Militer efficacement est un souci majeur pour tout cadre, militant ou sympathisant du Front National. Pour ce faire, nous vous invitons à lire et étudier nos argumentaires.
Nous vous invitons de plus vivement à diffuser nos argumentaires sur les forums en ligne de nos adversaires, de la presse écrite et audiovisuelle afin d'éclairer nos concitoyens sur quelques réalités politiques.
Nous vous remercions par avance de vos efforts, la conquête des esprits est la clef de nos futures victoires électorales et politiques.
Nos (bonnes) raisons d’espérer

Vingt ans après le succès fondateur du Front aux élections européennes de 1984, la dégradation générale de la situation de notre pays inquiète plus d’un militant, plus d’un cadre et plus d’un électeur du Mouvement : on craint parfois, çà et là, qu’il ne soit trop tard, on met en cause l’éternelle cécité des Français, on trouve que l’accession aux responsabilités n’est pas assez rapide, que la force du Système est telle que l’espoir est faible. à rebours d’un pessimisme que l’on peut comprendre, il faut bien voir que notre espérance est plus fondée que jamais, tant en matière électorale que pour l’application de notre programme, lorsque nous parviendrons aux affaires.

I- L’espoir électoral :
La puissance de l’opinion

1) On nous dit : “Regardez vos résultats, ils prouvent que vous stagnez et que votre accession au pouvoir est impossible.”

Il ne faut jamais oublier que l’opinion peut donner des à-coups extrêmement brutaux, et assez imprévisibles : avant le coup de tonnerre de 1984 (plus de 11 % des voix aux européennes, 2,2 millions de voix et 10 élus), le Front National était - électoralemen - presque inexistant ! De même, alors qu’en 1999, aux élections européennes, le mouvement n’obtenait qu’à peine 1 005 285 voix (5,7 %), seulement trois ans plus tard, en avril 2002, au premier tour de l’élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen rassemblait 4 804 713 suffrages, soit près de 5 fois plus ! Gardons-nous donc de négliger l’extrême imprévisibilité des Français ! Ils peuvent demain se révéler beaucoup moins dociles que nos adversaires ne le pensent…

2) On nous dit : “Mais on ne peut rien faire, ils ont même modifié les modes de scrutin à l’Assemblée nationale, au Parlement européen et dans les régions pour nous écarter.”
En politique, il n’est pas de pires sanctions que celles qui frappent les apprentis sorciers. Un seul exemple le prouve : en Turquie, en 2002, le seuil de 10 % des suffrages pour siéger au Parlement, initialement mis en œuvre pour écarter les Kurdes et les “islamistes” de l’AKP, a en fait démultiplié la victoire de ces derniers, qui ont obtenu 34,2 % des voix, 363 sièges sur 550, soit la majorité absolue ! La réforme a ainsi abouti à l’élimination de pratiquement tous les partis classiques, ceux-là mêmes qui l’avaient initiée ! C’est l’arroseur arrosé, et c’est la preuve que ceux qui prisent les magouilles électorales ont parfois des surprises de taille…

3) On nous dit : “Mais on ne peut plus rien faire, voyons ! Voyez l’Europe qui s’est arrogé tous les pouvoirs, et qui va même avoir bientôt une Constitution, dépossédant définitivement les nations au travers de cet attribut essentiel de souveraineté.”
L’Europe fédérale est un colosse aux pieds d’argile. Rappelons que le 20 septembre 1992, le référendum sur Maastricht a donné 51,05 % au “oui” (13 162 000 voix) contre 48,95 % au “non” (12 623 562 voix). L’affaire s’est donc jouée à 500 000 voix près, sur un total de 25,5 millions de suffrages exprimés. 500 000 voix… 2 % des électeurs ! 500 000 voix, la taille d’une ville comme Nice ! Douze ans plus tard, après les difficultés du passage à l’euro, après le ralentissement de la croissance et la montée concomitante du chômage et de l’immigration, attendons de voir la réaction des électeurs, au moment du référendum sur la Constitution…

II- L’espoir politique :
la puissance de la volonté

À rebours de toutes les affirmations tendant à réputer notre programme inapplicable, les exemples récents de pays étrangers prouvent le contraire. C’est donc la simple sociologie politique comparée qui prouve l’applicabilité de nos idées et l’efficacité de nos propositions.

