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Marine Le Pen
Politique Générale - Les actions à venir


"L’unité et la fraternité dans le combat constituent l’illustration la plus pure et la plus souhaitable du compromis national."

Mesdames, Messieurs,

Chers amis et camarades,

Il était prévu que je vous parle de l’élection municipale.

Je vous aurais dit combien ces élections sont importantes pour nous, combien elles vont peser pour l’implantation et l’influence électorale du Front National encore convalescent après le revers électoral du printemps.

Je le pense sincèrement, je crois utile de le dire mais, puisque vous êtes les représentants les plus combatifs de notre mouvement ayant même bravé la grève, j’ai choisi de vous parler en toute franchise de notre famille politique, des craintes mais aussi des espoirs que j’ai pour elle.

J’ai choisi en m’adressant à vous, de parler également à tous les militants nationaux d’où qu’ils soient et plus généralement à tous les patriotes français.

Rappelez-vous.

Avant la période des pionniers du Front national et son émergence en 1984, les nationaux, dans les veines desquels coule inexorablement le sang gaulois, sombraient dans les querelles destructrices, se consumaient dans le ressassement des combats perdus, ou dépensaient leur énergie dans des combats menés de manière anarchique.

La volonté inébranlable et le charisme d’un seul homme, Jean-Marie Le Pen, avaient fini par unifier le mouvement et briser ce regrettable atavisme.

Or, ces derniers temps, avec le revers électoral du printemps et les interrogations générales qui suivirent, nous voyons poindre les relents de ces détestables penchants.

A la périphérie du mouvement, des camarades de valeur retrouvent les anachroniques accents de chefs de bande qu’ils avaient pourtant cessés d’être ; les plus obscurs des penseurs se croient de moins en moins secrètement investi d’un destin national, des ex futurs chefs manœuvrent pour tenter de relustrer des galons définitivement défraîchis, d’autres se livrent à d’inutile introspection autopunitive.

C’est le triomphe des grandes gueules et des stratèges de comptoir.

Les intellectuels autoproclamés se retirent sur la montagne en décrétant la joute électorale stérile, oubliant que le retrait de la vie politique est un cadeau fait au système qu’ils prétendent combattre et combien celui-ci nous a permis d’avances idéologiques majeures : il est certes plus confortable de s’adresser à 20 convaincus qu’à 55 millions de nos compatriotes à convaincre.

Dans ce capharnaüm, dans cette escalade émotionnelle, les plus anciens s’autoproclament autorités morales, prononcent des fatwas d’une navrante agressivité, se spécialisent dans l’anathème gratuit à l’égard de leurs camarades ; les novices, ajoutant l’intransigeance de la jeunesse, singent ces comportements destructeurs.

Les plus affables de nos amis se lancent dans des aventures entre copains, certainement sympathiques et consensuelles, mais sans lendemain parce que teintée d’un jovial amateurisme.

Enfin, par dépit de voir l’Etat agir contre la nation, certains, militants sincères, rejettent l’un et l’autre et se réfugient dans le régionalisme militant.

Dans ce charivari où les égos s’entrechocs, chacun croit sincèrement faire œuvre utile.

Or, par cette dérive regrettable et que l’on croyait révolue, ils ne concourent [de manière involontaire et vraisemblablement sans s’en rendre compte] qu’à la désorganisation de nos forces combattantes et à l’ironique jubilation de nos adversaires.

Je vous, je nous, propose de reconstruire pour les plus pessimistes, renforcer pour les plus optimistes, l’unité de notre famille politique.

A l’heure où le pays connaît l’invasion étrangère la plus terrible de son histoire, chacun doit se reprendre, s’apaiser, retrouver la voie du compromis national et avec lui rendre à notre famille politique son équilibre serein.

Que celui qui ne parvient pas à résister aux sirènes du groupuscularisme mortel et du clanisme agressif demande à ses proches compagnons de l’attacher au mat de sa barcasse.

C’est une nécessité politique, c’est une exigence morale face au risque vital auquel est exposée notre famille politique.

Que les leaders locaux et nationaux de celle-ci redeviennent, au sein de notre mouvement, les généraux groupés et unis d’une armée militante redevenue une machine de guerre électorale.

Que nos intellectuels, nombreux et talentueux, retrouvent leur vocation de penseurs au service de nos idées et délaissent les imprécations fratricides auxquels ils prennent part avec une délectation déplacée.

Que nous mêmes, d’où que nous venions, chacun à notre échelon, soyons les censeurs vigilants de nos propres tentations vengeresses.

