| Militer efficacement
est un souci majeur pour tout cadre, militant ou sympathisant du Front
National. Pour ce faire, nous vous invitons à lire et étudier
nos argumentaires. Nous vous invitons de plus vivement à diffuser nos argumentaires sur les forums en ligne de nos adversaires, de la presse écrite et audiovisuelle afin d'éclairer nos concitoyens sur quelques réalités politiques. Nous vous remercions par avance de vos efforts, la conquête des esprits est la clef de nos futures victoires électorales et politiques. |
Les organismes génétiquement modifiés (O.G.M)
Les besoins alimentaires mondiaux vont être multipliés par trois
d’ici à 2040. C’est pourquoi la qualité, la quantité,
et la diversité de l’alimentation sont des enjeux majeurs pour
la survie de l’humanité au siècle prochain.
Or on nous présente les O.G.M. comme étant la solution d’avenir à ce défi qualitatif et quantitatif alimentaire. Un O.G.M. est un organisme dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication ou recombinaison naturelle. En apparence, rien ne distingue un O.G.M. (ou “plante transgénique”) d’une plante ordinaire, sauf qu’elle possède un gène supplémentaire. Ce gène est introduit dans son ADN par manipulation génétique afin d’améliorer la plante et la rendre plus résistante. Il peut provenir de n’importe quel être vivant : bactérie, virus, insecte, ...
S’agit-il alors d’une véritable prouesse scientifique et d’une arme économique redoutable alors que le marché du secteur agro-alimentaire, dépassant largement le secteur de la seule alimentation, devrait passer de 30 milliards à 500 milliards de dollars dans les quarante prochaines années ?
S’agit-il au contraire d’une nouvelle invention d’apprentis sorciers, tandis qu’aujourd’hui toutes les étapes de la chaîne alimentaire sont concernées par des dysfonctionnements ou des dangers potentiels, comme en témoignent les affaires dites “de la vache folle”, “du poulet à la Dioxine” ou du Coca-Cola toxique impropre à la consommation ?
I- EXPOSE DES FAITS
1 - Les surfaces cultivées en O.G.M. ont plus que
doublé en 1998, passant de 11 millions d’hectare en 1997 à
27.8 millions en 1998. L’Amérique est le principal producteur
mondial, puisque l’Amérique du Nord représente 84% des
surfaces cultivées en O.G.M. dans le monde dont 2,8 millions d’hectares
pour le Canada et 20,5 millions pour les Etats-Unis. L’Argentine, l’Australie,
le Mexique, l’Espagne, l’Afrique du Sud et la France représentent
ensemble moins de 1% de la production mondiale.
Alors que le soja et le maïs représentent actuellement 82% de
la production transgénique, les experts prédisent la conversion,
d’ici 2005, des principales cultures en O.G.M.
Dix-huit plantes transgéniques sont d’ores et déjà autorisées en Europe, douze autres attendent leur introduction.
En France, par exemple, 1 500 hectares de maïs auto protégé contre la pyrale, un ravageur du maïs, ont été cultivés en 1998.
2 - Les Etats-Unis et les géants mondiaux de l’agrochimie (le groupe américain Monsanto, le groupe suisse Novartis...) sont les principaux promoteurs des O.G.M. Ils ont tout misé sur les biotechnologies pour conquérir à la fois le marché agricole et l’industrie de la transformation agro-alimentaire.
Dans la stratégie américaine, l’Europe fait figure de principal débouché. Pour arriver à leurs fins, les Américains n’hésitent pas à recourir au chantage à la faim dans le monde : “si nous traitons cette question uniquement sous l’angle commercial, nous aurons beaucoup de mal à faire changer d’avis les leaders du Parlement européen (...) si nous considérons la question en termes de faim dans le monde et de fertilité des sols, je crois que c’est une approche qui nous permet de l’emporter”. (Dan Glickman, Secrétaire d’état américain à l’agriculture, juillet 1997).
Leur problème est qu’en Europe, les O.G.M. font l’objet d’attaques de plus en plus virulentes, au point que certains distributeurs (Unilever, Nestlé...) ont cessé de vendre les produits qui en contiennent. Et, le 24 juin 1999, les ministres européens de l’Environnement ont bloqué jusqu’en 2002 leur commercialisation. En outre, ils ont rendu obligatoire le principe d’un étiquetage et d’une “traçabilité” des O.G.M. , depuis la semence jusqu’aux produits finis.
