Intervention militaire en Syrie : l’Assemblée nationale débat sans vote du droit d’ingérence sans preuves

Communiqués / 16 avril 2018 / Étiquettes : /

Communiqué de presse des députés du Front National

Le débat sur la déclaration du Gouvernement relative à l’intervention des forces armées françaises en Syrie, qui se tenait aujourd’hui à l’Assemblée nationale, n’a fait que confirmer l’opacité qui règne autour de l’intervention militaire décidée par Emmanuel Macron, le 14 avril dernier.

Au cours de ce débat sans vote et sans enjeu, le Premier ministre a plastronné que « la riposte était amplement justifiée » sans apporter, lui non plus, la moindre preuve devant la représentation nationale. Il a ajouté confusément que la France n’était pas entrée en guerre contre la Syrie ou le régime de Bachar El-Assad et que « notre ennemi c’est Daech. » Cette dichotomie stratégique totalement incompréhensible conduit inévitablement à renforcer les véritables ennemis de la France que sont les barbares islamistes qui cherchent à conquérir le territoire syrien pour asseoir leur idéologie totalitaire et lancer de nouveaux raids terroristes en Europe. Aurait-on accepté que les armées américaines et britanniques bombardent les forces russes lors de la bataille de Stalingrad ? Pour Edouard Philippe, cette intervention militaire n’entre pas dans une logique de guerre comme si l’emploi de la force, la mobilisation de nos soldats, les frappes visant un pays souverain, le risque de riposte et la déstabilisation générale du Proche-Orient, n’avaient aucune conséquence.

A écouter les orateurs des groupes LREM, Modem et les supplétifs du groupe Agir, la barbarie en Syrie serait l’œuvre exclusive du régime syrien. Avec le verbe du tristement célèbre Colin Powell, secrétaire d’Etat de George W. Bush pendant la crise irakienne, Richard Ferrand, a même osé utiliser la mort du petit Aylan pour justifier l’intervention militaire.

Les députés du Front National condamnent cette décision grave, illégitime et contraire aux intérêts de la France et des Français. Ils rappellent leur refus absolu de la politique d’ingérence sans preuves d’Emmanuel Macron qui porte un coup sérieux à l’indépendance de notre diplomatie et rompt avec la voix singulière de notre pays. Contrairement aux propos naïfs du président du groupe LREM qui fait fi des précédents irakiens et libyens, ils considèrent que le coût de cette intervention pourrait être très lourd en matière migratoire et sécuritaire.