Le projet «d’Eurodéfense» de Macron sera une trahison de la France !

Communiqués / 13 décembre 2017 / /

Communiqué de presse de Marine Le Pen
Présidente du Front National

Le projet «d’Eurodéfense» de Macron sera une trahison de la France !

63 ans après l’enterrement par l’Assemblée nationale du plan Pléven de création de la Communauté Européenne de Défense (C.E.D.) sous supervision de l’OTAN, le tandem franco-allemand Macron/ Merkel et l’UE reviennent à la charge pour que la France abandonne sa souveraineté militaire afin de réaliser une nouvelle lubie : l’union de la sécurité et de la défense européenne.

C’est ainsi que la Commission européenne vient de signer un accord avec 23 États membres de l’UE qui prend la forme d’une « coopération structurée permanente » en matière de défense (CSP ou PESCO, en anglais). Selon J.C Juncker et F. Mogherini, ce serait « un moment historique pour la défense européenne».

Ce projet de l’UE est tragique pour l’indépendance de la France. C’est une liquidation de la défense française. Notre patrie est la seule puissance nucléaire continentale en Europe. En 2009, N. Sarkozy avait déjà soumis la France aux États-Unis en l’incorporant au commandement intégré de l’OTAN.
Et maintenant, elle devrait se fondre dans un pacte européen de défense. Les arguments politiques des europhiles sont toujours les mêmes : économiques. Il s’agirait de mutualiser le financement et la production industrielle de matériels militaires.

A l’heure où le risque terroriste islamiste est très élevé sur notre territoire, l’Union européenne pratique une politique ultra-immigrationniste qui aggrave le danger d’attentats.

Enfin, depuis 1945, l’Allemagne est au faîte de sa puissance économique dans l’UE. Avec ce nouveau projet d’Eurodéfense, l’Allemagne se réarmerait pour redevenir une grande puissance militaire. La France doit-elle prendre ce risque de vassalisation accrue? Il est donc inconcevable de transférer notre souveraineté militaire nationale à une institution supranationale et encore moins à des pays tiers.
Si E. Macron entérine par son vote ce projet «d’Eurodéfense» lors du Conseil européen du 14 et 15 décembre prochains, le chef des armées françaises commettra un acte de trahison contre les Français.

En matière de politique de sécurité et de défense nationale, je proposais, à l’inverse d’E. Macron, la construction d’un second porte-avions nucléaire, une hausse du budget militaire portée à plus de 2 % du PIB et précisais que « Notre défense doit être la priorité. C’est une question majeure pour recouvrer notre souveraineté nationale ».