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De l’ESB à la fièvre aphteuse :
l’Europe folle !

Les troupeaux entiers abattus, les bûchers géants d’animaux sacrifiés dans les campagnes ont renvoyé l’Europe à des peurs ancestrales : celles des immenses épidémies des temps passés qui ne cessaient qu’après avoir ravagé des pays entiers.

Il est vrai que les épizooties actuelles comme la fièvre aphteuse et l’Encéphalopathie Spongéiforme Bovine (ESB) ont porté un coup très rude à l’agriculture européenne et française.

Mais elles auraient largement pu être évitées !

Seul le Front National a fait les mises en garde nécessaire et dénonce depuis toujours les ravages de l’incurie bruxelloise, d’une Politique Agricole Commune délirante et du mondialisme économique.

I - Exposé des faits

1-1 L’ESB a été identifiée en Angleterre en 1986. Alors qu’en 1993, la Grande-Bretagne enregistrait déjà son 100 00ème cas de “ maladie de la vache folle “, la France est aujourd’hui loin d’être épargnée puisque plus d’une centaine de cas ont été identifiés, alors que les premiers tests de dépistages indiquent qu’au moins 6 bovins français sur 1 000 sont porteurs de cette maladie mortelle et transmissible à l’homme.

En revanche, la fièvre aphteuse ne présente pas de dangers pour l’homme et d’ailleurs les risques de transmission des animaux aux humains sont quasiment nuls.

Mais elle peut tuer les jeunes animaux dotés de deux ongles aux sabots. Elle donne une forte fièvre aux animaux adultes, leur coupe l’appétit et diminue sensiblement leurs rendements en viande et en lait. Cette épizootie s’est déclarée en février 2001 au Royaume-Uni où elle a eu pour conséquence l’abattage de plusieurs centaines de millions d’animaux.

1-2 Les maladies de l’ESB et de la fièvre aphteuse sont toutes les deux la conséquence d’erreurs alimentaires.

L’ESB s’est déclarée parce qu’on a nourri des herbivores avec des farines contenant des restes de cadavres d’animaux et dont la température de cuisson a été abaissée pour des raisons de compétitivité. Le virus de la fièvre aphteuse a été importé d’Orient, par l’intermédiaire de plateaux-repas confectionnés et recyclés en nourriture pour les cochons.

1-3 Dans les deux cas, l’incurie de l’Europe de Bruxelles aura été totale.

En effet, dès le 14 juin 1990, le Pr Jean-Claude Martinez, Député FN au Parlement européen, mais également lauréat du Concours Général en biologie, a alerté ses collègues sur les conséquences de l’épidémie d’ESB qui sévissait déjà en Grande-Bretagne.

Jean-Claude Martinez avait décrit la nature de cette maladie, ses symptômes, son mode de transmission ; il mettait clairement en cause l’emploi de farines animales pour nourrir des herbivores et il annonçait que la maladie était certainement transmissible à l’homme.

Pour toute réponse, en dehors des sarcasmes des partis de l’Etablissement et du silence absolu des média, la Commission européenne, dans une note du 12 octobre 1990 émanant du “ Service Politique des Consommateurs “, imposa à ses services une position hallucinante et irresponsable : “ (...) il faut garder une attitude froide pour ne pas provoquer des réactions défavorables sur le marché (...° ne plus parler de l’ESB (...) il faut minimiser cette affaire ESB en pratiquant la désinformation.”

Le gouvernement français, quant à lui, a laissé pénétrer en France des tonnes de farines carnées en toute connaissance de cause pendant dix ans, et ce n’est qu’en novembre 1999 qu’il a interdit l’utilisation de toutes lkes farines animales pour l’alimentation des animaux.

La France a appliqué cette directive à partir de 1991, alors qu’elle pratiquait la vaccination systématique depuis 1963.

En 1990, le virus ayant pratiquement disparu en Europe, les responsables agricoles européens ont voulu harmoniser les politiques dans l’Union et ont pensé doper les exportations en interdisant la vaccination, présentée comme une preuve de l’éradication de la maladie.


II - Analyse des faits

2-1 Le productivisme agricole, la recherche du profit avant tout et le libre-échangisme mondial sont grandement responsables de ces crises et leurs ampleurs.

