13 mois et 3,7 millions d'euros plus tard, la Région PACA démonte les portiques d'Estrosi

Communiqués / 20 avril 2018 / /

Communiqué de presse de Frédéric Boccaletti, Président du groupe FN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Philippe Vardon, Membre du Bureau national

Comme nous l’avions pressenti et annoncé, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a donc définitivement renoncé aux fameux portiques « de sécurité », dont Christian Estrosi, en campagne puis comme Président de la Région, avait voulu faire le phare de sa politique de sécurité dans les trains. Alors que ce dernier avait promis leur installation dans les 6 premiers mois de ce mandat dans la moitié des gares TER de PACA, soit 70, c’est en fait dans seulement 8 gares qu’ils auront été déployés pendant 13 mois. « L’expérimentation » prenant donc fin dans les jours à venir avec le démontage de ces portiques, seuls subsisteront (pour combien de temps ?) les systèmes de portiques mobiles.

En campagne et dès la première séance plénière de l’assemblée régionale (à travers une intervention de Philippe Vardon), puis de manière constante, nous avons dénoncé un dispositif bien trop coûteux pour son efficacité réelle. En nous fondant sur les chiffres fournis pour la gare des Arcs-Draguignan, nous avions en effet évalué son coût à 100 000 euros par mois pour chaque gare ! Nous avons toujours souhaité que soit privilégiée la présence humaine, et sans cesse réclamé la réaffectation de ces sommes colossales dans ce sens.

Après l’attaque islamiste ayant coûté la vie à deux jeunes filles en gare de Marseille, l’actuel Président de la Région Renaud Muselier nous avait rejoints en déclarant au journal La Provence : « Mieux vaut renforcer les contrôles humains et les caméras. C’est plus efficace et mieux adapté à la menace. » Aujourd’hui, on ne peut que se féliciter de cette lucidité, non pour le simple plaisir d’avoir raison, mais parce que nous pensons que c’est une bonne décision, allant dans le sens de la sécurité de nos compatriotes. Regrettons tout de même qu’elle intervienne si tard, après (ce sont les chiffres donnés par le vice-président aux transports Philippe Tabarot) que 3,7 millions d’euros ont été dépensés pour satisfaire à « l’expérimentation » estrosienne.