Il faut que les militants nationaux à nouveaux unis sous la bannière du Front national se sentent soudés dans l’action dans une fraternité retrouvée.

J’oserai dire comme les anciens : « unis comme au Front ! ».

Que tous les nationaux ne tendent qu’à un seul but la victoire politique de nos idées c'est-à-dire l’exercice des responsabilités.

Qu’à aucun d’entre eux, nous ne reprochions d’où il vient.

Mes chers camarades, la vertu ne se prêche pas. Elle s’inspire.

En interne, il faut reconstituer une communauté militante fondée sur des valeurs éthiques.

Il faut redonner au parti sa vocation offensive c'est-à-dire celle d’une structure qui ne tend qu’à un seul but : la prise du pouvoir.


Le militant est un soldat politique ; le responsable n’est pas un notable installé mais un autre militant, un camarade de combat ; l’élu est au service de la cause et sa présence ne se conçoit qu’en première ligne…. Et que dire du permanent.

Dans tous les cas, personne ne doit se croire dispensé, du fait de son rang ou de ses titres, des tâches militantes de base ou exempté du combat électoral.

Chacun doit être estimé en fonction de sa valeur individuelle, de son dévouement, de son apport au mouvement ; dans le combat politique, il n’y a pas de petites tâches, il n’y a pas d’élections inutiles, il ne doit pas y avoir d’états d’âmes déplacés.

On ne transmet que la foi que l’on a.

Dans le même temps, chacun doit savoir refuser les postes honorifiques qui n’ont d’autres buts que de flatter l’orgueil personnel, savoir résister à la tentation du conformisme au politiquement correct.

Chacun doit savoir se retirer s’il sent qu’un camarade sera plus performant à ce poste.

Chacun doit avoir à cœur de privilégier l’intérêt collectif avant le sien propre, de savoir par sa conduite personnelle irréprochable donner l’image la plus valorisante possible de notre mouvement.

C’est cela la communauté militante que je vous propose de construire.

Chaque cadre, jusqu’au plus haut niveau de l’appareil, chaque élu de notre mouvement ne doit jamais perdre de vue que le plus beau titre auquel on puisse prétendre est celui de « militant ».

Cela nous devons le dire et l’enseigner au plus jeunes.

Etre dans le combat national ou même voter national doit retrouver une dimension magique,

chaque militant doit se sentir investi de sa mission, chaque électeur doit se sentir un militant, un dissident, un conquérant.

Ceux qui envisagent le combat politique autrement doivent aller à l’UMP ou au PS, ils y trouveront ce qu’ils cherchent.

Je le dis et vous pourrez le répéter, ceux qui viennent exclusivement pour les places ou les honneurs n’ont pas leur place chez nous.

Notre combat politique est d’une autre nature. Il dépasse les ambitions personnelles, les besoins de reconnaissance, la satisfaction déplacée des égos.

Nous n’avons d’ambition que pour notre pays.

Notre peuple appelle de ses vœux des dirigeants mus par une éthique irréprochable, par une sincérité réelle, par de hautes valeurs morales.

Il n’y aura pas de victoire si dans nos méthodes, nos modes de fonctionnement, nos valeurs nous sommes comme les autres.

Les Français et singulièrement les plus modestes qui mettent leur espoir dans le Front National attendent cela de nous.

L’impératif de la victoire impose de chacun d’entre nous d’être irréprochables dans ses paroles et dans ses actes, d’être conscient du monde dans lequel nous vivons, de prendre en compte les évènements historiques qui forgent la conscience collective de notre peuple et fonde ses valeurs.

Ceux qui font de la politique pour s’amuser sont libres de se discréditer tranquillement et de mourir dans un grand éclat de rire.

Partout, nous devons nous fixer un triple objectif :

- recruter

- Former

- Implanter

C’est sur cet ensemble de valeurs qui sont celles du réalisme politique, de l’efficacité et de l’unité et sur ces valeurs uniquement que se réveilleront la flamme militante, la magie militante, la fraternité militante.

Si nous voulons gagner, il nous faudra être partout, nous battre sur tous les terrains.

Notre combat sera multiforme.

Pour le Front national qui est la branche politique de la famille, ce combat est bien sûr par nature électoral.

Nous devons plus que jamais prendre part à tous les scrutins non pour y faire de la figuration mais pour participer en déployant le maximum d’énergie : quand ce ne sera pas pour faire le deuxième tour, ce sera pour passer le seuil de 5 ou 10% ; quand ce ne sera pas pour gagner, ce sera pour parfaire notre implantation.

