité. Une part de l’emploi s’est déplacée vers les PME, que l’État soutient beaucoup moins que les grandes entreprises alors même qu’elles sont victimes d’une taxation fiscale très lourde et du libre-échangisme qui bouleverse les marchés. La norme de l’emploi salarié à temps plein et à durée indéterminée a perdu du terrain, avec le développement du travail à temps partiel et des emplois temporaires (contrats à durée déterminée et intérim).

Les 25 dernières années sont donc marquées par une forte montée du chômage en France. Il n’y en avait qu’un demi-million au début des années Soixante-dix, 1,5 million au début des années Quatre-vingts, 2,2 millions au début des années Quatre-vingt-dix, 2,4 millions aujourd’hui si l’on en croit le BIT, beaucoup plus en réalité comme on l’a vu au chapitre Emploi.

L’emploi effectif a connu une progression beaucoup moins forte que la population active qui s’est accrue de plus de 4 millions (due pour une bonne part à l’immigration), de sorte que le chômage général s’est accru. Celui-ci affecte avant tout les catégories les plus fragiles sur le marché du travail (personnes non-qualifiées ou peu diplômées, jeunes, femmes), mais il tend à se diffuser aujourd’hui dans l’ensemble de la population. Les écarts de taux de chômage entre les différentes catégories de population se sont réduits depuis le début des années Quatre-vingt-dix.

La période récente est également marquée par la montée du chômage de longue durée et des situations de chômage récurrent qui témoignent de la précarisation de catégories importantes de la population ou de certaines parties du territoire français. Enfin, la part des chômeurs indemnisés dans l’ensemble des chômeurs s’est sensiblement réduite.

De plus, si le taux de chômage s’est fortement dégradé dans notre pays au cours des 25 dernières années, il y est surtout plus élevé que dans les grands pays industrialisés. Voilà qui condamne sans appel les politiques suivies depuis 1973 par l’Établissement.

En effet, le taux de chômage en France a progressé presque continûment du début des années Soixante-dix à 1987, avant d’enregistrer un recul sensible lors de la période de forte croissance 1987-1989. Il s’est dégradé à nouveau lors de la phase de récession et de faible croissance que la plupart des pays européens ont connue à partir de 1990... avec la mise en place de l’euromondialisme (Maastricht, euro, Amsterdam, GATT), la croissance française étant même négative (moins 1,2%) en 1993, pour la première fois depuis 1950.

Aujourd’hui encore, le taux de chômage atteint en France est un des plus élevés parmi les grands pays industrialisés. Le carré fatal de la décadence – étatisme, fiscalisme, libre-échangisme, immigration – en est responsable.

LES RETRAITÉS DANS L’IMPASSE : SPOLIATION DES PLUS ÂGÉS

La diminution de la retraite moyenne au fil des années ainsi que l’incertitude pesant sur leur financement à l'horizon 2005-2010, comptent parmi les échecs les plus patents des gouvernements libéraux et socialistes qui se sont succédés à la tête du pays depuis 25 ans. Que le système de retraite par répartition – auquel nous sommes attachés – soit aujourd’hui incapable à lui seul d’assurer les pensions des générations futures est une évidence.

La raison en est d’ailleurs plus politique qu’économique comme elle est extérieure au monde du travail et aux régimes eux-mêmes : elle réside dans l’hiver démographique profond que nous connaissons depuis 25 ans et dont les générations qui arrivent maintenant à l’âge de la retraite vont supporter les conséquences.

Les gouvernements de l’Établissement n’ont su, ni maintenir la natalité pour permettre le remplacement des générations, ni prendre en compte les effets de l’allongement de la durée de la vie sur les régimes de retraite. Ils ne peuvent même pas s’abriter derrière une méconnaissance du problème : dès 1991, le “Livre blanc sur les retraites” exposait les évolutions inquiétantes pour l’équilibre financier des régimes de retraite. Aucune décision ne fut prise.

L’étude “Retraites et épargne” du Conseil d’analyse économique (placé auprès du premier ministre) de mai 1998 conclut ainsi : “Le système français de retraite se trouve aujourd’hui dans une situation de profond déséquilibre. Les travailleurs d’âge actif, tout particulièrement ceux dont l’âge se situe autour de 45 ou 50 ans, n’ont guère de visibilité. Ils savent seulement qu’avec 53 personnes de plus de 60 ans pour 100 personnes ayant entre 20 et 59 ans en 2020 (et 70 autour de 2040), les générations suivantes ne seront probablement pas en mesure de financer des taux de remplacement élevés à 60 ans. Mais ils ignorent les ajustements qui seront décidés. Ils ignorent également s’ils auront la possibilité, compte tenu de l’état du marché du travail, de travailler plus longtemps pour compléter leurs revenus” (page 27).

