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300 mesures pour la renaissance de la France

ATTENTION : Ce programme est celui de 2001 ! Il est présent ici-même en guise d’archives. Ce n’est pas celui défendu par Jean-Marie LE PEN et le Front National en 2007, que vous pouvez consulter ici.

I EMPLOI : ERADIQUER LE CHÔMAGE


Le constat du FN :


LE CHÔMAGE, PLAIE DE LA SOCIETE FRANÇAISE

LE CHÔMAGE, CONSÉQUENCE DE 25 ANS DE POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENT


Le chômage est l’échec le plus caractéristique des gouvernements successifs depuis 25 ans. La “lutte contre le chômage” a toujours échoué parce qu’on n’a jamais voulu dresser le diagnostic exact et sans complaisance du chômage lui-même. Ses causes sont moins à rechercher dans “les évolutions économiques et technologiques”, les “chocs pétroliers”, “l’absence d’ouverture internationale de la France”, que dans des décisions politiques délibérées :

- l’immigration massive et non contrôlée qui confisque aux Français plus d’un million d’emplois stables et pénalise notre économie en lui imposant une charge de près de 300 milliards de F.,

- le libre-échangisme qui, généralisant progressivement à tous les secteurs de l’économie une concurrence sauvage et sans frein, est à l’origine de la disparition de pans entiers de notre industrie, de notre agriculture et même de nos activités de service (cf. Rapport Arthuis sur les délocalisations, 1993),

- l’inadaptation de la formation professionnelle (initiale et continue, apprentissage) aux besoins des entreprises. En période de récession, et plus encore actuellement avec le retour d’une certaine croissance, nombre d’employeurs se plaignent de l’impossibilité de trouver des personnels qualifiés,

- le fiscalisme et, plus globalement, le poids des prélèvements obligatoires (45,2% avoués de la richesse nationale en 2000), véritable plaie ouverte au flanc de notre économie, qui décourage l’initiative créatrice et par laquelle s’échappent emplois actuels ou potentiels,

- la bureaucratie dominant notre société et notre économie, qui engendre un maquis réglementaire auquel doivent faire face les entrepreneurs ; cela les incite bien souvent à délocaliser les activités, donc à détruire ici des emplois, pour en créer d’autres à l’étranger, au bénéfice de ces pays.

Enfin, l’arrivée de millions de femmes sur le marché du travail a eu pour effet d’augmenter sensiblement la demande de travail : cette demande ne résulte nullement d’un accroissement de l’offre. Elle est la conséquence perverse de l’étatisme qui surtaxe le travail et incite les employeurs à payer le travail au-dessous de sa valeur réelle.

L’ARGENT POUR L’ARGENT DÉTRUIT LE TRAVAIL

Question centrale dans la crise que traverse notre société, le sous-emploi, spécialement lorsqu’il concerne les chômeurs de longue durée est une atteinte à la dignité de l’homme dans la mesure où le travail est facteur d’épanouissement personnel et de stabilité sociale.

En ce sens, le chômage et les maux qui en découlent sur l’équilibre moral des millions de nos compatriotes qui en sont victimes, constitue l’injustice majeure de la vie économique française. Bien entendu, le chômage a toujours existé, car l’économie n’est pas une science exacte, et toutes les sociétés, hier comme aujourd’hui, sont ou seront perturbées par des facteurs de désordre inhérents à la nature humaine, qui diminuent ou font disparaître la quantité de travail disponible.

La réduction de l’économie réelle au modèle industriel productiviste entraîne l’impitoyable marginalisation des demandeurs d’emplois (nous excluons de notre analyse les profiteurs du système, évidemment minoritaires), mais elle s’accompagne d’un sentiment nouveau. Les demandeurs d’emploi sont conduits, sous l’effet du discours économiste dominant, à se considérer comme responsables de leur propre situation.