Aucune élection ne doit être considérée comme subalterne.

Les municipales ou les cantonales, comme les partielles, sont toutes à cet égard primordiales.

Chacune d’entre elle doit être considérée comme constituant une marche supplémentaire vers la conquête du pouvoir.

Je vous l’ai dit : pour gagner, il faudra nous battre sur tous les terrains et notre combat doit dépasser la sphère politique.

Il est utile que se créent ou se développent à la périphérie du Front national un tissu associatif dense par exemple chez les locataires, les parents d’élèves ; Je souhaite avec les nouvelles possibilités légales l’émergence d’organisations syndicales et professionnelles de sensibilités nationales.

Elles participeront à toutes les élections professionnelles y compris les prud’homales.

Mais il faut parallèlement que soit encouragée la création littéraire, artistique ou musicale dans notre sphère culturelle notamment grâce aux systèmes de diffusion informatique.

Il faut enfin, mais la liste, vous le comprenez bien, n’est pas exhaustive que dans l’ensemble des secteurs de la société civile nous constituions des relais et tissions des liens encore plus permanents.

Vous le voyez. La tâche qui nous attend est immense. Elle n’en est pas moins exaltante.

Le pire qu’il puisse arriver à un pays ou à un peuple, c’est d’être trahi par ses élites.

C’est ce qui arrive aujourd’hui à la France dont les dirigeants, ces élites autoproclamées formatées en batterie à l’Ena, ont gardé les honneur et les prébendes et confié les clefs de la maison à d’autres.

Ils ont tout concédé, tout bradé.

Ils ont sali notre mémoire collective et, par ce biais, sciemment annihilé les capacités de résistance de la nation.

De gouvernement en gouvernement, ils n’ont pas dirigé, ils ont géré devrais-je dire, les affaires courantes.

Aujourd’hui le pays est au bord du gouffre, si déjà il n’a pas commencé à glisser sur les pentes qui l’y amènent.

Mes chers amis, vous qui êtes dans cette salle comme à tous les patriotes de France à qui je voudrais m’adresser, je veux vous dire combien je suis fière d’être des vôtres.

Vous militants nationaux et tout particulièrement les militants du Front national, vous êtes la vraie élite du pays.

Vous êtes la frange consciente de la nation.

Celle dont le devoir devant l’histoire est de réveiller notre peuple, de lui rappeler que l’Europe entière parlait de la France comme « la Grande Nation », que notre civilisation comme toutes les civilisations est mortelle et que la France peut disparaître.

Je ne veux pas que mes petits enfants apprennent à l’école « nos ancêtres les Français »

Plus que jamais, vous le savez, il pèse sur nos épaules une responsabilité historique.


Nous menons la mère des batailles, celle qu’on ne peut pas perdre.

Toutes nos énergies doivent se grouper ; toutes les personnalités, toutes les sensibilités sont appelées à travailler dans un même élan à la reconquête.

Le combat sera non seulement un combat de terrain mais aussi le combat des idées.

Dans un monde qui a profondément évolué, où la communication high-tech, le coût des transports et le libre échange illimité transforment le monde en marché unique et le marché du travail en jungle, nous ne ferons pas l’économie d’une réflexion sur les nouvelles données économiques, sociales, monétaires, militaires ou géostratégique.

Qu’il me soit permis devant vous d’esquisser quelques unes des questions qui constituent les nouvelles menaces et qui s’ajoutent à celle que nous dénonçons depuis longtemps.

Les fonds souverains, vous connaissez ? Ce sont ces fonds que tirent certains pays des revenus de leur pétrole comme les Emirats arabes ou de leurs excédents commerciaux comme la Chine.

Ces fonds atteignent aujourd’hui, entre quatre et six mille milliards d’euros.

Ces fonds peuvent acheter n’importe quelle entreprise, de la plus grosse capitalisation boursière à la start up innovante.

Si nous ne prenons garde, dans les années qui viennent, notre économie, nos usines, nos savoirs faire et nos technologies pourraient devenir la propriété d’états étrangers avec les conséquences sociales, économique et politique que l’on imagine.

Autre exemple d’évolution. Savez vous que le pouvoir a entrepris au nom de la professionnalisation de l’armée de privatiser un grand nombre de ses tâches d’intendance.

Les cantines comme les mess sont confiées à des entreprises de restauration quelque fois étrangères ; l’entretien des camions est confié à une société privée spécialisée, la sécurité des sites militaires aussi est confiée à des entreprises privées ; etc…

Cela signifie en clair que l’armée française est en passe de perdre son savoir faire dans tous ces domaines et se verra contrainte pour ses opérations extérieures à balader avec elle [avec les conséquences que l’on imagine pour la sécurité de nos soldats] des prestataires privés.

