| Militer efficacement
est un souci majeur pour tout cadre, militant ou sympathisant du Front
National. Pour ce faire, nous vous invitons à lire et étudier
nos argumentaires. Nous vous invitons de plus vivement à diffuser nos argumentaires sur les forums en ligne de nos adversaires, de la presse écrite et audiovisuelle afin d'éclairer nos concitoyens sur quelques réalités politiques. Nous vous remercions par avance de vos efforts, la conquête des esprits est la clef de nos futures victoires électorales et politiques. |
Petite histoire de la Préférence Nationale
I - Apparition du concept de Nation après
la chute de l’Ancien Régime et affirmation du “droit du
sang“ dans le Code Civil.
En rompant avec l’approche féodale et la sujétion au Roi
(représentant ultime de l’Etat), il devient nécessaire
de faire de la Nation la source unique de la qualité de Français.
Et très naturellement le Code Civil établit que la nationalité
est désormais un attribut de la personne qui se transmet comme le nom
de famille, par la filiation : c’est le jus sanguinis (droit du sang).
D’ailleurs la Nation est conçue comme le prolongement politique
de la Famille.
Les droits propres aux “nationaux” sont clairement identifiés
et bien distincts de ceux des étrangers vivant sur notre sol.
C’est ainsi que l’apparition d’un statut particulier, “l’admission
à domicile” (article 13 du Code Civil) permet aux étrangers,
jugés “vertueux et utiles”, de s’installer en France.
A l’époque, la panoplie des aides sociales dispensées
par l’Etat est extrêmement réduite et le chômage
est inexistant : la “préférence nationale” -qui
ne porte pas encore son nom- ne s’exerce que dans des domaines bien
précis tel que celui des retraites. C’est ainsi que la loi du
17 février 1815 permet aux militaires étrangers des armées
impériales de percevoir une retraite à condition qu’ils
se naturalisent.
II - La IIIe République
Les hommes de la IIIe République -presque tous radicaux ou socialistes-
appliquèrent à maintes reprises le principe de préférence
nationale dans le domaine de l’organisation du travail et de l’aide
sociale.
La loi du 8 août 1893, intitulée “loi relative au séjour
des étrangers en France et à la protection du travail national”,
oblige tout étranger non admis à domicile pour y exercer une
profession, un commerce ou une industrie, à remplir une déclaration,
dans les huit jours suivant son arrivée (Sadi Carnot est Président
de la République, Charles Dupuy est Président du Conseil). En
outre, certaines professions publiques deviennent réservées
aux Français, tandis que certains des droits sociaux conquis sont refusés
aux étrangers. Il en va ainsi des lois sur la représentation
des salariés et sur la protection sociale. Les étrangers sont
exclus du droit d’être élus dirigeants syndicaux ou représentants
des salariés par les lois de 1884 sur les syndicats, de 1880 sur les
délégués à la sécurité minière,
de 1882 sur les procédures de conciliation et d’arbitrage, de
1907 sur les conseils de prud’hommes.
III - Les années 30
En 1932 (Ministère Henriot), l’immigration devient officiellement
limitée et contingentée selon les secteurs économiques
au nom de la préférence national c’est la fameuse loi
du 10 août 1932, déposée par Roger Salengro, dirigeant
et député actif de la SFIO (ancien nom du Parti Socialiste).
Cette loi ne sera abolie qu’en 1981 !
L’immigration se poursuit pourtant dans l’agriculture, qui n’est
pas concernée par la loi de 1932. Dans l’industrie, l’administration
applique mollement la réglementation sur le contingentement de la main
d’œuvre étrangère. Ce n’est qu’en novembre
1934 que le gouvernement Flandin accélère le rythme de publication
des décrets. La même année, décision est prise
de ne plus accorder de carte de travail à de nouveaux migrants, ce
qui équivaut à arrêter l’immigration légale
de travailleurs salariés. Le décret du 6 février 1935
permet le non-renouvellement des cartes des étrangers n’ayant
pas effectué un séjour de plus de dix ans dès lors qu’ils
exercent leur activité dans un secteur où sévit le chômage.
Dans la pratique, il est souvent procédé au retour forcé
d’étrangers licenciés. La même année, 20
500 rapatriements se déroulent dans “l’indifférence
totale” (Histoire de la nationalité française depuis la
Révolution Patrick Weil -ed. Grasset).
Le contrôle politique et policier du séjour de l’étranger
installé est de plus en plus sévère : à chaque
changement de domicile ou de résidence, le voilà tenu d’en
avertir les autorités ! Le ministère de l’Intérieur
peut l’astreindre à résider dans tel ou tel lieu, voire
l’expulser sans motif autre que le désir des autorités
(décret du 2 mai 1938 - le radical Daladier est Président du
Conseil).
Déjà une loi d’avril 1933 avait limité l’exercice
de la médecine aux seuls Français, ou aux ressortissants des
pays placés sous le protectorat de la France, à condition que
leur doctorat de médecine ait été acquis en France.