Les gesticulations médiatiques des pouvoirs publics qui veulent faire croire qu’ils mettent tout en oeuvre pour maintenir la cohésion sociale, alors qu’ils n’ont de cesse de la laisser détruire, n’ont abouti en fait qu’à un traitement a posteriori du chômage, que supporte de plus en plus mal l’ensemble de l’économie. Il y a plus grave encore : un “mensonge d’État” entretient le sentiment de culpabilité des demandeurs d’emploi. En leur faisant croire qu’ils doivent s’adapter au “marché de l’emploi” et aux “besoins nouveaux”, on leur tait l’essentiel, à savoir que dans le système actuel, il y aura de moins en moins de place pour beaucoup d’entre eux.

Car, outre ses causes politiques, le chômage a des causes économiques structurelles, découlant d’une perversion profonde de l’économie de marché. De quelle perversion s’agit-il ? D’une dérive vers la “financiarisation” de notre économie. Maurice Allais, Jean-Paul Fitoussi, Alain Minc, voire Jacques Attali, au-delà de leurs approches personnelles, tous ont dépeint les mécanismes de cette dérive, génératrice d’une société à deux vitesses (voir le chapitre Social).

Les “décideurs”, aux plus hauts échelons politiques et économiques, se désintéressent du monde de la production et du travail ou de la création de biens et de services matérialisés, pour faire “jaillir du virtuel” : les “produits dérivés” des valeurs financières, par exemple, que ne sous-tend aucun actif réel, volatiles et invérifiables, sont souvent négociés, convertis, cédés avant même d’avoir eu une contrepartie effective. Ces grands-prêtres des temps nouveaux ont leur temple, la Bourse, dont la finalité initiale, l’apport de liquidités à des entreprises saines ou la régulation du marché des capitaux, est escamotée au profit d’une spéculation sans frein.

Il s’ensuit dans une telle perspective, que le travail authentique, seul créateur de valeur ajoutée et de richesse, n’est plus le moteur essentiel de l’activité économique et qu’il y a de moins en moins de place pour l’emploi.

Des accumulations gigantesques et malsaines de capitaux se constituent. Le phénomène est accéléré par la course aux fusions-acquisitions et croit se justifier par de prétendues “économies d’échelle” ou la recherche d’une “taille critique” : les conséquences sont invariablement des plans sociaux puisque la seule “variable d’ajustement” est le travail. Mondialisation et rentabilisation conjuguent ainsi leurs effets dévastateurs. Le capitalisme est bien à la propriété ce que Caïn est à Abel.

LES VRAIS CHIFFRES DU CHÔMAGE

Les chiffres du chômage représentent un enjeu d’opinion considérable, puisqu’ils permettent de juger l’efficacité de la politique économique et sociale des pouvoirs publics. Or, on assiste depuis plusieurs années, particulièrement avec l’installation du gouvernement Jospin en juin 1997, à une manipulation sans précédent en ce domaine.

Si l’on en croit les statistiques mensuelles de l’ANPE, le chômage ne toucherait plus, en avril 2001, que 2 150 000 personnes. Nos compatriotes doivent le savoir : les demandeurs d’emploi officiels sont répartis en huit catégories (loi du 31 décembre 1991, complétée par le décret du 5 février 1992, modifiée par la réforme de juillet 1995, relative aux règles d’inscription des demandeurs d’emploi sur les listes de l’ANPE).

Il n’en reste pas moins que le “chiffre” qui fait l’objet de toutes les médiatisations ne prend en compte que la catégorie n°1, c’est-à-dire les “demandeurs d’emploi déclarant être à la recherche d’un emploi à temps plein à durée indéterminée, n’ayant pas d’activité rémunérée supérieure à 78 heures par mois”.

Si, depuis juillet 1997, le nombre de chômeurs de la catégorie n°1 a diminué, cette baisse est complètement remise en cause par l’accroissement du nombre de chômeurs des catégories n°2 à 8 (demandeurs d’emploi à durée déterminée, à temps partiel, immédiatement disponibles ou non...), lequel – après avoir doublé en cinq ans –, est trois fois plus important que celui des chômeurs de catégorie 1. Le chômage, même officiel, a donc largement augmenté. On retrouve ici la spoliation des actifs que nous dénonçons par ailleurs (voir le chapitre Social).

