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L’Euro pénalisera dangereusement l'économie française
L’euro, monnaie unique d’une majorité de pays de l’Union
européenne, devrait si aucune remise en cause n’intervient dans
le laps de temps qui reste, se substituer définitivement aux monnaies
nationales durant la période qui s'étalera du premier janvier
au 17 février 2002.
1. EXPOSÉ DES FAITS
1.1 L’euro, dont la création fut décidée par le traité de Maastricht, a été mis en place début janvier 1999 dans onze pays de l’Union européenne. Depuis cette date, il n’a cessé d’aller de crise en crise et de s’affaiblir toujours plus, non seulement contre le dollar - monnaie internationale de référence de facto - avec laquelle il prétend rivaliser, mais aussi contre le yen japonais. Le 4 janvier 1999, jour de son lancement, l’euro cotait 1,18 dollar ; le mercredi 18 octobre 2000, il est descendu à un “plancher” historique avec 0,8330 dollar pour un euro, soit une perte de 29% en 22 mois. Aujourd'hui, il a toujours perdu près d'un quart de sa valeur.
1.2 La chute de l’euro qui s’est produite de la mi-août à la fin du mois d’octobre 2000, correspondit aussi à une flambée conjoncturelle des prix du pétrole. Si les taxes fiscales des pays consommateurs comme la volonté des pays producteurs (poussés par les compagnies pétrolières, majoritairement nord-américaines) de revenir à un “prix-cible” de 25 dollars le baril de brut ont été mises en cause, la principale raison de l’augmentation des carburants fut, en Europe, la chute de l’euro : les deux courbes, glissade de l’euro et augmentation du prix du pétrole, se reflètent étroitement depuis le début de l’année 2000... mais le pétrole se paye toujours en dollar.
1.3 Pour la première fois, les Français ont pu mesurer, dans leur porte-monnaie, l’impact de la monnaie unique, un impact négatif qui en appelle d’autres. L’euro est, à tous égards, une escroquerie. C’est la raison pour laquelle il faut ouvrir les yeux de nos compatriotes sur ce qui va devenir l’écueil où va se briser la (relative) prospérité des économies européennes.
2. L’ANALYSE DES FAITS
2.1 UN ELEMENT-CLE DU VIEUX PROJET
EUROFEDERALISTE
Contrairement aux apparences, vouloir que les pays européens aient
une monnaie unique n’est pas une idée nouvelle. Cette idée
est présente dès le mouvement des “Lumières”,
découlant de la vision rationalisatrice de l’Europe que développe,
par exemple, le Projet pour une paix perpétuelle de Kant (1781). La
fusion des souverainetés nationales postule, sur le plan économique,
leur intégration commerciale et donc l’unicité monétaire
: Napoléon 1er n’affirme-t-il pas dans le Mémorial de
Saint-Hélène qu’il voulait “unir en un seul Etat
tous les peuples d’Europe”, le Blocus continental étant
déjà une sorte de “grand marché” ?
Avant même le Rapport Werner (1970) à l’origine du Système
monétaire européen (SME), l’idée d’une monnaie
unique européenne fut déjà évoquée dans
les débats de la SDN (Société des nations, née
du traité de Versailles et préfiguration des Nations-Unies)
et à la Conférence de Locarno (1925), comme elle fut réclamée
par une délibération d’un “ atelier “ parisien
du Grand Orient de France en avril 1945. Il y est également fait mention
dans les travaux du Club Jean Moulin, dans les années 60.
2.2 LES UNIONS MONETAIRES EN EUROPE
La principale supercherie des eurofédéralistes est de prétendre
que l’euro ne serait qu’une démarche d’union monétaire
de plus, que l’Union économique et monétaire (UEM) instaurée
par le traité de Maastricht ne fait que s’inscrire dans le prolongement
d’unions monétaires du passé, que cette union monétaire
n’est guidée que par des considérations de rationalité
économique. On remarquera que les unions monétaires en Europe
se situent toutes après la Révolution française... et
qu’elles ont souvent un fort fondement politique : l’unification
monétaire de l’Italie (1861/1870) fut, par exemple, le produit
de son unité politique sous la direction de la Maison de Savoie.
