| Militer efficacement
est un souci majeur pour tout cadre, militant ou sympathisant du Front
National. Pour ce faire, nous vous invitons à lire et étudier
nos argumentaires. Nous vous invitons de plus vivement à diffuser nos argumentaires sur les forums en ligne de nos adversaires, de la presse écrite et audiovisuelle afin d'éclairer nos concitoyens sur quelques réalités politiques. Nous vous remercions par avance de vos efforts, la conquête des esprits est la clef de nos futures victoires électorales et politiques. |
I. EXPOSÉ DES FAITS
Lundi de Pentecôte 2003 : début d’une période de chaleur
inhabituelle dans le sud de la France.
20 juin : température persistante de plus de 40 °C dans le sud-ouest.
8 juillet : à Marseille, le corps médical prend des mesures de
prévention car on note, dès cette date, une nette dégradation
de l’état de santé de patients fragilisés et une
surmortalité de 15 % … Ceci est attesté, entre autres, par
le Docteur Joëlle Mélin, dont l’activité professionnelle
s’exerce dans les Bouches-du-Rhône, particulièrement en gériatrie.
Début août : brutale canicule dans toute la France associant chaleur
tropicale et pollution.
7 août : bulletin de la météo nationale annonçant
un risque pour les personnes âgées, les enfants et les malades.
En quelques jours, des milliers de personnes – en institutions et isolées
– décèdent très rapidement. Les services d’urgence
de Paris, Lyon, du Centre et de l’Ouest de la France sont débordés.
Les médias à la suite du président du syndicat des urgentistes
révèlent cette situation à l’opinion publique.
10 août : le ministre de la Santé Mattéi, à partir
de son lieu de vacances, minimise les faits et instaure un numéro vert
pour les urgences. Par la suite, il dira avoir été mal informé
par le directeur général de la Santé qui sera le seul à
démissionner.
13 août : on réquisitionne les hôpitaux militaires. Mais
cette mesure sera pratiquement inutile car, à peine mise en place, la
canicule diminuera le 20 août.
Durant les 16 jours au plus fort de la canicule (1ère quinzaine d’août),
le chef de l’État, le Premier Ministre, et tous les ministres concernés
étaient en vacances.
Pour mémoire, Chirac réagit le 20 août.
Bilan : 15 000 morts dénombrés début septembre.
Par ailleurs, un nombre important de patients (chiffre à déterminer) conserveront des séquelles de la canicule : ils deviendront totalement dépendants ou grabataires.
II. ANALYSE DES FAITS
1) Au niveau des professionnels (santé et
gériatrie)
a - Les urgentistes, sollicités au premier chef tout au long de la catastrophe, ont accompli leur mission au maximum de leurs possibilités. Mais le rapport Lalande fait apparaître de graves manques sur le plan des moyens et du nombre de soignants. Il décrit en particulier l’impact négatif de la réduction du temps de travail à l’hôpital, ainsi que de deux directives européennes limitant strictement l’emploi du temps des médecins. Ce déficit de personnel a été aggravé par la mauvaise répartition des infirmières sur le territoire : pour les seuls établissements de l’assistance publique – hôpitaux de Paris (A.P.-H.P.), 1 270 postes seraient vacants.
De plus, la canicule a frappé au moment même où les hôpitaux maintiennent certains lits fermés, faute de personnel : 11 % pour l’A.P.-H.P. et à Lyon jusqu’à 44 % à l’hôpital Saint-Antoine…
Enfin, les urgentistes ont noté – alors que le pic d’arrivée des personnes âgées touchées par la canicule n’était pas encore atteint – une absence totale de lits de réanimation disponibles.
b - Concernant les médecins généralistes,
en revanche, plusieurs points noirs ont été révélés
: la permanence des soins qui constitue, même pendant l’été,
une obligation déontologique, n’a pas été partout
assurée : ceci a augmenté l’afflux vers les urgences des
patients susceptibles d’être pris en charge par leurs médecins
de famille.
Par exemple, dans le Loir-et-Cher, le conseil départemental de l’ordre
des médecins a demandé aux généralistes de rentrer
de vacances et cela n’a pratiquement pas été suivi d’effet
!
Pire, certains médecins ont tout simplement refusé d’accomplir
leurs gardes… Ainsi la présence médicale libérale
a été insuffisante dans les zones urbanisées de la banlieue
parisienne, du Rhône, de l’Isère et de l’Est notamment.
c - Pour ce qui est des institutions sanitaires elles-mêmes et leurs directions : elles n’ont absolument pas été à la hauteur. C’est une gifle cinglante pour les “grands professeurs” et les hauts fonctionnaires à la tête de ces organismes qui se pavanent en permanence à la télévision et qui touchent des rémunérations scandaleuses.