En réalité, au-delà de l’artificieuse présentation des chômeurs répartis en huit catégories, un nombre impressionnant d’authentiques chômeurs n’est pas pris en compte dans les statistiques. Le système fabrique de faux-vrais chômeurs. Tout d’abord, les DOM-TOM (où le chômage est très supérieur à la métropole) sont exclus des statistiques. Ensuite, les pouvoirs publics font semblant de considérer que le décompte des chômeurs effectué par l’ANPE est fiable et exhaustif. Ceci est évidemment faux : par incurie, par découragement, par incapacité personnelle à chercher un emploi, beaucoup de gens ne s’y inscrivent pas ou plus.

Entre 1997 et 1999, 750.000 emplois ont été créés mais le chômage n’a baissé que de 440.000 personnes. La différence entre ces deux chiffres, dépassant largement le nombre de jeunes se présentant pour la première fois sur le marché du travail, prouve qu’une partie des emplois nouveaux est occupée par des personnes qui n’étaient pas recensées par l’ANPE. Il y a donc dans notre pays, deux marchés du travail, l’officiel et le clandestin !

Le système officiel alimente lui-même le marché clandestin de l’emploi en minimisant le chômage réel. La suppression de multiples situations de chômage opérée par l’ANPE permet le dégonflement des statistiques : “sorties de fichier”, radiations pures et simples, etc...
Enfin, il convient de signaler toutes les situations de chômage réel masquées par les pouvoirs publics actuels : pour le secteur marchand, ce sont les contrats en alternance, de “retour à l’emploi” ou “initiative-emploi” qui entraînent automatiquement radiation du fichier ANPE au motif que le chômeur est indisponible ; pour le secteur non-marchand, ce sont les contrats “emploi-solidarité”, “emploi-consolidé”, les “emplois-ville” ou les “emplois-jeunes”, ces derniers ayant un caractère artificiel et préférentiellement étranger.

En définitive, les chiffres officiels du chômage ne rendent absolument pas compte de la situation réelle de l’emploi en France. Les travaux effectués par le Commissariat Général du Plan en 1997 corroborent parfaitement notre analyse puisque leur principal auteur, Henri Guaino, parlant de “personnes touchées par le chômage”, avance le chiffre de 7 millions. Les experts du Plan estiment (voir le chapitre Social) qu’il faut ajouter aux sans-emploi à plein temps toutes les personnes qui sont en état d’inoccupation partielle ou statutaire.

LES “35 HEURES”, RÉGRESSION SOCIALE AU PROFIT DU MONDIALISME

Les deux lois Aubry sur “les 35 heures” hebdomadaires de travail ont apparemment un caractère “social” et “progressiste”. Elles portent en réalité la marque d’une utopie, celle du “partage du travail” qui n’est en fait que le partage de la pénurie de travail. Elles se fondent essentiellement sur un constat d’échec et un aveu d’impuissance. Évitant de traiter les vraies causes du chômage, la législation sur les 35 heures vise à en amortir statistiquement les effets : elle ne créera pas d’emplois et causera une régression sociale au détriment des salariés et de la prospérité du pays.

L’obligation de rémunérer 35 heures au même niveau que les précédentes 39 heures, entraînera des pertes considérables de richesse économique pour le pays et pour tous les Français. Le coût du travail, mécaniquement relevé de 11,4%, frappe de plein fouet les entreprises de main-d’œuvre, de services ou à forte valeur ajoutée, dont le potentiel de recherche repose sur un volant d’ingénieurs et de techniciens supérieurs non soumis jusqu’ici à une durée de travail bloquée. Pour compenser la perte de compétitivité, les entreprises débaucheront. La loi Aubry fabrique du chômage.

