| Militer efficacement
est un souci majeur pour tout cadre, militant ou sympathisant du Front
National. Pour ce faire, nous vous invitons à lire et étudier
nos argumentaires. Nous vous invitons de plus vivement à diffuser nos argumentaires sur les forums en ligne de nos adversaires, de la presse écrite et audiovisuelle afin d'éclairer nos concitoyens sur quelques réalités politiques. Nous vous remercions par avance de vos efforts, la conquête des esprits est la clef de nos futures victoires électorales et politiques. |
La vérité sur le droit d’asile en France
I - Exposé des faits
1) La réglementation
Il existe en fait quatre droits d’asile différents :
- l’asile conventionnel
:
Il s’agit de l’interprétation française de la Convention
de Genève. Celle-ci, dans son article 1er, précise que le réfugié
est une personne qui “(...) craignant avec raison d’être
persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité,
de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques,
se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou,
du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce
pays (...)”.
Pour se voir reconnaître comme réfugié, le demandeur doit
prouver à l’O.F.P.R.A. (Office Français de Protection
des Réfugiés et Apatrides) l’existence d’une menace
contre lui émanant des autorités de l’Etat dont il est
originaire.
Si l’O.F.P.R.A. rejette sa requête, il peut faire appel auprès
de la C.R.R. (Commission de Recours pour les Réfugiés).
- l’asile constitutionnel : créé en 1998, il protège les personnes persécutées “en raison de leur action en faveur de la liberté”, quels que soient les auteurs de la menace. Il est géré par l’O.F.P.R.A. également et selon la même procédure que l’asile conventionnel.
- l’asile territorial : il concerne les personnes faisant l’objet d’une persécution non-étatique (par exemple, venant d’un groupe terroriste). Il est géré par le Ministère de l’Intérieur.
- l’asile “à la frontière” : il concerne toute personne qui se présente à la frontière en manifestant son intention de demander l’asile et qui ne peut présenter aucun document valide. Cette personne est alors placée en zone d’attente pendant 96 heures maximum. La décision de la laisser entrer en France est prise en urgence par le Ministère de l’Intérieur après avis du Ministère des Affaires étrangères. En cas de réponse positive, elle obtient un titre de séjour de huit jours pour remplir une demande d’asile conventionnel.
2) Les chiffres
- En 1999, selon l’O.F.P.R.A., 108.000 étrangers vivaient en
France avec le statut de réfugié, qui donne lieu à une
carte de résident.
- Il y a eu 80.000 demandes d’asile en France en 2001 contre 30.000
seulement en 1995.
Parmi celles-ci ce sont les demandes d’asile “à la frontière”
qui ont le plus fortement progressé : 10.000 en 2001 contre 500 en
1996.
- L’O.F.P.R.A. et la C.R.R. n’attribuent le statut de réfugiés qu’à 20 % des demandeurs d’asile en moyenne chaque année.
- Dans le cas de l’asile territorial, le Ministère de l’Intérieur n’a admis que 1,5 % des cas en 2001.
- De 1998 à 2001, les demandes d’asile ont progressé en France de 265 %
II - Analyse des faits
1) Les failles du système
- le système actuel favorise les abus et les détournements de
procédure qui sont pratiqués par des immigrés “économiques”
ne pouvant aucunement remplir les conditions du droit d’asile.
De plus le traitement de la demande est particulièrement lent : 2 ans
en moyenne. Il faut dire que la France est le pays d’Europe qui consacre
le moins de moyens matériels et humains à l’instruction
des demandes d’asile.
- Or la demande d’asile permet d’obtenir un titre de séjour de trois mois, renouvelable jusqu’à la décision définitive, ainsi qu’une allocation de l’Etat de 1.850 Frs environ par mois (280 euros). Le coût pour l’Etat en allocations aux demandeurs d’asile a d’ailleurs été multiplié par 4 entre 1977 et 2001.
- De plus les C.A.D.A. (Centres d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile) n’offrent que 6.780 lits (en 2001), ce qui amène l’Etat à loger les autres demandeurs d’asile à l’hôtel, aux frais du contribuable.
- Les demandeurs d’asile peuvent circuler librement
en France, ce qui facilite leur passage à la clandestinité et
le travail “au noir”.
- Les clandestins peuvent être placés en rétention administrative
pendant douze jours maximum.
- Les reconduites à la frontière sont rares : les pouvoirs publics
en annoncent 10.000 par an ; même si le chiffre est exact, il reste
que 87 % des demandeurs d’asile ne sont pas reconduits à la frontière.
- D’ailleurs, dans une note publiée dans l’“Express” en janvier 2002, le chef du service des Etrangers au Ministère des Affaires étrangères, Jean-Pierre Lafon, qui est également président du conseil d’administration de l’O.F.P.R.A., a dénoncé la foule de plus en plus nombreuse de “fraudeurs à l’asile”, qui utilisaient la législation trop laxiste de la France pour franchir ses frontières, se maintenir abusivement sur son sol, et échapper à toute reconduite à la frontière. Ces fraudeurs bénéficieraient, selon M. Lafon, de la complicité des juges complaisants de la C.R.R. pour obtenir indûment le statut de réfugiés, s’empressant ensuite de se faire rejoindre en France par d’autres fraudeurs en abusant de la procédure du regroupement familial.
2) Le projet de réforme
Le gouvernement Raffarin a annoncé une réforme du droit d’asile.
Il s’agirait d’instituer un guichet unique pour l’asile
territorial et l’asile conventionnel, d’obtenir un raccourcissement
du délai d’examen des demandes, notamment pour les étrangers
maintenus en rétention administrative qui auraient une réponse
à leur demande d’asile en 72 heures maximum, et de donner un
rôle décisionnel plus important au Ministère de l’Intérieur.
III - Notre position vis-à-vis des
faits
Le projet Raffarin/Sarkozy n’est qu’un ensemble
de “mesurettes” qui ne régleront pas le problème
tant que nos frontières demeureront des passoires et tant que nous
n’aurons pas supprimé les pompes aspirantes de l’immigration
que sont les allocations versées quasi-automatiquement.
Il faut donc effectivement simplifier, unifier les procédures et raccourcir
les délais d’examen de toutes les demandes, mais surtout il faut
ramener le droit d’asile à sa vocation initiale : ce droit ne
pourra plus être accordé qu’à des personnes subissant,
directement à titre individuel, une grave persécution de la
part de leur Etat d’origine.
Et bien entendu il faut abroger les dispositions permettant le regroupement
familial en France.