Le Zollverein (1834/1870) ou Union douanière allemande, dont les dispositions
monétaires devaient aboutir au Mark, fournit une autre leçon
des unions monétaires, à savoir qu’elles ne fonctionnent
que lorsqu’un pays domine les autres ou poursuit au travers de l’union
monétaire des objectifs politiques. L’union monétaire
n’est qu’un moment ou qu’un moyen au service d’une
démarche à caractère politique dont l’objectif
fondamental et ultime est d’acquérir ou de transférer
les attributs de la souveraineté.
C’est aussi la raison pour laquelle les milieux d’affaires y sont
toujours favorables : l’existence de souverainetés étatiques
solides et nombreuses est un obstacle à la recherche du profit facile
ou illégitime, à l’enrichissement sans cause. Aussi, comme
on va le voir, est-il significatif que le Zollverein soit présenté
par les eurofédéralistes comme la préfiguration de l’union
économique et monétaire européenne actuelle.
Le Zollverein découle directement de la volonté d’unification
des Etats allemands (volonté stimulée par la Révolution
et le Premier Empire français) et il fut porté par de jeunes
intellectuels allemands, comme Friedrich List, et par les milieux d’affaires.
La Prusse représentant les deux-tiers de la population du Zollverein
finira par imposer son thaler comme monnaie unique (en argent-métal)
en 1857 (Convention de Vienne).
L’ultime aboutissement du Zollverein sera l’établissement
du Reichsmark-or en 1871, frappé par la Banque de Prusse devenue Banque
centrale du Reich avec privilège d’émission (1873), grâce
aux 5 milliards de francs-or d'indemnité versés par la France
suite à sa défaite et au traité de Francfort. Reichsmark
et Reichsbank ont été établis dans le cadre de l'unification
politique : on voit bien pourquoi les sectateurs de l'euro l'invoquent comme
précédent (peu flatteur pour la France ou l'Autriche…).
L’euro n’est donc nullement l’aboutissement d’un processus
prétendument harmonieux d’intégration économique,
c’est un outil d’unification politique du continent européen
par déplacement de la souveraineté vers un centre de pouvoir
supra-national. La démarche euro peut se résumer par cette formule
: ce n’est pas l’Europe qui fait l’euro, mais l’euro
qui fait l’Europe.
2.3 LA “MONNAIE EUROPEENNE“
DE 1948 A AUJOURD’HUI
L’idée d’une monnaie unique comme instrument d’unification
politique du continent préexiste à la démarche qui devait
aboutir au Marché commun. Elle s’est développée
parallèlement et ce n’est qu’avec le traité de Maastricht
qu’elle rejoint officiellement la politique d’intégration
européenne. Dès avril 1948, dans le cadre de l’Organisation
européenne de coopération économique (devenue OCDE) destinée
à gérer les fonds du Plan Marshall, est fondée l’Union
européenne de paiement (UEP).
L’UEP, qui devait exister jusqu’en 1958, a fonctionné comme
une chambre de compensation entre monnaies européennes, en raison de
leur inconvertibilité-or. Mais sa spécificité fut de
disposer, en propre, d’une unité de compte, alignée sur
le dollar-or de Bretton Woods (0,88867 gramme d’or fin). De plus, elle
réglait les soldes entre monnaies européennes... en dollar.
On sait qu’entre 1967 et 1971, l’économie mondiale traversa
une grave crise des changes qui débouche sur l’inconvertibilité-or
du dollar, décidée par le président Nixon le 15 août
1971 et la fin du système de Bretton-Woods (taux de change fixe des
monnaies entre elles). Un pas décisif dans la voie de la monnaie européenne
sera accompli en 1975 avec la création d’une monnaie-panier proportionnellement
représentative des monnaies nationales, l’ECU (European currency
unit).
Mais une nouvelle étape fut franchie avec les deux plans Barre (alors
vice-président de la commission de Bruxelles) en février 1969
puis mars 1970. Le Rapport Werner d’octobre 1970 en est issu : il prévoit
la mise en place d’une Union économique et monétaire (UEM)
à partir de taux de change fixe entre monnaies nationales des pays
européens pour déboucher au bout d’un processus de 10
ans sur une monnaie unique, un système communautaire de banques centrales
et une coordination des politiques monétaires et budgétaires.