Beaucoup d’entreprises seront contraintes au dépôt de bilan pur et simple (secteurs à faible marge) tandis que d’autres ne conserveront que les départements ou établissements les plus rentables, susceptibles de surmonter le handicap des 35 heures.

La loi Aubry, c’est un comble, ignore que depuis 20 ans le calcul de la durée du travail a profondément évolué, et que la référence hebdomadaire, en vertu même de la législation, n’est plus, et de loin, la seule norme d’organisation des horaires. Revenir à une durée “sèche”, c’est faire preuve d’une totale méconnaissance du fonctionnement des entreprises, des aspirations des salariés, des rythmes de vie des consommateurs.

La loi Aubry est typiquement d’inspiration mondialiste car elle n’a considéré que les plus grosses entités économiques. Si l’on peut imaginer que les plus grandes entreprises parviendront à éponger l’effet des 35 heures (au besoin, en délocalisant une partie de leur production ou en lançant un plan social financé par la collectivité), la réduction obligatoire n’est pas opérationnellement applicable sans conséquences redoutables dans les petites entreprises qui ont créé le plus d’emplois durant la dernière décennie (700.000). Le socialisme étatiste rejoint ici le capitalisme financier dans son hostilité à l’entreprise familiale, à taille humaine et au métier libre.

En ce qui concerne les salariés, leur rémunération subit directement les effets de la loi. Les heures supplémentaires, qui constituent aujourd’hui 15% de la rémunération des ouvriers et personnels de maîtrise, vont diminuer à cause du gel des salaires pratiqué par les entreprises pour compenser l’augmentation du coût du travail. De fortes tensions sont à prévoir au sein des entreprises en raison des pressions accrues à la productivité pour reprendre partiellement cette augmentation. Le vote de la seconde loi Aubry, applicable aux personnels d’encadrement, a d’ailleurs entraîné une vague de grèves. La loi Aubry est l’œuvre d’un ministère socialiste qui organise la régression sociale du travail.

La loi Aubry crée un système de rémunération à deux vitesses : le SMIC, calculé sur la base d’un salaire horaire, n’est pas inclus dans le champ d’application de la loi. Il en résulte que les salariés employés à temps partiel, payés sur la base du SMIC horaire, seront fortement pénalisés. Là aussi, la loi Aubry spolie les travailleurs de leur travail et s’avère être une machine de régression sociale.

La loi Aubry, enfin, remet en cause l’indispensable effort de formation professionnelle continue des salariés qui était jusqu’ici pris sur le temps de travail et dont le MEDEF a aussitôt demandé qu’il soit sorti de l’horaire travaillé et rémunéré.


Les principes :


PROTECTION, DESÉTATISATION, PROFESSION


Une politique de l’emploi pour les Français ne peut être comprise et lancée isolément des autres politiques relatives à la famille, à l’immigration, à l’enseignement, à l’Europe, à la fiscalité.

PROTECTION DU MARCHÉ NATIONAL

La France, actuellement quatrième exportateur mondial, doit évidemment profiter de l’internationalisation des échanges économiques, mais pas à n’importe quel prix. En tant que protecteur de la Nation, l’État ne doit pas se dérober à son devoir de défense de l’intégrité des frontières : frontières économiques, en s’opposant au libre-échangisme et frontières démographiques, en inversant les flux migratoires.

DÉMANTÈLEMENT DE L’ÉTATISME

L’administration n’a pas pour but d’être le premier employeur de France, mais d’assurer les conditions favorables au développement économique national, dont les acteurs privilégiés sont les entreprises et les salariés. Un désengagement progressif de l’Etat est absolument nécessaire : réforme fiscale et diminution des charges sociales, d’une part, liberté rendue à la création d’entreprises et à l’organisation du marché du travail, d’autre part. L’INSEE a publié une étude (Economie et statistique, juin 2000) qui démontre que des allègements de charges, spécialement sur les bas salaires, “devraient créer à terme 500.000 emplois” et, qui plus est, être un facteur de recettes supplémentaires pour le budget social.