En étant hostiles à la natalité française, en démantelant la politique familiale, en organisant une immigration de peuplement, les gouvernements successifs sont pleinement responsables de l’effondrement prévisible des régimes de retraite par répartition. Une première décision a porté, en 1993, de 37 et demies à 40 le nombre d’annuités de cotisation pour les salariés relevant du régime général tandis que le régime des cadres AGIRC supprimait, en avril 1996, les bonifications pour enfants et gelait toute augmentation des pensions.

Et selon certains, cela ne suffirait pas : un rapport du Plan estimait, en 1995, nécessaire de porter le taux de contribution sur la rémunération brute des actifs d’environ 20% en l’an 2000 à près de 40% en 2040 !

Cependant, le régime par capitalisation, utile par certains aspects, ne saurait à lui seul régler le déséquilibre des régimes de retraite. Il ne présente pas, par lui-même, une garantie de pérennité, car il est lié aux variations erratiques des marchés financiers. Il comporte donc un risque d’injustice pour les plus modestes de nos compatriotes.


Les principes :


LA JUSTICE SOCIALE CONTRE LE LIBÉRALISME ET L’ÉTATISME

L’ÉTAT À SA PLACE D’ARBITRE


Le développement de l’individu repose sur son appartenance à une cellule familiale, à un environnement professionnel et à une nation. L’État a pour vocation la pérennité de cette dernière. Il n’a, en revanche, qu’un rôle de garant et d’arbitre dans la vie familiale comme dans la vie économique, car c’est d’abord à chaque citoyen d’assurer son bien-être par les fruits de son travail.

INSTAURER LA DÉMOCRATIE ÉCONOMIQUE

La démocratie économique reste à inventer : salariés et indépendants, actifs ou retraités, doivent pouvoir choisir leur avenir : formation, retraite, chômage, organisation du travail, relations avec les investisseurs... Salariés et patrons doivent pouvoir se constituer en associations les regroupant par métiers et par professions. Ainsi, le monde du travail s’affranchira-t-il des effets conjoints du capitalisme qui atomise et du socialisme qui collectivise.

AU TRAVAIL FRANÇAIS, TOUTE SA PLACE : LA PRÉFÉRENCE NATIONALE

C’est en s’enracinant dans une communauté de travail, à la dimension du Pays, que se fonde la politique sociale. Elle s’appelle alors préférence nationale : elle est d’autant plus naturelle qu’elle est partout pratiquée dans le monde, officiellement ou de manière plus officieuse. La politique sociale a donc pour but de cimenter en une authentique fraternité, les membres de la communauté nationale, regroupés dans les sociétés humaines primordiales que sont les familles et les entreprises.

PAS DE POLITIQUE SOCIALE SANS POLITIQUE FAMILIALE

La politique sociale s’appuie sur des communautés naturelles et d’abord sur la première d’entre elles, la famille. La plupart des questions économiques recoupent en effet ses problématiques : salaires, temps de travail, enseignement, logement et prestations familiales, protection sociale et retraites.

LA NATION, GARANTE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE

En tant que clé de voûte de la communauté française et par-delà l’action propre de la communauté familiale et de la “communauté de travail”, la Nation doit veiller au sort des plus fragiles, de ceux que les aléas de la vie ont gravement blessés, spécialement dans le cas où ils ne peuvent bénéficier de la protection d’une famille ou d’une activité professionnelle continue et stable. La solidarité nationale viendra alors suppléer les corps sociaux habituellement sollicités. Telle est, pour nous, la Fraternité française à la dimension de tous les enfants de la Patrie.



Les propositions du FN :


UNIR LES FRANÇAIS

REPLACER LE TRAVAIL AU CŒUR DE LA POLITIQUE SOCIALE

1. Instaurer le salaire direct


Il est temps d’opérer une véritable “révolution”, pour faire en sorte que chaque Français reçoive, par la rémunération de son travail, les fruits directs de ses efforts et de son mérite. En clair, les charges sociales (patronales et salariales) doivent décroître considérablement de façon à augmenter les revenus directs des salariés.

Une fois leur travail revalorisé par la perception d’un salaire plus conforme à la valeur ajoutée réellement produite, les salariés doivent avoir la liberté d’affecter, à des organismes de leur choix, le surplus ainsi dégagé sous forme de cotisations complémentaires d’assurance-maladie ou d’assurance-vieillesse : mutuelles ou régimes spécifiques d’entreprise existants ou à créer, plus proches des cotisants et des bénéficiaires, par définition mieux gérés, échappant à l’actuelle spoliation étatique et “syndicale”. Le régime obligatoire de base ne sera pas pour autant remis en cause.

