« Socle européen des droits sociaux », encore un sommet pour rien

Communiqués / 17 novembre 2017 / Étiquettes : /

Communiqué du Front National

Emmanuel Macron participe aujourd’hui en Suède à un sommet européen contre le dumping social. A l’issue de celui-ci sera validé un « Socle européen des droits sociaux ». Y seront délivrés des discours creux sur l’Europe sociale et la nécessité de lutter contre le réveil des peuples européens face à la technocratie bruxelloise.

Toutefois, et comme pour l’accord récent sur le travail détaché, ce sommet et sa déclaration finale ne serviront à rien. Le texte n’aura aucune portée contraignante et la vingtaine de principes qu’il égrène, n’ont qu’une valeur incitative. Preuve de l’inutilité de l’exercice, Angela Merkel préfère rester en Allemagne pour constituer son gouvernement, que de faire le déplacement à Göteborg.

Dans l’Union européenne, le salaire minima varie aujourd’hui de plus de 1700 euros selon les pays et six états n’ont même aucune norme dans ce domaine. La réalité est que, tant que la directive des travailleurs détachés n’aura pas été abrogée, tant que des droits de douane protecteurs et des mesures fiscales spécifiques contre les entreprises qui délocalisent, n’auront pas été mis en place, les délocalisations et le moins-disant social européen continueront de détruire nos emplois.

Aussi longtemps que l’Union européenne confisquera la souveraineté des Nations et empêchera une concurrence non faussée et loyale par le biais de règles équitables et d’un protectionnisme intelligent, les délocalisations intra-européennes continueront. En France, l’exemple d’aujourd’hui, ce sont les salariés de Castorama, qui en font l’amère expérience.