Dans le cas des commerçants ou des industriels, l’avis de la
Chambre de commerce est sollicité par le ministère de l’Intérieur
afin de déterminer la possibilité ou non d’exercer tel
ou tel métier par des étrangers.
Les avocats se protègent autrement : redoutant l’arrivée
de juristes réfugiés allemands,ils obtiennent, dès le
mois de juin 1934 (Ministère Doumergue), le vote d’une loi interdisant
aux Français tout juste naturalisés l’exercice, pendant
dix ans, de professions publiques instituées par l’Etat et l’inscription
au barreau.
IV - La Ve République
Contrairement aux idées reçues de la majorité de nos
contemporains, la plupart des dirigeants politiques de la droite “classique”
ont envisagé, voire tenter concrètement, d’appliquer la
Préférence Nationale se rangeant ainsi derrière la bannière
du FN ! Avant de se taire piteusement... et de condamner pour certains (Jacques
Chirac) le racisme et la xénophobie du FN !
1 - Jacques Chirac et le RPR
A la fin de l’année 1984, le Conseil de Paris a modifié
les conditions d’attributions d’un certain nombre de prestations
sociales facultatives distribuées par le Bureau d’aide sociale
de la ville. Par délibération n°1984-1909 du 26 novembre
1984 (Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, délibérations,
p.939), le Conseil de Paris adoptait ainsi le principe d’une allocation
de congé parental d’éducation, l’article 5 de la
délibération précisant que “ le bénéfice
de l’allocation de congé parental d’éducation est
réservé aux parents de nationalité française.
Toutefois, si l’un des conjoints seulement est de nationalité
française, l’allocation sera accordée si les trois enfants
sont nés en France. Le conjoint étranger devra posséder
la carte de résident ou un titre équivalent “.
Mais le Tribunal administratif de Paris, saisi par le MRAP, censurera cette
disposition.
Le Maire de Paris ne s’avouera pas pour autant battu et le groupe parlementaire
RPR à l’Assemblée nationale (dont, pour mémoire,
Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Edouard Balladur,
Michel Barnier, Jean-Louis Debré, Bernard Debré, Nicolas Sarkozy,
Jean Tibéri, François Fillon, etc.) déposera une proposition
de loi visant à valider le dispositif de préférence nationale
instauré par la ville (Proposition de loi de Jean-Louis Masson, RPR,
du 11 avril 1990) :
Article 1er :
Dans le cadre de leur politique d’action sociale, les collectivités
territoriales ont la faculté de créer des prestations complémentaires
d’aide sociale.
Article 2 :
Les collectivités territoriales définissent librement les conditions
d’attribution des prestations visées à l’article
premier : ces conditions peuvent être notamment relatives à la
durée de résidence des bénéficiaires éventuels
sur le territoire de la collectivité intéressée, au montant
de leurs ressources ou à leur nationalité.
La teneur de la proposition de loi se passe de commentaires. Le texte fut
rejeté par la gauche, alors majoritaire.
2 - Edouard Balladur
Invité du Grand jury RTL-le Monde, le 14 juin 1998, Edouard Balladur
a plaidé pour la constitution d’une commission chargée
d’étudier la “préférence nationale”,
incluant des personnalités représentatives du Front national.
Tout en ayant soin de présenter cette idée comme une méthode
pour “éclairer l’opinion publique” et pour clore
un dossier récurrent, l’ancien Premier ministre a posé
la problématique en ces termes : “est-il normal ou anormal, légitime
ou contraire aux principes républicains traditionnels de réserver
certaines prestations aux nationaux et de les refuser —pour une durée,
d’ailleurs à déterminer- aux résidents étrangers
?”...
Dans son ouvrage “Douze lettres aux Français trop tranquilles”
(Fayard éd., 1990), Edouard Balladur fournissait sa réponse
à sa question : “Il me semble qu’il serait légitime
de distinguer, parmi ces dernières [les prestations sociales], celles
correspondant à des cotisations payées, selon le système
de l’assurance, de celles correspondant à la mise en oeuvre par
l’Etat ou les collectivités locales d’une solidarité
nationale. Aux premières, tous ceux qui travaillent et paient des cotisations
doivent avoir droit ; les secondes, en revanche, pourraient, dans certains
cas et sous certaines conditions, être réservées aux nationaux.
Il faudrait en outre renforcer les moyens financiers de notre politique familiale,
développer les garanties et les aides publiques en faveur des femmes
qui ayant eu des enfants, souhaitent reprendre l’exercice d’une
profession, et réserver le bénéfice de toutes celles
ne consistant pas en allocations familiales -dont la contrepartie est le versement
de cotisations- aux Français comme aux nationaux des autres pays de
la Communauté...
A ne pas en douter, Balladur aurait dû rejoindre le FN. Il serait ainsi
en accord avec ses idées... et sa conscience. De plus, il aurait pu
fêter dignement Jeanne d’Arc tous les ans, le 1er mai, puisqu’il
est un grand admirateur de notre patronne nationale !