3 - Mais la guerre des O.G.M. ne fait que commencer.
Aux Etats-Unis, les O.G.M. ont connu un développement foudroyant car
ce type de culture améliore sensiblement les rendements (de 10 à
25%) et permet d’éliminer plusieurs étapes polluantes,
l’utilisation d’insecticides par exemple.
En Angleterre au contraire la mobilisation est forte contre les plantes transgéniques. Le Prince Charles, dans un article fracassant du “Daily Mail” s’est demandé si l’on devait laisser les trusts agro-alimentaires “jouer avec la nature”. La pression de l’opinion publique y est si forte que le président de la chaîne d’alimentation qui fournit les magasins “Marks et Spencer” s’est reconverti en produits sans O.G.M., au motif que “les consommateurs ne voudront pas de la nourriture Frankenstein”. Seul Tony Blair, toujours bienveillant envers les intérêts américains, se fait gloire de “manger des aliments transgéniques”.
En France, la position des pouvoirs publics est ambigüe, le Ministre de l’Environnement Dominique Voynet prônant l’interdiction de la commercialisation des O.G.M., alors qu’elle en a autorisé la culture...
II - ANALYSE DES FAITS
1 - Sur le plan économique, il faut reconnaître que le progrès scientifique a permis de diminuer la part du coût de l’alimentation dans le budget des ménages.
Sur le plan scientifique, il faut rappeler que la modification des organismes vivants est une pratique millénaire dans le monde végétal. Ainsi, les procédés d’hybridation et de sélection utilisés par l’homme ont permis de sélectionner l’ensemble des plantes utilisées pour notre alimentation.
En dehors de cette dernière, les O.G.M. seront bientôt exploités comme de véritables gisements de matières premières : ainsi, un nouveau procédé de fabrication de polyester à partir de maïs génétiquement modifié est actuellement expérimenté. Et le groupe américain DuPont travaille sur les “alicaments”, c’est à dire sur les plantes transgéniques utilisées pour la protection de la santé. On sait déjà qu’une protéine de soja génétiquement modifié diminue le risque cardio-vasculaire.
Mais on ne connaît pas encore les risques en matière
de santé publique que représente pour l’organisme humain
une alimentation à base d’O.G.M.
Comme pour la “vache folle” ou le “poulet à la Dioxine”,
nous ne pouvons plus identifier ce que nous mangeons ; comme dans les temps
les plus reculés de notre histoire, manger peut donner la mort et c’est
malheureusement un phénomène qui ne fait que s’amplifier
depuis une dizaine d’années.
2 - De plus en plus, sur le plan économique, la nourriture
n’est plus qu’accessoirement destinée à nourrir,
et devient avant tout une source de profit parmi d’autres. C’est
au nom de cette logique que les multinationales et les pouvoirs publics incitent
les agriculteurs à tomber dans le piège de la rentabilité
et à tourner gravement le dos aux lois de la nature.
Quant aux consommateurs, leur choix finit par se limiter soit à des
produits “bio” mais plus chers, soit à la “mal bouffe”...
En fait, sous couvert de lutte contre la faim dans le monde, les géants
de l’industrie agro-alimentaire sont en train de verrouiller le marché
mondial de l’alimentation à leur profit. Notamment en rachetant
peu à peu toutes les compagnies semencières dans le monde, et
en éliminant 98% des variétés de semences existantes
au profit d’une seule variété qu’ils imposent aux
agriculteurs. Qui plus est, l’introduction du gène “Terminator”
(ainsi surnommé par ses détracteurs) vise à stériliser
les graines et à empêcher définitivement les agriculteurs
de ressemer une partie de leur récolte : d’où une dépendance
totale.
Cette réduction de la biodiversité est dangereuse pour l’homme
car c’est notamment la variété des espèces végétales
qui permet une meilleure résistance de l’organisme humain aux
maladies.
Même si les dangers des O.G.M. sont encore mal connus, on sait déjà qu’ils provoquent une contamination à distance par les pollens : c’est la “pollution génétique”. Ainsi à 400 m, 7% des graines sont modifiés dans un champ naturel, alors que les abeilles sont capables d’emporter les pollens à 4 kilomètres en moyenne. On a également détecté la mort du papillon “monarque” vivant à proximité des pollens d’un maïs transgénique...
