| Militer efficacement
est un souci majeur pour tout cadre, militant ou sympathisant du Front
National. Pour ce faire, nous vous invitons à lire et étudier
nos argumentaires. Nous vous invitons de plus vivement à diffuser nos argumentaires sur les forums en ligne de nos adversaires, de la presse écrite et audiovisuelle afin d'éclairer nos concitoyens sur quelques réalités politiques. Nous vous remercions par avance de vos efforts, la conquête des esprits est la clef de nos futures victoires électorales et politiques. |
La fuite des cerveaux et des entreprises
1 - EXPOSÉ DES FAITS
1.1 - Un flux mal recensé, mais dont l’accroissement ne fait aucun doute :
- En 1998, le ministère des affaires Etrangères estimait à 1 784 000 le nombre de français résidant à l’étranger contre 1 636 000 en 1995, soit près de 3 % d’augmentation par an.
- Cette croissance se traduit surtout par l’augmentation de l’effectif des communautés françaises implantées dans les pays développés : l’Europe occidentale accueille plus de 50 % des français expatriés, l’Amérique du nord 20 %. Quant à l’Afrique du nord et l’Afrique francophone, régions historiques de l’expatriation française, elle n’en comptent plus que 10 %.
- Le phénomène le plus prononcé ces dernières
années est donc celui de l’expatriation des Français vers
les pays anglo-saxons.
Les sources d’information disponibles (immatriculations des Français
expatriés auprès de leur consulat) ne permettent pas un chiffrage
exhaustif de ce phénomène. Toutefois, ces données officielles
même partielles indiquent, entre 95 et 99, une progression de 53 % du
nombre de Français à Atlanta, de 93 % à Chicago, de 44
% à San Francisco et de 33 % à Londres où ils représentent
une communauté équivalente à la population de la ville
de Cannes (environ 65 000 résidents)
2.2 - Une expatriation des “élites”:
- Une des autres caractéristiques de cette nouvelle expatriation, est que pour l’essentiel, les communautés françaises à l’étranger sont composées de personnes de plus en plus qualifiées. 31 % des français expatriés, soit 540 000 personnes, appartiennent à la catégorie socioprofessionnelle “cadres et professions intellectuelles supérieures”. C’est ainsi plus de 15 % de l’ensemble des cadres supérieurs et chercheurs que compte la population française qui sont expatriés.
- Ces personnes qualifiées constituent en effet la
plus grande part de l’expatriation française depuis le début
des années 90. Aux Etats-Unis, l’Immigration and Naturalization
Service relève une augmentation de plus de 60 % des français
ayant obtenu un visa en raison de leurs compétences professionnelles
entre 92 et 96. Il s’agit en particulier de jeunes très qualifiés
âgés de 25 à 35 ans.
2.3 - Une expatriation de plus en plus durable.
- L’expatriation concerne une proportion de plus en plus grande de jeunes français pour la plupart diplômés. Dans une économie stimulant de plus en plus les échanges internationaux et dans laquelle les acteurs sont de plus en plus internationaux, elle s’explique par la nécessité de pratiquer de mieux en mieux les langues étrangères, au premier rang desquelles, l’anglais ou l’américain. Elle s’explique aussi par la valeur ajoutée que représente de plus en plus l’obtention d’un diplôme universitaire étranger (c’est le cas chaque année de 6 000 étudiants français poursuivant leurs études aux États-Unis), ou encore par la valeur marchande d’une expérience professionnelle à l’étranger (la Conférence des Grandes Écoles établit que pas moins de 12 % des promotions des grandes écoles de 1998 exercent un premier emploi à l’étranger).
- Cette expatriation de fin de formation et de début
de carrière pourrait être envisagée positivement, comme
renforçant les compétences et l’expertise des futurs cadres
de la nation française. Mais celle-ci en bénéficie de
moins en moins. En effet, les taux de retour de ces jeunes cadres expatriés
sont de plus en plus bas. Plus de 30 % des diplômés débutant
leur carrière à l’étranger affirment ne pas avoir
l’intention de revenir s’installer en France, considérant
que leur carrière professionnelle est mieux assurée à
l’étranger.