C’est, à peu de choses près, le futur traité de
Maastricht.
Le 24 avril 1972 est créé le Serpent monétaire européen
(accord de Bâle) qui se propose de limiter à 2,25% les fluctuations
des monnaies européennes vis-à-vis du dollar. Les banques centrales
européennes soutiennent les cours de leurs monnaies soit en achetant
du dollar, soit en se cédant mutuellement de la monnaie. Ce mécanisme
favorise la spéculation et plus encore la monnaie la plus forte d’Europe,
le mark, à tel point que le Serpent devient, de l’aveu même
des financiers internationaux, une zone-mark. L’Accord de Brême
(1979) met en place le Système monétaire européen dont
le pivot n’est plus le dollar mais l’Ecu qui devient une monnaie-papier,
les pays européens membres du Système y consacrant 20% de leurs
réserves de change en or et en dollar. Il s’agit là d’un
premier pas décisif dans le désaisissement de la souveraineté
monétaire.
Le Système monétaire européen va définitivement
consacrer la domination du mark auquel le franc, devise faible, sera attaché
coûte que coûte, depuis le ministère Barre jusqu’au
ministère Bérégovoy, y compris au pire moment de la tourmente
monétaire de septembre 1992. Tout se passe comme si l’unification
monétaire européenne était passée par une étape
intermédiaire, la phase-mark (à l’instar du Zollverein,
150 ans plus tôt), avant d’accéder à l’euro.
Cela permet de mieux comprendre l’insistance du chancelier Kohl a expliquer
aux Allemands qu’ils ne perdaient rien à troquer le mark contre
l’euro !
L’étape ultime commence avec le Livre blanc de la Commission
européenne en 1985 (alors présidée par Jacques Delors,
l’ancien dirigeant du Club Jean Moulin, héritier de la pensée
synarchique). Il pose le principe de la création d’une monnaie
unique européenne comme couronnement du “grand marché
unifié” des douze, puis bientôt quinze, pays de l’Union
européenne. On en connaît les mécanismes définis
dans les 2 plans Barre et le Rapport Werner : élimination des monnaies
nationales, banque centrale européenne, critères de convergence
économiques et budgétaires uniformes aux pays participants.
L’objectif en est politique, strictement politique : “La marche
vers la monnaie unique, soigneusement dissociée de toute avancée
politique jusqu’au dernier moment, s’inscrit pourtant dans la
logique de la construction européenne depuis la CECA.” (L’économie
politique de l’euro, La Documentation française, page 53). On
ne saurait être plus clair !
3. POSITION VIS-A-VIS DES FAITS
Retracer la genèse politique de l’idée de monnaie unique a permis de comprendre combien cette dernière résulte de la volonté de voir disparaître nations et peuples d’Europe au profit d’une “fusion” purement constructiviste. Quant aux “arguments” économiques avancés en faveur de l’euro, ils sont tout aussi dénués de fondement.
3.1 L’EURO NE SERA JAMAIS
UNE MONNAIE INTERNATIONALE DE REFERENCE
La force d’une monnaie dans l’échange international tient
au potentiel de croissance d’une économie industrielle clairement
identifiée. Le potentiel de croissance repose sur la combinaison de
plusieurs facteurs : prix, épargne, système de formation, maîtrise
de ressources naturelles abondantes.
C’est ce potentiel qui rend une monnaie forte, pas les incantations
et les compromis boiteux des politiciens eurofédéralistes :
“La faiblesse de l’euro se justifie par l’écart de
croissance entre les économies européennes et américaine...
Il faut s’interroger sur les rythmes de croissance entre les Etats-Unis
et l’Europe. Aux Etats-Unis, le taux d’investissement est une
fois et demi celui de la zone euro. Il n’y a aucun signe d’accélération
des gains de productivité en Europe. Ceux qui pensent que nous suivons
les Etats-Unis avec cinq ans de retard prennent leur désir pour la
réalité. L’euro est une monnaie naturellement faible.”
