Suppression des quotas sucriers : Bruxelles menace notre agriculture et notre cadre de vie

Communiqués / 30 septembre 2017 / Étiquettes : /

Communiqué de presse du Front National

Deux ans après la suppression des quotas laitiers et ses conséquences fatales pour la filiale française, Bruxelles récidive. A compter de dimanche 1er octobre seront supprimés les quotas sucriers.

En faisant de la loi du marché la seule règle, la Commission européenne entraîne le secteur français dans une course folle au meilleur rendement, à la surproduction. Objectif : produire de la betterave sur une même surface en plus grande quantité pour abaisser le coût de production et gagner en compétitivité. Une course folle, donc, impliquant d’ores et déjà un nouveau plan de recherche sur le génome de la betterave ; un énième risque pour notre environnement et notre santé.

Serait-ce, pour autant, suffisant pour rivaliser avec le sucre brésilien (20% moins cher) et le sucre thaïlandais (30% moins cher) ? Quelle assurance à ce que cette quête de compétitivité jointe à la suppression des prix minimaux garantis n’affectent pas un jour le revenu des agriculteurs ?

Le Front National s’oppose à la suppression des quotas sucriers. L’État stratège, que nous défendons, doit, de concert avec les acteurs du secteur, faire valoir une stratégie de moyens à long terme visant l’augmentation des exportations (notamment vers l’Afrique de l’Ouest demandeuse), et l’optimisation de la conservation des productions. L’exploitation productive à tout prix doit enfin faire place à l’exploitation écologiquement responsable et de qualité.