LA GRANDE POLITIQUE FAMILIALE

Le moteur essentiel d’une économie nationale est sa démographie. Il est donc impératif de lancer une grande politique nataliste et de protection de la famille (voir chapitre Famille).

LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX PROFESSIONNELS

L’enseignement professionnel doit être progressivement intégré au monde du travail. La part de l’apprentissage dans la formation professionnelle doit aller grandissante ; seul celui-ci peut assurer une adéquation quasiment totale entre l’offre et la demande de travail. Il appartient aux chambres des métiers, aux chambres de commerce et d’industrie, aux organisations professionnelles paritaires par branche, de prendre totalement en mains ce type de formation. C’est à cette condition que l’esprit initial de l’apprentissage sera respecté, à savoir “la prise en charge par des professionnels, dans un cadre professionnel, de futurs professionnels”.

PROTECTION ET PROPRIÉTE DU MÉTIER

Dans le cadre de groupements inter-entreprises, il est souhaitable de faire revivre la notion de “propriété du métier” et de mettre en place un ensemble de protections visant à garantir sa pérennité et son évolution : elle apportera des garanties économiques aux entreprises et aux salariés. Elle représentera une valorisation effective et transmissible de l’expérience et du savoir-faire professionnels. Le contenu de l’activité professionnelle qui en est le prolongement doit être reconnu, suivi, protégé et orienté par le monde de l’entreprise lui-même, représenté paritairement par l’entrepreneur et par le salarié.



Les propositions du FN :


ÉRADIQUER LE CHOMAGE

PROTÉGER LE MARCHÉ DU TRAVAIL

1. Instaurer la préférence nationale à l’emploi


En raison de sa fonction sociale et nationale, l’emploi disponible en France se doit d’être réservé, par priorité, aux citoyens français. De la même façon, un système de taxation du travail étranger doit être mis en place (voir chapitres Immigration, Institutions et Economie).

2. Créer le revenu parental d’éducation

Cette mesure est exposée au chapitre Famille. Elle aura pour conséquence de libérer des dizaines de milliers d’emplois susceptibles d’être immédiatement occupés par des chômeurs.

3. Aménager le temps de travail par branche et par entreprise, abroger la loi Aubry

La loi Aubry, loi anti-sociale et anti-économique, sera abrogée, tandis que l’organisation du temps de travail sera négociée par branches et par entreprise entre partenaires sociaux. En la matière, l’État se bornera à susciter et à arbitrer ces négociations, tout en assortissant le recours au temps partiel ou au temps choisi d’exonérations de charges sociales.

La législation du travail sera modifiée de manière à tenir compte des spécificités sectorielles et à permettre, de manière négociée par branches et par métiers, la définition d’horaires adéquats avec les besoins professionnels, les impératifs saisonniers de la production ou de la distribution, les souhaits des salariés (mi-temps, quatre-cinquièmes de temps...), les rythmes de consommation.

DYNAMISER LES SECTEURS CRÉATEURS D’EMPLOIS

4. Privilégier les PME et les TPE pour la création d’emplois


On sait que le chapitre Entreprise du présent programme fait des PME et TPE l’outil de la reconquête économique française. En vingt ans, les petites et moyennes entreprises (PME) ont créé plus de trois millions d’emplois. Par ailleurs, les très petites entreprises (TPE), nouvellement arrivées dans la vie économique du Pays, sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus dynamiques ; elles savent profiter du recours accru à la sous-traitance et de l’accélération sans précédent des moyens et réseaux de communication (télétravail, nouvelles technologies). Ces entreprises, avec la création de la SPQR (Société de Personnes à Qualification Reconnue) et les allègements de charges fiscales et sociales, seront ainsi placées à égalité d’armes des grandes entreprises dans la bataille économique nationale.