(Patrick Artus, directeur des études économiques de la Caisse
des dépôts et consignations, Le Monde, 30 septembre 2000). L’euro
ne peut être fort parce qu’il n’est qu’une création
de la Babel eurocratique : il ne remettra - malheureusement - pas en cause
l’actuelle suprématie du dollar. Malgré une incroyable
propagande et la quasi absence en France de débat contradictoire sur
la monnaie unique, nos compatriotes doivent aussi savoir que l'euro n'est
pas la monnaie de l'Europe. Près d'un tiers des pays de l'U.E. se trouvent
en dehors de la zone euro. Les Anglais, les Suédois ou encore les Danois
ont conservé leur monnaie nationale.
3.2 L’UNION EUROPEENNE NE
CONSTITUERA JAMAIS “UNE ZONE MONETAIRE OPTIMALE“
Dans les années Soixante, une école économique (Mundell,
Mac Kinnon...) a énoncé les critères pour qu’un
espace économique puisse être une “zone monétaire
optimale” c’est-à-dire que sa fusion monétaire puisse
servir de support à une croissance économique continue et saine.
L’existence d’une zone monétaire optimale, se traduisant
par l’instauration d’une monnaie unique (en réalité
un système de taux de changes fixes), exige en effet la réalisation
de 4 conditions impératives quasiment impossible à réaliser
dans l'U.E. :
1- la flexibilité des facteurs de production (travail, salaires) exigerait,
par exemple, que si le chômage sévissait en Grèce, les
travailleurs grecs aillent chercher massivement du travail en Allemagne, tout
en restant payés selon les normes salariales grecques,
2- la diversification des productions industrielles postule que tous les Etats
de l’Union européenne aient accès aux mêmes ressources
naturelles ou aient la même structure industrielle ; cela supposerait
que la Sicile, par exemple, ait le même potentiel ou les mêmes
richesses naturelles que la région de Groningue (gaz et pétrole),
3- l’intégration financière est encore plus aléatoire
puisqu’elle postule un volume des échanges équivalent
entre toutes les régions de l’Union, non seulement entre la France
et l’Allemagne par exemple, mais aussi entre la Carélie finnoise
et la Catalogne (demain le comté de Cork et l’Anatolie !),
4- l’homogénéité des préférences
suppose que les autorités publiques de chaque pays ou région
de la zone aient la même politique économique générale
(d’où les fameux “critères de convergence”),
mais à un degré bien plus poussé ; au motif, par exemple,
que l’Angleterre se refuserait à soutenir ses agriculteurs, la
Grèce ou l’Autriche devraient cesser de soutenir leur agriculture,
quelles qu’en soient les conséquences. Or, les observateurs économiques
s'accordent tous à dire que ces "critères de convergences"
imposés par le traité de Maastricht, ont mis 1 million de personnes
au chômage, et cela à les entendre pour faire de la zone euro
"un espace de large prospérité économique…"
Qui ne voit alors le caractère proprement délirant de la démarche
monétaire de l’Union européenne ?
Un dernier exemple très pratique l’illustrera ; plaçons-nous
dans la perspective d’un élargissement de l’Union à
27 (!) : comment l’Union pourra-t-elle, au nom de l’égalité
concurrentielle, harmoniser le régime des primes d’assurances
entre la Finlande, au risque sismique presqu’égal à zéro,
et celui de la Turquie, située sur une faille de la croûte terrestre
particulièrement mobile ?
3.3 LES MULTIPLES HANDICAPS ÉCONOMIQUES
LIÉS À L'EURO.
1- Les pertes pour variation de taux de change sont négligeables.
Un des poncifs inlassablement ressassés par les eurofédéralistes
est de prétendre que l’existence de monnaies nationales et les
différences de change qu’elles entraînent, occasionnent
pertes et difficultés pour les agents économiques, particuliers
ou entreprises. Ainsi, se veut démonstratif le fait qu’un européen
qui passerait successivement par les 15 états de l’Union, aurait
perdu 45% de la valeur de la somme qu’il avait emportée, en raison
des pertes sur change. Cette hypothèse est parfaitement virtuelle,
d’autant que l’on a pas attendu l’euro pour y remédier,
notamment par le biais des chèques de voyage.