1) On nous dit : “Il est impossible de renvoyer les immigrés chez eux.”
Des politiques humaines de retour au pays ont été mises en place dans de grands pays industrialisés comparables à la France. En Suisse, en 1974, à la suite du choc pétrolier, 5 % de la population active a été contrainte de quitter le pays (essentiellement des travailleurs italiens peu qualifiés). Dans les années 1970, en Allemagne, ce fut aussi le cas de plusieurs centaines de milliers de turcs. Il ne faut donc pas mésestimer la puissance de l’état, mais souligner le manque total de volonté politique des pouvoirs publics en place depuis plus de trente ans en France.

2) On nous dit : “Il n’y a pas de recette miracle pour diminuer l’insécurité.”
Si, l’application de la tolérance zéro. Entre 1993 et 2000, l’application de cette politique par le maire démocrate de New York, Rudolf Giuliani, a permis de faire chuter le taux de criminalité dans la ville de 57 % (homicides : -65 %, vols de voiture : -68 %, cambriolages : -62 %, viols : -36 %, agressions physiques : -32 %). Grâce au refus de la moindre infraction, si petite soit-elle, à l’augmentation considérable des effectifs dans la rue, à la généralisation des contrôles d’identité et à la création d’un fichier centralisé de la délinquance, New York est devenue alors la ville la plus sûre des états-Unis !

3) On nous dit : “Dans une société développée, il est impossible de baisser significativement les impôts.”
En 1981, l’administration Reagan a réussi à le faire : la baisse massive des prélèvements (10 % par an sur l’impôt sur le revenu pendant trois ans), jointe à une baisse drastique des dépenses publiques civiles (-130,6 milliards de dollars au cours des années fiscales 1981-1984) ont alimenté une période de prospérité sans précédent : jointe à d’autres mesures, cette politique permit le passage du taux d’inflation de 9 % en 1980 à 3,5 % en 1984, la chute du taux de chômage de 9,7 % en 1982 à 5 % en 1988. Pendant les deux législatures de Ronald Reagan, l’économie américaine a créé 16 millions d’emplois et l’Amérique a réalisé en valeur absolue une performance remarquable, en assurant, entre 1980 et 1988, un taux de croissance moyen de 3,4 % en volume. De quoi nous faire rêver…

4) On nous dit : “Même s’il va à la catastrophe, il est impossible de réformer notre système de retraite, à cause des corporatismes.”
Un système de retraite par répartition a été mis en place au Chili en 1925, vingt ans avant la France. Confronté rapidement au problème de la déformation de la pyramide des âges, il a fait l’objet d’une réforme instituant les fonds de pension à partir de 1981. Celle-ci s’est assortie du principe le plus simple et le plus humain qui soit, celui de la liberté : liberté de choix de l’âge de départ à la retraite, liberté de choix d’opter pour l’un ou l’autre système, fonds à la libre disposition permanente des travailleurs. Assortie de règles de gestion et de garanties très strictes, la réforme s’est imposée d’elle-même : elle concerne aujourd’hui 93 % des cotisations retraites versées (contre 7 % au système public). Les entreprises chiliennes sont ainsi devenues la propriété des chiliens. Résultat, de 1981 à 1997 : seize ans d’épargne à 12 % ! De quoi faire face à d’éventuelles années de rendement plus faible. En seize ans, le pays a connu 7 % de croissance par an, le PIB a quadruplé quand le nôtre a simplement doublé. La réforme pour éviter la catastrophe est donc possible, même dans un pays où le poids de la gauche marxiste et syndicale était comparable à celui de la France ! Et quand un pays a réussi une transformation du système à 100 %, à qui peut-on faire croire qu’un système mixte (répartition-capitalisation) est impossible ?


Olivier Martinelli.

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