5. Promouvoir les artisans et les commerçants

Quatre actions viendront renforcer la compétitivité des commerçants et artisans :

- la reconnaissance du statut de conjoint ou de l’aide familiale et du pluriactif,
- la liberté de choix de l’organisme et du taux de couverture sociale,
- l’arrêt définitif de l’implantation des grandes surfaces qui désertifient les centres-villes et détruisent le commerce de proximité,
- l’instauration du mode de scrutin proportionnel intégral pour les élections aux chambres de commerce et aux chambres de métiers.

Par ailleurs, afin d’alléger les contraintes administratives, les petits commerçants, les artisans, les membres des professions libérales et les employeurs particuliers acquitteront une cotisation forfaitaire unique, l’URSAFF se chargeant de la répartition entre les différentes caisses (chômage, retraite, maladie).

6. Lutter contre la contrefaçon internationale

La lutte contre la contre-façon internationale sera menée dans le cadre du protectionnisme raisonné que nous entendons mettre en place, tant en matière douanière que répressive.

RENDRE L’INITIATIVE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE AUX ACTIVITÉS ET AUX ENTREPRISES

7. Confier la formation professionnelle aux métiers et aux professions


La formation professionnelle recouvre aujourd’hui la formation professionnelle initiale (dispensée dans les lycées d’enseignement professionnel ou LEP), l’apprentissage et la formation continue au long de la vie active. Le Front National est, depuis toujours, partisan d’un fort développement de l’apprentissage, qui forme réellement des jeunes gens et des jeunes filles avec l’objectif de leur donner un métier et de trouver rapidement un emploi adapté, de préférence au système des LEP dont le partenariat avec les entreprises est notoirement insuffisant.

Dans le cadre de la montée en puissance de l’apprentissage, il convient de privilégier le rôle des chambres de métiers (ensemble de l’artisanat), dans certains cas des chambres de commerce et d’industrie et principalement des organismes professionnels par branches réellement paritaires que nous voulons développer, pour faire correspondre le droit au fait, à savoir la très importante évolution des activités économiques et des métiers, des entreprises et du salariat, intervenue depuis la Seconde Guerre mondiale.

Quant à la formation continue des salariés et de l’encadrement, elle devra être intégrée de manière plus systématique dans leur cursus professionnel. Des financements spécifiques seront dégagés grâce à la reconversion des fonds alloués actuellement aux diverses “missions” d’insertion et d’emploi, aussi pléthoriques qu’inefficaces. Les fonds du congé individuel de formation ne seront pas détournés au profit de “l’insertion économique” des ressortissants immigrés. La gestion de la formation continue sera donc exclusivement confiée aux organisations professionnelles, la répartition actuelle des compétences entre l’État et les régions étant peu claire, occasionnant gaspillage et retard au détriment des salariés.

8. Instituer et étendre le “contrat professionnel d’activité”

Les profondes mutations de notre économie durant les trois dernières décennies, comme le mauvais fonctionnement du marché de l’emploi, conduisent à repenser le droit du travail. Dans cet esprit, il est nécessaire de mettre en place un cadre juridique adapté à une nouvelle organisation de la carrière du salarié et à une meilleure protection de son activité professionnelle.

Cette novation très importante dans la vie économique du pays passe par le “contrat professionnel d’activité”. Cette notion apparaît dans le Rapport Boissonnat publié en 1995 par le commissariat général du Plan, mais elle n’a curieusement jamais été reprise ni même débattue par les gouvernements qui se sont succédés depuis à la tête du pays.

Le but du contrat professionnel d’activité est d’actualiser et d’élargir la relation salarié-employeur. Il doit assurer au salarié une mobilité et une autonomie rendues nécessaires par l’évolution des métiers et les impératifs de l’économie actuelle, tout en lui garantissant une meilleure sécurité dans l’emploi. Pour les entreprises, il doit permettre de “capitaliser” les savoir-faire et compétences dans un métier considéré par-delà les postes de travail successifs.

