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Le gouvernement soutient la production de sucre Outre-mer comme la corde soutient le pendu !

Communiqués / 19 décembre 2016 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Loup Viallet, Délégué national à la Prospective du FN, Président de l’ONG souverainiste COMEF

Vendredi dernier, les ministres de l’agriculture et des Outre-mer, Stéphane Le Foll et Ericka Bareigts, se sont fendus d’un communiqué commun pour se féliciter de l’accord de la Commission européenne pour le versement par la France d’une aide annuelle de 38 millions d’euros à la filière sucrière ultramarine.

Il est en effet prévu que les quotas sucriers, qui protégeaient l’accès des départements d’outre-mer au marché européen seront supprimés au 1er juillet 2017. Une décision prise après une plainte de l’OMC par la Commission, qui mettra en concurrence les producteurs de sucre de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion avec des industriels de la betterave européens aux capacités de production bien supérieures.

La filière sucrière représente 40.000 emplois directs et indirects outre-mer, secteur économique crucial pour des territoires qui connaissent un chômage de masse. L’annonce du gouvernement ne fait que retarder l’explosion sociale qui suivra effectivement la suppression des quotas :

Le montant de cette nouvelle aide est insuffisant pour compenser les surcoûts de production, ainsi la note n°421 (nov. 2016) de l’Institut d’Emission des Départements d’Outre-Mer (IEDOM) estime à 41,5 millions d’euros l’impact de l’écart de compétitivité lié à la libéralisation du marché, soit 3,5 millions d’euros de plus que l’ « enveloppe » négociée cette année.

Pis : le communiqué du gouvernement ne prévoit rien pour le segment des sucres dits « spéciaux », la moitié de la production ultramarine environ, qui constitue un marché de niche haut de gamme. La France pourrait perdre rapidement son avantage stratégique d’unique fournisseur du marché européen au détriment du Vietnam ou de la Thaïlande, déjà en négociations commerciales avec l’UE.

Un autre scénario est envisageable : celui d’un retour de l’Etat stratège en mai 2017, indifférent aux sirènes néolibérales de la concurrence sauvage, capable de protéger la production sucrière en Outre-mer, tout en développant ses positions sur le marché haut de gamme des sucres spéciaux.