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Le prix du carburant
- La hausse vertigineuse du prix des carburants est devenue insupportable
pour tous les consommateurs.
- Les professions les plus exposées, comme les transporteurs routiers et les agriculteurs, se sont donc révoltées en bloquant les raffineries, les dépôts d’essence ou les accès aux grandes villes.
- D’autres professionnels, ambulanciers, VRP, auto-écoles, chauffeurs de taxis, autocaristes se sont joints au mouvement, si bien qu’en quelques jours, c’est le pays tout entier qui allait être complètement paralysé.
- Le conflit est intervenu après l’annonce, début septembre, du plan Fabius de réduction des impôts. En effet, le Gouvernement s’était contenté d’annoncer seulement une baisse de la fiscalité sur le fioul domestique, en oubliant de prendre en compte les revendications des autres gros consommateurs de carburant.
- Pour le Front National, il y a urgence à baisser sensiblement le prix du carburant, car le niveau de prix actuel menace notre reprise économique et diminue le pouvoir d’achat d’une très grande majorité de Français.
I EXPOSE DES FAITS
Le prix d’un baril de pétrole brut oscille actuellement entre 33 dollars et 35 dollars. En 1986, le pétrole n’était qu’à 10 dollars le baril.
1) Il y a tout d ‘abord des causes immédiates à cette augmentation.
- La de mande en pétrole brut à augmenté
en raison de la reprise économique dans les pays industrialisés
;
- Le marché a anticipé sur un hiver 2000/2001 rigoureux ;
- La spéculation opérée par les fonds de pension américains
a orienté le marché à la baisse du prix du pétrole.
2) Mais le coût élevé du carburant est dû, essentiellement à trois causes structurelles :
- quatre grandes compagnies pétrolières monopolisent à elles seules l’extraction, le raffinage et la distribution du pétrole (BP-Amoce Exxon, Royal Dutch Schell et Total Fina Elf) ; leur entente permet de jouer sur les prix ;
- le pétrole brut se paie en dollars, la chute de l’Euro par rapport au dollar (-27% depuis son lancement) pénalise donc les pays de l’Euroland.
- la part énorme de la fiscalité dans le prix du carburant. Cette fiscalité qui se compose de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (T.I.P.P) et de la T.V.A. (qui est de 19,6% pour les carburants) représente près de 80% du prix. Ainsi, sur 100 F payés à la pompe, un automobiliste paie 7F aux distributeurs, 18 F aux groupes pétroliers et 75 F à l’Etat. La France est d’ailleurs le pays où le carburant est le moins cher hors taxes, et après la Grande-Bretagne, celui où il est le plus cher toutes taxes comprises. Notre T.I.P.P. est en outre 25% plus chère que dans les autres pays de la Communauté européenne.
II ANALYSE DES FAITS
1) Les partis de l’Etablissement qui se succèdent au Gouvernement sont les principaux responsables.
“de droite” comme de gauche, tous les Gouvernements
ont alourdi la fiscalité sur les carburants ;
ce sont les partis de l’Etablissement qui ont décidé d’abandonner
le franc au profit de l’Euro ;
Tous les partis de l’Etablissement soutiennent la politique américaine
d’embargo sur l’Irak qui est obligé de réduire sa
production. La fin de l ‘embargo permettrait d’augmenter l’offre
de pétrole brut et donc de faire chuter les prix.
2) La marge de manœuvre du Gouvernement est très réduite.
Pour arrêter le blocus de l’essence, le Gouvernement Jospin s’est contenté de dégrèvements fiscaux ponctuels et limités dans le temps ; de toutes façons insuffisants pour régler durablement le problème.
D’ailleurs en baissant, même légèrement, la fiscalité sur les carburants, le Gouvernement de gauche plurielle risque une nouvelle crise, à terme avec les Verts qui souhaitent, au contraire, alourdir cette fiscalité pour favoriser l’utilisation des transports en commun.
Les possibilités d’action du Gouvernement sont en outre limitées par les Traités et les Directives européennes qui interdisent par exemple de vendre du carburant à tarif réduit à certaines catégories professionnelles.
D’ailleurs, si les taxes sur gazole sont en augmentation constante, c’est à la fois sous la pression politique des Verts et pour aligner notre fiscalité sur les autres pays de la Communauté.
D’une manière générale, les gouvernements européens ont réaffirmé leur volonté commune de ne pas bouleverser la fiscalité sur les carburants “pour des raisons économiques et environnementales”.
III NOTRE POSITION SUR LES FAITS
Pour le Front National, il convient en premier lieu de baisser de façon importante la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers et la T.V.A.
De plus, les automobilistes simples particuliers sont également victimes d’un racket fiscal sur le carburant.
Il faut donc que l’essence soit considérée, fiscalement parlant, comme un produit de première nécessité, au même titre que le fioul domestique.
Enfin, au lieu de se contenter des ridicules gadgets médiatiques chers à Dominique Voynet, le Gouvernement devrait mettre en place de réelles mesures plus respectueuses de l’environnement, notamment le transport des poids-lourds par le train, solution à laquelle une majorité de transporteurs routiers sont favorables.