Affaire Selmayr : le Parlement européen se couche devant les bureaucrates

Communiqués / 19 avril 2018 / /

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

L’affaire éclatait le 27 février dernier, révélé par Libération : Martin Selmayr, le directeur du cabinet du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, était propulsé au poste extrêmement influent de Secrétaire général de la Commission après une procédure opaque. Et pour cause : elle ne respectait pas les règles.

Les irrégularités flagrantes ont attiré l’attention des députés européens, certains réclamant la destitution de Selmayr. Faisant preuve d’une arrogance délirante, Jean-Claude Juncker a fait bloc avec son homme de main et menacé de démissionner si le Parlement prononçait des sanctions.

Jeudi 19 avril, la majorité du Parlement européen s’est finalement inclinée et a refusé de sévir, montrant ainsi où se situe le véritable cœur du pouvoir de Bruxelles. La Commission, composée de bureaucrates non élus, peut donc contourner les règles en toute impunité sans que rien ne s’y oppose. Ce népotisme absolument scandaleux est révélateur d’une UE toujours plus défectueuse et éloignée des peuples.

Face à des institutions bruxelloises dont le fonctionnement est toujours plus opaque, ne s’embarrassant même plus des apparences de la démocratie, cette nouvelle affaire rappelle l’urgence de bâtir une autre Europe. Une Europe qui reposera avant tout sur les coopérations entre les nations, au service des intérêts des peuples et non plus ceux d’une caste euro-mondialiste déconnectée.