2. Réaffirmer la nécessité d’un salaire minimum décent et familial

Nous rejetons absolument toute idée de démantèlement de la notion de salaire minimum. Cette exigence de justice sociale – le travail n’est pas une valeur marchande, mais le moyen d’assurer sa dignité et celle des siens –, est mise en cause aussi bien par le libre-échangisme que par l’étatisme (loi Aubry sur les 35 heures).

La mise en place du revenu parental d’éducation n’exclut aucunement le salaire minimum, puisque les finalités sont différentes. Le salaire minimum est la contrepartie d’une prestation de travail appréciée dans un contexte économique général ; le revenu parental d’éducation et les prestations familiales sont justifiés par le rôle que prennent les parents dans la continuité physique de la communauté nationale.

Enfin, la croissance économique aidant, il convient de renégocier branche par branche le niveau de salaires anormalement tiré vers le bas du fait de l’immigration de travailleurs étrangers, officiels ou clandestins, du travail illégal mais aussi d’une politique libre-échangiste à courte vue.

3. Faire de la participation et de l’intéressement des outils de promotion sociale

Tout ce qui concourt à responsabiliser le salarié et à l’associer au développement de l’entreprise à laquelle il appartient est profitable tant à son épanouissement personnel mais également qu’à la prospérité de la Nation. La participation au capital et l’intéressement au bénéfice – dans des formules simples –, seront systématisés aussi bien dans les grandes entreprises que dans les PME-PMI, grâce à l’abaissement, voire la suppression des seuils sociaux, dont l’existence se retourne en réalité contre les salariés.

4. Restaurer la libre représentation du travail

Le monopole exercé par les centrales syndicales nationales est un scandale et une escroquerie à l’égard du monde du travail. Elles ont été décrétées représentatives par la loi ; c’est dire si elles ne le sont plus en réalité : moins de 10% des salariés y adhèrent. Lors de l’élection des délégués du personnel, des candidatures dites libres (!) ne peuvent se porter au premier tour, ce qui constitue en soi une entrave à la vérité du scrutin et disqualifie ipso facto les organisations qui bénéficient de ce privilège. Ces pratiques iniques seront abolies : les candidatures aux élections des délégués du personnel et des comités d’entreprise deviendront libres dès le 1er tour.

5. Faire émerger des organisations professionnelles puissantes et authentiquement paritaires

Une fois la liberté de la représentation du travail restaurée, il convient d’amener les différentes représentations des salariés, des cadres et du patronat à dialoguer et à construire ensemble une politique de formation professionnelle et de protection sociale au sein de grandes organisations professionnelles réellement paritaires, c’est-à-dire où salariés et entrepreneurs ont un poids identique.

Ces organisations recouperont les branches d’activité dont le nombre et la nature sont à redéfinir dans le cadre d’une démarche d’identification menée en commun par l’État et les professions, puisque l’actuelle classification de la Comptabilité nationale n’est plus adaptée à cette fin.

Le champ de représentation de certaines branches, comme la métallurgie, devra être revu. Des regroupements s’opéreront et des fédérations nouvelles se créeront car l’organisation du travail a considérablement évolué depuis 50 ans. Des organisations professionnelles paritaires revivifiées et adaptées à la réalité de l’économie d’aujourd’hui auront – au-delà de la gestion des conventions collectives de branches – un rôle moteur à jouer dans la protection des travailleurs et la promotion des métiers existants et nouveaux.

Véritablement représentatives du monde du travail, elles participeront par le biais de délégués nationaux et régionaux au fonctionnement du Conseil économique et social et de chaque conseil économique et social provincial dont il faudra engager la réforme afin d’en redéfinir la mission et les attributions (cf. chapitre Emploi).

DÉVELOPPER LA PROPRIÉTÉ POPULAIRE

6. Réorienter la politique du logement familial en faveur des Français


La priorité d’accès au logement social sera instituée au bénéfice des seuls Français (voir chapitre Immigration). La gestion des offices d’HLM sera systématiquement contrôlée de façon à identifier toutes les dérives financières, voire les actes de corruption, dont se sont rendus coupables certains élus locaux qui les président. L’accession sociale à la propriété sera fortement encouragée (voir chapitre Famille), l’objectif étant que chaque famille française soit propriétaire de son logement principal (actuellement la moitié seulement).

