Clause Molière : la justice aux ordres de la Commission européenne

Communiqués / 14 décembre 2017 / /

Communiqué de presse du Front National

Comme il fallait s’y attendre, le Tribunal administratif de Lyon vient de rejeter la clause « Molière » votée par le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes arguant que cette clause avait été adoptée « pour exclure les travailleurs détachés des marchés publics régionaux et favoriser les entreprises régionales ».
En clair, la justice saisie par le préfet de Région, s’est docilement soumise aux injonctions et aux dogmes de l’Union européenne, qui par la voix de sa commissaire à l’Emploi, Mme Thyssen, dénonçait cette clause comme une « discrimination » contraire à la « législation européenne ».
La messe fédéraliste est dite, la France qui est déjà contrainte de subir cette insupportable concurrence déloyale intra-européenne incarnée par la directive des travailleurs détachés, ne peut, sur son territoire, exiger que l’on parle la langue de la République !
Ce n’est là que la conséquence de l’irresponsabilité et de la soumission du système politique à l’Union européenne.
Irresponsabilité des autorités de l’Etat qui bafouent un principe fondamental de la Constitution stipulant que la langue de la République est le français
Soumission de la droite qui en se faisant le défenseur opportun et bruyant de la clause « Molière », tente de faire oublier qu’elle a voté avec enthousiasme au Parlement européen la folle directive des travailleurs détachés, et qu’elle ne s’est jamais opposée au principe fédéraliste de supériorité du droit communautaire sur le droit national.
Le bal des Tartuffes ne saurait être complet si l’on omettait de citer cette déclaration d’Emmanuel Macron, le 28 novembre en déplacement à Ouagadougou : « Le français pourra être la première langue du monde. Relevons ce défi ensemble ! »
Comment la France pourrait-elle insuffler cette dynamique et porter l’esprit de la Francophonie, si elle n’est pas capable, chez elle, d’imposer l’usage de sa langue ?