Bien que délirante cette évolution n’est que l’amorce de la disparition des armées nationales par la privatisation totale des forces d’intervention.

Cette application du libéralisme à l’art militaire, l’armée américaine la connait déjà avec l’emploi massif de mercenaires en Irak [regroupés dans des entreprises privées comme Blackwater] mitrailleur de civils de sinistre réputation à Bagdad.

Il nous faudra également dénoncer l’individualisme corrupteur, trouver des réponses techniques, juridiques et fiscales à la nécessaire régulation de la mondialisation.

Il nous faudra parler du fonctionnarisme, c’est-à-dire ce mécanisme étatique incontrôlé qui veut qu’un état réponde à sa logique propre et entrave, en violation de toute décision démocratique, les activités privées et mêmes les décisions politiques.

Il nous faudra défendre une conception différente en matière de politique étrangère en tournant la France non vers le sud comme le souhaite Sarkozy mais vers l’est où sont les peuples frères de notre Europe.

Nous devons également travailler pour imposer le concept de « France durable » qui voudrait que notre pays puisse trouver les voies du développement sans voir altérer son identité, son intégrité et sa souveraineté.

Il nous faudra surtout préparer notre pays aux grands défis économiques, géopolitiques et potentiellement militaires de ce début du XXI ème siècle.

Le XX ème siècle avait vu deux grands totalitarismes se disputer la palme de l’horreur -le nazisme et le communisme- avec au centre les démocraties et leur vision humaniste.

Au lendemain de la chute du Rideau de fer, les opinions publiques ont cru, avec la mort de l’empire soviétique, à la fin de l’histoire.

Nous allions entrer dans la pax americana qui allait ouvrir plusieurs siècles de paix et de prospérité.


C’était ignorer l’histoire de l’humanité et la propension naturelle de l’homme à vouloir conquérir et dominer, à concevoir des idéologies totalitaires.

C’était surtout ignorer qu’en réalité le XXI ème siècle avait en partie commencé en 1979 avec la Révolution irannienne et à la fin des années 80 avec l’accentuation du mouvement de globalisation.

Vingt ans après, le XXI ème s’ouvre sur la sombre perspective de deux nouvelles menaces pour l’homme : la dérive totalitaire du capitalisme qu’est le mondialisme, la dérive totalitaire de l’islam qu’est l’islamisme.

Deux totalitarismes qui entendent dicter à l’homme l’intégralité de sa conduite, la manière de penser, de s’habiller, de manger.

Ces deux totalitarismes partagent une vision quasi théologique de l’organisation sociale pour soumettre l’humanité à la loi de l’argent pour les uns et à la charia pour les autres.

Tous deux font preuve d’un effrayant prosélytisme qui présente comme inéluctable leur victoire finale.

Comme feu le communisme, ces deux totalitarismes qui piétinent le droit des peuples et des individus et professent une vision universaliste, croient agir pour le bien de l’humanité.

Sarkozy est le représentant désigné du mondialisme chargé d’adapter économiquement, culturellement et démographiquement notre pays à la globalisation.

Pour sa part, c’est peut-être là la seule vraie rupture, le nouveau gouvernement ump, élu par la France qui se lève tôt pour une France qui se disait irréprochable, affiche sans complexe, ses accointances avec les groupes de presse ou les milieux d’affaires et pire, avec ce qui brille, avec le clinquant, avec le fric.

Entre le Fouquet’s, le yacht de Bolloré et l’augmentation qu’il s’est octroyé de 200 %, Sarkozy ne nous aura épargné que la descente des champs Elysées en Ferrari.

Autrefois, ces rapports endogamiques inavouables entre le pouvoir politique et financier se devaient d’être discrets. Aujourd’hui, ils sont publics, volontairement ostensibles et même revendiqués.

Parce que l’exemple vient d’en haut, lorsque le chef de l’Etat suscite par son train de vie et son amour du clinquant, la suspicion, il ouvre la voie aux pires dérives dans l’ensemble de l’institution étatique.

Mais surtout, moralement, parce que la politique est faite de symboles, osons dire que ces provocations réitérées, ont quelque chose d’obscène dans un pays « en faillite » selon l’aveu même du premier ministre, avec ses sept millions de nouveaux pauvres et ses vagues de licenciements collectifs : tout le monde le sait, la bonne éducation ou simplement le cœur interdisent moralement de festoyer devant des affamés, d’étaler les marques de sa réussite devant des gens qui connaissent l’échec ou de faire tinter son bracelet de Rolex en société.

