Privatisation des contrôles de vitesse : un recul très grave de l’État

Communiqués / 4 septembre 2017 / /

Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

Le Front National réitère son opposition farouche au projet du gouvernement de privatiser les contrôles de vitesse sur la route, jusqu’alors dévolus aux forces de police et de gendarmerie.

Ce vieux projet libéral, déjà envisagé par les précédents gouvernements, marquerait un recul très inquiétant des prérogatives de l’État au profit de sociétés privées dont l’objectif n’est aucunement l’intérêt général ou la sécurité routière mais la recherche exclusive du profit.

Si aujourd’hui l’État délègue cette mission des contrôles de vitesse, qu’est-ce qui l’empêchera demain, suivant les mêmes principes, de déléguer d’autres missions de sécurité publique à des sociétés privées, pour des motifs fumeux d’économies ou d’«efficacité » ?

Le ministre Gérard Collomb a ainsi défendu la privatisation des contrôles de vitesse en expliquant que celle-ci permettrait de libérer 400 agents pour d’autres « missions de terrain ». Au vu des 12 500 postes de policiers et gendarmes supprimés par Nicolas Sarkozy et non rétablis par la précédente majorité, il suffirait au ministre de l’Intérieur de consentir un tout petit effort de recrutement pour mettre 400 agents de plus « sur le terrain » tout en continuant d’assurer les missions de contrôle de vitesse sur la route.

Le gouvernement est donc dans l’hypocrisie la plus totale. Il entend uniquement faire de l’argent sur le dos des automobilistes sans considération réelle pour la sécurité routière. Nous nous opposerons à cette dérive très grave, énième conséquence des coupes budgétaires et des réductions d’effectifs irresponsables infligées à l’ensemble de nos forces de sécurité.