7. Encourager l’épargne populaire

Pour encourager l’épargne des plus modestes de nos compatriotes, il faut évidemment commencer par augmenter leurs revenus, ce qui nécessite une politique de relèvement des bas salaires et l’instauration de la préférence nationale. Ensuite, l’épargne populaire doit être mieux rémunérée, celle des livrets d’épargne défiscalisée en particulier, le taux ne devant pas être inférieur à deux fois la croissance ou trois fois l’inflation annuelle constatée. Il convient enfin d’autoriser la rémunération par les banques des dépôts à vue : il est en effet anormal que ces dépôts, que celles-ci font fructifier à leur profit, ne rapportent rien à leurs détenteurs. La facturation des services bancaires sera prohibée.

8. Restituer aux Français les actions des entreprises publiques

Dans le cadre de la désétatisation des entreprises actuellement encore placées sous la direction de l’État et que les Français ont en réalité dotées par le biais de leurs impôts, chaque mise sur le marché des actions de ces entreprises sera réservée prioritairement, pour 60%, aux familles françaises afin que notre peuple redevienne concrètement et directement propriétaire de ce qui a été constitué en son nom. Pour éviter une revente précipitée, une clause d’incessibilité de trois ans sera prévue.

ASSURER LA PÉRENNITÉ DES RETRAITES DES FRANÇAIS

9. Instaurer la retraite de libre choix


Le système des retraites aujourd’hui menacé ne pourra être garanti que si on développe l’activité de la population française dans son ensemble et si l’on donne aux salariés le libre choix de l’âge du départ à la retraite. Chaque Français fixera donc librement l’âge auquel il désire cesser de travailler, sans pénalisation financière. Le choix lui sera également offert d’une cessation progressive d’activité, très souhaitée par les salariés les plus anciens, ainsi qu’un régime de capitalisation encadré en cas de poursuite de l’activité après l’âge indicatif de 65 ans.

10. Séparer les caisses de retraite des nationaux de celles des étrangers

Préalablement à la refonte du système français d’assurance-retraite, en application du principe de préférence nationale, une caisse autonome d’assurance-vieillesse sera créée pour les ressortissants étrangers, alimentée par eux seuls.

11. Harmoniser et diversifier les régimes de retraite

L’équité exige cependant une harmonisation progressive des différents régimes de base (durée de cotisation, taux de remplacement, montant des cotisations). De plus, la gestion du régime national de base doit être assurée par l’État, après consultation des organisations professionnelles paritaires et des associations de retraites. Le fonctionnement du régime de base d’assurance-vieillesse sera soumis au contrôle du Parlement.

Afin de garantir une retraite minimale décente à tous les Français, il convient aussi de modifier les conditions d’application des pensions de reversion, pénalisantes pour les conjoints, et de revoir les règles de revalorisation qui ne suivent pas le coût de la vie.

12. Créer des régimes complémentaires de retraite de libre choix

Afin d’assurer la pérennité du système par répartition et grâce à l’instauration du salaire direct et à la baissse de la taxation du travail, des régimes complémentaires d’épargne-retraite, par métiers, professions, entreprises, branches, seront encouragés à se créer par l’État qui, en ce domaine, doit être arbitre et non gestionnaire. Dans cet esprit, il est nécessaire de veiller à ce que le capital et les intérêts des fonds ainsi levés profitent non seulement aux cotisants mais que leur investissement soit en priorité dirigé vers des activités réellement productrices de richesses et créatrices d’emplois (défiscalisation des placements prioritaires vers les PME-PMI). La désétatisation de ces fonds ne doit pas aboutir à leur confiscation par les banques et les sociétés d’assurances.

LUTTER CONTRE L’EXCLUSION DES FRANÇAIS DANS LEUR PAYS

13. Réserver les aides sociales aux seuls Français


La préférence nationale (voir chapitre Institutions) postule évidemment que l’aide sociale publique soit réservée aux seuls Français. Les fonds consacrés à l’action sociale en faveur des immigrés (FAS) seront réorientés au profit des Français les plus démunis.

14. Créer un service national de Fraternité française

Un service national de Fraternité française sera créé pour assurer l’octroi et le suivi des aides en direction des plus défavorisés de façon à leur apporter, à côté de prestations matérielles, un soutien humain et moral. A l’instar de la Croix-rouge, ce service associera des professionnels, travailleurs sociaux et des bénévoles (volontaires, jeunes ou moins jeunes). Ce service aura pour mission de vérifier que les aides sociales apportées par les collectivités territoriales au niveau local correspondent bien aux impératifs mentionnés dans un cahier des charges. De même, il veillera à la transparence des critères d’attribution en ce qui concerne l’action des organismes d’aide sociale.