Elle est carrément aberrante pour les entreprises qui exportent puisqu’on
voit mal un exportateur s’amuser à expédier un bien en
le faisant systématiquement réexporter par chaque pays traversé
! C’est ignorer que les différences de change sont comprises
dans les prix industriels, que les transactions comprennent, dès l’origine,
la prise en compte du risque de change, qu’enfin ce coût est marginal
dans l’économie mondiale. Le PDG de Peugeot-SA précisait
en 1993 que pour sa société (exportatrice dans près de
50 États du monde), les pertes par différentiel de change représentaient
0,3% de son chiffre d’affaires, montant parfaitement négligeable
et sans incidence sur la profitabilité de l’entreprise.
2- A contrario, le passage à la monnaie unique débouchera pour
les entreprises françaises sur l'invasion des produits étrangers,
un supplément de concurrence qui se traduira inévitablement
par des pertes de parts de marché national et des délocalisations
massives. En accélérant la libre-circulation des marchandises,
l'euro donnera l'avantage aux produits les moins chers donc fabriqués
aux moindres coûts salariaux et sociaux et ceci impliquera nécessairement
des licenciements, des salaires abaissés ou bloqués et une protection
sociale amputée.
3- L'euro c'est surtout l'abandon de cette prérogative essentielle
de l'État qu'est la possibilité de “battre monnaie”.
Comme le rappelait Margaret Thatcher : “un pays qui perd le pouvoir
de battre monnaie est un pays qui renonce au pouvoir de se gouverner lui-même.
C'est un pays qui cesse d'être libre.”
En effet la maîtrise de sa monnaie nationale constitue pour un État,
un des leviers de commande fondamental pour orienter et soutenir l'économie
du pays.
Ainsi, renoncer au Franc, c'est renoncer à déterminer les taux
d'intérêt (bas ou élevés) qui conviennent à
l'économie française à un instant donné.
C'est également renoncer à influer sur la parité monnaie
nationale-devise étrangère pour favoriser soit les exportations,
soit les importations comme le font si bien les Américains.
4- L'euro, cela signifie aussi un risque inflationniste dangereux.
Premièrement, le passage des francs aux euros entraînera une
hausse automatique des prix par le jeu systématique des arrondis commerciaux.
Exemple : une boisson à 6F coûtera probablement 1 euro (soit
6,55957F)
Deuxièmement, selon un mécanisme comparable à celui qu'a
connu l'allemagne lors de sa réunification, l'établissement
de “l'euroland” génèrera des besoins nouveaux et
importants de la part des pays les plus défavorisés. Cette demande
brutale risque donc fort de dépasser largement l'offre, provoquant
ainsi une hausse des prix incontrôlée (“tout ce qui est
rare est cher”). Une inflation non maîtrisable pourrait ainsi
se déclencher.
5- La mise en place de l'euro s'accompagne à terme
de la disparition, pour la France de la maîtrise de son Budget : spécialement
par le biais de la fiscalité (donc des Ressources) dont les critères
sont peu à peu imposés par Bruxelles. Nous ne sommes déjà
plus maîtres de notre TVA et de notre TIPP (Taxe sur les Produits Pétroliers).
Cela signifie en particulier que les compétences liées aux fonctions
régaliennes de l'État (Police, Justice, Défense) seront
pénalisées par le manque de moyens financiers.
CONCLUSION
1. La marche forcée vers l’euro ne fait que souligner
son inspiration purement idéologique et la manière totalitaire
dont procèdent ses promoteurs. Sa finalité est politique : elle
doit permettre le déplacement de la souveraineté et de ses attributs
vers un pouvoir supra-national. La référence au Zollverein en
est une démonstration sans ambiguïté, particulièrement
mal choisie pour ce qui est de la France. On comprend aussi pourquoi l’Allemagne
milite pour une “constitution européenne”.
2. Les “justifications” économiques de l’euro, au-delà
d’approximations soigneusement médiatisées, ne résistent
pas à l’examen sérieux des faits. L’objectif de
l’euro est ailleurs : il s’agit de faire de l’Union européenne
- sous couvert d’union monétaire et avec les connotations techniques
que cela permet - une “région mondialisée” (l’un
des piliers “trilatéral” avec les USA et le Japon), dernière
étape préalable à l’instauration d’un Gouvernement
mondial, lequel appelle logiquement la création d’une monnaie
mondiale. Et le fait que l'euro soit passé sous la barre du dollar
convient parfaitement aux adeptes du Mondialisme dans une perspective finale
de “dollarisation” complète de l'économie de la
planète.