Un vieux pays comme le nôtre, dans ses profondeurs, réprouve à juste titre les signes financiers inutilement provocants de la réussite surtout lorsqu’elle est récente. Nous ne sommes plus dans la rupture politique mais dans la rupture culturelle.

Pour notre pays, pour notre peuple, il faut en finir avec ces pratiques.

Le combat politique auquel je vous appelle, ne vise pas à témoigner pour témoigner mais à gagner.

C’est l’existence de notre nation qui est en jeu, c’est même l’existence de notre peuple, de notre identité, et de nos libertés.

Mais aimer son pays, c’est ne pas le réduire à une construction géographique ou un bilan comptable, une courbe de croissance ou une statistique industrielle !

C’est porter dans sa chair, dans son cœur, dans son âme, l’immense cortège de ces hommes et des ces femmes qui à travers des siècles d’histoire se sont rassemblés en une nation à laquelle nous devons ce que nous sommes.

Notre pays, chaque génération en a hérité de ses pères depuis des millénaires. C’est notre tour d’en hériter.

Pour autant, nous n’en sommes pas les propriétaires qui pourraient en disposer librement : nous n’en sommes que les dépositaires, nous n’en avons que l’usufruit. Il n’est pas de pire faute morale que de laisser à ses enfants et petits enfants, un pays pour partie colonisé, totalement ruiné, accablé de dettes pour trois générations, miné par le communautarisme, la haine de soi et l’absence d’espérance.

Et ne vous y trompez pas !

Si les puissants d’aujourd’hui prétextent que notre pays serait trop petit à l’échelle de l’univers et trop vieux pour faire face à l’avenir, c’est parce que, sélectionnés pour leur servilité, ils ont oublié qu’il était possible d’être courageux ; c’est parce qu’ils exercent le pouvoir non pour servir mais simplement pour jouir des avantages qu’il procure !

Le problème, c’est eux. Pas la France dont l’histoire témoigne de sa formidable capacité de puissance et de rayonnement.

Nous, nous voulons renouer avec la légitime fierté d’être français, réveiller le génie de notre peuple pour que la France, qui a tant apporté au monde puisse encore faire entendre sa voix, si juste, si particulière, si nécessaire. Le monde a besoin de la France.

Cette ambition pour notre pays n’est pas le signe de je ne sais quel sentiment négatif, hostile aux autres, que l’on voudrait nous prêter de je ne sais quelle pulsion belliqueuse ou exclusive que souhaiteraient voir certains de nos adversaires.

C’est une démarche profondément altruiste, une déclaration d’amour, de respect et d’espoir.

En effet, si la France doit aujourd’hui délivrer au monde un message universel c’est celui de la liberté et du droit à l’existence des peuples, de tous les peuples face à l’asservissement économique et aux ingérences, face aux nouveaux totalitarismes du XXI ème siècle et à leur vision unipolaire.

A la barbarie mondialiste avec son nivellement planétaire, à son uniformité culturelle, à son oppression normative et à sa violence sociale, nous opposons une conception plus humaine fondée sur le respect des nations et le droit des peuples, sur la reconnaissance de l’autre et la dignité de tous.

Dans notre vision du monde, si notre nation est une, nous considérons que la planète est riche de sa diversité, de ses cultures et des particularismes. Pour nous c’est au monde d’être multiculturel, pas à la France.

Dans notre conception du monde, tous les peuples ont une égale dignité, tous doivent se voir reconnaître le droit d’exister dans le cadre d’entités souveraines, de disposer d’une terre, et pouvoir en toute légitimité rester maîtres chez eux : une terre pour chaque peuple ; chaque peuple sur sa terre.

Ce grand dessein pour la France nous pouvons l’accomplir, nous devons l’accomplir, tous ensemble, avec tous les patriotes français qui voudront nous rejoindre.

Avec humilité mais avec au cœur une volonté sans faille, dès demain, nous allons repartir à la bataille pour porter et faire triompher un grand projet pour notre pays, un grand projet fondé sur cette vision alternative du monde.

Déjà en Europe, pointent les signes d’un réveil général des peuples.

Reprenons notre marche !

Le Front le mérite,

la France l’exige

Alors que demain soit un autre jour, une aube nouvelle qui verra poindre de nouvelles victoires que nous voulons non pour nous mêmes mais pour la France

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