Tirage au sort à l'Université : le sort des étudiants ne peut être réglé à pile ou face

Communiqués / 30 avril 2017 / Étiquettes : /

Communiqué de Marine Le Pen

Le gouvernement a décidé de passer en catimini une circulaire qui entérine le tirage au sort comme moyen de sélection à l’Université. Déjà en place dans certaines filières très demandées (première année de médecine, STAPS, droit…), le tirage au sort deviendra donc la règle pour l’ensemble des filières où les demandes excèdent les capacités d’accueil.

À quelques jours de la fin d’un quinquennat épouvantable sur les questions étudiantes, c’est donc une position absurde que vient de valider Najat Valaud-Belkacem. Elle est en effet injuste puisque le tirage au sort ne prend pas en compte les résultats, le parcours scolaire ou le mérite de l’étudiant et il écartera chaque année plusieurs milliers d’étudiants au seul motif que le hasard ne les a pas choisis. Enfin, cette décision ne règle absolument rien sur le fond puisque les étudiants qui se pressent vers les filières universitaires sont toujours plus nombreux.

Face à l’urgence de la situation et au flou d’Emmanuel Macron sur ces questions, je propose de changer de modèle : chaque étudiant doit être orienté vers la filière qui lui correspond le mieux. Nous devons ainsi en finir avec la sélection par l’échec actuellement à l’œuvre et réaffirmer totalement la méritocratie républicaine. Je refuse donc le tirage au sort comme moyen de sélection et j’annulerai cette circulaire dès mon élection afin qu’elle ne soit pas la règle pour la prochaine rentrée scolaire.

Le système d’orientation sera revu de fond en comble afin de privilégier les résultats scolaires, l’assimilation des savoirs et le mérite. Enfin, je revaloriserai en parallèle de l’Université les filières professionnelles – trop longtemps dénigrées – mais qui offrent des perspectives d’emplois nombreuses. De cette manière, chaque étudiant trouvera la filière dans laquelle il s’épanouira et obtiendra les meilleurs résultats.