L’I.V.S. (Institut de veille sanitaire) n’a pas fonctionné. Il existe depuis 10 ans… Et même concernant la détection des infections, il n’a jamais fonctionné !
La Direction Générale de la Santé a été, quant à elle, complètement inopérante. Le 11 août, la veille du pic de surmortalité, la D.G.S. parlait même d’une “situation maîtrisée”. La France serait-elle devenue un pays du tiers-monde ?
On peut malheureusement et raisonnablement le penser quand on constate que dans aucun pays d’Europe – soumis à la canicule – le nombre de victimes n’a atteint le seuil de 5 000 pour des populations équivalentes !…
d - Pour achever l’inventaire des responsabilités, il faut bien sûr parler des politiques et du gouvernement.
Premier constat : aucune alerte n’a jamais été lancée vis-à-vis des professionnels et vis-à-vis de la population par les différents membres du gouvernement depuis le début jusqu’à la fin de la canicule. Alors que la météo, dont ce n’est pas le rôle, a fait une mise en garde le 7 août !…
Deuxième constat : aucun ministre n’est
intervenu pendant le drame, sauf à déclencher le plan Blanc (Mattéi)
très en retard – deuxième semaine de la canicule –
alors qu’à leur niveau, ils auraient évidemment dû
jouer leur rôle de politique en donnant toutes les impulsions et directives
nécessaires. Sans polémique, Mattéi, Falco, mais aussi
Fillon n’ont bien sûr absolument pas été à
la hauteur de leurs responsabilités.
On peut donc affirmer que la responsabilité ultime du drame de cet été
incombe essentiellement au gouvernement, contrairement à ce qu’affirment
de bonnes âmes en réalité plus portées au fatalisme
qu’à une quelconque magnanimité !
Lorsqu’un navire sombre à cause de la tempête, le capitaine
a sa responsabilité. En tout cas, il doit tout faire pour éviter
le pire et c’est lui qui doit quitter le navire le dernier : c’est
bien connu. De même, lorsqu’une entreprise dépose le bilan,
même en cas de conjoncture économique défavorable, le patron
est l’unique responsable…
D’ailleurs, d’un point de vue juridique, le décret n°
976 définissant les attributions du ministre des affaires sociales est
sans appel : “… Pour l’exercice de ses attributions, il dispose
de la direction générale de la santé, ainsi que de la direction
de l’hospitalisation et de l’organisation des soins”.
En clair, en ce qui concerne spécifiquement la protection sanitaire des personnes âgées, l’autorité hiérarchique, ainsi que la responsabilité y afférente ont été transférées à M. Fillon.
Par ailleurs, le décret n° 986 confie à M. Mattéi le soin de veiller sur notre santé. Il partage avec Fillon la responsabilité sur certaines directions et délégations interministérielles. L’article 2 précise les modalités d’une compétence conjointe Fillon-Mattéi avec cependant deux secteurs “réservés” : les personnes âgées pour M. Fillon (secondé par M. Falco) et la famille et les handicapés pour M. Mattéi…
Les procès concernant l’hécatombe de la canicule sont à venir : la justice devra trancher dans une affaire encore plus importante que celle du sang contaminé !
e – pour être exhaustif, et en conclusion, il convient également, à côté de tant d’incurie, d’aveuglement, de laxisme et de mensonges, de mettre en exergue les conséquences de l’éclatement de la famille française et de l’individualisme forcené de nos concitoyens favorisé par le matérialisme et l’hédonisme ambiants.
CONCLUSION
La catastrophe de cet été
représente à elle seule tout l’échec de la société
française dans son ensemble. Tous ses échelons ont leur part de
responsabilité : depuis les Français eux-mêmes, dont le
dévouement vis-à-vis des autres et le caractère “débrouillard”
ont longtemps été légendaires en France et à travers
le monde, et ont aujourd’hui pratiquement disparu jusqu’au gouvernement,
lamentable dans son immobilisme, en passant par notre système social
(spécialement le volet santé) dont on nous rebat les oreilles
comme étant un des meilleurs du monde !…
Alors qu’il s’agissait exclusivement de fournir du “froid”,
de l’eau et de l’oxygène, aux personnes âgées
et aux plus faibles, nous avons été incapables de répondre
à cette demande pourtant basique.
C’est une honte pour la France et pour ses élites en particulier.
L’ensemble des propositions du Front National dans ce domaine sera présenté
dans un nouvel argumentaire qui abordera parallèlement le “trou”
de la Sécurité sociale et la réorganisation de notre système
de santé.