15. Instituer une allocation de solidarité nationale personnalisée

Le RMI, sain dans son principe, a été vicié dans son application. Sa dimension de réinsertion est quasiment inexistante. Se substituant à ce dernier, l’allocation de solidarité nationale constituera un nouveau type de contrat social global, personnalisé et familial, périodiquement révisable dans son volume financier et ses objectifs professionnels et sociaux, permettant de vérifier la réinsertion dans le tissu national. L’objectif n’est pas de laisser nos compatriotes les plus démunis s’installer dans l’assistanat mais de faire en sorte qu’ils puissent retrouver le plus rapidement possible une complète autonomie sociale, sanitaire et économique.

Le retour progressif des ressortissants immigrés, obtenu dans des conditions de dignité honorables par une politique cohérente, libèrera nombre de places dans les foyers SONACOTRA : ceux-ci pourront, peu à peu, être convertis pour accueillir à titre temporaire ceux de nos compatriotes qui sont dans le besoin.

16. Développer une politique de proximité et d’autonomie au profit des handicapés

Le premier principe d’une politique humaine du handicap – qu’il soit moteur ou mental, infantile ou adulte, originel ou acquis – est le refus de l’abandon que préconisent trop souvent les hôpitaux ou le corps médical. Il est nécessaire que la personne handicapée garde le plus longtemps et le plus largement possible le contact avec sa famille, ses proches, l’environnement naturel de vie. Cela passe, par exemple, par la création de “hameaux d’accueil” permettant aux parents, notamment âgés, de vivre avec un proche handicapé qui vieillit. Il faut, par ailleurs, ne plus tolérer une dérive dans la vocation des centres d’aide par le travail (CAT), qui rejetent aujourd’hui les handicapés au profit de personnes sans handicap en difficulté sociale.

Le second principe porte sur la taille des structures d’accueil. Cette question est extrêmement importante pour des personnes fragiles et bien plus sensibles à leur environnement humain que les personnes sans handicap. Plutôt que des structures lourdes isolées, il faut multiplier les petites structures (30 à 35 personnes maximum), implantées en centre-ville, dirigées par les familles qui peuvent ainsi donner à l’enfant ou au proche handicapé une éducation ou un cadre de vie où elles sont libres de les entourer selon leurs choix et leurs convictions. Il est en particulier souhaitable que les enfants handicapés aient une scolarité aussi normale que possible, dans des écoles pour non-handicapés, en petit nombre évidemment (couplage d’une école classique avec un petit institut médico-éducatif, par exemple).

Le financement des structures devra être assuré par les collectivités locales, essentiellement sous la forme de subventions d’équipement, destinées à soutenir les multiples initiatives associatives ou familiales. Quant à la prise en charge médicale du handicap, elle est actuellement très insuffisante : il est nécessaire de créer une filière complète de praticiens spécialisés dans ces pathologies. C’est la condition d’une gestion exempte de toute dérive des institutions d’accueil de personnes handicapées.

Sur le plan social, les pouvoirs publics doivent prendre des initiatives en direction des personnes handicapées-moteur, de plus en plus nombreuses : mise à un niveau décent et non-imposition des pensions d’invalidité, remboursement complet des matériels pour handicap (fauteuils roulants...), suppression de la TVA lors de l’acquisition d’un véhicule adapté au transport ou à la conduite d’handicapé. La prestation à l’autonomie de la personne comportera un volet de financement de l’auxiliaire de vie auprès de la personne handicapée.

17. Traiter et réinsérer les toxicomanes

La tentation de la drogue est la conséquence d’une dissociété fascinée par les pulsions de mort : tout le programme du Front National concourt à retrouver les chemins de la vie (famille, sécurité, réenracinement moral et culturel).

Sur le plan pénal, l’État doit mener une lutte impitoyable contre ceux qui organisent les trafics par appât du gain (rétablissement de la peine de mort, voir chapitre Justice et police). Aucune libéralisation de l’usage de drogues prétendument “douces” ne sera évidemment autorisée.

Sur le plan sanitaire, les méthodes de substitution menées actuellement (échange de seringues, méthadone, sleep-ins...) ont échoué. Il faut, en revanche, couper sans retour le toxicomane de son pourvoyeur en l’isolant pour le désintoxiquer dans un cadre à la fois rigoureux et éloigné des lieux où il se droguait habituellement. Les toxicomanes se verront donc imposer, sans tergiversation ni retard, une cure de désintoxication dans des établissements de réadaptation spécifique.

Enfin, sur le plan social, les pouvoirs publics encourageront les fondations et initiatives privées favorisant la réinsertion des toxicomanes dans le travail par la pratique d’une vie saine et autonome.


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