Les farines animales ont été vendues aux éleveurs européens par les grands fabricants d’aliments anglo-saxons qui leur ont fait valoir qu’elles étaient moins chères que les farines végétales, plus digestes et d’un meilleur rendement pour la production laitière.

L’épidémie de fièvre aphteuse s’est propagée de manière foudroyante en raison de la multiplication des échanges mondiaux, de l’industrialisation des exploitations agricoles et de la diminution du nombre des abattoirs, pour des raisons économiques qui a provoqué la multiplication des transports et des mélanges d’animaux.

Par ailleurs, les massacres en séries d’animaux sains (93% des animaux abattus !) sont la démonstration jusqu’à l’absurde de la faillite du productivisme agricole : ce sont des considérations exclusivement économiques, mercantiles, et non pas sanitaires, qui ont incité les responsables européens à ordonner ces immolations moyennâgeuses, puisque la fièvre aphteuse se guérit facilement et n’est pas dangereuse pour l’homme.

2-2 Ce productivisme agricole, c’est l’Europe de Bruxelles qui l’a voulu.

C’est elle qui a subventionné l’élevage intensif, l’industrialisation des filières agricoles et les exportations.

C’est elle qui a incité les agriculteurs à produire plus, vite et mal, en mettant en place un système de production utilisant les produits chimiques, polluants, à meilleur rendement mais plus dangereux, notamment pour l’homme et l’animal.

2-3 La politique agricole commune, instituée il y a 40 ans, est donc un fiasco. Un patrimoine génétique élaboré grâce au travail de plusieurs générations d’éleveurs est parti en fumée.

La filière bovine est sinistrée ; la filière ovine est fragilisée. La suspicion pèse désormais sur la qualité de nos produits, à un moment où les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux problèmes de sécurité alimentaire.

Pour couronner le tout, la solidarité européenne a volé en éclats puisque l’Union Européenne refuse d’indemniser les éleveurs français victimes de l4SB ; cette indemnisation sera donc à la charge des contribuables français.


III - Notre position sur les faits

3-1 Le Front National s’oppose à l’abattage systématique de centaines de milliers d’animaux sains. Il demande l’arrêt de la politique de productivisme agricole, un meilleur contrôle des grands groupes agroalimentaires anglosaxons, la fermeture des frontières, la remise en cause de la mondialisation des échanges, le rétablissement des circuits locaux de production et de consommation.

Comme l’a rappelé Bruno Gollnisch au Parlement européen en novembre 2000, le Front National réclame des mesures pour garantir la protection sanitaire et alimentaire des consommateurs et le revenu des éleveurs, “ comme celui des bouchers, tripiers, grossistes, tous victimes de l’incurie des pouvoirs publics”.

Le Front National demande que tous les responsables de ces catastrophes, qu’ils soient nationaux, communautaires ou capitalistes internationaux soient poursuivis sans délais et sévèrement sanctionnés.

3-2 Mais au-delà, le Front National demande un plan ambitieux de sauvetage de la ruralité française.

Alors qu’ils étaient 4 millions en 1960, les agriculteurs français ne sont plus que 900 000 aujourd’hui et ne représentent plus que 4% de notre population active.
En fin de compte, l’Europe et sa politique agricole commune, c’est l’élimination d’un monde porteur de valeurs, de traditions et d’enracinement, un monde qu’aussi bien les grands groupes capitalistes que la technocratie bruxelloise jugent archaïque, réactionnaire et nuisible à leurs intérêts.

3-3 C’est pourquoi avant toute chose, le Front National propose que la France retrouve toute sa souveraineté pour la conduite de sa politique agricole et pour le contrôle de ses frontières.

Sans rejeter toute coopération européenne, cela implique la dénonciation des traités de Maastricht et d’Amsterdam, la limitation des pouvoirs de la Commission européenne et l’arrêt immédiat du processus fédéraliste et des abandons de souveraineté.

En résumé :
Les maladies de la “vache folle” et de la fièvre aphteuse ont été provoquées par un productivisme effréné, la violation des lois naturelles, le transfert de souveraineté à l’Europe technocratique de Bruxelles et le libre-échangisme mondial.

Elles sanctionnent le fiasco complet de quarante années de politique agricole commune, qu’à pour conséquence l’élimination progressive de la paysannerie.

Le Front National réclame des mesures de prudence et surtout le retour de la souveraineté nationale de la France face à l’incurie bruxelloise.

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