L’environnement et la biodiversité : un patrimoine national à défendre

Tribunes libres / 30 mars 2018 / /

Tribune d’Huguette Fatna, conseillère régionale du groupe FN-IDF Bleu Marine, membre de la Commission Environnement et aménagement du territoire

En évoquant le sujet de la biodiversité, comment ne pas citer les mots du grand ornithologue français Jean Dorst, pour qui « le maintien de la diversité de la nature et des espèces est la première loi de l’écologie ».

Aujourd’hui, il est indéniable que la bataille des idées est gagnée : l’opinion publique a entièrement saisi la nécessité de protéger notre écosystème. L’écologie est désormais une notion intégrée transversalement dans toutes les politiques publiques, dans tous les partis, dans toutes les actions collectives, dans tous les enseignements. La seule façon d’être efficace à l’heure actuelle dans ce domaine est d’être dans l’action concrète aux côtés des acteurs opérationnels de la gestion des espaces naturels.

La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages promulguée le 8 août 2016, donne la possibilité aux Régions et à l’Agence française pour la biodiversité de mettre en place conjointement des Agences Régionales de la Biodiversité. Elles

préfigurent une nouvelle façon de protéger et de gérer la biodiversité locale et doivent permettre d’assurer une meilleure coordination et cohérence territoriale de l’action publique en faveur de la biodiversité.

Nous ne pouvons évidemment qu’abonder dans le sens de ces missions pour nos environnements locaux. Mais derrière tous ces mots se cachent plusieurs questions : que fera vraiment l’ARB ? Sera-t-elle un organisme de plus ou aura-t-elle vraiment du pouvoir, je veux dire un pouvoir décisionnaire, et ne pas être l’arbre qui cache la forêt ? Peut-on rêver d’un guichet unique, proposé par les Régions pour aider, orienter et diriger tous ceux qui veulent jouer un rôle dans la préservation de la biodiversité ? Là, enfin, cette nouvelle agence aurait un vrai rôle, elle aurait du pouvoir ! Et comme à tout pouvoir, il revient un devoir, l’ARB aura-t-elle un rôle de contrôle ? Il demeure pertinent de rappeler les termes de la loi NOTRe consistant à gagner en efficacité, et ce n’est que par le contrôle du travail effectué et par le contrôle des résultats obtenus que nous arriverons vraiment à quelque chose. Car s’il y a bien une chose à craindre, ce sont les strates qui peuvent se surajouter et évidemment les surcoûts qui en découlent pour les finances publiques.

Tous les spécialistes vous diront (on ne parle pas ici des écologistes de comptoir ou de mandat, mais des écologues, des scientifiques) que la biodiversité se perd et disparaît d’abord par la destruction des sols. Et

en premier lieu, bien entendu, des sols agricoles. Nos méthodes modernes de travail des sols, depuis un siècle, ont gravement altéré leur capacité de régénération et la diversité biologique qui les compose.

Il est donc nécessaire de poursuivre une action ambitieuse, concertée, aux côtés des acteurs directs de la biodiversité au quotidien sur ces zones, et dont les agriculteurs sont en première ligne. Car ce sont eux qu’il faut épauler massivement, dans l’accompagnement des techniques culturales simplifiées, dans le financement de programmes d’aménagements des espaces intermédiaires et dans les formations et programmes de nos lycées agricoles. Le Front National défend le patrimoine national. Et pour nous, l’environnement est partie intégrante de celui-ci.