Immigration : exigeons une politique "à l’australienne" en Méditerranée

Communiqués / 29 août 2017 / /

Communiqué de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National et Député français au Parlement européen :

Lundi 28 août, les dirigeants de 7 pays d’Europe et d’Afrique – France, Allemagne, Espagne, Italie, Tchad, Niger et Libye – ont fait une déclaration commune au sujet des flux migratoires incessants vers notre continent. Ils se sont notamment engagés à développer des infrastructures d’accueil des « migrants » sur le sol africain. Le but annoncé est de limiter le nombre d’arrivées en Europe et de réduire le nombre de morts en Méditerranée.

Il s’agit d’une proposition pouvant apparaître louable… mais dérisoire. D’après un rapport des services de sécurité allemands de février 2017, c’est près de 7 millions de personnes qui attendent de pouvoir tenter la traversée. Comment croire que les millions de « migrants » économiques qui seront déboutés du droit d’asile, parmi lesquels se cachent un certain nombre de criminels et même des djihadistes, repartiront tranquillement chez eux alors qu’ils rêvent d’un Eldorado européen totalement illusoire ? Ils iront malgré tout en Libye, finançant les réseaux de passeurs, déstabilisant toujours plus une région qui est déjà, d’après le président tchadien Idriss Déby, « un incubateur » du terrorisme islamiste.

Ces annonces font pâle figure à côté des mesures vigoureuses mises en place par le gouvernement australien. Rien qu’en 2013, plus de 200.000 « migrants » ont tenté d’entrer illégalement en Australie et de 2006 à 2013, 1.200 d’entre eux sont morts en mer. Depuis la mise en place de la politique du « NO WAY » (reflux de toutes les embarcations, rétention et expulsion automatique, impossibilité d’être régularisé), plus un seul immigré clandestin ne s’est noyé et, face à cette fermeté, les flux se sont taris d’eux-mêmes.

Le meilleur moyen de mettre fin à cette immigration massive, continue, incontrôlée n’est pas de tenter de la juguler, mais de l’empêcher et de la décourager. Nous devons exiger la mise en place d’une politique « à l’australienne » par les nations européennes.