De fait, aux Etats-Unis, le nombre de visas permanents obtenus chaque année
par des français a doublé en 20 ans et les naturalisations ont
triplé en 15 ans.
A une expatriation de conquête, renforçant le rayonnement et l’influence de la France dans le monde, a succédé depuis 50 ans avec une nette accélération dans les années 90, une expatriation de fuite, celle des cerveaux, affaiblissant les capacités intellectuelles et économiques de notre nation.
2 - ANALYSE DES FAITS
1.1 - Une dévalorisation des formations françaises.
- Pour les dirigeants des grandes entreprises internationales, les formations françaises sont de plus en plus dévalorisées par rapport aux formations hautement qualifiantes de l’étranger.
- C’est même une opinion qui tend à s’imposer en France. Ainsi, 60 % des post-doctorants scientifiques expatriés aux États-Unis estiment qu’un passage par l’université américaine est indispensable pour intégrer un poste de haut niveau dans la recherche en France.
- Cette dévalorisation est amplifiée par le recul de la langue française en tant que langue internationale. L’anglais s’impose comme étant la langue des affaires, sous l’influence des nombreuses multinationales anglo-saxonnes. Elle est aussi la langue des publications scientifiques qui font autorité.
- On ne peut, sur ce chapitre, que constater et regretter le déclin auquel la politique d’égalitarisme par le bas de l’Education nationale a conduit notre université. Par ailleurs, si l’anglais devient une langue souvent obligatoire, on doit se scandaliser des déclarations de Jack Lang demandant aux petits français de la considérer comme leur seconde langue maternelle, en imposant l’apprentissage en classes primaires au moment ou il s’interroge sur l’opportunité d’y maintenir des cours de français.
2.2 - Un phénomène stimulé par la mondialisation.
- La mondialisation des marchés impose aux entreprises de disposer de cadres d’envergure internationale, actifs sur les marchés étrangers. L’expatriation répond souvent aussi au besoin des entreprises françaises.
- Mais pour qu’elle s’exerce durablement au bénéfice de la “base arrière” France, il faut offrir aux “élites” un environnement suffisamment attractif pour qu’ils ne s’orientent pas vers des marchés étrangers plus dynamiques et des environnements entrepreneuriaux plus porteurs.
2.3 - L’échec du modèle économique, social et fiscal Français
- On explique le phénomène d’expatriation croissante des élites françaises par l’attraction du modèle anglo-saxon. On devrait plus parler de l’échec du modèle français qui rend la création d’entreprise héroïque, la réussite et l’enrichissement immoraux, et les opportunités flétries par une législation tatillonne et une culture rémanente de monopoles d’état. Ceci explique en particulier que les jeunes français aillent créer leur entreprise en Californie (plusieurs centaines d’entreprises de la Silicon Valley ont été fondées par des français) ou qu’ils la délocalisent en Angleterre.
- Créer une entreprise en France nécessite en effet 15 procédures administratives contre 4 au Royaume-Uni. Créer une SARL suppose de disposer de 50 000 F quand on crée une “limited company” aux USA ou au Royaume-Uni sans qu’un capital minimum ne soit requis.
- La généralisation des 35 heures plombe dès l’origine la compétitivité d’une entreprise nouvellement créée en France, quand la durée légale du travail est de 48 heures au Royaume-Uni et n’a pas d’existence aux USA. L’investissement initial et volontaire en temps de chacun des partenaires de l’entreprise trouvant sa contrepartie dans le partage des résultats futurs.
- La France impose à tout entrepreneur de se plier à une réglementation exagérément contre productive, avec de multiples interlocuteurs et obligations (URRSAF, ASSEDIC, caisses de retraite, mutuelles complémentaires, administration fiscale…), détournant abondamment son énergie des fins économiques de l’entreprise et de son projet. Par exemple, le bulletin de salaire français comporte 26 lignes, quand le bulletin britannique en comte 10 dont la plupart ne servent pas.
- La politique fiscale française constitue une véritable
sanction de la réussite.
En 1998, le taux des prélèvements obligatoires était
de 44.9 % en France contre 38,8 % au Royaume-Uni et 34.4 % aux Etats-Unis.