Concrètement, le contrat professionnel d’activité est passé entre un groupement d’entreprises d’une même activité et d’une même région et un salarié. Ce groupement d’entreprises se constitue nécessairement de manière spontanée (et non comme les groupements d’employeurs Aubry, de manière réglementaire) et sa force réside dans sa capacité à réunir co-traitants, sous-traitants, sociétés de services, artisans ou commerçants autour d’une même activité : l’automobile dans tel bassin d’emploi ou la viticulture pour une appellation donnée, par exemple.

A la différence du contrat individuel de travail, le contrat professionnel d’activité qui correspond à une mutualisation du savoir-faire, de la rémunération et de la protection sociale d’un itinéraire professionnel, permet, durant une durée minimum (5 ans, par exemple), au salarié de prévoir et d’organiser un parcours professionnel incluant une chaîne de postes au sein d’une ou plusieurs entreprises avec une période de formation professionnelle, voire une activité indépendante. Toutes ces formes de travail doivent cependant être conformes aux intérêts collectifs des entreprises concernées.

L’aide publique au financement de ces contrats sera assurée par la reconversion des fonds étatiques consacrés à des actions inopérantes que sont le “soutien aux mobilités”, les contrats “emploi-solidarité” et tous les dispositifs “insertion” ou “initiative pour l’emploi”, soit 165 milliards de F. environ, hors indemnisation. Il est évident que les organisations professionnelles paritaires par branches d’activité joueront un rôle dans la mise en place des contrats professionnels d’activité.

9. Rapprocher les statuts du salarié et du travailleur indépendant

Il est souhaitable d’effectuer un rapprochement du statut juridique du travailleur indépendant et du travailleur salarié afin d’encourager les créations d’entreprises et les initiatives du salarié qui créerait son propre emploi. Tous les freins et obstacles de nature juridique, fiscale et sociale qui s’opposent au passage aisé et non pénalisant d’un statut à l’autre seront supprimés.

10. Créer des bureaux d’emploi par branches d’activités

L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a démontré son incapacité à reclasser les chômeurs. Des bureaux d’emploi et de placement par branches (au sein d’une même agence) seront créés dans le cadre d’un partenariat État-branches d’activité. La mise en place de Programmes d’aide au retour à l’emploi (PARE) repose pour une fois, sur une observation réaliste du monde du travail et des entreprises ; elle n’est cependant pas complètement positive, en particulier pour les personnels qualifiés ou d’encadrement. S’il convient de mettre un terme aux abus de la part de chômeurs refusant systématiquement toutes les offres d’emploi, en revanche se pose clairement un problème de compétence de la part de l’ANPE, pour juger professionnellement du profil d’un chômeur et de son adéquation à tel ou tel poste, problème qui demeurera tant que les professions et les métiers ne seront pas associés à la gestion de l’emploi.

11. Redéfinir et renforcer le rôle du Conseil économiqueet social

Afin d’utiliser pleinement les compétences du Conseil économique et social, il convient d’abord d’en améliorer la représentativité. Cette amélioration passe, en particulier, par la suppression du monopole de représentation accordé aux centrales syndicales inter-professionnelles de l’Établissement (ouvrières ou patronales) et par l’émergence de syndicats, réellement libres, regroupés en organisations professionnelles paritaires de branche.

Chacune de ces dernières enverra des représentants au Conseil économique et social, non plus en fonction de leur allégeance idéologique comme actuellement, mais en tant que représentant une profession déterminée. Dans cette hypothèse, le Conseil économique et social deviendra le porte-parole authentique et responsable du monde du travail auprès de l’État. Sa faculté d’auto-saisine sera donc accrue.

Chaque conseil économique et social régional, constitué de façon analogue, jouera un rôle identique auprès des collectivités locales concernées. En donnant plus de pouvoirs à la représentation des acteurs réels de la vie économique et sociale, nous voulons redonner à l’entreprise et à son environnement, seuls créateurs d’emplois, leur place légitime et donner toute sa place au monde du travail dans la Nation.


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