Assurance maladie, d’autres solutions existent que l’austérité à tout prix

Communiqués / 23 octobre 2017 / Étiquettes : /

Communiqué de presse du Front National

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé dimanche les mesures qu’elle entendait mettre en place pour réduire de 30% les dépenses de la sécurité sociale qu’elle juge « non pertinentes ». Comme toujours, ce sont les patients qui auront à souffrir des coupes claires et de l’austérité de la politique économique du gouvernement.

En effet, parmi les mesures à venir, se trouve une augmentation de 2 euros du forfait journalier hospitalier, qui, comme toute réduction des remboursements, touchera en priorité les plus modestes. Mais aussi une réduction évidente de la qualité des soins puisque la ministre veut réduire les actes jugés inutiles sur des critères financiers plutôt que médicaux. A cela s’ajoute la fermeture davantage de lits au profit de l’ambulatoire à tout prix, alors que l’on connaît la situation déjà dramatique des déserts médicaux.

S’il y a des économies à faire, ce n’est certainement pas sur la qualité des soins et le confort des patients-cotisants. La suppression de la dépense « non pertinente » qu’est l’AME, dont seuls bénéficient les clandestins, permettrait à elle seule l’économie de plus d’un milliard d’euros annuels au bénéfice de nos compatriotes hospitalisés.

Au-delà de cette simple mesure de justice, il est aussi temps de changer de philosophie et d’admettre que la sécurité sociale n’a pas uniquement un problème de dépenses, mais de financement. Un financement qui ne se résoudra pas avec de nouvelles taxes, mais bien avec la multiplication du nombre de cotisants et donc la diminution du taux de chômage en France. Ce n’est pas l’échec annoncé de la révision de la directive sur les travailleurs détachés qui va améliorer cette situation, mais bien sa suppression pure et simple, associée à une réelle politique de patriotisme économique et de maîtrise de nos souverainetés. La meilleure garantie d’avenir pour l’assurance maladie, c’est le plein emploi et il ne se fera pas dans cette Europe-là.