Certains scientifiques redoutent par ailleurs une multiplication des allergies aux aliments fabriqués à partir d’O.G.M. Ils mettent également en cause l’introduction dans les plantes de gènes susceptibles de les rendre insensibles à différents antibiotiques.
Quoi qu’il en soit, sur le plan de la santé publique, il est évidemment dangereux d’introduire dans les semences des séquences d’A.D.N. de bactéries modifiées et de jouer une fois de plus avec les résistances naturelles des plantes aux agents infectieux ou parasites.
III - NOTRE POSITION VIS-À-VIS DES
FAITS.
1 - La majorité des gouvernements européens sont favorables aux O.G.M. Et comme on le voit avec l’affaire du bœuf anglais, le gouvernement français résiste de moins en moins aux diktats européens. Alors que la Commission européenne à fait preuve du laxisme le plus absolu en matière de sécurité alimentaire depuis dix ans, c’est pourtant elle qui peut imposer son point de vue à la France. Toujours plus d’Europe, dans un marché unique, une seule agence sanitaire et alimentaire européenne, une réglementation unique, une nourriture unique : telle est la logique uniformisatrice et totalitaire de la Commission européenne et des fédéralistes européens que le Front National a toujours combattus.
2 - Les dérives des progrès fulgurants accomplis par les multinationales de l’agro-alimentaire représentent un réel danger pour la santé publique en France. Pour y faire face, la France doit conserver son indépendance alimentaire et retrouver son indépendance nationale. Il faut notamment que les pouvoirs publics français reprennent pleine et entière compétence en matière de prévention, de contrôles et de politique globale de la consommation. Encore une fois, faire confiance en l’Europe en la matière serait suicidaire car comme l’a rappelé notre président Jean-Marie Le Pen, “l’Europe n’existe que comme cheval de Troie américain sur notre continent” ! Rappelons en effet que le but des multinationales américaines fabricant et distribuant des produits transgéniques est d’aboutir à une situation de monopole absolu en matière de semence. De même que Microsoft règne outrageusement sur le monde de la micro informatique, imposant ses volontés aux quatre coins de la planète, Monsanto, DuPont de Nemours ou Novartis souhaitent contrôler directement à terme le monde végétal et pourquoi pas indirectement le monde du vivant !
3 - En matière d’O.G.M., le principe de précaution scientifique, qui voudrait qu’on les teste pendant plusieurs années avant de les mettre sur le marché, doit absolument être appliqué. Une fois ces conditions remplies, une meilleure information des consommateurs sera indispensable, et il faudra imposer une identification de tous les produits contenant des O.G.M. par étiquetage informatif, indispensable à la “traçabilité” de toute modification transgénique.
D’autre part, dans le cas d’un développement maîtrisé et limité en Europe et particulièrement en France, de la culture des O.G.M., il est fondamental que les gouvernements veillent à casser et empêcher tout monopole exercé par une quelconque multinationale en matière de semence. La diversité, la sagesse, l’excellence des groupes français doivent pouvoir s’exprimer sur ce marché.
Parallèlement, le Front National souhaite la multiplication des appellations d’origine contrôlée, le développement de l’agriculture biologique dans certain cas, et propose surtout de mieux défendre l’immense richesse et diversité des produits traditionnels français.
Ainsi, le Front National est favorable à une “agriculture raisonnée”, c’est à dire une agriculture qui concilie la qualité des produits avec une production économiquement rentable et avec une préservation de notre environnement.
Les avantages nutritionnels des O.G.M. sont à priori
disproportionnés avec les risques potentiels qu’ils représentent
pour la santé publique. En attendant d’y voir plus clair sur
leurs dangers réels en matière alimentaire, une sorte de “nationalisme
de la fourchette” doit être pratiqué le plus souvent possible,
d’autant que le leadership de la France en matière d’alimentation
de qualité est universellement reconnu. Et les habitudes et coutumes
alimentaires d’une nation sont bien souvent révélatrices
de son degré de civilisation !
Car avec les O.G.M., comme avec la vache folle ou le poulet à la Dioxine,
on voit bien qu’aujourd’hui l’espèce humaine est
à nouveau menacée par la néo-barbarie, l’avidité,
l’irresponsabilité, voire la folie des grands trusts et des gouvernements
aux ordres d’une idéologie purement mercantile et suicidaire
: le mondialisme !