L’ISF prélève lourdement les porteurs de titres de sociétés
fortement valorisées, alors même qu’ils n’en tirent
aucun revenu, et que cette valeur peut s’avérer toute relative
ou virtuelle, comme cela a été le cas de beaucoup de start-up
en 99/2000.
La lourde fiscalité des plus-values (26 %) décourage également
l’épargne productive, celle des très hauts revenus (taux
marginal à 54 % en France contre 40 % aux Etats-Unis et au Royaume-Uni)
incite les cadres supérieurs à se tourner vers des employeurs
étrangers et la fiscalité des stock-options (40 %) décourage
la prise de risque et l’intéressement à la réussite
de l’entreprise. En France, on ne peut plus être payé de
ses efforts.
- L’émergence des nouvelles technologies a été
un spectaculaire révélateur de ces handicaps, aggravé
par les barrières que sont les habitudes monopolistiques des entreprises
à capital public. Le monopole de la “boucle locale” est
ainsi un frein majeur à la diffusion et l’usage généralisé
d’Internet en France.
L’expatriation des élites françaises, c’est l’échec
du socialisme ou de la social-démocratie, que celle-ci soit, depuis
30 ans, de gauche ou de droite. Mais on doit ajouter aux raisons économiques
et sociales qui expliquent cette expatriation une raison psychologique. La
conséquence du discours culpabilisant et dénigrant systématiquement
tenu par nos dirigeants politiques s’agissant de notre histoire, de
notre culture, et plus généralement de notre nation. Cerise
sur le gâteau, l’encouragement donné il y a quelques années
aux jeunes chômeurs par Jacques Chirac, de chercher du travail à
l’étranger !
3 - NOTRE POSITION VIS-À-VIS DES FAITS
- Il n’est nul besoin d’imaginer des solutions particulières au phénomène de fuite des cerveaux à partir du moment où l’on a constaté qu’il s’agissait d’une conséquence et d’un révélateur symbolique de l’incurie des représentants de la classe politique française. Le programme prôné par le Front National devrait logiquement tarir les motifs d’expatriation des jeunes diplômés ou des élites françaises.
- Plutôt que d’ouvrir le recrutement des grandes écoles à des admissions parallèles basées sur la “discrimination positive” (comme cela est le cas pour Sciences Po par exemple), le rétablissement de la sélection à l’Ecole, la réforme des programmes, et surtout du chèque scolaire (qui stimulera la recherche d’excellence de la part d’établissements scolaires et universitaires en concurrence) redonneront à nos écoles et à nos Facultés la réputation et la place qui fût la leur.
- La défense de l’usage de la langue française dans les instances internationales, une politique active en faveur de la francité et de la francophonie appuyée par une grande politique de coopération nord-sud redonneront à la France une place incontestable dans les échanges internationaux.
- La recherche et l’innovation seront dynamisées par une coopération accrue entre laboratoires publics et entreprises privées. Une réforme du CNRS, de l’INRA, de l’INSERM et des autres organismes nationaux restructurera ceux-ci en laboratoires autonomes financés par l’Etat et les industries. Chaque laboratoire de recherche sera habilité à signer avec les entreprises de son secteur des contrats sur objectifs.
- Une réelle simplification des procédures de création et surtout d’administration des entreprises avec un véritable “guichet unique” réduira la charge de travail improductif. Cette simplification devra s’accompagner d’un assouplissement de la législation du travail donnant plus de place aux accords contractuels librement consentis afin de permettre aux entreprises, en particulier naissantes, une flexibilité indispensable à leur réussite.
- Enfin et surtout, une politique fiscale de solidarité
avec les plus démunis et non de pénalisation des plus méritants
stimulera l’activité économique et l’engagement
personnel :
• Baisse globale des prélèvements obligatoires par une
politique budgétaire assainie et inscription dans la constitution d’un
taux maximal des prélèvements obligatoires de 35 %.
• Suppression progressive de l’impôt sur le revenu (IRPP).
• Remplacement d’un ISF confiscatoire fondé sur le patrimoine
par une limitation de la spéculation financière et boursière.
• Exonération des plus-values liées à la cession
de titres de participation et suppression des droits de succession en ligne
directe.
• Réduction de l’impôt sur les bénéfices
(IS) des PME-PMI à 10 %.